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  • 288) L'énergie fossile a-t-elle sa place dans la politique de placement?

    Le mal aimé pétrole. Parmi les options énergétiques visant les besoins de l’humanité, l’éolien, le solaire et l’hydroélectricité ont la faveur. On les consomme sans culpabilité. Au bas de l’échelle, le pétrole fit figure de méchant plutôt que de gentil. Pourtant, tout le monde le consomme en quantités depuis fort longtemps de façon consciente et inconsciente. C’est que l’énergie fossile a des propriétés remarquables. Sa densité énergétique est sans rival. J’entends la quantité d’énergie pour un volume donné comme un litre. L’essence par exemple donne 30 à 34 mégajoules par litre. Les meilleures piles contiennent de 1 à 3 mégajoules par litre en plus d’être plus lourdes. L’énergie fossile est essentiellement du soleil en barre. La lumière visible des rayons lumineux consiste en des photons qui transportent environ un électron-volt d’énergie par photon. Ceci est exactement suffisant pour exciter l’électron de valence de la molécule de CO2 et la casser en deux : du carbone qui assure la structure des plantes et l’oxygène qu’éventuellement nous respirerons pour vivre. Les atomes de carbone, sous forme de plantes ou d’animaux, finiront enfouis et bien cuits dans le sol. Nous le récupérons sans trop d’efforts pour nos besoins sous forme de gaz naturel ou de pétrole. Un autre aspect de cette énergie dont j’aimerais parler est sa formidable flexibilité. Le premier plastique nous avons produit s’appelait la Bakélite et c’était en 1950. La production de plastique en 1950 était de deux millions de tonnes métriques. En 2020, la production globale était de 473 millions de tonnes métriques. Sur cette période de 70 ans, c’est durant la dernière tranche de 20 ans que plus de la moitié des 10 milliards de tonnes métriques furent produites. Crédit: Scientific American. C’est surtout la résine qui est très en demande. Mais la fibre a ses lettres de noblesse également. Les produits sont légion, comme nous le savons tous. Le graphique plus bas est éloquent concernant la demande des produits. Il y a bien sûr ce que disent les gens sur cette forme d’énergie. Mais il y aussi ce qu’ils font et à ce chapitre, ils consomment comme jamais. Les bottines vont où elles vont et les babines sont réservées aux médias sociaux. En bout de piste, il est inutile de voter avec ses investissements. C’est s’infliger des dommages inutilement. Pour le moment et pour longtemps encore, restons alignés avec la demande concrète des êtres humains pour leurs besoins et avec les plus puissants moteurs des économies. En bref, restons alignés avec les titres de la politique de placement discutée dans le Blogue. Effectuez des recherches au sein du Blog en tapant un chiffre, un mot, des mots dans le rectangle au haut de la page d'accueil. Consultez les tables de matières, TMA et TMB ou TMC, en tapant TMA dans le rectangle et en imprimant ces tables. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et à développer votre propre stratégie. Je ne suis pas un conseiller et les titres que je choisis s’inscrivent dans une politique de placements très diversifiés. Mes choix ne constituent donc pas des « tuyaux » au sens que pourrait donner un spéculateur.

  • 287) Pourquoi il faut regarder la valeur intrinsèque d'un titre avant d'acheter.

    La valeur et le prix d’une action sont deux notions importantes. Une idée classique en finance est celle de l’hypothèse des marchés efficients. Selon cette théorie, les prix des titres cotés en bourse reflètent rapidement et correctement toute l’information disponible. Si cette hypothèse était toujours parfaitement vraie, le prix d’une action serait, en quelque sorte, la meilleure estimation possible de sa valeur réelle. Acheter une action au prix du marché ne poserait donc pas de problème particulier, puisque ce prix incorporerait déjà toute l’information pertinente. La réalité me semble toutefois plus nuancée. Les marchés boursiers sont parfois influencés par des phénomènes qui dépassent l’analyse rationnelle des bénéfices futurs d’une entreprise. On l’a vu avec les actions dites « mèmes », avec certains emballements technologiques, ou encore avec des périodes où les investisseurs semblent acheter simplement parce que les prix montent déjà. Dans ces situations, le prix en bourse peut s’éloigner de la valeur intrinsèque raisonnable d’un titre. C’est ici que les travaux de Xavier Gabaix, de l’Université Harvard, et de Ralph S. J. Koijen, de l’Université de Chicago, deviennent particulièrement intéressants. Dans leur étude sur l’hypothèse des marchés inélastiques, ils soutiennent que les prix des actions ne sont pas seulement déterminés par les attentes concernant les bénéfices ou les dividendes futurs. Ils peuvent aussi être fortement influencés par les flux de capitaux entrant ou sortant du marché. Leur recherche estime qu’un dollar d’argent frais investi dans les actions peut faire augmenter la valeur globale du marché de plusieurs dollars, ce qui montre à quel point les prix peuvent être sensibles aux mouvements d’achat et de vente. Cette idée aide à comprendre pourquoi les prix peuvent devenir élevés, même sans amélioration équivalente des perspectives fondamentales des entreprises. On peut imaginer trois grands types d’investisseurs. Il y a d’abord les investisseurs qui suivent la tendance : ils achètent quand le marché monte et vendent quand il baisse. Il y a ensuite les investisseurs institutionnels ou les régimes de retraite qui maintiennent une répartition fixe, par exemple 60 % en actions et 40 % en obligations. Enfin, il y a les investisseurs de valeur, qui préfèrent acheter seulement lorsque les titres deviennent vraiment bon marché. Dans un marché haussier, ces comportements peuvent se combiner pour faire monter les prix davantage : certains acheteurs poursuivent la tendance, tandis que d’autres ne vendent qu’à des prix plus élevés. Pour un investisseur individuel, la leçon est importante. Il ne suffit pas d’aimer une entreprise, ni même de croire qu’elle est de grande qualité. Une excellente entreprise peut devenir un mauvais placement si elle est achetée à un prix trop élevé. À l’inverse, une entreprise solide achetée à un prix raisonnable peut offrir une meilleure marge de sécurité. Dans le cadre de ma politique de placement, j’en tire une règle pratique : avant d’acheter un titre, il faut comparer son prix de marché à une estimation raisonnable de sa valeur intrinsèque. Pour ce faire, les rapports d’analyse de Morningstar peuvent être utiles, notamment lorsqu’ils présentent une estimation de juste valeur, une cote d’évaluation ou une opinion sur la marge de sécurité. L’objectif n’est pas de prétendre que cette estimation est parfaite. Il s’agit plutôt d’éviter d’acheter aveuglément un titre simplement parce qu’il est populaire ou parce que son prix monte. Concrètement, si un titre de ma liste de placement paraît nettement surévalué, je peux choisir d’attendre ou d’acheter plutôt un autre titre déjà prévu dans ma politique de placement. Cette approche ne cherche pas à prédire les mouvements quotidiens du marché. Elle vise plutôt à introduire une discipline simple : acheter de bonnes entreprises, mais seulement lorsque le prix demeure raisonnable par rapport à la valeur estimée. La conclusion est donc la suivante : les marchés sont puissants, mais ils ne sont pas toujours parfaitement rationnels. Les flux de capitaux, les modes et les comportements collectifs peuvent pousser les prix à des niveaux élevés. Pour l’investisseur patient, cela ne signifie pas qu’il faut éviter la bourse. Cela signifie plutôt qu’il faut acheter avec discernement, en gardant toujours un œil sur la valeur intrinsèque. Effectuez des recherches au sein du Blog en tapant un chiffre, un mot, des mots dans le rectangle au haut de la page d'accueil. Consultez les tables de matières, TMA et TMB ou TMC, en tapant TMA dans le rectangle et en imprimant ces tables. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et à développer votre propre stratégie. Je ne suis pas un conseiller et les titres que je choisis s’inscrivent dans une politique de placements très diversifiés. Mes choix ne constituent donc pas des « tuyaux » au sens que pourrait donner un spéculateur.

  • 286) Comprendre le fisc et ses retenues...

    Prendre le point de vue du fisc. Hum… Vous avez probablement eu une réaction à la lecture de ce titre. Petit, nos parents nous ont appris à distinguer les gentils des méchants pour notre protection. Le fisc n’est pas, à priori, un gentil. C’est que le fisc doit, pour effectuer son travail, CONFISQUER votre bien. Il veut votre bien au sens littéral du terme. Il n’y a pas de pays au monde où votre contribution à l’État, au chapitre des impôts, est discrétionnaire. Il faut littéralement vous l’IMPOSER. Voici sa logique concernant les prélèvements d’impôts durant une année fiscale sous considération comme 2025. Idéalement le fisc aimerait avoir sa part du butin au même moment où vous gagnez le butin. L’exemple idéal est le salarié et les "retenues" sur la paie. La « police sur les lieux » est votre employeur. Vous acceptez qu’il prélève au nom du gouvernement un pourcentage de votre salaire et l’expédie immédiatement au fisc. Selon le fisc, ceci est juste et équitable pour tous (la somme ET le moment du prélèvement). Mais à défaut de ce mécanisme, le prélèvement sera fait aux trimestres avec les fameux « acomptes provisionnels ». C’est le cas si vos revenus sont du type intérêts, dividendes et gain en capital sur vos placements ou encore des honoraires professionnels. Idéalement le fisc aimerait que vous soyez honnête et que vous fassiez tous les calculs vous-mêmes. On parle du calcul de vos revenus et du calcul de vos impôts anticipés et qui sont ou deviendrons dus en 2025. C’est le principe de la déclaration volontaire. Anticiper peut être compliqué parce que vos revenus sont difficiles à prédire. Pour prédire vos impôts dus, vous pouvez utiliser le logiciel. C'est ce que j'ai appris à faire et cela est très utile si on doit répéter l'exercice plusieurs fois. Pour illustrer la difficulté, pensez à un de vos placements qui engendre un gros gain en capital pour donner suite à une opération d’achat de vos actions par une autre société et cela, le 20 décembre 2025. Les difficultés d’anticiper correctement sont vos problèmes et pas ceux du fisc. Si vous vous trompez alors où est la police? La police surgit le 30 avril de l’année qui suit l'année sous considération lors de votre déclaration de revenus 2025. La police est déguisée en frais d’intérêts et en pénalités (des plus gros intérêts supplémentaires). Par exemple, le 1 mai 2026, le fisc connait vos revenus et vos retenues incluant les acomptes provisionnels demandés et ceux versés par vous pour l’année 2025. De plus, le fisc a une opinion sur ce que vous lui devez et c’est une opinion normée, une procédure détaillée. Le fisc calcule les frais d’intérêts sur les sommes qu’il prétend que vous lui devez et cela à tous les jours. Il y a un taux prescrit. Puis le fisc calcul les intérêts sur les sommes que vous lui avez remises et cela avec les mêmes taux et à tous les jours. La différence entre ces deux totaux sera à l’avantage ou au désavantage du contribuable. Dans ce dernier cas, il s’agit d’une somme que le contribuable devra payer en plus de ses impôts. Dans le premier cas, ne comptez pas sur le fisc pour vous récompenser et vous retournez une quelconque somme si vous avez été trop généreux. C’est donc stressant. D’une part, vous ne donnez pas assez d’acompte et vous souffrez de frais d’intérêt. D’autre part, vous donnez trop d’acomptes provisionnels, vous perdez alors les intérêts sur les sommes en trop (le coût de renoncement, encore lui). Le plus difficile à accepter est la situation ou vous pourriez avoir donné suffisamment de sous au fisc comme acomptes mais pas assez rapidement, pas à temps. Pensez au gain du 20 décembre mentionné plus haut. C’est doublement stressant car il faut comprendre le premier calcul, c’est-à-dire ce que le fisc s’attend à recevoir à chacun des 4 moments (mars, juin, septembre et décembre). J’appelle ici ces 4 montants, les Requis, soit R1, R2, R3 et R4. Ils peuvent être différents des acomptes provisionnels comme nous allons le voir. En remorque du présent Post, je clarifie tous les montants mis en jeu et utiles pour vous éviter de payer des intérêts au fisc ou encore d’éviter de perdre des revenus parce que vous avez trop généreux avec vos versements. Imprimez ce document et suivez la procédure en détails. Vous verrez que ces calculs vous aideront à optimiser vos versements et idéalement être très près du point ou vous payez "juste assez pas trop". Une autre façon de "faire des sous". Effectuez des recherches au sein du Blog en tapant un chiffre, un mot, des mots dans le rectangle au haut de la page d'accueil. Consultez les tables de matières, TMA et TMB ou TMC, en tapant TMA dans le rectangle et en imprimant ces tables. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et à développer votre propre stratégie. Je ne suis pas un conseiller et les titres que je choisis s’inscrivent dans une politique de placements très diversifiés. Mes choix ne constituent donc pas des « tuyaux » au sens que pourrait donner un spéculateur.

  • 285) Les dix géants (Big Ten)

    Vous vous souvenez des sept magnifiques? Depuis quelques temps, ces sept sociétés œuvrant dans l’intelligence artificielle (et en fait dans bien plus que l’IA) se sont métamorphosées en un groupe nommé les dix géants (Big Ten). Revoyons qui sont les 7 magnifiques en premier lieu. Nous avons : 1) Apple 2) Microsoft 3) Alphabet (Google) 4) Amazon 5) Meta Platforms 6) Nvidia 7) Tesla Maintenant voici les trois nouveaux venus. 8) Berkshire Hathaway (poids lourd financier) 9) Eli Lilly (pharma des médicaments anti-obésité) 10) Broadcom (semi-conducteurs et infrastructure cloud) Tous ces titres sont présents dans la politique de placement de diversification du Blogue. Et c’est très bien ainsi. À certains égards, les dix géants ne sont pas nécessairement une bonne chose. Pourquoi? Ces 10 entreprises représentent environ 40% de l’indice S&P 500. C’est beaucoup et certains diront même un peu trop. En général, on ne désire pas le risque de « dépendance excessive » à un petit groupe de sociétés. L’autre 60 % d’ailleurs contient de belles occasions d’achat car cet autre ensemble est un peu délaissé par les investisseurs friands du moment présent. Pour les investisseurs qui adhèrent à la politique des titres individuels du présent Blogue, la dépendance n’est probablement pas aussi intense. Vous vous souvenez : un quantum par titre à l’achat? Vous pourriez vérifier par vous-même en calculant le total en CAD de vos placements 1 à 10 et en comparant ce total avec le total de tous vos placements américains (l’équivalent du SP500 dans votre portefeuille). Ce calcul est particulier à votre situation car il dépend du moment de l’entrée des titres dans votre portfolio. N’oubliez pas dans ce calcul qu’on doit exclure de votre portefeuille les investissements canadiens, européens, émergents pour ne se concentrer que sur les Américaines. Perso, ce pourcentage se situe dans les 20% comparé au 44% mentionné plus haut. Je suis content du résultat. Cependant, vous allez probablement trouver que les MSFT, NVIDIA et ELY LILLY sont fortement présents. Cela pourrait l’objet d’une coupe de cheveux. La plupart des recommandations que j’ai lues au cours des 25 dernières années suggèrent de vendre un peu d’un tel titre pour le ramener à 5% maximum de l’ensemble du portefeuille. Effectuez des recherches au sein du Blog en tapant un chiffre, un mot, des mots dans le rectangle au haut de la page d'accueil. Consultez les tables de matières, TMA et TMB ou TMC, en tapant TMA dans le rectangle et en imprimant ces tables. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et à développer votre propre stratégie. Je ne suis pas un conseiller et les titres que je choisis s’inscrivent dans une politique de placements très diversifiés. Mes choix ne constituent donc pas des « tuyaux » au sens que pourrait donner un spéculateur.

  • 271) L Mes trucs: les traités fiscaux

    J’adore les traités fiscaux! Avouons-le, c’est une déclaration plutôt incongrue. Mais c’est vrai et surtout parce que cela est profitable. Comment? Partons du connu pour ensuite se diriger vers l’inconnu. Lorsque vous avez ouvert votre compte de courtage comme suggéré dans le présent Blogue, vous avez fourni un formulaire W8-Ben pour vos placements américains. À titre de bénéfices, un placement en actions américaines donnant droit à des dividendes taxés d’une retenue à la source de seulement 15% du dividende. Sans W8, le pourcentage serait supérieur, soit de 30%, qui est le pourcentage statutaire. Ceci n’est pas le fruit du hasard. C’est qu’il y a une convention fiscale entre le Canada et les États-Unis à cet effet et qui prévoit cette réduction. Nous sommes leurs amis comme vous le savez… Dirigeons-nous maintenant vers l’Irlande! Imaginons que nous détenions des actions de ACCENTURE PLC (ACN listée sur la bourse de New-York) mais dont le siège social est en Irlande à Dublin, ACN étant incorporée dans ce pays. Le PLC veut dire Public Liability Company, attribut qu'on retrouve sur plusieurs sociétés du Royaume-Uni. Le prélèvement de retenues à la source sur les dividendes payés par ACN à des non-résidents est de 25%. Ouf! Pas agréable à avaler même avec de la confiture, comme dans une Gravol. Mais il y a un remède pour l’investisseur patient. Il s’agit de se procurer le formulaire V2A, un document d’une page comportant une section divulguant votre nom, résidence et votre qualité d’investisseur (actionnaire). La seconde section doit être complétée par Revenu Canada. Il vous permettra d’être exempté de la retenue en question. Il faut aussi comprendre qu’il y a un traité entre le Canada et l’Irlande prévoyant cette exemption. Il y a trois avantages pour vous. 1) Sans V2A, si vous recevez un dividende de ACN alors que votre placement est localisé dans votre REER ou FERR, alors la dite retenue de 25% est perdue à jamais et non récupérable. 2) Si vos titres sont localisés dans un compte non-enregistré (ordinaire et taxable), alors la retenue de 25% pourra être récupérée mais seulement en avril de l’année suivante au moment où vous produisez votre déclaration de revenus. Avec le V2A, pas de soucis. 3) De plus, en produisant votre déclaration, vous constaterez en remplissant le formulaire T2209 qu’il y a deux critères qui visent à limiter la récupération en question. En autres, un critère limite à 15% du dividende reçu, la somme maximale « par pays ». Vous risquez d’y perdre donc un 25% moins 15% = 10%. Comment procéder pour éviter des soucis? a) Vérifiez avec votre courtier de courtage à escompte qu’il peut recevoir de vous et traiter le formulaire V2A. Il y a au moins un courtier qui le fait. b) Obtenez un formulaire V2A sur internet. c) Remplissez la première section en qualité d’actionnaire. d) Expédiez le formulaire à Revenu Canada, à votre centre fiscal. Si vous demeurez à Montréal, il s’agit du centre fiscal de Sudbury en Ontario au 1050 avenue Notre-Dame, Sudbury, Ontario P3A 5C2. e) Joignez une petite note expliquant votre demande ainsi qu’une enveloppe de retour pour faciliter votre cas. Il faut toujours être gentil avec le fisc. f) À la réception, discutez avec votre courtier à escomptes pour l’étape suivante. Je sais. Vous me direz que cela fait de la paperasse et des irritants. N’oubliez pas qu’il s’agit d’un effort du type « une fois » dont les fruits seront annuels, répétitifs sinon éternels! C’est une annuité en votre faveur. Et croyez-moi, les annuités sont des élixirs pour les investisseurs. Note : comme plusieurs titres du Royaume-Uni, il n’y a pas de retenue par les autorités des États-Unis même négociés sur les bourses américaines (le 15% mentionnés plus haut) pour ACN. Cela est également le cas pour les SHEL, BAE, BTI, BP, GSK, HSBC, IMBBY et UL. Effectuez des recherches au sein du Blog en tapant un chiffre, un mot, des mots dans le rectangle au haut de la page d'accueil. Consultez les tables de matières, TMA et TMB ou TMC, en tapant TMA dans le rectangle et en imprimant ces tables. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et à développer votre propre stratégie. Je ne suis pas un conseiller et les titres que je choisis s’inscrivent dans une politique de placements très diversifiés. Mes choix ne constituent donc pas des « tuyaux » au sens que pourrait donner un spéculateur.

  • 284) Space X et moi.

    Devrais-je acheter des actions SPCX de Space Exploration Technologies sur Nasdaq? Bonne question, n’est-ce pas? À mon avis, l’évaluation est très simple et la réponse est une conséquence directe de sa politique de placement, si on en a adopté une. Plus bas, j’ai préparé un résumé en français du prospectus présenté par la société et ses banquiers. Si une personne considère investir dans SPCX, elle doit au moins prendre le temps de lire ce document et idéalement consulter le site web de la société et le prospectus disponible au grand public sur le site de la Securities Exchange Commission (SEC). Cette personne sera ainsi, au moins raisonnable et au mieux, rationnelle. Qu’est-ce que je retiens? C’est une proposition excitante, futuriste, opportuniste, intelligente et risquée. Je retiens surtout le dernier mot des épithètes. On dit qu’une image vaut mille mots. Alors, j’illustre ma pensée avec un graphique que vous trouverez plus bas. Il s’agit de deux axes. Les rendements annuels espérés et le niveau de risque assumé. Naturellement, ligne bleu oblique, plus vous prenez de risques, plus vous méritez un rendement supérieur. La zone A est celle de la présente politique de placement. Le risque de base est celui du bon fonctionnement des économies mondiales. Je vous rappelle ma marotte : rendements de 7%-8%-9% par année à long terme. Les zones B et C sont celles du « capital de risque ». C’est un autre domaine, bien connu et exploité par plusieurs. C’est souvent binaire. Si tout va bien, on se retrouve au paradis (B). Si cela tourne mal, c’est l’enfer (C). Doit-on changer sa politique de placement si une occasion unique se présente? Réponse : non. Sinon aussi bien dire qu’on opère sans politique de placement! Comme la politique de placement du présent Blogue est la diversification, alors on voudrait participer et voir SPCX dans son portefeuille mais « au mérite ». C’est-à-dire, un petit peu. Et surtout, pas de regret, si "cela plante". De plus, on n’est vraiment pas pressé de prendre une position immédiatement. Laissons SPCX mériter sa place et gardons un œil sur son évolution. Et si le tout nous échappe, nous avons tellement d’autres options pour nos économies. Effectuez des recherches au sein du Blog en tapant un chiffre, un mot, des mots dans le rectangle au haut de la page d'accueil. Consultez les tables de matières, TMA et TMB ou TMC, en tapant TMA dans le rectangle et en imprimant ces tables. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et à développer votre propre stratégie. Je ne suis pas un conseiller et les titres que je choisis s’inscrivent dans une politique de placements très diversifiés. Mes choix ne constituent donc pas des « tuyaux » au sens que pourrait donner un spéculateur.

  • 283) Space X et le syndrome financier du médecin.

    Pr. Crum dépasse les frontières américaines. Je retrouve des échos de ses dires dans LaPresse cette semaine avec l’entrée en bourse de Space X. On y lit que plusieurs médecins québécois participeront en tant que « investisseur qualifié » à cet appel à l’épargne suivant la recommandation d’un conseiller qui a ses entrées et a déniché des actions auprès de Goldman Sachs, à New York. Professeur Crum a été mon professeur de finances à Harvard Business School. J’en parle au Post 140. La venue de Pr Crum dans ma vie a été transformatrice. J’ai appris avec lui comment lire un prospectus d’appel à l’épargne. C’est une belle phrase, n’est-ce pas? Mais ne vous y trompez pas. C’est un appel à prendre des risques. Un appel bien enrobé, convaincant et irrésistible. C’est quelque fois exclusif également, ce n’est pas donné à tous les investisseurs. Donnez-moi un exemple, dites-vous. Je vous en donne deux. Imaginez une jeune compagnie pétrolière américaine qui cherche à « lever des fonds » de plusieurs millions de dollars pour financer le forage d’un trou d’exploration dans une zone « prometteuse » du Golfe du Mexique (le Golfe de Trump…). Vous participez en donnant de vos économies contre des actions, disons une somme substantielle. Si vous « frappez du pétrole », vous devenez multimillionnaire dans l’instant. Si vous « frappez de l’eau », vous perdez votre mise. Selon Pr. Crum, les médecins américains sont friands de ce genre d’occasions. Un médecin peut investir une somme de 300,000 USD dans cette aventure, comme si de rien n’était. Plus d’une fois d’ailleurs, selon lui. Soyons clairs : c’est l’inverse de la diversification des placements. On ne met peut-être pas tous ses œufs dans le même panier, mais disons qu’on en met vraiment beaucoup et plus que pour faire une omelette! D’ailleurs, comme « investisseur qualifié », on dira à ce médecin américain que ces occasions exclusives sont réservées à des gens comme lui. Il faut avoir des actifs d’au moins un million de dollars ou des revenus de plus de $200,000 par année pour être un investisseur qualifié au Québec par exemple. Aux États-Unis, présumez les mêmes chiffres mais en USD. On lui soumet un prospectus préliminaire faisant le tour de la question souvent appelé Red Herring Prospectus (le rouge vous indique qu’il manque des informations). Notez que d’être qualifié ne vous rend pas nécessairement un bon investisseur compétent et riche pour autant mais cela flatte l’égo énormément de le croire. Un deuxième exemple est Space Exploration Technologies. La valeur de Space X n’est pas encore déterminée. On avance 1,750 milliards USD. Notez qu’une toute petite fraction sera détenue par le public soit 75 milliards USD. Vous ne serez pas actionnaire majoritaire! Vous pouvez déjà « réserver » votre intérêt pour investir dans Space X comme les médecins québécois l’ont fait en qualité de « investisseur qualifié ». Ou alors vous pouvez attendre à la mi-juin et achetez alors des actions de Space X transigées à la bourse Nasdaq, des actions qui seront, par conséquent, des actions du marché « secondaire ». L’investisseur qualifié parie que dans les premiers jours, l’intérêt des investisseurs en général sera tellement grand que le prix de l’action décollera comme une fusée et il pourra engranger un gain en capital dans les semaines suivantes. Il est possible cependant, comme on l’a vu dans le passé suite à des appels initiaux à l’épargne, que la fusée explose et que le prix ne soit pas si fabuleux. Mais une chose est sure. Goldman Sachs, Morgan Stanley, Citigroup, BoA, JP Morgan, RBC Capital, Well Fargo et plus de 10 autres banques auront leurs généreuses commissions. Le pourcentage de celles-ci n’est pas encore divulgué dans le Red Herring Prospectus. Basé sur les précédents, pour le plus grand appel de l’histoire, on peut estimer entre 1% et 3% du 75 milliards USD. Les banques prennent les risques qu’il n’y ait pas d’intérêt. Mais croyez-moi, les banques ont déjà rempli leurs « bookings » comme le démontre l’article de LaPresse. Si elles s’avancent présentement, c’est qu’elles sont sures de l’intérêt. Mais le prix de l’action… Je parie qu’elles vont convaincre l’émetteur d’être raisonnable tout en convaincant l’investisseur que le prix est une aubaine. (Note : j’aime à penser qu’en tant qu’actionnaire de plusieurs de ces banques, je vais aussi profiter de Space X sans faire quoique ce soit. Dans ce sens, je participe!) Est-ce que je vais acheter des actions de Space X? Pas comme investisseur qualifié. Est-ce que je vais acheter des actions secondaires en juin ? Je suis à lire le prospectus présentement et je vous invite à faire de même surtout si vous n’êtes pas « qualifié » ou médecin (je me permets d’ironiser un peu). Voici deux des premières pages du prospectus. La sirène chante. Effectuez des recherches au sein du Blog en tapant un chiffre, un mot, des mots dans le rectangle au haut de la page d'accueil. Consultez les tables de matières, TMA et TMB ou TMC, en tapant TMA dans le rectangle et en imprimant ces tables. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et à développer votre propre stratégie. Je ne suis pas un conseiller et les titres que je choisis s’inscrivent dans une politique de placements très diversifiés. Mes choix ne constituent donc pas des « tuyaux » au sens que pourrait donner un spéculateur.

  • 282) Le rendement des 5 X et celui du portefeuille de titres individuels.

    Est-ce que le portefeuille des titres individuels tient la route? La réponse courte est « oui » et si vous êtes content de cette réponse, alors la lecture de ce Post sera divertissante. Avec tous les mouvements mondiaux (guerres physiques, guerres commerciales, prix de l’énergie, Américains imprévisibles, Chinois sournois, Russes rustres) on peut se demander si « on tient le cap ». Pour répondre à cette question, considérons le globe en entier, rien de moins, avec ses indices boursiers représentatifs personnifiés par quelques fonds négociés en bourse, les fameux 5 X : XIU pour le Canada, XSP et XUS pour les États-Unis, XEF pour l’Europe et l’Asie moderne et le XEC pour les pays émergents. Le tableau plus bas calcule le rendement (sans les dividendes versés) du 1 janvier 2026 jusqu’au 28 mai 2026 pour chacun des 5 X et pour le total de ceux-ci dans les proportions visées. Résultat : un rendement de 11.39% sur 5 mois. C’est remarquable. En effet, si on obtient un rendement de 10% par année, on devrait obtenir environ 4% pour 5 mois. Mais je ne compte pas sur des miracles. Ma marotte est 7%-8%-9% de rendement par année sur le long terme. C’est du moins ce que l’histoire nous enseigne. On parle de 100 ans d’histoire économique documentée. Ma préoccupation principale est autre. Est-ce qu’en sélectionnant des titres individuels précis ou je suis obligé « d’avoir une opinion » sur ces choix spécifiques, le rendement du portefeuille suit de près le rendement des indices. Il faut que les bottines suivent les babines. Résultat : un rendement de 11.46% sur les mêmes dates avec mon portefeuille de titres spécifiques. Avouons que les deux rendements sont essentiellement les mêmes. Pourquoi des titres individuels alors? Facile : la fiscalité et la flexibilité. Les 2 F ! Avec les 5 X, on aura la fiscalité qu’on aura et on est plutôt rigide avec les proportions cibles. Avec les titres individuels, on peut améliorer le rendement « après impôts » parce qu’on a des poignées pour saisir la bête. On peut aussi investir si un titre devient « à rabais ». On peut même emprunter sur marge de façon chirurgicale. Mais, je le reconnais, il faut y travailler en répétant ces petits gestes productifs, en recherchant l’optimisation et les synergies que créent plusieurs titres. Malgré les tempêtes, les ouragans, nos amis du sud, nos amis de l’orient et ceux du milieu, nous naviguons et gardons le cap. Si vous suivez la politique de ce Blogue, vous avez de quoi être contents. Version 5 X ou version titres individuels. Effectuez des recherches au sein du Blog en tapant un chiffre, un mot, des mots dans le rectangle au haut de la page d'accueil. Consultez les tables de matières, TMA et TMB ou TMC, en tapant TMA dans le rectangle et en imprimant ces tables. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et à développer votre propre stratégie. Je ne suis pas un conseiller et les titres que je choisis s’inscrivent dans une politique de placements très diversifiés. Mes choix ne constituent donc pas des « tuyaux » au sens que pourrait donner un spéculateur.

  • 281) Quatre conseils à un étudiant.

    Que font les étudiants universitaires durant l’été? Invariablement, plusieurs d’entre eux se transforment en laveurs de vitres. Difficile de ne pas les encourager si nous avons « passé par là ». Perso, durant mes étés d’étudiant, je travaillais comme foreur à diamant. Le but était de trouver des filons de minerai à 1000 pieds sous terre en prélevant des carottes-échantillons. En mai, à Fairmont au Labrador, il y avait encore 8 pouces de glace sur le lac. Nous vivions pendant trois mois dans un camp de fortune à 30 km « dans le bois » avec les moustiques. Les quarts de travail étaient de 12 heures par jour, une semaine le jour et une semaine la nuit. Le dimanche, c’était repos. Quatre foreurs plus un cuisinier. Deux tentes équipées d’un poêle à l’huile pour se garder au chaud. Une foreuse diesel monstrueuse. C’est le vacarme à 250 décibels. C’était bien payé. Je m’ennuyais de mon banc d’école… Alors, un bel emploi d’été à laver des vitres, c’est le paradis sur terre. Je m’informe. Un étudiant est à l’école de la vie et l’autre étudie en administration avec une visée sur la logistique et la gestion du personnel. Il me demande dans quels domaines j’ai travaillé. J’explique. Il réplique : « quels conseils donneriez-vous à un étudiant en administration pour le préparer au monde du travail? » Facile. 1) perfectionne tes connaissances continuellement 2) gagne de l’expérience dans plus d’une fonction 3) cultive et agrandit ton réseau et finalement 4) prends des initiatives, surtout celles qui accroissent les profits de ton employeur. Soit conscient qu’il est très difficile de se différencier de tes collègues avec 1), 2) et 3. Mais tes initiatives, sont de ton cru, et vont déterminer ton futur, ton succès ou ton échec. Mon salaire était de 14,000$ la première année. Dans les premiers six mois, j’avais déniché une idée qui économisa environ 150,000$ par année, récurrentes. Toute ma carrière, j’ai déniché des idées d’améliorations tantôt importantes tantôt modestes. On les met toutes en valeur de façon diplomatique et surtout, on laisse savoir ce que sont nos ambitions. Succès assuré. Bonne chance, jeune homme. Je t’envie. J’aimerais être à ta place et recommencer. Le plaisir n’est pas dans la destination mais dans le parcours. Effectuez des recherches au sein du Blog en tapant un chiffre, un mot, des mots dans le rectangle au haut de la page d'accueil. Consultez les tables de matières, TMA et TMB ou TMC, en tapant TMA dans le rectangle et en imprimant ces tables. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et à développer votre propre stratégie. Je ne suis pas un conseiller et les titres que je choisis s’inscrivent dans une politique de placements très diversifiés. Mes choix ne constituent donc pas des « tuyaux » au sens que pourrait donner un spéculateur.

  • 280) À quoi reconce-t-on?

    Le coût de renoncement, toujours le coût de renoncement! À l’émission Zone Économie récemment, le journaliste Nicolas Bérubé discutait de la question suivante : doit-on écouter ses parents pour ce qui est de conseils financiers? Avec une telle question, on a bien envie t’entendre la réponse qu’on soit parent ou enfant! Sa réplique est un bijou de diplomatie. Mais sa réponse est surtout d’une pertinence implacable. « N’oubliez jamais d’évaluer le coût de renoncement face à une proposition ». Pour illustrer son propos, M. Bérubé cite le cas typique d’un parent qui est d’opinion que la demeure est le meilleur placement qui soit. Conséquemment, les loyers qu’on devrait payer autrement et les économies régulières seront « maximisées » pour rembourser l’hypothèque le plus rapidement possible. Tout d’abord, il suggère une « règle du pouce » pour amener maison et loyer sur même pied, soit un 5% du prix de la maison à titre de frais annuel pour prendre en compte l’entretien, les taxes et les autres frais qui auraient autrement inclus dans les loyers. Cette approche donne un peu plus de profondeur dans l’analyse loyer vs maison au-delà de l'équation: paiements pour hypothèques versus paiements des loyers. Si vous arrivez par exemple à la conclusion loyers = maison, alors c’est que vous choisissez d’investir dans l’immobilier (la maison), ce qui revient à la suggestion du parent. Mais, minute papillon. Il mentionne qu’il faut aussi prendre en compte ce à quoi on renonce. En effet, dans le graphique suivant, investir dans l’immobilier n’est pas nécessairement une panacée. Pour renchérir, cette semaine je lisais la revue TheEconomist qui reprenais un graphique similaire mais cette fois sur une période plus longue soit 1963 à 2025. Dans cette étude, on obtient un rendement de 2,155% pour les maisons versus 9,445% pour un portefeuille d’actions diversifiés du genre SP500. (Deux milles pourcents versus neuf milles pourcents). En somme, M. Bérubé nous invite à faire nos devoirs en considérant les différentes options et surtout de bien comprendre ce à quoi on renonce. Après tout, si on s’enrichit beaucoup moins rapidement, nos parents ne seront peut-être plus là pour prendre le blâme… Divulgation oblige: mes parents ont investi dans les obligations du Québec toute leur vie. Et lorsque trop âgés, ils m'ont demandé de m'occuper de leurs finances, mon père a été explicite: ne prend pas de risques. J'ai évidemment écouté mon père... pour ce qui est de ses affaires. Effectuez des recherches au sein du Blog en tapant un chiffre, un mot, des mots dans le rectangle au haut de la page d'accueil. Consultez les tables de matières, TMA et TMB ou TMC, en tapant TMA dans le rectangle et en imprimant ces tables. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et à développer votre propre stratégie. Je ne suis pas un conseiller et les titres que je choisis s’inscrivent dans une politique de placements très diversifiés. Mes choix ne constituent donc pas des « tuyaux » au sens que pourrait donner un spéculateur.

  • 279) Coke versus Pepsi!

    COKE ou PEPSI? Les deux! J’ai fréquenté Harvard Business School, il y a plus de 36 ans. Cela a été une expérience transformatrice et le meilleur investissement dans mon "capital humain". Dans cette école, la méthode est l’étude de cas concrets d’entreprises, comme FritoLay (PEPSI). Nous sommes invités à lire un long document sur la société sous examen, à comprendre le texte en profondeur, analyser les faits, les incertitudes, le potentiel, les options stratégiques et tirer nos propres conclusions. Avec HBS, on se place dans le rôle du dirigeant principal de la société pour un instant et le professeur se retourne vers vous pour vous entendre : « Que dites-vous, monsieur le président? » À cette époque, FritoLay débutait l’implantation d’une technologie (disons une tablette électronique) dans les mains du livreur des différents produits distribués sur les étagères des commerces. Le livreur captait en temps réel les inventaires sur les lieux, remplissait les étagères suivant les consignes du siège social et ramenait les produits avant qu’ils arrivent à la péremption. Les usines, fortes d’une connaissance de la demande en temps réel, ajustaient leurs productions en qualité et quantité. C’était révolutionnaire et à l’étape de projet pilote. Cela comportait tout de même des risques, des bénéfices peu clairs. Mais ma réplique de président de 30 secondes avait été : « il faut continuer le déploiement du projet technologique pour améliorer la productivité d'un pas de géant et gagner des pieds carrés sur les tablettes du marchand avec sa marque de qualité ». En avril 1990, nous pouvions acheter l’action de PEP à raison de 7.42 USD. Trente-six ans plus tard, l’action se transige à 148.85 USD. En ignorant les dividendes, ceci est un rendement de 8.7% par année pendant 36 ans. Le dividende est de 3% par année, cette année. Diversification oblige. Coca-Cola en avril 1990 était négocié en bourse au prix de 3.39 USD. Trente-six ans plus tard, le titre se transige à 81.17 USD. Toujours en ignorant les dividendes, ceci est un rendement de 9.2% par année pendant 36 ans. Le dividende est de 2.5% par année, présentement. En somme, en bon investisseur diversifié, vous avez bien fait d’acheter les deux titres car les deux sociétés ont vécu des hauts et des bas tout au long de leurs histoires. De plus, cela est une autre illustration de la règle du pouce suggérant qu’il faut s’attendre à des rendements de 7-8-9 % par année si on se positionne avec des sociétés qui possèdent des avantages concurrentiels importants et qui savent allouer leurs ressources (humaines et financières) de façon exemplaire. KO et PEP ont ces caractéristiques. Récemment, la revue The Economist présentait un court article sur les deux sociétés, avec un titre accrocheur : « Coca-Cola écrase Pepsi. Le challenger peut-il renverser la vapeur? » Rassurez-vous et ne vendez pas vos actions PEP. La réponse est en toute probabilité oui. Je nous ai traduit le dernier paragraphe de l’article pour votre information. Notez la dernière phrase. Je vous invite d'ailleurs à vous abonner à ce périodique. Article de la revue THE ECONOMIST du 28 avril 2026 « Certains signes préliminaires indiquent que ce changement de stratégie porte ses fruits. Le 16 avril, Pepsi a annoncé que ses bénéfices d’exploitation avaient augmenté de 24 % sur un an au premier trimestre de 2026, surpassant la hausse de 19 % annoncée par Coca-Cola le 28 avril. Les craintes que Pepsi puisse même être délogée par Dr Pepper comme deuxième vendeur de boissons gazeuses aux États-Unis semblent s’être apaisées. Son acquisition de Poppi, une marque en vogue de boissons gazeuses prébiotiques, pour 2 milliards de dollars en mai dernier contribue également à stimuler les ventes de boissons. La bataille entre les deux géants des boissons gazeuses est loin d’être terminée. » À la fin de l'année 1990, un nouveau dirigeant a été nommé. Il s'appelait Roger Enrico et a complètement transformé FritoLay. La restructuration a dramatiquement réduit les coûts et lancé plusieurs produits innovants. J'avais trouvé au moins la moitié de la réponse! Effectuez des recherches au sein du Blog en tapant un chiffre, un mot, des mots dans le rectangle au haut de la page d'accueil. Consultez les tables de matières, TMA et TMB ou TMC, en tapant TMA dans le rectangle et en imprimant ces tables. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et à développer votre propre stratégie. Je ne suis pas un conseiller et les titres que je choisis s’inscrivent dans une politique de placements très diversifiés. Mes choix ne constituent donc pas des « tuyaux » au sens que pourrait donner un spéculateur.

  • 278) ASML et la lithographie

    La lithographie à son meilleur. De temps à autre, j’aime jeter un coup d’œil sur les sociétés de la politique de placement. Bien que ASML s’y retrouve par souci de diversification, cette entreprise est un bijou à plusieurs égards et me rend fier d’en être propriétaire. ASML est la société néerlandaise qui fabrique les machines de lithographie les plus avancées au monde pour produire des semi-conducteurs. Quand on parle d’ASML, on parle surtout de la technologie qui permet de “dessiner” des circuits extrêmement fins sur une plaquette de silicium. 1. La lithographie, c’est quoi? La lithographie dans les puces, c’est un peu comme de la photographie ultra-miniaturisée. On part d’une plaquette de silicium recouverte d’un produit sensible à la lumière, appelé photoresist. Une machine projette de la lumière à travers un masque contenant le motif du circuit. La lumière imprime ce motif sur la plaquette. Ensuite, par gravure et dépôts successifs, on construit les transistors et les interconnexions. En très simple : Masque → lumière → lentilles/miroirs → motif imprimé sur silicium Plus la lumière utilisée a une courte longueur d’onde, plus on peut imprimer des détails petits. 2. DUV vs EUV ASML vend principalement deux grandes familles de machines : Type Signification Longueur d’onde approximative Usage DUV Deep Ultraviolet 193 nm / 248 nm Puces matures et plusieurs couches de puces avancées EUV Extrême Ultraviolet 13,5 nm Couches critiques des puces les plus avancées Les machines DUV restent très importantes. Elles servent encore énormément dans l’industrie, même pour des puces modernes. ASML indique que ses systèmes DUV sont utilisés pour imprimer les très petites structures qui forment la base des microprocesseurs, notamment en logique et mémoire. Les machines EUV, elles, sont le cœur de l’avantage stratégique d’ASML. Elles utilisent une lumière de 13,5 nanomètres, beaucoup plus courte que le DUV, ce qui permet d’imprimer des motifs beaucoup plus fins. ASML décrit ses systèmes EUV comme ceux utilisés pour la fabrication des puces les plus avancées. 3. Pourquoi ASML est si spéciale? Parce qu’à l’heure actuelle, ASML est essentiellement le fournisseur incontournable des machines EUV utilisées pour produire les puces les plus avancées. Ces machines sont extraordinairement complexes. Elles doivent : Générer une lumière EUV à partir de minuscules gouttelettes d’étain frappées par un laser; Utiliser des miroirs ultraprécis, car la lumière EUV ne traverse pas les lentilles classiques; Aligner les couches avec une précision de l’ordre du nanomètre; Fonctionner à grande cadence dans des usines de production. C’est un mélange de physique, optique, mécanique de précision, logiciels, vide industriel et contrôle thermique. 4. High-NA EUV : la nouvelle génération La génération encore plus avancée s’appelle High-NA EUV. NA veut dire numerical aperture, ou ouverture numérique. En pratique, une NA plus élevée permet une meilleure résolution optique. ASML affirme que ses systèmes EXE High-NA EUV ont une ouverture numérique de 0,55 et peuvent imprimer avec une résolution d’environ 8 nm. C’est important parce que cela pourrait réduire le besoin de faire plusieurs expositions successives pour dessiner un même motif. Moins d’étapes peut vouloir dire : moins de complexité, moins de coûts, meilleur rendement de production. Reuters rapportait aujourd’hui, le 19 mai 2026, qu’ASML s’attend à ce que les premières puces produites avec ses nouvelles machines High-NA arrivent dans les prochains mois. 5. Pourquoi les investisseurs s’y intéressent? ASML est intéressante parce qu’elle occupe une position rare : elle vend une technologie dont les grands fabricants de puces — comme TSMC, Samsung, Intel — ont besoin pour rester à la fine pointe. Son avantage vient de plusieurs éléments : Barrière technologique énorme Peu d’entreprises peuvent concevoir ce genre de machine. Écosystème difficile à reproduire ASML dépend aussi de fournisseurs très spécialisés, notamment en optique de précision. Rôle central dans l’IA et les semi-conducteurs avancés Les processeurs pour l’intelligence artificielle, les GPU, les puces mémoire avancées et les processeurs haut de gamme dépendent directement de la capacité de fabriquer des circuits toujours plus fins. Risque géopolitique Comme ces machines sont stratégiques, les ventes à certains pays, notamment la Chine, sont soumises à des restrictions d’exportation. C’est un facteur important pour l’analyse du titre. 6. L’idée clé à retenir ASML ne fabrique pas les puces. Elle fabrique les machines qui permettent aux autres de fabriquer les puces les plus avancées. La lithographie est l’étape où l’on “dessine” les circuits. Et plus ces dessins sont petits et précis, plus on peut mettre de transistors sur une puce. C’est là qu’ASML devient centrale. Divulgation Effectuez des recherches au sein du Blog en tapant un chiffre, un mot, des mots dans le rectangle au haut de la page d'accueil. Consultez les tables de matières, TMA et TMB ou TMC, en tapant TMA dans le rectangle et en imprimant ces tables. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et à développer votre propre stratégie. Je ne suis pas un conseiller et les titres que je choisis s’inscrivent dans une politique de placements très diversifiés. Mes choix ne constituent donc pas des « tuyaux » au sens que pourrait donner un spéculateur.

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