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  • 25) Les chemins de la prospérité- Capitalisation boursière.

    L’ENVERGURE DE LA SOCIÉTÉ JOUE UN RÔLE DANS LA POLITIQUE DE PLACEMENT. Un troisième critère de sélection des compagnies qui composent la politique de placement est l’envergure de celles-ci. À défaut d’un meilleur qualificatif, on se réfère à la « grosseur » de la société : une grande société qui existe depuis longtemps, qui a fait des profits solides au fils des années, qui a traversé des crises nationales ou même mondiales sans trop souffrir et qui s’en est remise (résilience), qui a un « nom » sinon une renommée et qui, souvent, paie régulièrement des dividendes en croissance. Pour simplifier la recherche de ces titres, j’en suis venu à conclure que la capitalisation boursière est bon indicateur. Je vois ce critère comme un minimum. La capitalisation boursière est simplement le nombre d’actions que la société a émises sur le marché de la bourse multiplié par le prix de l’action couramment. C’est un minimum car ce n’est pas parce qu’une compagnie est deux fois plus grande qu’elle est nécessairement deux fois meilleure. Les enjeux sont toutefois différents entre les petites et grandes sociétés. Il est facile d’obtenir la capitalisation boursière d’une société sur sa plateforme (généralement dans l’onglet « Aperçu »). Voici comment les analystes en général entrevoit cette dimension. CAPITALISATION en milliards $ MÉGA : 200 et plus GRANDE : 10 à 200 MOYENNE: 2 à 10 PETITE: moins de 2 Personnellement, j’ai arrêté le critère de capitalisation à Méga et à Grande afin d’exclure les entreprises à capitalisation moyenne et petite. Les petites entreprises ont en général des défis de financement en plus de leurs stratégies de croissance et de différentiation. C’est beaucoup pour une équipe de direction, d’autant plus qu’elles n’ont pas nécessairement les ressources humaines pour surmonter tous ces enjeux simultanément. Il est vrai qu’une entreprise « moyenne » suivant ce tableau est plus solide mais elle exige tout de même une révision périodique de la part de l’actionnaire et, en plus, a tendance à montrer plus de volatilité en termes de profits annuels, de rendements boursiers, d’incertitude, etc. J’ai donc choisi de positionner la politique avec un biais vers la sécurité des sociétés souvent reconnues comme des « Blue chip». Je suis conscient que les « petites » et les « moyennes » peuvent présenter un potentiel quelques fois extraordinaire. À cet égard, un investisseur veut peut-être se permettre d’inclure quelques titres de ces gabarits dans l’ensemble de ses placements, s'il croit avoir déniché une perle. Perso, quelques titres de capitalisation moyenne de la politique de placement originent de l'industrie de l'énergie, secteur ou j'ai oeuvré plus de 40 ans. Si je n'avais pas appris comment faire des profits avec cette industrie alors on m'aurait surement déjà éjecté! Le 10 avril 2023, j’ai pris quelques minutes pour examiner chacune des compagnies de la politique présentée au cours des Post précédents. Sauf erreurs, toutes les Américaines, Étrangères, Asiatiques se conforment aux critères Méga ou Grande sauf une. Du côté des canadiennes, reflétant la petitesse du marché boursier au sein du globe, environ une trentaine (30) de compagnies des 44 titres tombent dans les catégories Méga ou Grande. En résumé, à ce point-ci, nous pouvons utiliser trois critères de sélection parmi les titres qui composent les indices boursiers des marchés qui nous intéressent: avantages concurrentiels, allocation du capital et capitalisation boursière. Ces caractéristiques sont facilement accessibles via le rapport de l'analyste MorningStar. D’autres critères sont encore plus utiles et j’en discute dans des Post subséquents. L’objectif reste toujours de soutenir la diversification et progresser vers l’autonomie personnelle en termes de capacité à sélectionner des titres. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie. Effectuez des recherches au sein du Blog en tapant un chiffre, un mot, des mots dans le rectangle au haut de la page d'accueil. Consultez les tables de matières, TMA et TMB, en tapant TMA dans le rectangle et en imprimant ces tables.

  • 24) Les chemins de la prospérité - Allocation du capital.

    LE DIRIGEANT PRINCIPAL EST-IL UN MAGICIEN? Imaginez que vous êtes le président de ABC Inc. depuis cinq ans. Tout va bien, les profits sont importants et augmentent au fil des ans, résultats des efforts de votre équipe sous votre leadership. Commence à apparaitre une faible aura au-dessus de votre tête et plusieurs personnes de votre conseil d’administration et pairs soulignent votre apport et votre sens des affaires. Mais vous savez parfaitement bien que a) les aura s’évaporent rapidement dans la vie b) les résultats comportent une bonne part de chance c) c’est plus difficile de changer l’orientation d’une société lorsque tout va bien et d) vous n’êtes pas magicien. Que faites-vous? Il y a une responsabilité qui est celle du dirigeant principal et presque seulement lui : décider comment répartir et réinvestir les profits vers de bons projets d’entreprise (les profits qui restent après avoir donné une partie de ceux-ci comme dividendes aux actionnaires). C’est hyper critique car ces sont ces décisions qui seront responsables des profits additionnels de demain. Ce n’est pas facile non plus. Dans une entreprise typique, 50% du capital utilisé viennent de la banque et 50% des actionnaires. Dans le premier cas, la banque demande des intérêts (disons 6% pour illustrer). Dans le deuxième cas, les actionnaires prennent des risques et s’attendent à beaucoup mieux (disons 12% par année pour illustrer). Les projets d’investissement qui utilisent les profits doivent donc franchir la barre de 9% minimum et vous n’avez encore rien fait de bien mieux! L’ensemble de la dette et de l’avoir des actionnaires se mesurent typiquement en milliards de dollars et est appelé le capital investi (capital employed). Il faut choisir parmi des agrandissements de manufactures, des campagnes de marketing, le développement de nouveaux produits, des politiques de prix, l’achat de concurrents, la route vers de nouveaux marchés, des programmes attrayants et motivant pour les employés, la recherche & développement, etc. Dans les faits, les projets devront réalisés des 25%, 40% voire 60% de rendements « internes » pour contribuer solidement à améliorer cet immense capital investi, année après année. Il n’y a pas de facto nécessairement beaucoup de projets intéressants et la pression est grande de « faire quelque chose » donc de se tromper. Sur votre plateforme de courtage à escompte, l’accès aux rapports de l’analyste MorningStar vous donne une opinion éclairée quant à la capacité de l’entreprise et ses dirigeants à se bien classer dans le rôle de réallouer ses profits (Capital allocation). Il y a trois niveaux : excellent, standard et pauvre. La pharma Eli Lilly and Co, dont je vous ai parlé dans un Post précédent se mérite la cote « excellent ». Oracle qui apparait au Post précédent s’est vu décerner une cote « pauvre ». On retrouve la cote au haut de la première page mais aussi le texte soutenant la cote plus tard dans le rapport. Pour l’analyste, l’évaluation dépasse le qualitatif. Pour bien se classer, il faut avoir obtenu des rendements très respectables sur les projets. Par exemple, Oracle a investi beaucoup dans l’innovation mais n’a pas réussi à suivre ses concurrents dans l’offre de service de « nuages » (cloud) auxquels un grand nombre d’entreprises présentement font appel. Microsoft, qui est « excellent » à cet égard, fait partie de mon portefeuille mais pas Oracle… Voulez-vous vraiment acheter les actions d’Oracle? Il faudra m’expliquer car il faut d’autres attributs significatifs pour me faire oublier ladite cote pauvre. Naturellement, dans le choix d’une entreprise, on est enclin à sélectionner les « exemplaires » ou du moins les « standard » et éviter les « pauvres ». Sans en faire un dogme, on peut ainsi mieux choisir et éviter les difficultés. Dans une industrie donnée comme celle d’Oracle, il y a au moins 4 concurrents (suivant le même rapport MorningStar). On les voit tous aligner dans un tableau du rapport. Les meilleurs brillent. Voici donc, l'allocation du capital est le deuxième critère de sélection en addition des avantages concurrentiels. Il y a d’autres critères dont je vous parlerai sous peu. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie. Effectuez des recherches au sein du Blog en tapant un chiffre, un mot, des mots dans le rectangle au haut de la page d'accueil. Consultez les tables de matières, TMA et TMB, en tapant TMA dans le rectangle et en imprimant ces tables.

  • 23) Les chemins de la prospérité- Avantages concurrentiels.

    LES AVANTAGES CONCURRENTIELS SONT AU CŒUR DE LA POLITIQUE DE PLACEMENT . La plupart des courtiers à escompte offre accès aux rapports de l’analyste MorningStar. Ces rapports sont en deux versions : l’analyste (une personne) et l’algorithme. Si vous envisagez l’achat d’un titre, jetez un sérieux coup d’œil au rapport détaillé de l’analyste… En haut et au centre, vous verrez si l’entreprise a des avantages concurrentiels. (Mentions sous la rubrique "Economic moat" de « Wide » ou « Narrow » ou « None »). Pour un investisseur à long terme, une société qui présente des avantages de cette nature, c’est une raison pour mieux dormir! Il y a 5 sortes d’avantages. Référez-vous au diagramme plus bas. En général, des avantages qualifiés de « Larges » perdurent au moins 20 ans et plus avant que la concurrence puisse les réduire, si jamais elle réussit à le faire. Les avantages qualifiés de « Étroits » ont une durée plutôt de 10 à 20 ans. Lorsque l’évaluation mentionne « None », la société pourrait avoir des avantages mais la concurrence va la rattraper en moins de 10 ans. Les sociétés équipées d’avantages concurrentiels font toujours plus de profits que les pairs de leur industrie pour un même capital. Il y a d’abord les actifs intangibles comme les marques, les brevets et les licences. Pensez à Coke, aux pharmas avec leurs brevets ou encore à Disney, qui est le « licensor » no 1 au monde. Il faut se lever tôt pour espérer faire mieux à partir de zéro! Il y a aussi les coûts à changer de fournisseur (switching costs). Si vous avez un système informatique donné comme celui d’Oracle dans votre entreprise, il vous faudra beaucoup de courage et de sous pour migrer vers Microsoft. Il sera plus économique de trouver une solution à vos problèmes avec Oracle que de vous retrouver dans un projet majeur de changement informatique avec une autre firme. L’effet de réseau est cet avantage que les MasterCard, Visa, American Express, par exemple, jouissent allègrement. Les commerces et détaillants se sentent fortement obligés d’accueillir ces cartes de crédit aux risques, autrement, de carrément perdre de la clientèle. Et nous comme clients, nous avons besoin « nécessairement » d’au moins une carte de cette nature, sinon deux, particulièrement si vous voyageons. L’avantage de bas coût est un avantage fréquent. Imaginez que vous soyez proprio d’une aluminerie dont les coûts de production soient les plus bas au monde. Dans une perspective d’une guerre de prix de vente de l’aluminium sur les marchés internationaux vous aurez toujours plus de profits que quiconque à long terme ou du moins, vous souffrirez moins. En plus, vous serez la dernière aluminerie à « fermer » i.e. jamais. L’efficacité d’échelle accompagne certaines « pipelines » comme Enbridge ici au Canada. Cette entreprise détient un réseau complexe, élargi et stratégique de transport d’énergie au Canada et ailleurs. Il est très difficile de déloger Enbridge et si vous devez fournir des produits dans un marché quelconque en tant que producteurs, fatalement, vous devrez considérer Enbridge. Dans la sélection d’un nouveau titre à sa politique de placement il serait négligeant d’ignorer cet important facteur que sont les avantages concurrentiels. Sans en faire un dogme, le titre qui présente des avantages concurrentiels passe le premier critère haut la main. Les titres qui n’ont pas d’avantages peuvent être considérées mais il faudra bien d’autres facteurs pour qu’on lui « pardonne » sa faiblesse. Dans les tableaux de titres présentés dans les Post précédents, vous verrez un ou deux astérisques tout près du titre pour signaler cette dimension. Les avantages concurrentiels constituent un facteur mais il faut tenir compte de d'autres éléments d'évaluation. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie. Effectuez des recherches au sein du Blog en tapant un chiffre, un mot, des mots dans le rectangle au haut de la page d'accueil. Consultez les tables de matières, TMA et TMB, en tapant TMA dans le rectangle et en imprimant ces tables.

  • 22) Les chemins de la prospérité - Choisir un titre par vous-même.

    CERNONS UN TERRITOIRE AU SEIN DUQUEL ON CHOISIT UN TITRE DE FAÇON AUTONOME . Si vous voulez progresser vers des profits additionnels, il y a des préalables en termes de connaissances. Rien de bien complexe. Le premier objectif est d’apprendre à sélectionner un titre boursier par soi-même et le sélectionner au mérite . Bien sûr vous avez la liste de titres de la politique de placement discutée précédemment et qui compose mon portefeuille. Cette liste a au moins le mérite d’avoir été soumise à deux grandes questions : le portefeuille est-il suffisamment diversifié et obtient-on les rendements des indices visés? La réponse à ces questions est oui. Si vous désirez aller au-delà de cette liste, que faire? Je vais vous parler de critères de sélection dans le prochain Post mais auparavant j’aimerais souligner là ou vous pourriez débuter. Ou faut-il chercher en premier? La politique est, entre autres caractéristiques, basée sur l’indice S&P TSX 60 qui contient 60 grandes entreprises canadiennes. Toute société au sein de cette liste est une candidate additionnelle intéressante. En effet, en prenant une position, disons un quantum, d’un des titres de cette liste, titre que vous ne possédez pas déjà, vous contribuez à améliorer la diversification canadienne et en plus, vous êtes garanti du rendement de l’indice en question. On peut retracer la liste des 60 à plusieurs endroits sur le Web dont celui-ci : ^TX60 S&P/TSX 60 Index | Sociétés composant l’indice | Indice canadien | TMX Argent De façon similaire, la politique focalise sur les titres du S&P 500 aux États-Unis avec plus d’une cinquantaine d’entre eux. Il en reste 450 ! En choisissant parmi ces derniers, vous travaillez dans le sens de la diversification et de la consolidation des rendements de votre politique. Vous en renforcissez les fondements. On peut retracer la liste des 500 à plusieurs endroits sur internet dont celui-ci : S&P 500 INDEX, INX:IOM Constituents - FT.com Concernant les titres de l’Europe, Asie et Extrême-Orient, j’aime bien inspecter le XEF sur le site du fabricant BlackRock. On peut y télécharger aisément un chiffrier avec tous les titres. Idem avec XEC pour ce qui est du dernier segment soit les pays Émergents. En bref, voilà un inventaire de candidats qui respecte la politique de placement et la soutient voire l’améliore. Mais nous voulons progresser vers l’acte de faire un choix précis parmi l’inventaire afin que le titre choisi mérite sa place et cela sera l’objet des Post suivants. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie. Explorez le Blog en insérant un numéro, un mot, des mots dans le rectangle de recherche de la page Accueil. Le tableau est de Christian Bergeron. J'en ai fait l'acquisition à Québec il y a plusieurs années. Les couleurs et les motifs me rappellent Monet. On voudrait y être, n'est-ce pas?

  • 21) Les chemins de la prospérité- On fait le point.

    ON FAIT LE POINT AVANT DE CONTINUER. Après 20 Post, une personne autonome en matière de ses finances et sur le chemin de l’indépendance financière sait et agit. a) Elle sait que son capital humain (expérience, connaissance, initiatives) est la priorité no 1 et agit en lui consacrant tous les efforts nécessaires. C’est sa source première de revenus qui prennent alors la forme de revenus de travail autonome, de salaires d’employé, de boni, de promotions, d’avantages sociaux et de reconnaissances pécuniaires. b) Elle sait combien épargner, soit 20% de ses revenus. Elle est sans compromis à cet égard et elle agit en se payant elle-même cette épargne en premier et avant tout. c) Elle a une politique de placement fondée sur la diversification sans compromis, ce qui l’assure de minimiser les risques qu’elle prend au fil des ans. Son portefeuille ne dépend d’aucune société en particulier tout en dépendant de l’ensemble des compagnies dans lesquelles il est investi. Elle a choisi ses fonds et/ou ses sociétés avec des critères rigoureux (fonds diversifiés indiciels, sociétés avec des avantages concurrentiels, des profits continus, envergure, historique, innovation, etc.) d) Elle sait que, bien diversifiée, elle se méritera à coup sûr et obtiendra concrètement les rendements des indices boursiers des marchés qu’elle a choisis : le Canada, les États-Unis, l’Europe et l’Asie, bref le globe. À long terme, ces rendements sont les meilleurs qu’elle peut obtenir comme « investisseur modeste » et sont dignes des rendements que procurent les professionnels et dans plusieurs cas, ses rendements sont meilleurs que les pro. e) Elle a agi en ouvrant des comptes de courtage à escompte afin d’exécuter elle-même ses transactions. Ses comptes REER, CELI et non-enregistrés ont des sous-comptes en devise CAD et USD afin de réduire les frais de transactions et les frais de service d'échange au cours des prochains 30-40-50 ans. Elle a utilisé le coaching que dispense sa plateforme et sait se débrouiller sans problèmes. f) Au début de sa vie sur le marché du travail, elle saisit les avantages du REER (investir avec des dollars avant impôt) et du CELI (rendements sans impôt) et utilise des Fonds négociés en bourse indiciels dont les 4 X (XIU, XSP, XEF, XEC) afin de peupler ces deux comptes enregistrés le plus tôt possible. Elle sait que 1$ investi à 25 ans deviendra 22$ à 65 ans alors qu’un 1$ de dépenses à 25 ans deviendra 3$ de dépenses à 65 ans. Son plan de match est solide et basé sur le long terme. Elle ne spécule pas. Elle conserve de bons dossiers de ses placements. Elle révise la situation durant une ou deux heures par mois afin de s’assurer que tout est en ordre et elle réinvestit les liquidités. g) Elle constate après quelques années qu’elle a économisé plus de 100,000$. Elle agit et débute l’achat des titres individuels à raison de un quantum par titre en les choisissant avec discernement afin de conserver un portefeuille toujours bien diversifié. h) Elle peuple son REER de titres américains individuels autant que possible et peuple son CELI de titres canadiens afin de maintenir l’efficacité fiscale et ne rien laisser au fisc inutilement. i) Vient un jour, ou ses droits de cotisation sont complètement utilisés. Alors, ces économies débordent vers son compte ordinaire ou elle le peuple avec les titres de sa politique en prenant soin ainsi de récupérer toutes les retenues à la source sur les dividendes des non-canadiennes. j) Elle ne vend que rarement. Mais si elle doit le faire, elle sait comment gérer les gains et pertes en capital sur plusieurs années afin de ne pas laisser un seul sou sur la table fiscale. Est-ce que cette personne peut faire mieux? Je veux dire plus de profits, faire travailler ses économies « plus fort encore »? Réponse : définitivement oui, pour peu que la personne s’intéresse à développer ses connaissances (savoir) et pour peu qu’elle les mette en pratique (agir) de façon disciplinée. Voici l'objet des prochains Post de ce Blog. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie. Explorez les sujets du Blog en entrant un chiffre, un mot, des mots dans l'outil de recherche de la page d'accueil, le rectangle. Consultez les tables de matières.

  • 20) Le chemin de la prospérité- Perte en capital.

    LES PERTES EN CAPITAL SONT DES ACTIFS! Cela vous semble-t-il paradoxal? Cela ne l’est pas. Laissez-moi vous montrer quelques « trucs » améliorant les profits avec ces pertes en capital dites « déductibles ». (ce qui suit n’est applicable que dans un compte ordinaire ou taxable, comme j’aime l’appeler). Rappel : lorsque vous vendez un titre à une valeur supérieure à votre coût d’achat, vous faites un gain en capital et 50% de celui-ci est imposable. Nous appelons ce « 50% » le gain en capital « imposable ». À l’inverse lorsque vous vendez un titre à une valeur marchande inférieure à votre coût, vous faites une perte en capital et 50% de celle-ci est « déductible » i.e. utilisable pour réduire un ou des gains en capital « imposables ». Les deux concepts sont des compagnons inséparables si je puis dire. Pour le fisc, l’année d’un particulier est l’année de calendrier. Si dans l’année vous avez des gains en capital imposables et des pertes en capital déductibles, cela sera la somme de gains et pertes qui sera importante. Il faut déclarer tous les gains et toutes les pertes dans l’annexe 3. (L’annexe 3 vous amènera à calculer la somme et les fameux facteurs de 50%). Vos pertes en capital vous permettent de diminuer vos gains en capital de l’année même, d’où le mot « déductible ». Voici donc, le premier « truc », on utilise les pertes en capital pour réduire les gains en capital dans l’année sous considération. Il faut tout déclarer, même si la somme est négative . Si une somme négative apparait à l’annexe 3, elle ne sera pas une déduction dans la page principale de la déclaration de l’année en question. Raison : une perte en capital est applicable « contre » un gain en capital mais non pas en réduction d’une autre sorte de revenu comme le salaire, les dividendes, les intérêts, etc. Dommage, mais c’est la vie! Cette somme résultante est appelée « gains ou pertes nets en capital » dépendant qu’elle soit positive ou négative. Si elle est positive, elle apparaitra comme revenu de l’année en question. Si non, le fisc et vous-même garderont en mémoire la perte en capital pour l’année en question. Même si négative, ladite somme à une valeur financière pour vous . En effet on peut l’appliquer « contre » du gain en capital réalisés au cours de d’autres années. Je vous donne un exemple plus bas en médaillon. Cette personne n’a pas eu le choix autre que de se délaisser à pertes de ses investissements en actions chinoises listées sur New York lorsque Donald Trump a décidé qu’elles ne pouvaient plus être présentes sur New York. Pertes en capital nettes de ($1,126) en 2019. Ce montant est après avoir appliqué le facteur de 50%, donc il s’agit d’une perte déductible. Cependant, en 2020, 2021 et 2022 cette personne a réalisé des gains en capital imposables. Elle a pu « ramener du passé » année après année, une partie de la perte en capital de 2019 afin de réduire les impôts durant les trois années en question. Voilà le deuxième truc : rapporter des pertes du passé pour effacer des gains d’aujourd’hui. Le troisième truc est une variante (non illustrée ici). Il est possible de « transférer vers le passé » une perte d’une année fiscale donnée. Par exemple, disons qu’en 2019, notre contribuable aurait pu utiliser une partie de la perte en capital de 2019 pour réduire ses impôts en 2018 et 2017 rétrospectivement. Le processus est limité à trois années antérieures maximum toutefois. Vous allez aimer le quatrième truc! Il faut jouer de ruse… Imaginons que vous soyez en octobre 2023 et que vous avez réalisé un gain en capital important. Vous voyez arriver la fin de l’an et serez obligé de payer éventuellement de l’impôt sur ce gain. Mais vous voyez également dans votre portefeuille un autre titre qui engendrait une perte en capital importante s’il était vendu en réduisant ainsi votre gain important et l’impôt subséquent. Cependant, vous voulez toujours conserver ce deuxième titre. Le quatrième truc consiste à vendre le titre à perte, attendre un mois, et le racheter par la suite. La perte ainsi réalisée vous aidera à réduire le gain. L’affaire est réglée! C’est totalement légal! Dans ce cas, veuillez noter que vous serez à risque concernant le titre à perte. En effet, le prix du titre peut bien varier durant ce mois et vous couter plus cher ou moins cher au rachat. C’est un risque qu’il vous faudra prendre pour éviter de payer de l’impôt sur le gain. Plus tard, dans un autre Post, j’expliquerai comment réduire considérablement ce risque. Je me garde des trucs pour vous garder intéresser à me lire! En bref, il y a plein de choses à faire avec les pertes en capital déductibles. On ne les désire pas, on les évite mais il arrive qu’on soit forcé à réaliser des pertes en capital. Tenons un registre historique en bon et due forme et gardons en tête les 4 trucs. Une perte en capital a une valeur fiscale importante. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie. Outil de recherche: insérez un chiffre, un mot ou des mots pour retracer un Post ou plusieurs Posts sur un sujet. Voir dans la page d'Accueil, le rectangle au haut de la page et tapez votre recherche.

  • 19) Le chemin de la prospérité - Gain en capital.

    LE TRÈS INTÉRESSANT GAIN EN CAPITAL . Le 3 avril 2013 (il y a bientôt 10 ans) vous avez acheté 50 actions de la compagnie Eli Lilly and Co (LLY), une pharma de grand gabarit, équipée d’avantages concurrentiels et capable d’allouer ses profits de façon exemplaire vers des projets de recherche. L’achat s’est fait dans un compte ordinaire, donc « taxable ». (Ce qui suit n’a pas de pertinence fiscale si l’achat avait été fait dans un REER ou un CELI, ces comptes étant enregistrés) À ce moment, le titre se négociait à 56.85 USD et le taux de change était 1.01458 CAD/USD. Le montant de l’achat était donc de 2,884 CAD. Nous sommes maintenant le 24 mars 2023 , les 50 actions se transigent à 336.13 USD et le taux de change est de 1.37417. La valeur du placement est présentement de 23,095 CAD. Vous avez bien lu : 23,095 CAD. À ce point-ci, vous avez un gain en capital de 20,211 CAD (soit 23,095 CAD moins 2,884 CAD). Ce gain en capital est dit « non réalisé » car vous n’avez pas vendu ces actions. Il deviendrait « réalisé » si vous vendiez ces actions, mais ce n’est pas le cas. Il est intéressant de comprendre qu’au cours de ces 10 ans, la valeur du titre en soi s’est appréciée considérablement mais en aucun moment, le fisc vous a demandé de payer des impôts. Le fisc considère qu’il serait indécent de demander des impôts sur gain en capital alors que vous n’avez pas les sous provenant de la vente des titres pour les payer (du moins, c’est ce qu’on dit). Le gain en capital non réalisé est la façon par excellence de s’enrichir, quel que soit le compte, enregistré ou pas. C’est ce que vise l’investisseur à long terme et patient. C’est pourquoi, il est impératif de bien sélectionner les compagnies en suivant des critères rigoureux, comme ceux que j’ai mentionnés plus tôt. Si jamais vous aviez décidé de vendre le 24 mars 2023, les gains en capital seraient devenus « réalisés » et imposables. Un élément, surprenant à première vue, est que seulement 50% de ce gain réalisé est imposable. Ce 50% est appelé gain en capital « imposable ». L’autre 50% est à vous sans autre procès. La logique est que vous avez pris des risques comme investisseur par rapport à ce placement et le fisc ne peut pas vous imposer avec la même sévérité que sur des revenus d’intérêts garantis. Notez que dans le passé, ce « 50% » a déjà été « 75% ». Dans l’éventualité où vous auriez vendu ces titres et que votre taux marginal d’impôt est de 37.12% , alors l’impôt à payer serait de 3,751 CAD, soit 20,211 CAD * 50% * 37.12%. Sur un produit de ventes de 23,095 CAD, il resterait 19,344 CAD. Ceci est sans compter tous les dividendes qui furent versés durant les 10 ans. En passant, notez que le fisc ne reconnait que des dollars CAD, d’où l’obligation de calculer les montants avec le taux à l’achat et le taux à la vente. Faut-il vendre? Il y a des gens qui ont pour politique de vendre un titre lorsque ce dernier s’est apprécié de 30%. Quelle erreur monumentale! Ils auraient vendu à 74 USD, payé de l’impôt et aurait raté l’occasion de s’enrichir considérablement. Voici les raisons qui entrent en ligne de compte dans la réflexion d’un investisseur à long terme. a) Ce que vous avez payé pour un titre, son coût, est une donnée totalement inutile, sauf pour calculer les impôts. b) En fait, le cout d’achat est une donnée dangereuse. Elle introduit un biais « humain » dans sa logique. Lorsque je jette un coup d’œil à combien m’a couté un titre, je remplace le chiffre dans ma tête par 1MM$. Cela m’aide à me concentrer sur les raisons importantes et qui suivent. c) Ce qui importe le plus sont la qualité de la compagnie aujourd’hui et son FUTUR, sa capacité à générer de solides profits dans l’avenir. d) On se fait une tête à ce sujet en lisant le rapport de l’analyste MorningStar et en consultant le plan d’affaires de la société ou du moins son rapport annuel et sa vision pour l’avenir, disponible sur son site web. Je vais discuter de ces sujets plus tard. e) On prend conscience aussi du rôle diversifiant de la société dans son portefeuille. LLY est une pharma parmi la dizaine de pharmas du portfolio. De ce fait, LLY est pilier de solidité dans le portefeuille des pharmas et aussi dans le portefeuille dans son ensemble. f) À moins de vents contraires évidents dans la revue de situation de LLY, on conserve ce titre. Ne rien faire est de bien faire dans ce cas. Idéalement, pour encore 10 ans voire 30 ans… g) Par contre, si tout indique que le titre est destiné à de sérieux problèmes à l’avenir et qu’on ne peut pas voir de remèdes ou d’espoirs (comme un changement de direction par exemple), alors on se départit du titre promptement et on « prend sa pilule » fiscale même si elle est amère. h) Vendre est un moment rare si on se conforme à la politique discutée dans les Posts précédents. Au cours des derniers 15 ans, je peux compter sur les doigts de la main les titres dont je me suis senti obligé de me départir pour une ou des raisons troublantes. En résumé, bien qu’un gain en capital soit fiscalement avantageux, on peut reporter l’incidence fiscal de la vente d’un titre indéfiniment en le conservant et s’enrichir davantage à la vitesse Grand V. Le gain en capital non réalisé est un paradis fiscal totalement légal et légitime. Il y a des gestes additionnels dont je veux vous parler en rapport avec le gain en capital et qui augmenteront le profit. Cela sera l’objet du prochain Post. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie. Explorez mon blog en utilisant l'outil de recherche dans la page Accueil. Insérez au haut de la page, un mot, un chiffre, quelques mots et lancez la recherche. Choisissez le Post. J’ai utilisé les données ci-dessus pour illustrer. En fait, j’ai acheté mes premières actions LLY avant 2013 et suis encore actionnaire. Je ne pense pas vendre LLY ayant relu récemment le rapport MorningStar concernant ce titre et le rapport annuel 2022 de LLY. Cette compagnie aide plus de 50 millions de personnes à soigner des maladies sérieuses tous les jours et le pipeline de médicaments passé, présents et futurs de LLY est plus que prometteur.

  • 18) Le chemin de la prospérité- Dividendes étrangers.

    LES DIVIDENDES DES TITRES EUROPÉENS ET ASIATIQUES MÉRITENT ATTENTION. Afin de compléter la revue des dividendes, quelques commentaires s’imposent concernant les titres européens et asiatiques, leurs dividendes, les retenues à la source et les meilleurs comptes pour les localiser. Nous les achetons sur New York en USD. Cependant, la fiscalité locale du pays d’origine doit être prise en compte. On peut "optimiser pour davantage de profits". Pour les Britanniques comme BP, GSK, HSBC, SHEL et UL, on note qu’il n’y a pas de retenue à la source. Ces titres ont donc leurs places essentiellement partout : REER, CELI et compte ordinaire taxable. Les sociétés en Belgique comme BUD retiennent 15% du dividende auquel s’ajoute 15% de retenue américaine pour un total de 30%. Les sociétés en Allemagne comme BASFY prélèvent 11.38% plus 15% américain pour un total de 26.38%. Celles en Suisse, comme NVS et NSRGY se chiffrent à 35% soit 20% + 15%. Les sociétés en France comme TOT et SNY ont maintenant des retenues à la source de 25% soit 15% plus 10%. Les titres des pays faisant des retenues se trouvent ainsi mieux localisés dans un compte ordinaire en vue de récupérer les dites retenues. Cependant le principe de la bonne diversification doit être préservé avant tout. Pour ceux qui en sont à l’étape de localiser tous leurs placements à long terme dans un REER, il ne faut pas hésiter à acheter ces titres pour le REER, quitte à utiliser la technique mentionnée dans le Post précédent pour repositionner ces titres plus tard dans le compte ordinaire, ceci sans évènement fiscal. Les sociétés en Chine de la politique de placement précédente et listées à Hong Kong ont des retenues à la source de 10% si elles paient un dividende. Elles vont dans un compte ordinaire. Les Chinoises toujours listées à New York de la politique de placement précédente ne paient pas de dividendes. Le portefeuille de placements localisé dans une INC. peut accueillir tous les titres naturellement car il est possible de récupérer les retenues. En somme, de façon réfléchie, on peut facilement éviter des laisser des dollars sur la table inutilement. Les dividendes et les retenues vont apparaitre sur les relevés fiscaux T5 / Rel 3 aux mêmes cases que dans le cas des américaines (voir le Post sur ce sujet) Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie. Utiliser le moteur de recherche (le rectangle au haut de la page d'Accueil) en insérant un chiffre, un mot, une série de mots pour localiser les Posts qui vous intéressent.

  • 17) Le chemin de la prospérité- Dividendes américains.

    LES DIVIDENDES AMÉRICAINS ET LES FISCS. Dans le Post précédent, j’ai revu la question de la fiscalité des dividendes canadiens. Pour le fisc canadien, les dividendes américains, quant à eux, sont des « revenus étrangers » et pour le fisc américain, nous sommes des « étrangers »! Heureusement, ces deux pays ont une convention fiscale qui nous aide. Il faut avoir fourni le W8 BIN à votre courtier (voir le Post à ce sujet). Voici donc, ce qui se passe : a) Ces revenus étrangers, pour nous canadiens, seront imposés à priori comme le seraient des intérêts ou un salaire (pas de crédits d’impôt comme dans le cas des dividendes canadiens, malheureusement). Mais il y a des moyens de réduire les effets néfastes. b) Le fisc américain, de plus, retient à la source un montant de 15% du dividende américain, si ce dernier est versé dans un compte ordinaire (taxable) ou dans un compte CELI. Sans convention cela serait même de 25%. Donc, fournissez votre W8 ! c) Mais n’ayez crainte, les retenues pourront être récupérées lors de vos déclarations de revenus annuelles dans le cas de votre compte ordinaire (mais pas le CELI). Je montre comment procéder plus bas. Considérez ces retenues comme un « pré paiement d’impôts » si vous voulez. d) Bonus! Dans votre REER, en vertu de la convention, le dividende américain ne souffre d’aucune retenue à la source. Youpi! e) Dans votre INC. il y a également une retenue de 15%, laquelle est récupérable lors de la déclaration de revenus. Si vos placements américains sont dans un compte ordinaire, vous recevrez un T5 / Relevé 3 comme ci-dessous. À la case 15 et à la case 16 du T5, vous retrouverez la somme des dividendes (revenus) ainsi que la somme des retenues à la source. Si vous avez placé vos titres dans un « sous-compte » en devises USD plutôt que CAD, alors ces sommes sont en USD comme l’indique la case 27. On doit convertir ces sommes en CAD. Le fisc canadien accepte que celles-ci soient converties en utilisant le taux de change CAD/USD moyen de l’année, lequel vous est fourni par votre courtier sur votre rapport annuel pour fins d’impôt. J’ai pris l’habitude d’inscrire les résultats de ces calculs sur les feuillets mêmes, question de conserver un suivi. En entrant ces deux montants en CAD aux bons endroits dans votre logiciel d’impôts, le tour est joué et vous obtiendrez le remboursement de vos retenues à la source ainsi que la juste imposition. Du côté provincial, les cases F et G vous donneront les montants similaires. Conclusions importantes pour améliorer vos rendements : a) Au début de votre carrière de travailleur, il est désirable et probable que vos économies se retrouvent dans votre REER et CELI. Vos placements canadiens et américains sont à l’abri fiscal. Pas de soucis… b) Les titres américains ont en général leurs places préférées dans le REER puisque leurs dividendes seraient taxés autrement de plein fouet comme des intérêts. c) Dans le CELI, on évite d’y placer ses américaines afin de ne pas perdre la retenue de 15% (puisqu’elle est irrécupérable). d) Il arrive un moment, peut-être à 35-40 ans, ou vos économies « débordent » vers un compte ordinaire alors soumis à la taxation puisque vous avez utilisé tous vos droits de cotisation au REER et CELI. e) Probablement que vous finirez par investir dans le compte taxable avec des canadiennes et des américaines et inévitablement devrez payer des impôts. Il y a cependant un geste intéressant à prendre en considération pour optimiser la fiscalité. f) Vous pourriez par exemple vendre un de vos titres canadiens de votre REER (tout en restant dans le REER) et acheter une américaine avec ces liquidités (toujours dans votre REER). Cette vente et rachat n’ont pas de conséquences fiscales. Puis avec vos économies régulières, acheter un titre canadien dans votre compte taxable. Ceci évite de localiser une américaine dans votre compte taxable, dont les dividendes sont taxés plus sévèrement qu’une canadienne. g) Ultimement, à long terme, vous peuplerez ainsi votre REER uniquement avec des américaines, votre CELI uniquement avec des canadiennes et la balance dans le taxable, tout en respectant la priorité absolue de la diversification de votre portefeuille. Le prochain Post traitera de la fiscalité des placements en Europe et Asie. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie. Explorez les Posts avec un mot, un chiffre, une idée, des mots, insérés dans le rectangle de recherche au haut de la page Accueil!

  • 16) Le chemin de la prospérité- Dividendes canadiens.

    TOUS LES DIVIDENDES NE SONT PAS ÉGAUX DEVANT LES FISCS! En investissant au Canada et aux É.U. vous recevez des « dividendes » de ces sociétés. Pour le fisc canadien, un dividende canadien est une pomme et un dividende américain est une orange! Vous voulez tout connaitre de ces fruits car il y a des avantages à les placer dans les bons paniers! Je reviendrai avec les « bons paniers » au bas de ce Post et au Post suivant car c’est lucratif à long terme de bien situer vos placements dans les trois paniers REER, CELI et compte ordinaire. En résumé, les titres canadiens sont comme un passe-partout et vont bien dans les trois comptes. Voici pourquoi. Je commence donc par notre chère patrie. Lorsqu’une société comme la Banque Royale distribue un dividende, celle-ci a déjà payé des impôts de 38% sur les profits qui sont à l’origine de cette distribution. Dans sa sagesse infinie, le fisc canadien désire ne pas imposer deux fois les mêmes profits. À priori, j’aurais pensé ne pas à avoir à déclarer ces revenus… Mais le fisc a aussi l’objectif de taxer les contribuables en suivant les « paliers d'imposition » afin que ceux qui ont des revenus élevés soient davantage imposés que ceux qui ont des revenus plus modestes. Si vous recevez des dividendes canadiens dans un compte non-enregistré alors votre courtier vous fournira un relevé T5 et un relevé 3. Voici plus bas, un exemple des relevés pour des dividendes totalisant $1,000 en 2022. On retrouve ce montant en case 24. Vous noterez qu’en case 25, un montant de $1,380 apparait. Il s’agit des profits avant impôt corporatif que la Banque Royale a déclaré. Eh bien, le fisc vous demande de déclarer ce montant de $1,380 dans VOTRE déclaration! Notez que vous n’avez jamais vu la couleur des $380 au-delà des $1,000 reçus dans vos comptes. Sueurs froides. Ainsi, deux contribuables se situant à des niveaux différents dans les paliers d’impôt seront taxés « équitablement » l’un vis-à-vis l’autre. Au Québec, si A n’avait que ces $1,380 comme revenu, il ne paiera pas d’impôts. Si B a des revenus autres de $200,000 en partant, alors il paiera $736 d’impôts de plus (marginalement) sur ces $1,380 (ce montant est pour le fédéral ET le provincial). À noter que pour B, à ce point-ci, il ne lui reste que $1,000 moins $736 soit $264 ! La misère des riches. Mais, attention, qu’en est-il de l’autre argument qui est de ne pas taxer deux fois? C’est ici que la troisième case no 26 entre en jeu. Le montant de $207 représente les impôts que la Banque Royale a payé au fédéral et le fisc remettra à B un montant de 173$ (soit $207 moins l’abattement du Québec de $34) à titre de crédit d’impôts non-remboursables. A ne recevra pas ce crédit car A ne paie pas d’impôt de toute façon. B se retrouve donc avec 437$. Le crédit non-remboursable veut dire un crédit qui réduit les impôts, en autant que de l’impôt soit effectivement payable. Pour cette raison, A ne profite pas de ce crédit. Mais je n’ai pas fini! Au Québec, on peut voir le même scénario avec les cases A, B et C. Dans ce cas, un montant de $161 réduira les impôts de B qui se retrouvera donc avec $598 après impôts. Est-ce qu’on a de quoi être content? Oui, disons un certain oui. En effet, si le montant avait été des intérêts alors B se serait retrouvé à payer $533 d’impôt et il lui resterait donc $467. Bref, des dividendes nets d’impôts sont 28% plus intéressants, soit $598 / $467. Tant qu’à A, il n’a rien à dire dans les deux cas et s’en va avec son $1,000. Les titres canadiens trouvent donc une place de choix dans son compte ordinaire (taxable). Ceci dit, si vous n’avez pas utilisé toutes vos cotisations, ces titres vont bien aussi dans votre REER et/ou CELI car la diversification de votre portefeuille passe avant la fiscalité. La diversification est la priorité absolue. Si vous détenez XIU, vous allez retrouver vos trois cases sur un T3 / Relevé 16. Les mêmes principes s’appliquent. XIU représente 60 compagnies canadiennes. Finalement, un mot pour ceux qui sont proprio d’une INC. Les dividendes sur placements canadiens du portefeuille tombent sous la Partie IV de l’impôt des corporations et sont taxés à 38 1/3%. La beauté est que cet impôt est totalement remboursable « dans les mains de la corporation » lorsque la INC. paie un dividende (déterminé) à son actionnaire. La INC. est donc un lieu privilégié pour les placements en actions canadiens. Naturellement, comme actionnaire de votre INC. vous devez déclarer ce dividende à titre particulier. Votre INC. vous enverra un T5 / Rel 3. Perso, ma INC. est investie à 100% dans des sociétés canadiennes. Dans le prochain Post, je parlerai des dividendes américains qui ont plutôt leurs places dans un REER ou un FERR et s'il n'y a plus de place dans le REER, alors dans le compte taxable. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie. Explorez le Blog avec l'outil de recherche en page Accueil en insérant un mot, une idée, un chiffre dans le rectangle au haut.

  • 15) Le chemin de la prospérité et les dividendes.

    LES JOYEUX DIVIDENDES. Les dividendes sont de véritables petites merveilles comme vous allez le voir! Il s’agit d’une partie des profits que la société commerciale partage avec ses actionnaires. Typiquement, l’actionnaire reçoit un dividende aux trimestres en « cash », lequel est « versé » dans son compte sans qu’il aille à lever le petit doigt! La compagnie travaille fort pour lui, si je puis dire et sans arrêt. Le dividende est basé sur le nombre d’actions que l’actionnaire possède. La Banque Royale, par exemple, va payer $1.32 par action le 24 mai 2023 à tout actionnaire qui détient l’action dans son portefeuille le 25 avril 2023. Sur une base annuelle, on parle de $5.28 par action! Le prix de l’action varie au jour le jour, mais prenons le prix moyen durant le premier trimestre 2023, soit $130 par action. Dans le jargon financier, le « Dividend yield ratio » est le rendement en dividende et dans ce cas, il est de 4.1% soit $5,28/$130. N’oublions pas, qu’en plus, le prix de l’action s’est « appréciée » en partant de $60 par action, il y a 10 ans par exemple, jusqu’à $130, maintenant. Cette appréciation est appelée le gain en capital non réalisé (non réalisé si l’actionnaire n’a pas vendu son action) et dans cet exemple, ce gain est de $70 par action. C’est plus de 110% sur 10 ans. Mais je ne vous ai pas tout dit! Aujourd’hui, j’ai obtenu les « yield ratio » des 6 banques canadiennes de la politique de placement à partir de ma plateforme et en ai fait la moyenne soit 5.0%. Ce calcul est basé sur les dividendes en $/action les plus récents et le prix des titres présentement, au début de 2023. Pour illustrer, imaginons un investisseur à long terme qui aurait une valeur marchande de $100,000 investis, hypothétiquement, entièrement dans ces banques. Il obtiendra alors $5,000 en dividendes annuellement qu’il pourra réinvestir à sa guise (5.0% de $100,000). Mais le plus beau, c’est qu’il n’a probablement pas épargné $100,000 vraiment. S’il a suivi le même chemin que moi, il a épargné et investi progressivement depuis plusieurs années, disons 15 ans, et ces sommes ont totalisé au fil des ans en réalité $47,000. L’autre $53,000 consiste en du gain en capital non réalisé, soit l’appréciation des titres durant les 15 années. Faisons le calcul suivant : investir $47,000 et maintenant, obtenir $5000 par année récurrent. Ceci est un rendement sur ces économies d’origine de 10.6% par année, soit $5,000/$47,000 uniquement pour la part de dividendes! En plus, il y a le gain en capital de $53,000 non réalisé. Ceci est en fait 113% de la somme économisée. Attendez, en plus, depuis les dernières dix années, il a reçu aussi des dividendes, peut-être à raison de $2000 par année au début des 10 ans (et récemment $5000 par année). Disons, $3000 en moyenne par année pendant 10 ans donne un autre $30,000. Attendez, si l’actionnaire a eu l’occasion de réinvestir ce dernier montant, il a aussi fait des dividendes et gains supplémentaires sur ces dividendes. C’est le pouvoir des intérêts composés et du capital patient. Il est bon de savoir également que l’ensemble des titres de la politique de placement discutée dans le présent Blog, pris collectivement, versent des dividendes qui augmentent typiquement 2% à 4% par année. Dans l’exemple précédent, le flot de dividendes de $5,000 par année passera à $5,200 l’année suivante, puis $5,300 par année. Le flot en question se maintient lors de crise comme celle de la Covid sans toutefois augmenter. Le graphique ci-dessous m’a été donné en 2009. Il montre combien les dividendes constituent une clé du succès du portefeuille. La personne n’a investi que $100 en 1979 dans un fonds similaire au XIU. Trente ans plus tard, on constate l’apport des dividendes réinvestis systématiquement. On l’obtient par différence entre $1,386 et $594 soit $792. Les dividendes ont joué un apport supérieur au gain en capital sur cette épargne modeste de 100$. Il est tout indiqué de réinvestir ses dividendes promptement. Lorsqu'un compte montre 500$ de « cash », c’est le moment d’acheter des actions…. En résumé, les dividendes sont des armes de création massive pour celle ou celui qui reconnait leurs valeurs et les réinvestit promptement afin que le portefeuille « travaille fort » en tout temps et qui, surtout, est patient. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie. Explorez les sujets du Blog avec un mot, un chiffre, des idées, etc. dans la case rectangulaire au haut de la page Accueil.

  • 13) Le chemin de la prospérité et le taux de change.

    Comprendre le taux de change et en faire son ami. Le meilleur point de vue pour comprendre le taux de change CAD vs USD est d’admettre que les dollars canadien et américain sont des « commodités », un terme anglais traduit par « marchandises » ou « denrées ». Ce sont les acheteurs ou les vendeurs étrangers qui déterminent la valeur du dollar canadien. Si les acheteurs de notre devise en veulent beaucoup, notre dollar s’appréciera et inversement. Il y a plusieurs raisons qui expliquent l’appétit pour notre devise. Les taux d’intérêts canadiens sur les placements sont un facteur prépondérant car ils peuvent devenir fortement attractifs comparés aux taux locaux de d’autres pays. Pensez au Japon dont le taux directeur est de 0.1% alors qu’au Canada, il est de 4.5% au même moment. Si vous êtes un Japonais avec une forte somme à placer, des obligations gouvernementales ou des actions canadiennes sont de bons véhicules. Tous les biens et services que nous « exportons » renforcissent notre devise car les acheteurs doivent nous payer en CAD. Ce n’est pas que tous ces gens désirent conserver nos billets dans un coffre-fort. C’est qu’ils en ont besoin pour acheter nos produits. Pour tout dire, il y a aussi des gouvernements étrangers qui achètent le huard pour le stocker dans leurs réserves. Ils peuvent ainsi soutenir leur monnaie locale de temps à autres en achetant celle-ci sur les marchés internationaux tout en payant avec des CAD pour se faire. Dans ce cas, il y aura pression négative sur notre devise. Les mêmes logiques s’appliquent au dollar américain. De plus, il y a de forts échanges entre nos deux pays et les échanges commerciaux font appel aux devises USD et CAD. En plus, avouons-le, le USD est aussi une monnaie refuge plus attractive que le CAD pour les étrangers hors Amérique du Nord. Depuis les années 1980, le taux de change USD/CAD s’est maintenu dans les eaux de 0.8 avec des excursions temporaires à 0.6 ou à 1.0. C’est le résultat de tous ces facteurs. La Banque du Canada laisse flotter la devise CAD (sauf en de rares situations). En somme, ce n’est pas de détenir des actifs en USD qui est risqué. C’est plutôt de convertir des CAD en USD à un taux de change donné à un moment donné pour ensuite convertir des USD en CAD plus tard alors que le taux de change serait défavorable (ou favorable…) Alors comment procéder? Si vous épargnez de façon régulière et systématique pour acheter des titres américains, alors vous pourriez faire comme moi procéder peu importe le taux de change, sachant bien qu’à la longue vous obtiendrez un taux de change moyen sur l’ensemble de vos placements. « Se synchroniser avec le marché » est une mission impossible. Similairement, si vous êtes un retraité en cours de décaisser une fraction votre FERR à tous les ans, vous pourriez le faire en étalant les sommes converties en CAD par tranche sur une période de temps. Je crois qu'on peut décaisser en USD à partir d'un FERR. Si d’être exposé au taux de change ou à la variation du taux de change est un « non avenue » alors le fonds négocié en bourse XSP est une solution. En effet, ce fonds est immunisé de la devise. Voici une expression réconfortante, n’est-ce pas? Mais faisons le tour du jardin. Avec XSP vous obtiendrez le rendement de l’indice S&P500. Cependant, si la variation du taux de change vous est favorable durant la période sous considération alors vous n’en profiterez pas! Consultez le tableau ci-dessous. En 2022, le rendement du XSP fut de -19.4% imitant ainsi le rendement de son indice américain. Examinez maintenant de son petit cousin, le ZSP qui est un produit de la BMO. Le fonds ZSP a la même mission sauf qu’il n'est pas « immunisé » de la variation de la devise. En 2022, le taux de change est passé de 1.2645 le 31 décembre 2021 à 1.3460 le 31 décembre 2022, soit 6% meilleur. Tous vos placements en USD furent « valorisés » par calcul par environ 6% lorsque ramenés en CAD. On voit dans le tableau que ZSP a eu un rendement en 2022, environ 6% meilleur que XSP avec -12.6%. Examinez la situation sur les 10 ans passés. Encore une fois, l’immunisation a résulté en des rendements inférieurs avec XSP. C’est qu’il y a 10 ans la monnaie canadienne était très « forte » comparée à la fin 2022 et le ZSP en a profité. Ceci dit, XSP n’est pas un mauvais choix en soi. Pourquoi? Comme investisseur à long terme, vous n’avez pas réellement vendu vos unités XSP à la fin de 2022. Vous planifiez les conserver longtemps et le taux de change prendra d’autres valeurs dans le futur. Il vous suffira de faire attention lors de la vente ultimement dans quelques décennies. En résumé, comme investisseur long terme en Amérique, vous pouvez a) détenir vos actions américaines dans un compte USD sans réels inconvénients b) détenir vos placements via XSP en CAD, lesquels seront immunisés des variations du taux de change CAD/USD ou c) détenir ZSP, avec des placements qui s’achètent aussi en CAD dans un compte CAD et dont les rendements ne seront pas immunisés. Je me dois de vous dire que dans le cas de XSP, le gestionnaire doit utiliser des contrats à terme pour assurer l’immunisation. Ceci n’est pas sans impact sur le rendement. Selon la banque TD qui a étudié la question sur 20 ans, l’impact est minime. Bref, à vous de choisir pour être à l’aise. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie. Explorez le Blog en insérant un chiffre, un mot dans le petit rectangle au haut de la page d'accueil pour effectuer des recherches.

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