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- 113) Déboulonnons un mythe: les deux régimes de retraite
VOICI POURQUOI JE PRÉFÈRE UN RÉGIME DE RETRAITE À COTISATIONS DÉTERMINÉES! Dans ce post, je veux déboulonner un vieux mythe. Depuis quelques temps, j’aide des personnes participant à des régimes de retraite à prestations déterminées. Elles en sont très heureuses étant persuadées que ceux-ci sont supérieurs aux régimes à cotisations déterminées. Il est vrai qu’elles ont une garantie de paiements jusqu’à leurs décès. Je leur demande si elles comprennent qu’il y a un prix à payer pour cette garantie. Elles ne peuvent pas répondre. Je leur donne la réponse avec un exemple concret, celui du Régime des Rentes du Québec. Elles sont perplexes et je soupçonne qu’elles ne me croient pas. C’est que le prix de la paix d’esprit est énorme, même pour un régime secondaire comme celui de la Régie des Rente du Québec. Alors imaginez, si votre régime principal est celui avec votre employeur en plus. Pour le premier semestre de 2023, Teachers’ Pension Plan rapporte un rendement sur le fonds de 1.9% seulement. Voici ce qu’en dit la direction: “ Yes the returns are low, but so is the risk we take,” chief executive officer Jo Taylor said in an interview. “We work really hard to deal with volatility so that we don’t make losses at any point.” C’est très difficile d’administrer un fonds qui doit constamment payer des rentes à ses participants. Il n’y a que peu de marge de manœuvre. Il y a bien sur la diversification. Mais si des dangers pointent à l’horizon, comme une récession, alors il faut détenir des obligations plutôt que des actions, quitte à vendre ces dernières. Les obligations sont en principe très sures mais le rendement est énormément plus bas que celui-ci d’un portefeuille d'actions. Les risques sont diminués et l’administrateur peut honorer le paiement des rentes. Le hic : pour soutenir cette approche, tous les participants ont ou devront cotiser lourdement pendant toute la vie. Et malgré ces efforts, les rentes seront donc une fraction des bénéfices de l’autre régime, celui à cotisations déterminées (je présume que la personne sait bien investir, comme avec une politique discutée ensemble). Dans ce dernier cas, voyez-vous, les participants possèdent les actifs, peuvent investir en achetant des actions de sociétés et laisser la valeur du portefeuille fluctuer jusqu’à 71 ans (le REER devient un FERR). Dans ce dernier cas, le rendement est dans les eaux de 7-8-9 % par année. Dans le premier, le rendement du régime à prestations est de 2-3% par année. J’entends les sceptiques… Prenez l’exemple du Régime des Rentes du Québec. Imaginons une personne qui a 25 ans en 2023 et qui contribuera pendant 40 ans. Tenez compte des sommes qu’elle et son employeur doivent cotiser durant cette période. Examinez les prestations durant la période de 65 ans à 85 ans (décès) telles qu'établies par RRQ. Calculez le taux de rendement « interne » de ces activités avec la formule du chiffrier XL. Résultat : environ 2.6 %. Notez qu’au décès, il n’y a rien aux héritiers (sauf une demi-rente au conjoint si ce dernier est encore en vie). Faites le calcul suivant. Prenez toutes les cotisations au régime RRQ et placez-les plutôt à 8% durant les premiers 40 ans. Examinez ensuite les sommes annuelles que la personne pourra retirer de son pécule durant les années suivantes. Présumez un rendement « pépère » de 5% durant cette période de retrait (des actions et des obligations). Il y en a assez pour vivre plus de 100 ans et, étonnement, les sommes annuelles seront DE BEAUCOUP supérieures à celles des rentes de la RRQ. Presque que trois fois plus que les rentes de RRQ (125,000$ par année avec le régime à cotisations déterminées et 45,000$ avec les Rentes du Québec). J’ai utilisé la même méthode que la Chaire en fiscalité et en finances publiques de mon alma mater, soit le TRI, le Taux de Retour Interne. La Chaire a exploré des questions similaires le 13 septembre 2019 dans un document public. Les hypothèses de mes calculs reflètent le programme RRQ de 2023 (dit bonifié) et projetées vers l’avenir suivant les normes des organismes comme l’Institut de la Statistique du Québec et la Chaire. Par comparaison, dans le document de la Chaire, les hommes de cohorte nés en 2000 obtiendront vraisemblablement un TRI de 3.33% suivant l’étude. Les hommes de la cohorte nés en 1960 obtiendront vraisemblablement un TRI de 4.18% et cela inclut les bonifications. Dans mon cas personnel, mon calcul (non illustré ici) semble pointer vers un TRI 5.04% et je fais partie d’une cohorte précédente celle de 1960. Est-ce que je vois une tendance? Il n’y a pas de « free lunch » dans la vie. Pour acheter la sécurité et diminuer les risques, il faut accepter des rendements bien inférieurs. Conséquence : à la retraite, il en restera moins pour vous et vos héritiers si vous avez un régime à prestations déterminées. Voilà pourquoi je suis très content et chanceux d’avoir participé toute ma vie à des régimes à cotisations déterminées. J’ai choisi mon emploi en premier puis accepté le régime de retraite qui s’y rattachait. Je ne pense pas que ma décision d’un emploi ou un autre aurait été différente si « j’avais su » les différences et conséquences. Mais disons que vous, mon lecteur, ma lectrice, vous le savez maintenant. L’écart est trop grand entre ces régimes pour le négliger dans vos réflexions quant à un choix d’emploi. Voici en remorque mon étude : les hypothèses, les conclusions, les calculs dans les deux régimes. Imprimez et examinez. Des questions? Écrivez-moi! Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie.
- 109) L'embarras du choix
ON SE CALME AVEC L’EMBARRAS DU CHOIX! Dans une société d’économie de marché, les choix ne manquent pas. Je suis toujours étonné par le nombre de sortes de pains disponibles au super marché. Après tout, du pain c’est du pain! Vous voulez acheter un téléphone intelligent? Vous êtes en face d’une panoplie d’appareils adossés à des forfaits tous autant intéressants et que variés. Je suis certain que vous pourriez me donner de multiples exemples similaires dans des domaines différents : vêtements, films, maisons, bicyclettes, etc. Ceci peut engendrer une incertitude voire une inquiétude : comment s’assurer que son choix soit le meilleur parmi toutes ces possibilités? Barry Schwartz a étudié cet enjeu dans son livre « The Paradox of Choice ». On y relate une expérience consistant à offrir, dans un supermarché, un ensemble de vingt-quatre gelées pour tartiner (saveurs et couleurs différentes) le tout assorti d’un généreux rabais. On permettait de goûter autant que désiré. Puis on offrait d’acheter avec le rabais. On a enregistré les ventes durant une journée. Dans un deuxième temps, on a répété l’exercice la journée suivante mais cette fois avec seulement six gelées et le même rabais. Dans ce deuxième cas, les ventes furent supérieures. Il semble que durant la première expérience, une sorte de paralysie s’installait et face à la difficulté de choisir, le client préférant décliner et passer à d’autres choses. L’expérience a été répétée avec d’autres produits et plusieurs fois. Mêmes constats. Un trop grand nombre de choix conduit également à de l’insatisfaction. La personne étant incapable de tout analyser et de tout considérer, finit par capituler avec une décision sans être sûre d’avoir sélectionné « la meilleure solution ». La qualité de la décision peut être inférieure face à un très grand choix. La personne finit par se baser sur un ou deux paramètres par instinct, pour en finir… Que faire et en quoi cela a-t-il rapport avec nos économies et placements? Il y a deux considérations à prendre en compte : (a) décider de nos critères de sélection en premier lieu basés sur ce qui importe pour nous et (b) accepter que la solution idéale n’existe pas et qu’une solution « bonne assez » est suffisante. En matière de placements, j’ai eu des entretiens avec plusieurs d’entre vous mettant en jeu le paradoxe des choix. Par exemple, pour fabriquer un portefeuille diversifié simple et rapide, j’ai choisi les Fonds négociés en Bourse, XIU, XSP, XEF, XEC dans les proportions 20%, 50%, 15% et 15%. Ce choix était basé sur quelques critères dont ceux-ci (a) de représenter des indices (diversification), (b) de couvrir tous les grands marchés importants (diversification), (c) d’être de grands fonds existant depuis longtemps et d’être populaires (résilience) (d) de se transiger en CAD uniquement sans être immunisés pour la devise (simplicité) et (e) de réclamer des frais très faibles (assurer des rendements meilleurs que les conseillers). Il semble qu’il y a plus de 7,000 FNB présentement sur le marché. Bien sûr, il pourrait y avoir d’autres combinaisons. Y-a-t-il une meilleure combinaison, m’a-t-on demandé, par exemple pour inclure le fonds IVV ou QQQ? J’ai répondu que je ne sais pas si ces fonds additionnels engendraient une meilleure combinaison. Ces deux fonds s’achètent en USD, je voulais garder les choses simples car certains craignent les USD. QQQ c'est un peu un apport focalisé vers les technos (concentration). Je cherchais une proposition « bonne assez » pour faire le travail en toute tranquillité et simplicité, sans efforts. Pour justifier le choix des titres individuels de la politique, une liste de plus de 100 titres choisis avec discernement parmi les compagnies constituant les mêmes indices mentionnés plus haut est définitivement une liste « bonne assez ». Cette approche satisfait tous les critères précédents sauf le critère de la devise CAD. Cependant et en plus, cette approche élimine les frais annuels complètement, permet de la flexibilité du côté fiscal (minimiser les impôts lors de décaissements) et finalement s’appuie davantage sur la devise la plus solide du globe le USD. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie.
- 107) Les énigmatiques rendements composés
LES RENDEMENTS COMPOSÉS NOUS ÉCHAPPENT . L’homosapiens est essentiellement et intuitivement linéaire. Pardonnez-moi la simplicité de l’exemple : s’il tue un mammouth, il y a aura de la nourriture pour la tribu pendant une semaine et s’il tue deux mammouths, il y en aura pour deux semaines. La croissance exponentielle, comme nous l’avons vu durant la pandémie avant les vaccins, ou les rendements composés sur plusieurs années dans le domaine des placements sont en quelque sorte étranges à nos intuitions. Nous perdons pied. Laissez-moi vous en convaincre dans un premier temps et vous donnez un outil dans un deuxième temps. Une feuille de papier a une épaisseur d’environ 0.01 centimètre ou un centième de centimètre. Ce n’est pas beaucoup! Imaginez maintenant une immense feuille de papier. Imaginez que vous la pliez en deux. L’épaisseur de cette feuille pliée sera donc de 0.02 centimètre. Imaginez que vous la pliez à nouveau en deux. L’épaisseur sera de 0.04 centimètre. Continuez ce procédé pour encore 48 fois, donc pour un total de 50 fois. Qu’elle sera l’épaisseur de cette feuille pliée 50 fois? Elle sera de 112,589,990 kilomètres. Cette distance est en elle-même impalpable. Il s’agit d’environ des ¾ de la distance entre la terre et le soleil! Dans le domaine de la finance, cet exemple équivaut à un rendement de 100% par année. Partons de 1$. L’année suivante vous avez 2$, puis 4$, puis 8$.... Qu’elle serait la somme après 50 ans? Imaginez un gros paquet de 1000 milliard de $. Bon, maintenant regardez ce gros paquet et visualisez, si vous le pouvez, un million de gros paquets. Retournons sur terre. Parlons d’un rendement plus raisonnable de 8% par année. Parlons d’un montant de 10,000$ qu’oncle Arthur donne à son neveu de 20 ans avec instructions de l’investir. Examinons une période de 50 ans, soit lorsque le neveu aura 70 ans. Il aura alors 469,016$ dans son compte. En gros, le $10,000 ne représente que 2% de la somme à la fin. Afin de développer une meilleur appréciation des rendements composés (j’utilise le mot rendements plutôt que intérêts), je connais quelques façons d’aborder la question. Avec des exemples comme ci-dessus. Consultez également le Post no 7 ou une personne contribue systématiquement à son CELI de 20 à 70 ans et cumule plus de $5 millions de dollars si cette personne est autonome et gère ses placements elle-même. Il y a aussi la règle de 70 (ou 72). Combien de temps faut-il pour doubler son avoir sous un rendement donné? Exemple : si le rendement est de 8%, il faut 72/8 = 9 ans pour doubler la somme. Mais la façon idéale est votre téléphone et son calculateur. Vous pouvez sans doute retracer l’icône (application) facilement. Moins connu est le truc de coucher à l’horizontal votre téléphone pour voir apparaitre toute une série de nouvelles formules. Voir la photo. Notamment localisez la toucher x à la puissance y (un x avec un y un peu plus haut). Pour calculer le résultat du don d’Oncle Arthur, on fait C ou AC pour effacer le calcul précédent. Puis, on entre 1.08 (soit 1 plus le rendement annuel en décimale), on fait la fonction x à la y, puis on entre 50 et enfin on fait le signe égal. Résultat : on obtient 46.90, ce qui est le résultat pour 1$. Puisqu’on parle de 10,000$, alors on fait multiplier (le x orange), on entre 10,000 et on fait égal. Résultat : 469,016 $. Évidemment, si vous préférez utiliser un taux moins élevé comme 7% et une autre période comme 10 ans, vous répétez l’exercice et trouvez 19,671$ En somme, apprenez à dépasser l’homosapiens en vous et utiliser votre téléphone pour calculer la valeur future de toute somme pour une période de votre choix et un rendement composé de votre choix. Vos devoirs. Calculez combien faut-il payer un objet dans 30 ans alors qu'il coûte 1$ aujourd'hui présumant que l'inflation est de 2% par année pendant lesdits 30 ans? Calculez combien vous aurez dans votre compte de placement dans 30 ans, si vous décidez de ne pas dépenser ce 1$ et si vous le placez à 8% par année? Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie.
- 101) L'inflation: suis-je sur mon X?
L’INFLATION : SUIS-JE SUR MON X? On s’entend. L’inflation a toujours été présente dans nos vies. Nous avons été habitués à un niveau de 2% par année depuis fort longtemps. Maintenant, une fois la poussière retombée, des experts voient maintenant 4% dans leurs soupes pour un bon moment. Prenons un exemple pour apprécier la différence entre 2% et 4%. À la fin de juin 2023, une obligation 10 ans de notre gouvernement fédéral (un investissement très sûr) donnera un rendement d’environ 3.3% par année. Si vous en achetez pour $10,000 (disons 100 nouvelles obligations à 100$ nominal chacune) vous aurez vos coupons annuels d’intérêts et à la fin on vous remettra votre $10,000. Le hic est qu’à 2% d’inflation, votre pouvoir d’achat après ces dix ans est réduit à l’équivalent de $8,170 dollars d’aujourd’hui. À 4% d’inflation, votre pouvoir d’achat est $6,648. Dans ce dernier cas, même avec les intérêts (présumons que les impôts soient zéro) vous allez vous appauvrir. Pourquoi l’inflation est-elle plus sévère présentement? Du côté des coûts grandissants, nous éprouvons des difficultés avec les chaines d’approvisionnement, une main d’œuvre insuffisante, la fracture des relations Sino-américaines ou chaque nation cherche à construire ses propres usines. Du côté de la demande accrue, on anticipe les investissements pour réduire les effets du réchauffement du climat, le support des populations vieillissantes et les budgets de la défense. Ce ne sont que quelques exemples parmi d’autres. L’inflation affecte les « classes d’actifs » différemment . Je tire quelques conclusions d’un article récent dans TheEconomist intitulé « A steady grind » à l’édition du 24 juin 2023. La « classe » des obligations est très affectée par l’inflation comme on l’a vu plus tôt. Les actions d’entreprises, quant à elles, sont idéalement bien positionnées pour faire face aux vents inflationnistes selon TheEconomist et les données compilées à cet égard. Les dirigeants d’entreprise devraient être en mesure de limiter l’augmentation de leurs coûts tout en repassant les excès vers les prix offerts à la clientèle. Il y a cependant une nuance. Lorsque l’inflation varie rapidement et/ou atteint des sommets au delà de 4%, le contrôle de la situation est plus difficile et les profits seront plus volatils. Rappelons que le prix d’une action est fonction des profits futurs attendus. Les actifs réels comme l’immobilier s’en tirent bien face à l’inflation surtout lorsque celle-ci est très élevée. En particulier, les actifs qui génèrent des revenus comme l’immobilier à location et les infrastructures ont la capacité d’augmenter leurs « rentes » dans une bonne mesure. La valeur de l’actif en lui-même a tendance à augmenter substantiellement car l’offre est limitée. Pensez à la crise du logement présentement. Les « commodities » (matières premières) ont fait mieux que les actions d’entreprises historiquement lors de période inflationniste. Le problème avec les matières premières réside dans la difficulté d’investir dans cette classe d’actifs (environ 1% du marché des actions seulement). Peu de gens sont prêts à acheter des contrats à terme sur le blé ou le pétrole. Pour ceux qui bénéficient d’un régime à prestations déterminées d’employeurs (de plus en plus rares), j’ai des mauvaises et des bonnes nouvelles . Si vous êtes sur le point de prendre votre retraite ou déjà là et que vos rentes ne sont pas indexées, alors, dans un tel cas, votre pouvoir d’achat réduira de plus en plus réduit au fil des années. Cependant, pour ceux qui sont en début de carrière, comme les fonds qui assurent le paiement des rentes futures seront soulagés par le fait même mentionné précédemment, alors vos cotisations seront peut-être moins élevées. Une génération perd, l’autre gagne. Pour votre information, les gouvernements sortent gagnants dans un contexte inflationniste. C’est que les gouvernements sont lourdement endettés en partant. Cependant, tout ce passif se voit effrité lentement par l’inflation car la remise future des dettes sera moins lourde en dollars « réels ». C’est facile pour un gouvernement de « ne rien faire » lorsque les alternatives seraient d’augmenter les impôts/taxes ou réduire les dépenses. Ou cela nous mène-t-il? Pour la plupart des gens qui lisent ce Blog, vous avez vos économies investies dans la politique de placement discutée dans les Post précédents et peut-être une demeure/condo. Je sais que certains ont en plus des immeubles à revenus. Après la lecture de cet article de la revue TheEconomist, je crois que vous devriez vous sentir assez bien équipés pour faire face à la musique. Investir dans une centaine d’entreprises, c’est faire confiance à des milliers d’employés et de dirigeants qui désirent bien faire et conserver leurs emplois tout en gardant leurs actionnaires contents et satisfaits. On peut donc s’attendre que les profits soient au rendez-vous dans une mesure raisonnable. Les autres alternatives sont par ailleurs difficiles à mettre en place (comme investir dans les « commodités » ou acheter un condo pour le louer) ou carrément non profitables comme les obligations. En somme, vivre avec l’inflation n’est pas une sinécure. Mais on peut rester alertes, surveiller ses dépenses, économiser et faire de bons placements. Explorez mon blog avec l’outil de recherche en insérant un mot, des mots, un chiffre dans la zone de recherche de la page d’Accueil. J’ai produit deux tables des matières, TMA et TMB, pour vous aider. Tapez TMA dans la zone de recherche! Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie.
- 100) Les 7 Magnifiques
LES 7 MAGNIFIQUES! J’ai pris quelques minutes récemment pour calculer le rendement de la politique de placement depuis le 31 décembre 2022 jusqu’au 30 juin 2023, soit les premiers six mois de 2023. Je sais que quelques-uns d’entre vous recherchez cette info pour comparaison. Pour me simplifier la tâche, j’utilise les rendements des fonds négociés en bourse de la politique soit XIU, XSP, XEF et XEC. Et je pondère les rendements en les mélangeant à raison de 20%,50%,15%,15%. L’info vient donc des Blackrock iShares. Vous pouvez effectuer cet exercice vous-même en dix minutes. Résultat : Le rendement fut de 9.8% pour ces six mois sur une base en dollars CAD. Si le tout est ramené à une base annuelle, on parle de 19.6% par année…. Il y a de quoi être content. Perso : j’ai obtenu 8% sur ces six mois ou 16% sur une base annuelle. J’utilise le logiciel Quicken qui fournit ce calcul en 15 secondes. Il faut prendre en compte tous les comptes et toutes les entrées/sorties cash de tous les comptes (on ne fait pas cela manuellement). Je suis content mais j’ai cherché à comprendre l’origine de la variance. Voici la raison principale : le jeu des 7 Magnifiques! Tout le monde en parle. Et j’aime bien le superlatif…. Elles sont META, GOOGL, TSLA, NVDA, AMZN, AAPL, MSFT. Comme la première photo le montre, les magnifiques sont les grandes responsables du rendement de l’indice S&P500 américain, essentiellement de tout le rendement durant les 5 premiers mois! C’est dû principalement à l’engouement pour l’intelligence artificielle (IA). Notez que les magnifiques sont très rentables en soi pour d’autres raisons que IA. Mais IA est une sirène irrésistible pour certains. J’ai calculé par ailleurs qu’elles représentent environ 27% de tout l’indice S&P500. La politique de placement discutée ensemble contient les magnifiques mais probablement pas avec un tel poids dans le portfolio américain. Tout dépend depuis combien de temps vous avez vos quanta en place, entre autres. L’autre graphique montre que les magnifiques sont dispendieuses. Ce graphique donne le ratio Cours / Bénéfices prochains. C’est un ratio simple qui donne une « idée » de la cherté d’un titre. Normalement, ce ratio est dans les 15 à 20. D’ailleurs, regarder le ratio des 500 compagnies du SP500 à 18.9 pour confirmer le cas « typique ». Il y a META et ALPHABET qui seraient « raisonnables » selon l’auteur de ce graphique. Mon opinion diffère car j’évalue la cherté des titres à partir des rapports de l’analyste MorningStar. Je vous laisse découvrir par vous-même lesquels des titres sont à prime ou à rabais suivant MorningStar. MS prend en compte les profits futurs sur une longue période et prend en compte les risques ainsi que les avantages concurrentiels. En général, j’achète les quanta de titres qui manquent à ma politique de placement en priorité. J’essaie d’acheter lorsque le titre est à rabais si je peux et c’est le cas dans la plupart des cas. Il y a 4 magnifiques à rabais le 4 juillet 2023. Je vise un quantum à l’achat par titre et je m’en tiens à cette politique. Investir « au goût du jour » n’est pas ma tasse de thé. C’est peut-être une occasion de revoir ou vous en êtes avec les magnifiques dans votre portefeuille à vous et combler les trous. Elles sont toutes désireuses de percer avec IA. Elles ont les moyens de leurs ambitions. C’est aussi une occasion de lire et vous faire une tête sur IA. La sirène est loin d’être parfaite. À ce sujet, je vous invite à écouter comment on utilise IA pour entrainer un bonhomme digital à « scorer » de mieux en mieux au bowling. C’est une illustration simpliste me dit-on mais les principes sont là. C’est surtout quelque chose qui n’est pas magique… Il semble que cela ressemble à une solution qui cherche un problème présentement. Il faut comprendre également que IA requiert des ressources informatiques (CPU et mémoire) énormes qui ne viennent pas sans un prix exorbitant. (4) AI Invents New Bowling Techniques - YouTube https://www.youtube.com/watch?v=EWjUY_3ubf4&t=44s Explorez mon blog avec l’outil de recherche en insérant un mot, des mots, un chiffre dans la zone de recherche de la page d’Accueil. J’ai produit deux tables des matières, TMA et TMB, pour vous aider. Tapez TMA dans la zone de recherche! Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie. Les graphiques sont présentés ici sans la permission des auteurs, qui sont franchement impossibles à rejoindre.
- 70) Un portefeuille contenant 100% en actions est plus rentable et plus sûr, tout au long de la vie.
Un portefeuille complètement en actions vous donnera un bien meilleur rendement au long de la vie et sera plus sûr. Dans sa chronique du dimanche dans la Presse, Nicolas Bérubé faisait état d’une étude américaine récente (2 octobre 2023) réalisée par trois chercheurs et qui viennent d’examiner deux piliers traditionnels de l’investissement : (a) l’investisseur doit avoir des actions et des obligations dans son portefeuille et (b) l’investisseur plus jeune doit détenir plus d’actions en proportion que l’investisseur plus âgé dans son portefeuille. J’aimerais vous inviter à lire la chronique de monsieur Bérubé et consulter le résumé de quelques lignes de l’étude. Les coordonnées web des deux sources sont plus loin. Je cite à ma façon des éléments de l’étude et de l’article. Le résultat, en deux mots, est que si vous désirez vous enrichir plus rapidement et plus sûrement, une politique de placement basée sur un portefeuille 50% actions américaines et 50% actions internationales (ceci inclut donc le Canada pour un Américain) va surclasser sans équivoque une politique de placement traditionnelle basée sur des actions et des obligations et modulée par l’âge. En fait, les adeptes de l’approche traditionnelle, actions et obligations, devront fournir des efforts supplémentaires afin d’épargner environ 40% de plus durant la vie pour soutenir le même style de vie durant la retraite que l’approche 100% actions. Pour les Canadiens, un calcul des chercheurs concluent à une formule 35% actions canadiennes et 65% actions étrangères (ce qui inclut les Américaines dans cette catégorie). Comme vous le savez, la politique des 4X, les fonds négociés en bourse indiciels et celle, équivalente, des titres individuels visant à reproduire le rendement des indices boursiers est 100% actions. À ceux qui me posait la question d’un portefeuille à 100% actions versus portefeuille mixte avant cette étude, je répondais que la présence d’obligations dans un portefeuille allait réduire la volatilité des rendements parce que les obligations sont censées travailler à l’inverse des rendements des actions. Je mentionnais également, que ce soulagement ne vient pas gratuitement et que vous pouviez y laisser 2% à 4% de rendements annuels. Une vie, c’est long. Et lorsque le temps fait son œuvre avec un « handicap », ne serait-ce que de 2% de rendement « manquants à l’appel », le résultat est très décevant. C’est doublement décevant parce que, durant une crise ou correction boursière, le profit du programme Pépites d’Or mentionné dans les Posts précédents pourra s’additionner à la politique de placement « de base » et générer des profits supplémentaires suivant l'intensité de la crise. "Pépites" ne compensent pas, "Pépites" additionnent... Cela dit, les gens ont plus ou moins l’estomac nécessaire pour faire face à la volatilité. Ils auront donc les rendements qu’ils méritent. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement et mon expérience dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie. Explorez mon blog avec l’outil de recherche en insérant un mot, des mots, un chiffre dans la zone de recherche de la page d’Accueil. J’ai produit deux tables des matières, TMA et TMB, pour vous aider. Tapez TMA dans la zone de recherche! https://www.lapresse.ca/affaires/finances-personnelles/2024-02-18/l-argent-et-le-bonheur/un-portefeuille-100-actions-ok-mais.php https://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=4590406
- 55,56,57,58,59) Les chemins de la prospérité (+)
RÉSUMÉ CONCERNANT LES INC. LES POST 56-57-58-59 SONT RÉSERVÉS POUR DE FUTURS COMMUNICATIONS SUR DES SUJETS D’INTÉRÊT CONCERNANT LES INC. S'IL Y A LIEU. JE VOUS DONNE ICI UN RÉSUMÉ DES COMMUNICATIONS À CE JOUR SUR LES INC. On s’incorpore, si on est un travailleur autonome, pour profiter des taux d’impôts avantageux et proportionnels d’une société privée sous contrôle canadien (SPCC), une INC. Cette approche est bien supérieure aux taux d’impôts personnels progressifs (en palier). L’avantage ne se matérialise uniquement que si, en plus, on laisse les économies dans un portefeuille de placements de la INC. le plus longtemps possible (éternellement) plutôt que de sortir les sous en tant que salaire ou dividende immédiatement. Autrement, le principe d’intégration fiscale INC/perso rend l’exercice inutile sinon contreproductif. On doit bien vivre. On se paie un salaire afin de couvrir ses dépenses perso, l’impôt perso et en plus afin de créer des droits de cotisation à un REER, lequel on peuple de titres américains dont les dividendes et gain en capital sont, autrement, sévèrement taxés dans la INC comme revenus étrangers. Deux autres bénéfices de cette stratégie sont la participation au Régime des rentes du Québec (oui le rendement sur les cotisations n’est pas énorme…) et le soulagement de la INC si un jour les revenus de placements réduit le plafond de $500,000 par année de revenus sujets à la déduction pour petites entreprises. On reconnait que les revenus de placements sont taxés sévèrement dans une INC et que les différents types de revenus sont taxés différemment, les uns des autres. On en profite pour extraire les dividendes déterminés canadiens des placements de la INC pour les relocaliser vers perso, ce qui se fait sans douleur fiscale. On achète des bons titres d’entreprises pour les placements de la INC dans l’optique de ne jamais les vendre, différant ainsi de l’impôt à plus tard sinon toujours. On considère aussi la participation au CELI, le deuxième paradis fiscal. Si on doit extraire davantage de liquidités de la INC, on examine les différentes façons de le faire en prenant en compte le tableau présenté plus tôt illustrant les conséquences dans chacune des alternatives. On s’informe et s’éduque correctement en termes de comptabilité et de fiscalité auprès de son comptable et par soi-même afin d’assumer ses responsabilités fiduciaires d’actionnaire principal. On résume par écrit ses opérations une fois par année, incluant la déclaration des dividendes. On garde les dossiers de la INC en bon ordre, incluant la question de la continuité d'années en années. On garde un oeil sur les changements de fiscalité initiés par les pouvoirs publics afin de planifier sa réponse. On garde en tête et réfléchit de temps à autre à la stratégie de sa INC car personne d’autres ne le fera pour nous. On explore les possibilités visant à augmenter les revenus, les profits, les économies et le patrimoine cumulé dans la INC. On sait qu’il y a toujours des idées pour s’améliorer. La stratégie est probablement l’activité la plus excitante de la gestion d’une INC. En matière de fiscalité, si votre situation s’éloigne du cadre des Post du présent Blog, on s’informe. Par exemple, et je vais y revenir après une mise à jour, si vous considérez une dissolution de votre INC ou encore la situation lors du décès, alors cherchez conseil avant de finaliser vos décisions. Effectuez des recherches au sein du Blog en tapant un chiffre, un mot, des mots dans le rectangle au haut de la page d'accueil. Consultez les tables de matières, TMA et TMB, en tapant TMA dans le rectangle et en imprimant ces tables. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie.
- 54) Les chemins de la prospérité (+) et vos résultats financiers.
RÉVISER VOS ÉTATS FINANCIERS. Toute ma vie professionnelle j’ai révisé les états financiers de sociétés privées et publiques. Je l’ai fait tantôt avec des collègues comptables, tantôt avec des comptables qui furent mes employés et tantôt avec des comptables lorsque je siégeais à des conseils d’administration de sociétés. J’ai même étudié avec des comptables et eu des amis comptables! J’ai pensé vous soumettre quelques idées concernant la relation avec votre comptable de votre INC. Tout d’abord, vous comprenez que vous êtes l’ultime responsable de votre INC incluant les états financiers que vous « signez ». Une compagnie par action est une personne morale de droit privé. Elle a des droits mais aussi des obligations. Par exemple, au Québec, elle doit réviser sa situation auprès du Registraire des entreprises une fois par année, elle doit soumettre ses déclarations de revenus T2 et CO17. De plus, si elle a des employés, elle doit effectuer des retenus sur les salaires et les remettre aux pouvoirs publics. Elle doit également prélever les taxes TPS/TVQ auprès de ses clients et les remettre aux gouvernements tout en tenant compte des taxes similaires qu’elle a payé à ses fournisseurs. Elle doit aussi maintenir des dossiers et des registres internes avec toutes les pièces justificatives. Bref, c’est sérieux. D’autant plus que vous pouvez présumer qu’au moins une fois dans son existence, elle sera probablement « visitée » par le fisc pour vérification en partie ou même en totalité. Vous voulez sans doute maintenir l’ordre et l’intégrité au sein de votre INC. Vous ne voulez pas vous retrouver en situation de défauts ou de fraude alors que cela n’était pas du tout dans vos cartons. Un moyen de contrôle pour l’actionnaire visant à vérifier la satisfaction de toutes ces obligations est l’ensemble des données financières rassemblées par votre comptable : le bilan, l’état des résultats et les flux de trésorerie. Mais vous n’êtes pas comptable. Que faire? En premier lieu, fournissez à votre comptable toutes les informations qu’il ou elle a besoin pour faire un bon travail. Elle ou il ne peut deviner… Par exemple, si vous achetez des actions de la BMO à plusieurs reprises au cours des années, il faut mettre au point un dossier lui permettant de cumuler le coût moyen de vos actions en préparation de la journée où vous vendrez ces actions. La « continuité » des dossiers au fil des ans est souvent un point faible de la documentation alors qu’on se concentre surtout sur l’année en cours. Lorsque votre comptable aura préparé les états financiers, obtenez-les, examinez-les et préparer vos questions. Puis, programmer une bonne heure de discussion avec lui. Même si cela vous coute une heure de frais, il s’agit d’un bon investissement, prenez-en ma parole. Premièrement cela démontre à votre comptable votre intérêt pour son travail professionnel. Deuxièmement, vous allez apprendre beaucoup sur la pertinence, la solidité et je dirais même l’élégance des états financiers. Ils vous « parleront » davantage d’année en année, vous deviendrez plus autonome. Vous aurez la chance aussi de vérifier et peut-être détecter des anomalies, des informations de base manquantes, etc. ce qui améliorera l’étanchéité de ces états. Vous verrez aussi le comportement de votre comptable et le sérieux de son travail. Votre relation n’a pas d’autres choix que d’être basée sur la confiance. Les gestes et comportements sont la mesure de la confiance beaucoup moins que les paroles condescendantes. Je dis à la blague que si des amendes devront être payées, cela sera probablement l’actionnaire qui paiera. Il en est de même de la prison! On vous présente les chiffres à ce que j’appelle le niveau 1 : les sommaires, les totaux, etc. Demandez les rapports de niveau 2 si vous me permettez l’expression. Ceux-ci sont faciles à produire puisqu’ils ont été capturés par le logiciel comptable en première instance. Par exemple, vous retrouvez la somme de vos revenus dans le résultat des revenus et dépenses. Demandez à voir les détails par client et par facturation et vérifiez jusqu’à satisfaction. Ne laissez jamais un poste quelconque des états financiers demeurer une inconnue. Demandez à votre comptable sa liste de vérification, ce qu’il ou elle vérifie pour s’assurer d’avoir couvert tous les arrières d’un bon bilan complet, incluant les différents compteurs notionnel (IMRTDD, etc.) Construisez votre liste pour l’utiliser et l’améliorer d’année en année. En somme faites votre travail de vérification diligente, c’est votre rôle et devoir. Vous comprendrez que vous ferez de même avec les déclarations fiscales, la remise des taxes à la consommation, l’examen des comptes bancaires et comptes d’investissement, la conservation des registres, etc. Perso, j’aime bien écrire un rapport d’une page résumant les évènements importants de l’année, des explications sur la fluctuation des revenus et dépenses, les placements, etc. J’y note la déclaration de dividendes, les emprunts s’il y a lieu, etc. Les choses importantes. Un rapport du président à son actionnaire. Possiblement, vous voulez réfléchir à la stratégie de l’entreprise et y inscrire votre analyse. Il y beaucoup de façons de conduire une société vers le succès. Effectuez des recherches au sein du Blog en tapant un chiffre, un mot, des mots dans le rectangle au haut de la page d'accueil. Consultez les tables de matières, TMA et TMB, en tapant TMA dans le rectangle et en imprimant ces tables. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie.
- 53) Les chemins de la prospérité (+) et les FNB dans le portefeuille d'une INC.
INVESTISSEMENTS VIA DES FNB DANS UNE INC. Est-il possible et avantageux d’investir les économies de la INC en utilisant les Fonds négociés en bourse indiciels, notamment ceux de la politique de placement discutée précédemment. Réponse oui! En particulier, si vous débutez vos opérations avec une INC et commencez à cumuler des économies, les FNB indiciels vous donnent accès immédiatement à la diversification. Par exemple, vous pourriez investir avec XIU, XSP, XEF et XEC dans les proportions 20%, 50%, 15% et 15%, le tout complètement en CAD. Possiblement, vous voulez cumuler une somme de $100,000 d’économie au sein de la INC en suivant cette approche, puis, à votre guise, débuter avec des titres particuliers individuels de la politique ou encore continuer avec les FNB. L’avantage des FNB est la simplicité en plus d’obtenir des rendements automatiquement alignés avec les indices et ce, pour peu de frais récurrents. Mais qu’en est-il de la fiscalité, si importante pour une INC comme on l’a vu, dites-vous peut-être? J’ai préparé pour vous un tableau qui simule ce que furent les différents revenus d’un portefeuille de $100,000 CAD en 2022 avec les 4 fonds ci-dessus, mais XSP a été troqué pour son équivalent de la BMO soit le ZSP. Que constate-t-on? Premièrement, la nature des différents revenus est préservée. Si vous avez des revenus étrangers obtenus dans le fonds, vous aurez un relevé fiscal qui comptabilisera ledit revenu à titre de revenu étranger (celui qui est malheureusement taxé à plus de 50% et dont l'impôt remboursable en main à titre de dividende est fortement handicapé). Heureusement les titres canadiens qui donnent des dividendes déterminés continuent d’avoir le traitement fiscal de la Partie IV de l’impôt lequel est favorable. Deuxièmement, vous noterez qu’il y a les retenus à la source de 15% des Américaines, moins pour les Étrangères, etc. Troisièmement, vous constatez également que pour garder les fonds alignés sur les indices, il est possible que le gestionnaire des fonds ait eu à vendre/acheter certains titres entrainant ainsi des gains ou pertes en capital, lesquels vous seront refilés pour déclaration par la INC. Dans un portefeuille avec des titres individuels vous êtes en contrôle de cet aspect mais pas avec des FNB. En somme, les FNB indiciels sont une bonne solution. Il n’y a pas de magie cependant du côté fiscal. Il faut honorer nos obligations comme avec les titres individuels. Effectuez des recherches au sein du Blog en tapant un chiffre, un mot, des mots dans le rectangle au haut de la page d'accueil. Consultez les tables de matières, TMA et TMB, en tapant TMA dans le rectangle et en imprimant ces tables. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie. Suggestion: imprimez ce tableau. Il vous servira pour réfléchir et mieux comprendre et discuter avec votre comptable de façon plus intelligente!
- 52) Les chemins de la prospérité(+) et le revenu passif dans une INC.
PLANIFICATION FISCALE ET REVENU PASSIF DANS UNE INC. Depuis la réforme fiscale fédérale 2019, pour la INC, le plafond des premiers $500,000 de revenus d’entreprise et qui sont éligibles à la déduction pour petites entreprises, est maintenant variable. Ce plafond pourrait descendre à 0$ tout dépendant de l’importance des revenus de placements souvent appelés revenu passif. Avant tout, mentionnons que la déduction pour petites entreprises au Québec était déjà difficile à défendre. Il faut montrer que la société a des employés et que 5,500 heures de travail furent accomplies et rémunérées. Bref, le taux d’impôt sur les revenus d’entreprise est plutôt de 11.5% alors qu’avec la déduction il aurait été ou serait de 3.2% si vous pouviez obtenir la déduction. Plusieurs propriétaires furent bien déçus de la décision du gouvernement du Québec à cet égard. C’est la vie… Dans ce texte, je tiens pour acquis qu’au Québec, vous payez 11.5% d’impôts et ne bénéficiez pas de la déduction québécoise. Mais revenons au plafond. Il reste le côté fédéral. Le taux est de 15% sans la déduction et de 9% avec la déduction, soit une différence de 6% des revenus des opérations. En bref, lorsque le « revenu de placement total ajusté », la ligne « J » du tableau plus bas dépasse $50,000 par année, l’excédent aux $50,000 fait réduire le plafond de $500,000 à raison de 5$ de plafond pour 1$ de revenu ajusté excédentaire. À $150,000 de revenus passifs, le plafond devient nul. La INC fonctionne alors avec le « gros taux » soit 26.5% des revenus d’entreprise au Québec. Que faire pour aider sa cause? Encore une fois, un excellent document de la banque CIBC nous aide à réfléchir. https://www.cibc.com/content/dam/small_business/day_to_day_banking/advice_centre/pdfs/business_reports/ccpc-passive-income-fr.pdf Le titre est « Planification fiscale pour les SPCC concernant le revenu passif ». L’ampleur du problème est sérieuse. Le document montre le cas d’une société en Alberta qui fait $500,000 de revenus d’entreprise. Trois scénarios : (a) la INC paie ses impôts et avec le reste paie un dividende au proprio qui paie ses impôts et place les fonds à 5% par année pendant 40 ans dans un compte ordinaire (b) la INC paie ses impôts sur les revenus d’entreprise sans bénéficier de la déduction et après 40 ans paie un dividende au proprio qui assume ses impôts perso et place les fonds et finalement (c) idem (b) mais en bénéficiant de la déduction pour petite entreprise. Résultat : (a) $725,900 (b) $905,400 et (c) $1,010,900 Évidemment, on recherche (c) mais si on perd les déductions albertaines, on laisse environ 10% de la somme au fisc avec le cas (b) et le dommage est encore pire si le proprio retire les fonds immédiatement à l’an 1 pour les investir du côté perso cas (a) plutôt que de les laisser au sein de la INC pendant 40 ans. À noter que le cas (a) est à peu de choses près (soit 0.66%), équivalent à celui de ne pas avoir de INC et cela à cause du principe d’intégration. Un point à noter : en Alberta, la différence avec déduction versus sans déduction est de 12% et non 6% comme je le notais plus tôt pour le Québec. Remèdes? Vous connaissez les trois premiers remèdes illustrés dans les Post précédents. (1) Si on se paie un salaire pour vivre, on peut s’organiser de façon à cotiser au REER et investir ces économies du côté perso au REER surtout avec des titres étrangers, différant ainsi les impôts personnels jusqu’au FERR. (2) Idem mais en cotisant au CELI. (3) Évoqué également plus tôt, il y a le dividende en capital qui n’est pas un évènement fiscal ni pour la INC. ni pour perso. Noter l’importance de bien gérer le compte Compte de Dividende en Capital (CDC) et la réduction des gains en capital par un appariement de pertes en capital ultérieurement. (4) Bien que vous ne vouliez pas concéder sur la diversification, vous pourriez mettre l’accent sur des titres de croissance ne donnant pas de dividendes à titre de placement et différer la vente de ceux-ci « éternellement ». Je pense aux Technos. (5) On peut établir un régime de retraite individuel RRI crée pour vous (perso). Le bon moment est lorsque vous vous approchez du revenu passif de $50,000. Le régime n’appartient pas à INC, donc les revenus ne seront pas comptabilisés dans le revenu passif. Attention : le RRI est en concurrence avec le REER au niveau des cotisations. Il y a d’autres avantages. L’important est de faire le « business case », l’évaluation économique d’un RRI avec une personne qualifiée. Il y a plusieurs variables à tenir en compte dont le fameux 6% dont je parlais plutôt. (6) On peut détenir une police d’assurance-vie souscrite par la INC. La prestation au décès va aux actionnaires, succession. Le monde des assurances est complexe et sort de mon cercle de compétence. Vous devriez consulter et faire les pours et les contres. À la base, il faut quand même qu’il y ait un besoin pour une assurance-vie. La fiscalité doit être un plus et non la raison de base d’une avenue comme celle des assurances. (7) Faire vos dons par l’entremise de votre INC. Il y a plusieurs conséquences heureuses surtout si vous donnez des actions de vos placements et bénéficiez de la technique du dividende en capital. Un dernier point : la force motrice à considérer avec ces différentes avenues est 6% d’économies d’impôts sur chaque dollar de revenus d’entreprise (15%-9% plus haut). C’est le chiffre à retenir dans les calculs économiques. Le moment important est celui ou des excédents (ligne K) pourraient se manifester bientôt mais pas avant. Tant que les revenus passifs excédentaires sont sous $100,000, la force motrice opère. Cependant, dépendant de votre situation, il se peut que vous ayez épuisé tous les remèdes et que vous deviez vous résoudre à accepter le plein taux d’impôts pour la INC. Alors cet incitatif de 6% disparait de vos calculs économiques. Effectuez des recherches au sein du Blog en tapant un chiffre, un mot, des mots dans le rectangle au haut de la page d'accueil. Consultez les tables de matières, TMA et TMB, en tapant TMA dans le rectangle et en imprimant ces tables. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie. Suggestion: imprimez ce tableau. Il vous servira pour réfléchir et mieux comprendre et discuter avec votre comptable de façon plus intelligente!
- 51) Les chemins de la prospérité (+) et le CELI d'un propriétaire d'une INC.
LE CELI DU PROPRIO D’UNE INC. Ce Post revient sur la question importante du CELI d’un proprio d’une INC. Reprenons le préambule du Post précédent sur le REER car il y a similarité. La politique de placement discutée précédemment est composée de titres d’actions canadiennes, américaines et étrangères (Canada, États-Unis, Europe et Asie). Ce portefeuille produit des dividendes des quatre sources et éventuellement des gains en capital sur les quatre sources. Nous avons vu ces différents revenus sous l’angle du fisc et comment celui-ci les taxe au sein d’une INC. Il y a une hiérarchie fiscale. 50% du gain en capital ne sont pas taxés, 0%, c’est le grand gagnant. Les dividendes canadiens sont bons deuxièmes avec 38.33% d’impôts et finalement, la partie du gain en capital taxable, les intérêts s’il y a lieu, les dividendes américains et étrangers sont tous fortement taxés à 50.27%. Dans « la vraie vie », on peut s’attendre premièrement que le proprio évite d’enclencher des gains en capital sur ses titres provenant des économies de la INC mais n’y réussisse pas complètement à toutes les années sur une période professionnelle d’environ 30 ans. Deuxièmement, les précieux dividendes canadiens seront de la partie mais comme la fraction canadienne du portefolio est d’environ 20-30% du total du portfolio, ces revenus joueront un rôle plutôt modeste dans la somme des revenus. D’ailleurs, une bonne pratique est de transférer ces dividendes canadiens vers l’actionnaire comme expliqué dans un Post précédent. Troisièmement, tous les autres revenus seront taxés « comme » des intérêts et seront significatifs. A 50.27% d'impôt, les vents contraires prévalent dans un INC. Pouvons-nous trouver refuge en dirigeant des sommes de la INC vers le CELI du proprio? Réponse : oui. La banque CIBC a produit un document intitulé « Le CELI pour propriétaires d’entreprises … un choix intelligent » et met à jour son document au fil du temps et des réformes fiscales. Vous pouvez le trouver ici https://www.cibc.com/content/dam/personal_banking/advice_centre/tax-savings/tfsas-for-business-owners-fr.pdf Sous le titre de : Les CELI pour propriétaires d’entreprise… un choix intelligent (cibc.com) La version anglaise est préférable car des fautes se sont glissées dans la version française. Dans cette étude, le proprio vise à cotiser $6,000 vers son CELI pour une année donnée. Ce proprio est ontarien. Les montants seront un peu différents si vous habitez au Québec (à un % près) mais le principe est le même. Il lui faudra utiliser $13,076 des revenus professionnels de la INC pour cotiser $6,000 au CELI. On présume ici que ces revenus sont éligibles à la déduction pour petite entreprise. Il restera $11,481 une fois les impôts payés par la INC. La INC versera cette somme à titre de dividendes non déterminés à son actionnaire. L’actionnaire devra payer $5,481 d’impôts et il restera $6,000 pour cotiser au CELI. On examine ce placement de $6,000 après 30 ans dans les mains de l’actionnaire versus la somme de $11,481 conservée au sein de la INC pendant la même période, puis remis à l’actionnaire. Dans les deux cas, on fait fructifier le placement à raison de 5% par année. On serait tenté de dire rapidement que la somme dans la INC, étant pratiquement deux fois plus grande au départ, devrait « gagner la partie ». La réponse n’est pas si simple. Elle dépend des différents types de revenu de placement. Nous avons vu plus tôt qu’au sein de la INC réside une hiérarchie fiscale concernant les revenus de placements. Pour le CELI, peu importe le genre de revenus (intérêts, dividendes, gains en capital) le résultat sera le même, étant libre d’impôts, soit un montant cumulé de $19,900 de revenus après 30 ans (en plus de la somme de $6000 au départ). Dans le cas de la INC, si le revenu est du type « intérêts », ces revenus cumulatifs ne s’élèveront qu’à $10,600 après 30 ans (une fois dans les mains de l’actionnaire) comparé aux $19,900 calculés plus tôt. Le CELI bat la INC sans l’ombre d’un doute, quant aux intérêts. Je rappelle que les dividendes des titres américains et étrangers sont traités comme des revenus étrangers par le fisc et taxés comme les intérêts dans une INC. Ceci sera un élément crucial dans la décision de cotiser au CELI car la politique de placement discutée dans les Post précédents engendrent un flux important de dividendes étrangers. Si le revenu est du type « dividendes déterminés » au sein de la INC, celle-ci fait mieux avec $16,800. Mais cela n’est pas suffisant pour battre le CELI à $19,900. Je rappelle également que le proprio a avantage à transférer les dividendes déterminés des placements de la INC vers son actionnaire promptement, ce qui rend le présent calcul un peu redondant. Si le revenu est du type « gain en capital réalisé annuellement » au sein de la INC alors la INC arrivera à $21,900, ce qui est environ 10% meilleur que le CELI. C’est le résultat du calcul de CIBC. Mais, notons que de forcer la réalisation de l’entièreté du gain en capital annuellement est quand même sévère comme hypothèse car dans la pratique ces gains pourraient bien être différés sur une longue période, ce qui nous amène à la situation suivante. Si le revenu est type « gain en capital reporté sans cesse sur 30 ans » jusqu’à la fin des 30 ans, alors les revenus de la INC, une fois ramenée dans les mains de l’actionnaire seront de $27,100 soit 36% de mieux que le CELI. Rappelons que ce cas est difficile à matérialiser mais quand même possible. Cela milite en faveur de sélectionner de bons titres boursiers et de les conserver « ad vitam aeternam ». Le document de CIBC nous donne également des directions si les hypothèses sont différentes. Nous avons assumé que les revenus de départ de la INC étaient éligibles à la déduction pour petite entreprise, ce qui aide énormément la INC dans la course. Avec des revenus généraux (le gros taux d’impôt), les chances de surpasser le CELI sont moins grandes. Par ailleurs, avec des rendements meilleurs, disons 8%, la INC serait plus avantagée. Est-ce que je vous ai « perdu » quant à « quoi faire »? L’élément clé si vous révisez les calculs en détails et prenez en compte la politique de placement discutée, la INC va générer des revenus du genre intérêts (en réalité des dividendes étrangers) systématiquement au cours de la vie de la INC. Quelques soient la province d’opération, les rendements du portefolio, l’horizon de placement, etc. alors le CELI est toujours gagnant face au type de revenus de placement du genre « intérêts » (ou dividendes étrangers). Donc le proprio aura avantage à extraire un peu de fonds de ses revenus professionnels pour cotiser au CELI de sorte qu’une partie de ses avoirs dans son ensemble (INC/proprio) soit sous le climat fiscal paradisiaque qu’offre le compte libre d’impôt et ne soit pas sous le climat fiscal hivernal de la INC. Naturellement, une question est combien? Plus haut vous avez une bonne idée : environ $13,200 (si au Québec) de revenus professionnels pour $6,000 de cotisation au CELI. Voici donc un autre exemple qui montre que si l’on précise suffisamment les hypothèses préalables alors la solution économique devient assez claire sinon mathématique. Dans ce cas-ci, la nature de la politique de placement aide énormément à décider de la solution optimale. Effectuez des recherches au sein du Blog en tapant un chiffre, un mot, des mots dans le rectangle au haut de la page d'accueil. Consultez les tables de matières, TMA et TMB, en tapant TMA dans le rectangle et en imprimant ces tables. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie. L'oeuvre d'art n'est pas une aquarelle. L'artiste a 5 ans.
- 50) Les chemins de la prospérité (+) et le REER d'un propriétaire d'une INC.
LE REER DU PROPRIO D’UNE INC. Ce Post revient sur la question importante du REER d’un proprio d’une INC. La politique de placement discutée précédemment est composée de titres d’actions canadiennes, américaines et étrangères (Canada, États-Unis, Europe et Asie). Ce portefeuille produit des dividendes des quatre sources et éventuellement des gains en capital des quatre sources. Nous avons vu ces différents revenus sous l’angle du fisc et comment celui-ci les taxe au sein d’une INC. Il y a une hiérarchie fiscale. 50% du gain en capital ne sont pas taxés, 0%, c’est le grand gagnant. Les dividendes canadiens sont bons deuxièmes avec 38.33% d’impôts et finalement, la partie du gain en capital taxable, les intérêts s’il y a lieu, les dividendes américains et étrangers sont tous fortement taxés à 50.27%. Dans « la vraie vie », on peut s’attendre que le proprio évite d’enclencher des gains en capital sur ses titres provenant des économies de la INC mais n’y réussisse pas complètement à toutes les années sur une période professionnelle d’environ 30 ans. Présumons pour ce Post qu’en moyenne 5% du gain en capital soient réalisés à toutes les années pour des raisons légitimes. Les précieux dividendes canadiens seront de la partie mais comme la fraction canadienne du portefolio est d’environ 20-30% du total du portfolio, ces revenus joueront un rôle plutôt modeste dans la somme des revenus. D’ailleurs, une bonne pratique est de transférer ces dividendes canadiens vers l’actionnaire comme expliqué dans un Post précédent. Tous les autres revenus seront taxés « comme » des intérêts et seront significatifs. A 50.27% d'impôt, les vents contraires prévalent. La banque CIBC a produit un document intitulé « Le REER : un choix judicieux pour les propriétaires d’entreprise » et met à jour son document au fil du temps et des réformes fiscales. Vous pouvez le trouver ici https://www.cibc.com/content/dam/small_business/advice_centre/business-reports/RRSPs-for-business-owners-fr.pdf sous le titre comme suit. Le REER : un choix judicieux pour les propriétaires d’entreprise (cibc.com) La version anglaise est préférable car des fautes se sont glissées dans la version française. J’ai extrait la Figure 4 du document. Il s’agit du cas de Sara. Elle examine deux cas. Dans un cas, elle se paie un salaire depuis sa INC tout juste pour couvrir ses dépenses personnelles et laisse les fonds excédentaires dans la INC. Dans le second cas, elle se paie un salaire suffisant pour contribuer au maximum permis à son REER et investit les fonds excédentaires dans son REER. Je vous fais grâce de tous les calculs. La Figure 4 montre que dépendant du type de revenus du portefeuille (dans la INC), après trente ans, la solution REER est gagnante dans tous les cas sauf celui ou le portefeuille serait 100% en actions ne payant aucun dividende et jamais vendu sauf à la fin des trente ans. Ce dernier cas est improbable. Ne vous méprenez pas : ceci n’est pas un argument pour fermer votre INC. N’oubliez pas que vous bénéficiez d’un régime fiscal fort avantageux du côté de vos revenus professionnels par rapport au statut de travailleur autonome. Ce calcul montre que si vous avez besoin de sous pour vivre et devez extraire des sous de votre INC, saisissez l’occasion de cotiser à un REER, dans la mesure du possible, pour y investir des économies (avec la même politique de placement). La logique est simple : la fiscalité sur les placements dans une INC est sévère. La fiscalité dans un REER est très favorable. Ainsi il est avantageux d’extraire un peu de sa INC pour aligner des économies vers un REER. Le montant exact dépend du besoin pour les dépenses perso versus les revenus de la INC. Il faut que ces derniers soient suffisamment élevés pour couvrir les dépenses perso, les impôts perso et la cotisation REER. Rappelons que la cotisation au REER donne droit à un remboursement. Voici donc un autre exemple qui montre que si l’on précise suffisamment les hypothèses préalables alors la solution économique devient assez claire sinon mathématique. La dernière mesure concernant l'inclusion du gain en capital à raison de 66 2/3 % en juin 2024 ne changera les conclusions. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie. Suggestion: imprimez ce graphique. Il vous servira pour réfléchir et mieux comprendre et discuter avec votre comptable de façon plus intelligente! Effectuez des recherches au sein du Blog en tapant un chiffre, un mot, des mots dans le rectangle au haut de la page d'accueil. Consultez les tables de matières, TMA et TMB, en tapant TMA dans le rectangle et en imprimant ces tables.











