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- 292) Le fonds indiciel XEQT sous examen!
Connaissez-vous le fonds XEQT? Plusieurs personnes familières avec la politique des 4 X ou 5 X pourraient répondre « non ». Cependant, ces personnes trouveraient, à l’examen, qu’elles se trouvent en terrain connu. Ce fonds indiciel, le XEQT, est produit par Blackrock tout comme les 5 X. Vous trouverez en remorque les deux premières pages du « FACT SHEET ». Le XEQT est constitué de 5 fonds indiciels couvrant ainsi la planète. Le XTOT vise à reproduire le rendement du marché américain complet, toutes capitalisations incluses. Nous avons le XSP qui focalise sur les 500 grandes capitalisations. Le ITOT vise à reproduire le rendement du marché américain au complet mais cette fois en laissant les variations du taux de change CAD/USD joue un rôle dans le calcul du rendement. Nous avons le XUS qui focalise sur les 500 grandes capitalisations et qui n’est pas « couvert pour la devise ». Le XIC prend en charge l’entièreté du marché canadien. Nous avons plutôt le XIU qui vise plutôt les 60 grandes sociétés canadiennes. Et sans surprise, on retrouve au sein de ce XEQT, les XEF et XEC pour l’Europe/Asie et Marché émergent. Ce qui m’a étonné : les proportions des 5 joueurs au sein de XEQT ne sont pas trop loin de celles des 5X. Si vous êtes comme moi, on pourrait se sentir complètement à l’aise avec XEQT. On ne sait pas quoi acheter et on veut régler d’un « clic » rapidement, alors XEQT est très bien. Il est encore plus diversifié que les 5 X et ses frais sont parfaitement acceptables. Des investisseurs adorent la simplicité d’une telle proposition. Je ne les blâme pas. RAPPEL: de grâce, étudiez bien les fonds que vous achetés ou vous appretez à acheteur comme les 5 X et le XEQT. Passez un peu de temps à scruter le site de Blackrock pour connaitre ce dans quoi vous vous embarquez! C'est très instructif. Effectuez des recherches au sein du Blog en tapant un chiffre, un mot, des mots dans le rectangle au haut de la page d'accueil. Consultez les tables de matières, TMA et TMB ou TMC, en tapant TMA dans le rectangle et en imprimant ces tables. Vous ne connaissez pas ce Blogue : débutez avec le Post no 1, le chemin de la prospérité ! Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et à développer votre propre stratégie. Je ne suis pas un conseiller et les titres que je choisis s’inscrivent dans une politique de placements très diversifiés. Mes choix ne constituent donc pas des « tuyaux » au sens que pourrait donner un spéculateur.
- 291) Le dollar canadien conjugé au futur
Que faut-il penser du dollar canadien et de son avenir? Il y a au moins trois forces motrices qui influenceront la solidité de la devise canadienne à l’avenir. La pauvre productivité du Canada, toutes les incertitudes concernant le commerce avec les Américains et l’anticipation que la Banque du Canada n’aura probablement pas le choix de réduire son taux directeur. En plus, au même moment, les États-Unis maintiendront à tout le moins ou augmenteront probablement leur taux directeur. L’effet combiné des deux banques centrales engendra ainsi un écart des taux directeurs entre nos pays encore plus négatif. La firme de recherche Rosenberg anticipe même un taux d’échange de 60 cents d’ici la fin de 2027. Ce taux est à 70 cents présentement à la mi-année 2026. Si vous suivez la politique de placement des titres individuels du présent Blogue, il n’est pas surprenant que votre portefeuille ramené en CAD consiste d’environ 30% de titres en CAD et 70% de titres en USD. Donnons un exemple d’un portefeuille de 100,000 CAD. Cette personne possède 30,000 CAD de titres en CAD et, si le taux de change est de 70 cents, 49,000 USD de titres négociés en USD. Total est donc 100,000 CAD. Le même portefeuille deviendrait $111,666 CAD si le taux de change diminuait à 60 cents. Il s’agit toujours de 30,000 CAD plus 49,000 USD qui valent alors 81,666 CAD. Pour bien comprendre la mécanique des trois raisons mentionnées plus haut, il faut voir le dollar canadien comme une « commodité », comme une simple marchandise. Lorsque le taux directeur canadien devient moins intéressant qu’ailleurs, les investisseurs étrangers vendent leurs placements du type obligations canadiennes, se retrouvent avec des CAD qu’ils doivent « écouler » et convertir afin d’acheter des obligations américaines ou britanniques offrant un meilleur rendement. Cela crée de la pression sur le taux de change en défaveur du CAD. La productivité canadienne souffre depuis des décennies du fait qu’on investit trop peu pour s’améliorer. Pour réussir à exporter, nous n’avons pas d’autre choix que de laisser la valeur du dollar canadien se positionner de sorte qu’il soit plus attractif pour l’acheteur étranger qui voudrait nos produits. L’incertitude commerciale qui prévaut maintenant et qui se poursuivra avec des négociations annuelles concernant l’ACEUM fait en sorte qu’il y aura moins de demandes pour les produits canadiens (moins besoin de CAD pour les acheter) et moins d’investissements étrangers (moins besoin de CAD encore une fois). De plus, il y a d’autres effets : la prime de risque devient plus élevée pour le Canada, les entreprises ayant une dette en USD se protègent en achetant plus de USD. La politique de placement a toujours été essentiellement muette quant au taux de change CAD vs USD. En alimentant son portefeuille avec des titres étrangers (américains, européens et asiatiques) en USD, on installe une « diversification » de devises de façon indirecte. Cependant, rien n’est prévu pour cibler un quelconque taux précisément. Notons cependant qu’avec l’approche des 4X et maintenant 5X, le rendement du fonds XSP est immunisé des fluctuations de la devise tandis que le XUS ne l’est pas. Pour des investisseurs personnels (par opposition à des investisseurs institutionnels), il est sans doute rare de prévoir des mécanismes et des outils de gestion de la devise, qui sont en général coûteux et requiert une certaine économie d’échelle. Source de l’article : Globe and Mail, section Opinion 6 juillet 2026 Effectuez des recherches au sein du Blog en tapant un chiffre, un mot, des mots dans le rectangle au haut de la page d'accueil. Consultez les tables de matières, TMA et TMB ou TMC, en tapant TMA dans le rectangle et en imprimant ces tables. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et à développer votre propre stratégie. Je ne suis pas un conseiller et les titres que je choisis s’inscrivent dans une politique de placements très diversifiés. Mes choix ne constituent donc pas des « tuyaux » au sens que pourrait donner un spéculateur.
- 290) Vous êtes tenté par SPCX? C'est un pensez-y bien.
Retour sur cette fameuse société. Récemment, MorningStar publiait un rapport d’analyse sur Space Exploration Technologies. Naturellement, cela pique la curiosité lorsqu’on connait le sérieux des analyses de MS. À l’aide de Chat GPT et sous ma direction, j’ai obtenu un bon résumé du rapport en français et ai décidé de la partager avec vous. Pour moi, la décision d’acheter SPCX ou pas est claire. Et vous? 1. La thèse centrale Morningstar reconnaît que SpaceX est une entreprise industrielle et technologique hors norme. Sa force principale vient de sa domination mondiale dans le lancement spatial : capacité de lancement, cadence, fiabilité et coût par kilogramme livré en orbite. Cette avance repose sur une architecture réutilisable, notamment Falcon 9 aujourd’hui, puis potentiellement Starship demain. Le rapport souligne que SpaceX détient une part dominante de la masse envoyée en orbite et que ses coûts de lancement ont chuté de plus de 95 % par kilogramme. Cette supériorité opérationnelle alimente aussi Starlink, qui bénéficie d’un coût de déploiement interne que ses concurrents ne peuvent pas facilement reproduire. L’idée forte est donc la suivante : le coeur économique de SpaceX n’est pas seulement le lancement de fusées, mais une plateforme d’infrastructure orbitale intégrée verticalement. Les activités Starlink, les projets futurs de communications, de logistique spatiale et même les centres de données en orbite découlent toutes de cette capacité unique à envoyer beaucoup de masse dans l’espace à bas coût. 2. Ce que Morningstar aime · Un avantage de coût réel dans le lancement spatial, fondé sur la réutilisation, le volume et l’apprentissage cumulatif. · Starlink, qui renforce l’avantage concurrentiel parce que SpaceX peut lancer ses propres satellites à son coût interne, créant un cycle vertueux entre lancements, échelle et connectivité. · Une équipe de gestion qui a démontré une capacité rare à résoudre des problèmes d’ingénierie très difficiles et à bâtir des marchés qui n’existaient pas auparavant. · Une allocation du capital jugée exemplaire : Morningstar préfère que les flux de trésorerie soient réinvestis dans Starship, Starlink et les infrastructures orbitales plutôt que retournés aux actionnaires à ce stade. 3. Le problème : le prix suppose presque le meilleur scénario La conclusion d’investissement est beaucoup plus prudente. Morningstar estime la juste valeur à 62 $ US par action, alors que le titre se transigeait à 153,23 $ US, soit environ 2,47 fois la juste valeur. Autrement dit, le marché paie déjà une grande partie du rêve. À une capitalisation d’environ 2,02 billions $ US, l’action ne reflète pas seulement la réussite actuelle de SpaceX; elle semble incorporer une réussite massive de Starship, de Starlink et de projets encore très incertains, notamment les centres de données spatiaux liés à l’intelligence artificielle. Morningstar chiffre les activités de base — lancement spatial et connectivité — à environ 40 $ par action. L’intelligence artificielle ajoute environ 15,50 $ par action dans la valorisation pondérée, mais cette portion ressemble davantage à une option d’achat sur un futur très ambitieux qu’à une valeur déjà démontrée. Le rapport est donc respectueux de la qualité de l’entreprise, mais très sceptique quant au prix payé par l’investisseur aujourd’hui. 4. Les scénarios de valorisation · Scénario optimiste « Moonshot » : les centres de données orbitaux fonctionnent, obtiennent un avantage de coût et deviennent une plateforme commerciale majeure. Valeur estimée : 169 $ par action, mais Morningstar n’accorde que 7 % de probabilité à ce scénario. · Scénario défavorable « No Go » : les centres de données en orbite ne fonctionnent pas ou n’offrent pas d’avantage économique suffisant. Morningstar attribue 43 % de probabilité à cette issue, qui retranche environ 5,20 $ à la juste valeur. · Scénario central « Minimum Viable Product » : les centres de données orbitaux deviennent viables, mais avec des limites de capacité et d’usage. Morningstar lui attribue 50 % de probabilité et environ 27 $ de valeur brute, soit 13,50 $ après pondération. Le point critique est que même le scénario central exige plusieurs succès techniques : réutilisation avancée de Starship, lancement à grande cadence, gestion de la chaleur, radiations, transmission de données et disponibilité du spectre. Aucun de ces éléments n’est impossible, mais plusieurs ne sont pas encore démontrés à grande échelle commerciale. 5. Risques et gouvernance Le rapport accorde à SpaceX une incertitude très élevée. Les risques touchent l’exécution technologique, la réglementation, le spectre radio, les limites physiques du haut débit par satellite et les projets orbitaux de nouvelle génération. Starlink peut être très puissant dans les régions mal desservies, mais il demeure confronté à des limites de capacité dans les zones densément peuplées, à des enjeux de latence et à des contraintes réglementaires. La gouvernance mérite aussi une attention particulière. Morningstar signale que la fusion avec xAI comportait un conflit potentiel de parties liées, compte tenu du rôle d’Elon Musk. La structure à deux catégories d’actions laisse aux actionnaires minoritaires peu d’influence réelle, alors que Musk conserverait une très forte proportion du pouvoir de vote. Pour un investisseur ordinaire, cela signifie qu’il faut accepter d’être passager, non copilote. 6. Mon jugement critique Le rapport me semble équilibré : il évite l’erreur de sous-estimer SpaceX, mais il évite aussi de confondre une grande entreprise avec un bon achat à n’importe quel prix. La qualité opérationnelle est évidente, surtout dans le lancement spatial et Starlink. Toutefois, la valorisation actuelle semble dépendre d’une succession de victoires technologiques et commerciales qui doivent presque toutes arriver dans le bon ordre. C’est exactement le genre de situation où l’investisseur doit distinguer l’admiration pour l’entreprise de la discipline d’achat du titre. La mention d’un avantage concurrentiel seulement « étroit », malgré la domination spectaculaire dans le lancement, est révélatrice. Morningstar semble considérer que les activités spatiales et Starlink ont un avantage très solide, mais que l’incertitude de l’IA, de X, de Grok et des centres de données orbitaux empêche de qualifier l’ensemble de la société comme possédant un large rempart économique. Ce que l’investisseur doit retenir · SpaceX est possiblement l’une des entreprises les plus impressionnantes de sa génération, mais Morningstar juge que l’action est nettement surévaluée au prix observé. · La juste valeur de 62 $ US contraste fortement avec un prix de 153,23 $ US; la marge de sécurité est donc absente selon cette analyse. · L’investissement repose de plus en plus sur des projets non encore prouvés, surtout l’IA orbitale et la pleine réutilisation de Starship. · Pour un investisseur discipliné, le titre mérite une surveillance attentive, mais l’achat immédiat exigerait une grande tolérance au risque et une confiance presque totale dans le scénario optimiste. SpaceX selon Morningstar : une entreprise exceptionnelle, mais un prix très exigeant Titre Space Exploration Technologies Corp Class A (SPCX) Dernier prix 153,23 $ US Juste valeur Morningstar 62,00 $ US Prix / juste valeur 2,47 fois Capitalisation boursière 2,02 billions $ US Avantage concurrentiel Étroit (narrow moat) Incertitude Très élevée Allocation du capital Exemplaire Note : ce texte résume et interprète les dix premières pages du rapport Morningstar et cela en date de juin 2026. Il ne constitue pas une recommandation d’achat ou de vente. Effectuez des recherches au sein du Blog en tapant un chiffre, un mot, des mots dans le rectangle au haut de la page d'accueil. Consultez les tables de matières, TMA et TMB ou TMC, en tapant TMA dans le rectangle et en imprimant ces tables. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et à développer votre propre stratégie. Je ne suis pas un conseiller et les titres que je choisis s’inscrivent dans une politique de placements très diversifiés. Mes choix ne constituent donc pas des « tuyaux » au sens que pourrait donner un spéculateur.
- 289) La liberté financière définie
Qu’est-ce que la liberté financière? L’une des questions les plus courantes qui se pose est la suivante : « À quel moment doit-on prendre sa retraite? ». C’est là la question qu’Anita Bruinsma, planificatrice financière, s’est posée récemment et je me suis inspiré de sa discussion pour composer le présent Post, espérant ainsi vous aider. Parfois, la réponse n’est pas simple. Il y a de nombreux facteurs qui compliquent la réflexion autour de cette question. Une raison est la suivante : il ne faut pas confondre « prendre sa retraite » et « indépendance financière ». Ceci peut vous paraitre évident à première vue. Mais plusieurs gens croient qu’une fois la liberté financière atteinte, ils doivent arrêter de travailler. La retraite ne suit pas toujours le parcours traditionnel, bien net, qui consiste à travailler jusqu’à 65 ans, puis à quitter complètement le marché du travail. Certaines personnes ont des structures de travail qui ne sont pas aussi tranchées : elles peuvent exploiter leur propre entreprise, travailler à la pige ou offrir des services de consultation, ou encore occuper plusieurs emplois à temps partiel. Ces situations ne se prêtent pas toujours à une date de retraite très claire et définitive. Eh oui, certaines personnes ne veulent pas arrêter de travailler. Elles y trouvent beaucoup de satisfaction, un sentiment d’utilité et du plaisir; elles ne souhaitent donc pas vraiment prendre leur retraite complètement. Pour bien des gens, la question « Quand voulez-vous prendre votre retraite? » n’est pas la bonne. Il faudrait plutôt demander : « À quoi voulez-vous que ressemble votre vie professionnelle? » Choisir combien vous voulez travailler, et pendant combien de temps, c’est ce qu’on appelle la liberté financière. C’est une autre façon de penser la planification de la retraite. Si vous voulez bâtir un plan financier qui vous procure une véritable tranquillité d’esprit, vous devrez répondre à cette question pour vous-même. Soyons honnête : pour plusieurs, la réponse n’est pas évidente. Certains aiment leur travail et veulent le faire longtemps, mais pendant combien de temps ont-ils envie de travailler à temps plein? Quand voudront-ils réduire leur charge de travail et avoir davantage de temps libre? Que feront leurs conjoints sur le plan professionnel? Combien veulent-ils travailler? Et sont-ils à l’aise avec le fait d’avoir des niveaux de travail différents? C’est ici que le concept de liberté financière devient vraiment utile. La liberté financière, c’est savoir que vous avez suffisamment d’argent pour prendre vos propres décisions quant à la quantité de travail que vous voulez faire. Viser la liberté financière ne signifie pas nécessairement que, dès que vous atteignez votre objectif d’épargne, vous quitterez votre emploi. Cela veut simplement dire que, lorsque vous allez travailler le lundi matin, vous le faites avec la satisfaction de savoir que c’est un choix. Plusieurs personnes qui lisent ce Blogue recherchent en fait cette liberté financière, même si elles ne savent pas exactement comment la définir. On peut envisager la liberté financière de quelques façons différentes. La façon la plus courante, telle que décrite par le mouvement FIRE (Financial Independence, Retire Early — indépendance financière, retraite anticipée), consiste à déterminer combien il faut épargner pour pouvoir prendre sa retraite complète à un jeune âge. Pour la plupart des gens, ce n’est pas un objectif vraiment réaliste; il vaut donc mieux l’aborder aussi sous d’autres angles. Si vous occupez un emploi très stressant et que vous rêvez de faire quelque chose de moins intense, vous pourriez déterminer combien vous devez épargner pour atteindre vos grands objectifs. Cela signifie souvent la retraite — ou ce qu’on pourrait appeler l’argent pour « plus tard dans la vie » — ainsi que le financement des études de vos enfants. Une fois ces objectifs d’épargne atteints, vous pouvez vous permettre de travailler moins ou d’accepter un emploi moins stressant et moins bien rémunéré, qui paie simplement vos factures sans nécessairement ajouter à votre épargne. Vous pourriez aussi vous demander : « Quel est le mode de vie le plus simple que je suis prêt à accepter pour pouvoir prendre ma retraite plus tôt? » Si vous réduisez vos dépenses au strict minimum, vous pourriez être en mesure de prendre votre retraite assez jeune. Ainsi, si vous êtes très malheureux ou très stressé au travail, ou si votre santé n’est pas très bonne, vous savez à quel moment vous pouvez partir. Mais si vous allez bien lorsque vous atteignez cet âge, vous pouvez continuer à travailler et renforcer votre épargne-retraite afin de vivre plus confortablement. La liberté financière peut aussi signifier prendre une pause du travail, puis y revenir plus tard. Vous pourriez prendre congé lorsque vos enfants sont jeunes afin de passer du temps avec eux, ou pour prendre soin d’un parent vieillissant. Il peut aussi s’agir de cesser de travailler pendant quelques années pour voyager. Ou encore, vous pourriez vouloir retourner aux études et vous former pour une nouvelle carrière. De nombreux facteurs entrent en jeu lorsqu’il s’agit de déterminer ces montants, et vous pouvez en lire davantage dans les Posts de l’ensemble du présent blogue. Déterminer combien vous devez épargner pour atteindre la liberté financière peut être complexe, mais cela vaut la peine de prendre le temps d’y réfléchir si c’est important pour vous. Vous pourriez découvrir qu’en réalité, votre situation financière est meilleure que vous ne le pensiez. La dernière chose que vous souhaitez, c’est de regarder votre vie avec recul et de réaliser que vous auriez pu réduire vos heures de travail ou prendre une pause, mais que vous ne le saviez pas à ce moment-là. Il y a des gens qui travaillent sans connaitre ce dont ils ont besoin pour atteindre la liberté financière et qui continuent à travailler et à cumuler. Il y a ceux qui, après avoir pris le temps de produire un bon plan financier, ont réalisé que la liberté financière était après examen bien plus immédiate que prévue. Il y a ceux qui ont finalement réalisé qu’ils pouvaient réduire à 3 jours semaine leurs activités professionnelles sans crainte ou anxiété. La vie est bien remplie. Il peut être difficile de prendre le temps de travailler sur son plan financier. Mais plus vous remettez cette réflexion à plus tard, plus vous augmentez les chances de manquer une occasion. Cela peut devenir un coût de renoncement regrettable. L’idéal est de travailler avec un planificateur financier. Une alternative (celle que j’ai choisie) est de produire son plan et le mettre à jour, une fois par année. Ailleurs dans ce Blogue, je présente l’outil Planif Retraite avec madame Julie Trottier, qui allie simplicité et pertinence pour une personne vivant au Canada et en particulier au Québec. C'est très abordable. Effectuez des recherches au sein du Blog en tapant un chiffre, un mot, des mots dans le rectangle au haut de la page d'accueil. Consultez les tables de matières, TMA et TMB ou TMC, en tapant TMA dans le rectangle et en imprimant ces tables. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et à développer votre propre stratégie. Je ne suis pas un conseiller et les titres que je choisis s’inscrivent dans une politique de placements très diversifiés. Mes choix ne constituent donc pas des « tuyaux » au sens que pourrait donner un spéculateur. Références : https://www.clarityonyourmoney.com https://planifretraite.ca
- 288) L'énergie fossile a-t-elle sa place dans la politique de placement?
Le mal aimé pétrole. Parmi les options énergétiques visant les besoins de l’humanité, l’éolien, le solaire et l’hydroélectricité ont la faveur. On les consomme sans culpabilité. Au bas de l’échelle, le pétrole fit figure de méchant plutôt que de gentil. Pourtant, tout le monde le consomme en quantités depuis fort longtemps de façon consciente et inconsciente. C’est que l’énergie fossile a des propriétés remarquables. Sa densité énergétique est sans rival. J’entends la quantité d’énergie pour un volume donné comme un litre. L’essence par exemple donne 30 à 34 mégajoules par litre. Les meilleures piles contiennent de 1 à 3 mégajoules par litre en plus d’être plus lourdes. L’énergie fossile est essentiellement du soleil en barre. La lumière visible des rayons lumineux consiste en des photons qui transportent environ un électron-volt d’énergie par photon. Ceci est exactement suffisant pour exciter l’électron de valence de la molécule de CO2 et la casser en deux : du carbone qui assure la structure des plantes et l’oxygène qu’éventuellement nous respirerons pour vivre. Les atomes de carbone, sous forme de plantes ou d’animaux, finiront enfouis et bien cuits dans le sol. Nous le récupérons sans trop d’efforts pour nos besoins sous forme de gaz naturel ou de pétrole. Un autre aspect de cette énergie dont j’aimerais parler est sa formidable flexibilité. Le premier plastique nous avons produit s’appelait la Bakélite et c’était en 1950. La production de plastique en 1950 était de deux millions de tonnes métriques. En 2020, la production globale était de 473 millions de tonnes métriques. Sur cette période de 70 ans, c’est durant la dernière tranche de 20 ans que plus de la moitié des 10 milliards de tonnes métriques furent produites. Crédit: Scientific American. C’est surtout la résine qui est très en demande. Mais la fibre a ses lettres de noblesse également. Les produits sont légion, comme nous le savons tous. Le graphique plus bas est éloquent concernant la demande des produits. Il y a bien sûr ce que disent les gens sur cette forme d’énergie. Mais il y aussi ce qu’ils font et à ce chapitre, ils consomment comme jamais. Les bottines vont où elles vont et les babines sont réservées aux médias sociaux. En bout de piste, il est inutile de voter avec ses investissements. C’est s’infliger des dommages inutilement. Pour le moment et pour longtemps encore, restons alignés avec la demande concrète des êtres humains pour leurs besoins et avec les plus puissants moteurs des économies. En bref, restons alignés avec les titres de la politique de placement discutée dans le Blogue. Effectuez des recherches au sein du Blog en tapant un chiffre, un mot, des mots dans le rectangle au haut de la page d'accueil. Consultez les tables de matières, TMA et TMB ou TMC, en tapant TMA dans le rectangle et en imprimant ces tables. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et à développer votre propre stratégie. Je ne suis pas un conseiller et les titres que je choisis s’inscrivent dans une politique de placements très diversifiés. Mes choix ne constituent donc pas des « tuyaux » au sens que pourrait donner un spéculateur.
- 287) Pourquoi il faut regarder la valeur intrinsèque d'un titre avant d'acheter.
La valeur et le prix d’une action sont deux notions importantes. Une idée classique en finance est celle de l’hypothèse des marchés efficients. Selon cette théorie, les prix des titres cotés en bourse reflètent rapidement et correctement toute l’information disponible. Si cette hypothèse était toujours parfaitement vraie, le prix d’une action serait, en quelque sorte, la meilleure estimation possible de sa valeur réelle. Acheter une action au prix du marché ne poserait donc pas de problème particulier, puisque ce prix incorporerait déjà toute l’information pertinente. La réalité me semble toutefois plus nuancée. Les marchés boursiers sont parfois influencés par des phénomènes qui dépassent l’analyse rationnelle des bénéfices futurs d’une entreprise. On l’a vu avec les actions dites « mèmes », avec certains emballements technologiques, ou encore avec des périodes où les investisseurs semblent acheter simplement parce que les prix montent déjà. Dans ces situations, le prix en bourse peut s’éloigner de la valeur intrinsèque raisonnable d’un titre. C’est ici que les travaux de Xavier Gabaix, de l’Université Harvard, et de Ralph S. J. Koijen, de l’Université de Chicago, deviennent particulièrement intéressants. Dans leur étude sur l’hypothèse des marchés inélastiques, ils soutiennent que les prix des actions ne sont pas seulement déterminés par les attentes concernant les bénéfices ou les dividendes futurs. Ils peuvent aussi être fortement influencés par les flux de capitaux entrant ou sortant du marché. Leur recherche estime qu’un dollar d’argent frais investi dans les actions peut faire augmenter la valeur globale du marché de plusieurs dollars, ce qui montre à quel point les prix peuvent être sensibles aux mouvements d’achat et de vente. Cette idée aide à comprendre pourquoi les prix peuvent devenir élevés, même sans amélioration équivalente des perspectives fondamentales des entreprises. On peut imaginer trois grands types d’investisseurs. Il y a d’abord les investisseurs qui suivent la tendance : ils achètent quand le marché monte et vendent quand il baisse. Il y a ensuite les investisseurs institutionnels ou les régimes de retraite qui maintiennent une répartition fixe, par exemple 60 % en actions et 40 % en obligations. Enfin, il y a les investisseurs de valeur, qui préfèrent acheter seulement lorsque les titres deviennent vraiment bon marché. Dans un marché haussier, ces comportements peuvent se combiner pour faire monter les prix davantage : certains acheteurs poursuivent la tendance, tandis que d’autres ne vendent qu’à des prix plus élevés. Pour un investisseur individuel, la leçon est importante. Il ne suffit pas d’aimer une entreprise, ni même de croire qu’elle est de grande qualité. Une excellente entreprise peut devenir un mauvais placement si elle est achetée à un prix trop élevé. À l’inverse, une entreprise solide achetée à un prix raisonnable peut offrir une meilleure marge de sécurité. Dans le cadre de ma politique de placement, j’en tire une règle pratique : avant d’acheter un titre, il faut comparer son prix de marché à une estimation raisonnable de sa valeur intrinsèque. Pour ce faire, les rapports d’analyse de Morningstar peuvent être utiles, notamment lorsqu’ils présentent une estimation de juste valeur, une cote d’évaluation ou une opinion sur la marge de sécurité. L’objectif n’est pas de prétendre que cette estimation est parfaite. Il s’agit plutôt d’éviter d’acheter aveuglément un titre simplement parce qu’il est populaire ou parce que son prix monte. Concrètement, si un titre de ma liste de placement paraît nettement surévalué, je peux choisir d’attendre ou d’acheter plutôt un autre titre déjà prévu dans ma politique de placement. Cette approche ne cherche pas à prédire les mouvements quotidiens du marché. Elle vise plutôt à introduire une discipline simple : acheter de bonnes entreprises, mais seulement lorsque le prix demeure raisonnable par rapport à la valeur estimée. La conclusion est donc la suivante : les marchés sont puissants, mais ils ne sont pas toujours parfaitement rationnels. Les flux de capitaux, les modes et les comportements collectifs peuvent pousser les prix à des niveaux élevés. Pour l’investisseur patient, cela ne signifie pas qu’il faut éviter la bourse. Cela signifie plutôt qu’il faut acheter avec discernement, en gardant toujours un œil sur la valeur intrinsèque. Effectuez des recherches au sein du Blog en tapant un chiffre, un mot, des mots dans le rectangle au haut de la page d'accueil. Consultez les tables de matières, TMA et TMB ou TMC, en tapant TMA dans le rectangle et en imprimant ces tables. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et à développer votre propre stratégie. Je ne suis pas un conseiller et les titres que je choisis s’inscrivent dans une politique de placements très diversifiés. Mes choix ne constituent donc pas des « tuyaux » au sens que pourrait donner un spéculateur.
- 286) Comprendre le fisc et ses retenues...
Prendre le point de vue du fisc. Hum… Vous avez probablement eu une réaction à la lecture de ce titre. Petit, nos parents nous ont appris à distinguer les gentils des méchants pour notre protection. Le fisc n’est pas, à priori, un gentil. C’est que le fisc doit, pour effectuer son travail, CONFISQUER votre bien. Il veut votre bien au sens littéral du terme. Il n’y a pas de pays au monde où votre contribution à l’État, au chapitre des impôts, est discrétionnaire. Il faut littéralement vous l’IMPOSER. Voici sa logique concernant les prélèvements d’impôts durant une année fiscale sous considération comme 2025. Idéalement le fisc aimerait avoir sa part du butin au même moment où vous gagnez le butin. L’exemple idéal est le salarié et les "retenues" sur la paie. La « police sur les lieux » est votre employeur. Vous acceptez qu’il prélève au nom du gouvernement un pourcentage de votre salaire et l’expédie immédiatement au fisc. Selon le fisc, ceci est juste et équitable pour tous (la somme ET le moment du prélèvement). Mais à défaut de ce mécanisme, le prélèvement sera fait aux trimestres avec les fameux « acomptes provisionnels ». C’est le cas si vos revenus sont du type intérêts, dividendes et gain en capital sur vos placements ou encore des honoraires professionnels. Idéalement le fisc aimerait que vous soyez honnête et que vous fassiez tous les calculs vous-mêmes. On parle du calcul de vos revenus et du calcul de vos impôts anticipés et qui sont ou deviendrons dus en 2025. C’est le principe de la déclaration volontaire. Anticiper peut être compliqué parce que vos revenus sont difficiles à prédire. Pour prédire vos impôts dus, vous pouvez utiliser le logiciel. C'est ce que j'ai appris à faire et cela est très utile si on doit répéter l'exercice plusieurs fois. Pour illustrer la difficulté, pensez à un de vos placements qui engendre un gros gain en capital pour donner suite à une opération d’achat de vos actions par une autre société et cela, le 20 décembre 2025. Les difficultés d’anticiper correctement sont vos problèmes et pas ceux du fisc. Si vous vous trompez alors où est la police? La police surgit le 30 avril de l’année qui suit l'année sous considération lors de votre déclaration de revenus 2025. La police est déguisée en frais d’intérêts et en pénalités (des plus gros intérêts supplémentaires). Par exemple, le 1 mai 2026, le fisc connait vos revenus et vos retenues incluant les acomptes provisionnels demandés et ceux versés par vous pour l’année 2025. De plus, le fisc a une opinion sur ce que vous lui devez et c’est une opinion normée, une procédure détaillée. Le fisc calcule les frais d’intérêts sur les sommes qu’il prétend que vous lui devez et cela à tous les jours. Il y a un taux prescrit. Puis le fisc calcul les intérêts sur les sommes que vous lui avez remises et cela avec les mêmes taux et à tous les jours. La différence entre ces deux totaux sera à l’avantage ou au désavantage du contribuable. Dans ce dernier cas, il s’agit d’une somme que le contribuable devra payer en plus de ses impôts. Dans le premier cas, ne comptez pas sur le fisc pour vous récompenser et vous retournez une quelconque somme si vous avez été trop généreux. C’est donc stressant. D’une part, vous ne donnez pas assez d’acompte et vous souffrez de frais d’intérêt. D’autre part, vous donnez trop d’acomptes provisionnels, vous perdez alors les intérêts sur les sommes en trop (le coût de renoncement, encore lui). Le plus difficile à accepter est la situation ou vous pourriez avoir donné suffisamment de sous au fisc comme acomptes mais pas assez rapidement, pas à temps. Pensez au gain du 20 décembre mentionné plus haut. C’est doublement stressant car il faut comprendre le premier calcul, c’est-à-dire ce que le fisc s’attend à recevoir à chacun des 4 moments (mars, juin, septembre et décembre). J’appelle ici ces 4 montants, les Requis, soit R1, R2, R3 et R4. Ils peuvent être différents des acomptes provisionnels comme nous allons le voir. En remorque du présent Post, je clarifie tous les montants mis en jeu et utiles pour vous éviter de payer des intérêts au fisc ou encore d’éviter de perdre des revenus parce que vous avez trop généreux avec vos versements. Imprimez ce document et suivez la procédure en détails. Vous verrez que ces calculs vous aideront à optimiser vos versements et idéalement être très près du point ou vous payez "juste assez pas trop". Une autre façon de "faire des sous". Effectuez des recherches au sein du Blog en tapant un chiffre, un mot, des mots dans le rectangle au haut de la page d'accueil. Consultez les tables de matières, TMA et TMB ou TMC, en tapant TMA dans le rectangle et en imprimant ces tables. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et à développer votre propre stratégie. Je ne suis pas un conseiller et les titres que je choisis s’inscrivent dans une politique de placements très diversifiés. Mes choix ne constituent donc pas des « tuyaux » au sens que pourrait donner un spéculateur.
- 285) Les dix géants (Big Ten)
Vous vous souvenez des sept magnifiques? Depuis quelques temps, ces sept sociétés œuvrant dans l’intelligence artificielle (et en fait dans bien plus que l’IA) se sont métamorphosées en un groupe nommé les dix géants (Big Ten). Revoyons qui sont les 7 magnifiques en premier lieu. Nous avons : 1) Apple 2) Microsoft 3) Alphabet (Google) 4) Amazon 5) Meta Platforms 6) Nvidia 7) Tesla Maintenant voici les trois nouveaux venus. 8) Berkshire Hathaway (poids lourd financier) 9) Eli Lilly (pharma des médicaments anti-obésité) 10) Broadcom (semi-conducteurs et infrastructure cloud) Tous ces titres sont présents dans la politique de placement de diversification du Blogue. Et c’est très bien ainsi. À certains égards, les dix géants ne sont pas nécessairement une bonne chose. Pourquoi? Ces 10 entreprises représentent environ 40% de l’indice S&P 500. C’est beaucoup et certains diront même un peu trop. En général, on ne désire pas le risque de « dépendance excessive » à un petit groupe de sociétés. L’autre 60 % d’ailleurs contient de belles occasions d’achat car cet autre ensemble est un peu délaissé par les investisseurs friands du moment présent. Pour les investisseurs qui adhèrent à la politique des titres individuels du présent Blogue, la dépendance n’est probablement pas aussi intense. Vous vous souvenez : un quantum par titre à l’achat? Vous pourriez vérifier par vous-même en calculant le total en CAD de vos placements 1 à 10 et en comparant ce total avec le total de tous vos placements américains (l’équivalent du SP500 dans votre portefeuille). Ce calcul est particulier à votre situation car il dépend du moment de l’entrée des titres dans votre portfolio. N’oubliez pas dans ce calcul qu’on doit exclure de votre portefeuille les investissements canadiens, européens, émergents pour ne se concentrer que sur les Américaines. Perso, ce pourcentage se situe dans les 20% comparé au 44% mentionné plus haut. Je suis content du résultat. Cependant, vous allez probablement trouver que les MSFT, NVIDIA et ELY LILLY sont fortement présents. Cela pourrait l’objet d’une coupe de cheveux. La plupart des recommandations que j’ai lues au cours des 25 dernières années suggèrent de vendre un peu d’un tel titre pour le ramener à 5% maximum de l’ensemble du portefeuille. Effectuez des recherches au sein du Blog en tapant un chiffre, un mot, des mots dans le rectangle au haut de la page d'accueil. Consultez les tables de matières, TMA et TMB ou TMC, en tapant TMA dans le rectangle et en imprimant ces tables. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et à développer votre propre stratégie. Je ne suis pas un conseiller et les titres que je choisis s’inscrivent dans une politique de placements très diversifiés. Mes choix ne constituent donc pas des « tuyaux » au sens que pourrait donner un spéculateur.
- 271) L Mes trucs: les traités fiscaux
J’adore les traités fiscaux! Avouons-le, c’est une déclaration plutôt incongrue. Mais c’est vrai et surtout parce que cela est profitable. Comment? Partons du connu pour ensuite se diriger vers l’inconnu. Lorsque vous avez ouvert votre compte de courtage comme suggéré dans le présent Blogue, vous avez fourni un formulaire W8-Ben pour vos placements américains. À titre de bénéfices, un placement en actions américaines donnant droit à des dividendes taxés d’une retenue à la source de seulement 15% du dividende. Sans W8, le pourcentage serait supérieur, soit de 30%, qui est le pourcentage statutaire. Ceci n’est pas le fruit du hasard. C’est qu’il y a une convention fiscale entre le Canada et les États-Unis à cet effet et qui prévoit cette réduction. Nous sommes leurs amis comme vous le savez… Dirigeons-nous maintenant vers l’Irlande! Imaginons que nous détenions des actions de ACCENTURE PLC (ACN listée sur la bourse de New-York) mais dont le siège social est en Irlande à Dublin, ACN étant incorporée dans ce pays. Le PLC veut dire Public Liability Company, attribut qu'on retrouve sur plusieurs sociétés du Royaume-Uni. Le prélèvement de retenues à la source sur les dividendes payés par ACN à des non-résidents est de 25%. Ouf! Pas agréable à avaler même avec de la confiture, comme dans une Gravol. Mais il y a un remède pour l’investisseur patient. Il s’agit de se procurer le formulaire V2A, un document d’une page comportant une section divulguant votre nom, résidence et votre qualité d’investisseur (actionnaire). La seconde section doit être complétée par Revenu Canada. Il vous permettra d’être exempté de la retenue en question. Il faut aussi comprendre qu’il y a un traité entre le Canada et l’Irlande prévoyant cette exemption. Il y a trois avantages pour vous. 1) Sans V2A, si vous recevez un dividende de ACN alors que votre placement est localisé dans votre REER ou FERR, alors la dite retenue de 25% est perdue à jamais et non récupérable. 2) Si vos titres sont localisés dans un compte non-enregistré (ordinaire et taxable), alors la retenue de 25% pourra être récupérée mais seulement en avril de l’année suivante au moment où vous produisez votre déclaration de revenus. Avec le V2A, pas de soucis. 3) De plus, en produisant votre déclaration, vous constaterez en remplissant le formulaire T2209 qu’il y a deux critères qui visent à limiter la récupération en question. En autres, un critère limite à 15% du dividende reçu, la somme maximale « par pays ». Vous risquez d’y perdre donc un 25% moins 15% = 10%. Comment procéder pour éviter des soucis? a) Vérifiez avec votre courtier de courtage à escompte qu’il peut recevoir de vous et traiter le formulaire V2A. Il y a au moins un courtier qui le fait. b) Obtenez un formulaire V2A sur internet. c) Remplissez la première section en qualité d’actionnaire. d) Expédiez le formulaire à Revenu Canada, à votre centre fiscal. Si vous demeurez à Montréal, il s’agit du centre fiscal de Sudbury en Ontario au 1050 avenue Notre-Dame, Sudbury, Ontario P3A 5C2. e) Joignez une petite note expliquant votre demande ainsi qu’une enveloppe de retour pour faciliter votre cas. Il faut toujours être gentil avec le fisc. f) À la réception, discutez avec votre courtier à escomptes pour l’étape suivante. Je sais. Vous me direz que cela fait de la paperasse et des irritants. N’oubliez pas qu’il s’agit d’un effort du type « une fois » dont les fruits seront annuels, répétitifs sinon éternels! C’est une annuité en votre faveur. Et croyez-moi, les annuités sont des élixirs pour les investisseurs. Note : comme plusieurs titres du Royaume-Uni, il n’y a pas de retenue par les autorités des États-Unis même négociés sur les bourses américaines (le 15% mentionnés plus haut) pour ACN. Cela est également le cas pour les SHEL, BAE, BTI, BP, GSK, HSBC, IMBBY et UL. Effectuez des recherches au sein du Blog en tapant un chiffre, un mot, des mots dans le rectangle au haut de la page d'accueil. Consultez les tables de matières, TMA et TMB ou TMC, en tapant TMA dans le rectangle et en imprimant ces tables. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et à développer votre propre stratégie. Je ne suis pas un conseiller et les titres que je choisis s’inscrivent dans une politique de placements très diversifiés. Mes choix ne constituent donc pas des « tuyaux » au sens que pourrait donner un spéculateur.
- 284) Space X et moi.
Devrais-je acheter des actions SPCX de Space Exploration Technologies sur Nasdaq? Bonne question, n’est-ce pas? À mon avis, l’évaluation est très simple et la réponse est une conséquence directe de sa politique de placement, si on en a adopté une. Plus bas, j’ai préparé un résumé en français du prospectus présenté par la société et ses banquiers. Si une personne considère investir dans SPCX, elle doit au moins prendre le temps de lire ce document et idéalement consulter le site web de la société et le prospectus disponible au grand public sur le site de la Securities Exchange Commission (SEC). Cette personne sera ainsi, au moins raisonnable et au mieux, rationnelle. Qu’est-ce que je retiens? C’est une proposition excitante, futuriste, opportuniste, intelligente et risquée. Je retiens surtout le dernier mot des épithètes. On dit qu’une image vaut mille mots. Alors, j’illustre ma pensée avec un graphique que vous trouverez plus bas. Il s’agit de deux axes. Les rendements annuels espérés et le niveau de risque assumé. Naturellement, ligne bleu oblique, plus vous prenez de risques, plus vous méritez un rendement supérieur. La zone A est celle de la présente politique de placement. Le risque de base est celui du bon fonctionnement des économies mondiales. Je vous rappelle ma marotte : rendements de 7%-8%-9% par année à long terme. Les zones B et C sont celles du « capital de risque ». C’est un autre domaine, bien connu et exploité par plusieurs. C’est souvent binaire. Si tout va bien, on se retrouve au paradis (B). Si cela tourne mal, c’est l’enfer (C). Doit-on changer sa politique de placement si une occasion unique se présente? Réponse : non. Sinon aussi bien dire qu’on opère sans politique de placement! Comme la politique de placement du présent Blogue est la diversification, alors on voudrait participer et voir SPCX dans son portefeuille mais « au mérite ». C’est-à-dire, un petit peu. Et surtout, pas de regret, si "cela plante". De plus, on n’est vraiment pas pressé de prendre une position immédiatement. Laissons SPCX mériter sa place et gardons un œil sur son évolution. Et si le tout nous échappe, nous avons tellement d’autres options pour nos économies. Effectuez des recherches au sein du Blog en tapant un chiffre, un mot, des mots dans le rectangle au haut de la page d'accueil. Consultez les tables de matières, TMA et TMB ou TMC, en tapant TMA dans le rectangle et en imprimant ces tables. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et à développer votre propre stratégie. Je ne suis pas un conseiller et les titres que je choisis s’inscrivent dans une politique de placements très diversifiés. Mes choix ne constituent donc pas des « tuyaux » au sens que pourrait donner un spéculateur.
- 283) Space X et le syndrome financier du médecin.
Pr. Crum dépasse les frontières américaines. Je retrouve des échos de ses dires dans LaPresse cette semaine avec l’entrée en bourse de Space X. On y lit que plusieurs médecins québécois participeront en tant que « investisseur qualifié » à cet appel à l’épargne suivant la recommandation d’un conseiller qui a ses entrées et a déniché des actions auprès de Goldman Sachs, à New York. Professeur Crum a été mon professeur de finances à Harvard Business School. J’en parle au Post 140. La venue de Pr Crum dans ma vie a été transformatrice. J’ai appris avec lui comment lire un prospectus d’appel à l’épargne. C’est une belle phrase, n’est-ce pas? Mais ne vous y trompez pas. C’est un appel à prendre des risques. Un appel bien enrobé, convaincant et irrésistible. C’est quelque fois exclusif également, ce n’est pas donné à tous les investisseurs. Donnez-moi un exemple, dites-vous. Je vous en donne deux. Imaginez une jeune compagnie pétrolière américaine qui cherche à « lever des fonds » de plusieurs millions de dollars pour financer le forage d’un trou d’exploration dans une zone « prometteuse » du Golfe du Mexique (le Golfe de Trump…). Vous participez en donnant de vos économies contre des actions, disons une somme substantielle. Si vous « frappez du pétrole », vous devenez multimillionnaire dans l’instant. Si vous « frappez de l’eau », vous perdez votre mise. Selon Pr. Crum, les médecins américains sont friands de ce genre d’occasions. Un médecin peut investir une somme de 300,000 USD dans cette aventure, comme si de rien n’était. Plus d’une fois d’ailleurs, selon lui. Soyons clairs : c’est l’inverse de la diversification des placements. On ne met peut-être pas tous ses œufs dans le même panier, mais disons qu’on en met vraiment beaucoup et plus que pour faire une omelette! D’ailleurs, comme « investisseur qualifié », on dira à ce médecin américain que ces occasions exclusives sont réservées à des gens comme lui. Il faut avoir des actifs d’au moins un million de dollars ou des revenus de plus de $200,000 par année pour être un investisseur qualifié au Québec par exemple. Aux États-Unis, présumez les mêmes chiffres mais en USD. On lui soumet un prospectus préliminaire faisant le tour de la question souvent appelé Red Herring Prospectus (le rouge vous indique qu’il manque des informations). Notez que d’être qualifié ne vous rend pas nécessairement un bon investisseur compétent et riche pour autant mais cela flatte l’égo énormément de le croire. Un deuxième exemple est Space Exploration Technologies. La valeur de Space X n’est pas encore déterminée. On avance 1,750 milliards USD. Notez qu’une toute petite fraction sera détenue par le public soit 75 milliards USD. Vous ne serez pas actionnaire majoritaire! Vous pouvez déjà « réserver » votre intérêt pour investir dans Space X comme les médecins québécois l’ont fait en qualité de « investisseur qualifié ». Ou alors vous pouvez attendre à la mi-juin et achetez alors des actions de Space X transigées à la bourse Nasdaq, des actions qui seront, par conséquent, des actions du marché « secondaire ». L’investisseur qualifié parie que dans les premiers jours, l’intérêt des investisseurs en général sera tellement grand que le prix de l’action décollera comme une fusée et il pourra engranger un gain en capital dans les semaines suivantes. Il est possible cependant, comme on l’a vu dans le passé suite à des appels initiaux à l’épargne, que la fusée explose et que le prix ne soit pas si fabuleux. Mais une chose est sure. Goldman Sachs, Morgan Stanley, Citigroup, BoA, JP Morgan, RBC Capital, Well Fargo et plus de 10 autres banques auront leurs généreuses commissions. Le pourcentage de celles-ci n’est pas encore divulgué dans le Red Herring Prospectus. Basé sur les précédents, pour le plus grand appel de l’histoire, on peut estimer entre 1% et 3% du 75 milliards USD. Les banques prennent les risques qu’il n’y ait pas d’intérêt. Mais croyez-moi, les banques ont déjà rempli leurs « bookings » comme le démontre l’article de LaPresse. Si elles s’avancent présentement, c’est qu’elles sont sures de l’intérêt. Mais le prix de l’action… Je parie qu’elles vont convaincre l’émetteur d’être raisonnable tout en convaincant l’investisseur que le prix est une aubaine. (Note : j’aime à penser qu’en tant qu’actionnaire de plusieurs de ces banques, je vais aussi profiter de Space X sans faire quoique ce soit. Dans ce sens, je participe!) Est-ce que je vais acheter des actions de Space X? Pas comme investisseur qualifié. Est-ce que je vais acheter des actions secondaires en juin ? Je suis à lire le prospectus présentement et je vous invite à faire de même surtout si vous n’êtes pas « qualifié » ou médecin (je me permets d’ironiser un peu). Voici deux des premières pages du prospectus. La sirène chante. Effectuez des recherches au sein du Blog en tapant un chiffre, un mot, des mots dans le rectangle au haut de la page d'accueil. Consultez les tables de matières, TMA et TMB ou TMC, en tapant TMA dans le rectangle et en imprimant ces tables. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et à développer votre propre stratégie. Je ne suis pas un conseiller et les titres que je choisis s’inscrivent dans une politique de placements très diversifiés. Mes choix ne constituent donc pas des « tuyaux » au sens que pourrait donner un spéculateur.
- 282) Le rendement des 5 X et celui du portefeuille de titres individuels.
Est-ce que le portefeuille des titres individuels tient la route? La réponse courte est « oui » et si vous êtes content de cette réponse, alors la lecture de ce Post sera divertissante. Avec tous les mouvements mondiaux (guerres physiques, guerres commerciales, prix de l’énergie, Américains imprévisibles, Chinois sournois, Russes rustres) on peut se demander si « on tient le cap ». Pour répondre à cette question, considérons le globe en entier, rien de moins, avec ses indices boursiers représentatifs personnifiés par quelques fonds négociés en bourse, les fameux 5 X : XIU pour le Canada, XSP et XUS pour les États-Unis, XEF pour l’Europe et l’Asie moderne et le XEC pour les pays émergents. Le tableau plus bas calcule le rendement (sans les dividendes versés) du 1 janvier 2026 jusqu’au 28 mai 2026 pour chacun des 5 X et pour le total de ceux-ci dans les proportions visées. Résultat : un rendement de 11.39% sur 5 mois. C’est remarquable. En effet, si on obtient un rendement de 10% par année, on devrait obtenir environ 4% pour 5 mois. Mais je ne compte pas sur des miracles. Ma marotte est 7%-8%-9% de rendement par année sur le long terme. C’est du moins ce que l’histoire nous enseigne. On parle de 100 ans d’histoire économique documentée. Ma préoccupation principale est autre. Est-ce qu’en sélectionnant des titres individuels précis ou je suis obligé « d’avoir une opinion » sur ces choix spécifiques, le rendement du portefeuille suit de près le rendement des indices. Il faut que les bottines suivent les babines. Résultat : un rendement de 11.46% sur les mêmes dates avec mon portefeuille de titres spécifiques. Avouons que les deux rendements sont essentiellement les mêmes. Pourquoi des titres individuels alors? Facile : la fiscalité et la flexibilité. Les 2 F ! Avec les 5 X, on aura la fiscalité qu’on aura et on est plutôt rigide avec les proportions cibles. Avec les titres individuels, on peut améliorer le rendement « après impôts » parce qu’on a des poignées pour saisir la bête. On peut aussi investir si un titre devient « à rabais ». On peut même emprunter sur marge de façon chirurgicale. Mais, je le reconnais, il faut y travailler en répétant ces petits gestes productifs, en recherchant l’optimisation et les synergies que créent plusieurs titres. Malgré les tempêtes, les ouragans, nos amis du sud, nos amis de l’orient et ceux du milieu, nous naviguons et gardons le cap. Si vous suivez la politique de ce Blogue, vous avez de quoi être contents. Version 5 X ou version titres individuels. Effectuez des recherches au sein du Blog en tapant un chiffre, un mot, des mots dans le rectangle au haut de la page d'accueil. Consultez les tables de matières, TMA et TMB ou TMC, en tapant TMA dans le rectangle et en imprimant ces tables. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et à développer votre propre stratégie. Je ne suis pas un conseiller et les titres que je choisis s’inscrivent dans une politique de placements très diversifiés. Mes choix ne constituent donc pas des « tuyaux » au sens que pourrait donner un spéculateur.











