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  • 172) Récolte de la troisième Pépite bancaire et récupilatif.

    C’est le moment de récolter une autre pépite « mûre ».  Au Post 149, on y discutait de l’importance des circonstances et des évènements pour s’enrichir.  Cet exposé débouchait vers un exemple concret mettant en jeu les six grandes banques canadiennes qui offraient à l’époque de belles occasions d’acheter sur marge, c’est-à-dire en utilisant les sous de son courtier à escompte (moyennant intérêts) pour investir et saisir une occasion. C’est l’exemple typique du programme Pépites d’Or. Un rappel : en aucun moment durant la période relatée ici, les actions de banques canadiennes de la politique de base de placement furent transigées (achat ou vente).  La politique de placement est le pain et le beurre journalier et on y touche rarement… Ceci ne nous empêche pas de saisir des Pépites lorsqu’elles se présentent en les finançant sur marge! Au Post 165, on y discutait de la récolte deux Pépites « mûres » soit RY et NA. Dans le présent Post, la troisième Pépite (CM) est récoltée et un tableau du progrès est présenté incluant les trois Pépites récoltée et les trois autres. Il s’agit de la Banque de Commerce Impériale (CM). À essentiellement 69 CAD, son prix surpasse la Juste Valeur Marchande de l’époque du début du programme soit 67 CAD. Le prix d’achat était de 54 CAD. Le tableau plus bas donne le progrès des 6 banques (achetées à titre de Pépites en 2023) en date du 2 août 2024 au moment où ce Post est écrit.  Les justes valeurs marchandes de MorningStar furent mises à jour ainsi que les prix des valeurs marchandes des trois Pépites restantes.  De plus le tableau cumule le profit réalisé pour les trois Pépites récoltées. On constate que le gain en capital réalisé  est de 11,467 CAD ce qui est plus qu’espéré.  Les trois autres Pépites sont non réalisées et légèrement à perte. Rien ne presse pour les encaisser. Du côté des intérêts payés, on peut montrer que les frais d’intérêts sont d’environ 7% par année pour l’emprunt sur marge des trois Pépites dont le gain est réalisé.  Simplifions avec une période de 1 ½ an.  Le montant emprunté était de 44,916 CAD pour ces trois Pépites.  Cependant, ces frais sont déductibles d’impôts et si le taux marginal d’impôt est de 50% alors le frais d’intérêt net est de 44,916 CAD * 0.07 * 1.5 *0.5 = 2,358 CAD.  Les impôts sur le gain réalisé quant à eux sont de 11,467 CAD * 0.5 * 0.5 = 2,867 CAD. Donc le gain net d’impôt est de 11,467 - 2,867 – 2,358 = 6,242 CAD. Si nous voulons revoir la situation au complet, il nous faut tenir compte des dividendes payés pendant cette période de 1 ½ an par les trois banques. Je vous épargne les calculs.  Il y eu 3,185 CAD de dividendes déterminés avec 1,274 CAD d’impôt pour un net de 1,911 CAD. Au total donc, un profit net après impôts de 8,153 CAD. Notons qu’aucun sous personnel n’a été utilisé pour obtenir ce profit.   Qu’en est-il des autres banques de ce mini programme Pépites bancaires? Revenons à la base :  des circonstances (les prêts hypothécaires douteux) ont provoqué la baisse des prix des actions à l’origine et maintenant la divulgation récente des résultats trimestriels a « récompensé » les banques qui ont surpris agréablement les investisseurs par leurs résultats.  Plusieurs enjeux ont évolués depuis 2 ans. Nous pourrions sortir du programme en vendant les 3 autres pépites immédiatement.  En tenant compte des dividendes payés et de l’impôt (les pertes en capital sont déductibles des gains), on en arriverait près de la position neutre (pas de perte pas de profit) avec les trois autres pépites.  Mais je choisis la patience et attend encore tout en suivant l’évolution des banques. Les Justes Valeurs Marchandes de MorningStar sont encourageantes. Je cite Charlie Munger: “The big money is not in the buying and the selling of stocks. It is in the waiting”. Effectuez des recherches au sein du Blog en tapant un chiffre, un mot, des mots dans le rectangle au haut de la page d'accueil. Consultez les tables de matières, TMA et TMB, en tapant TMA dans le rectangle et en imprimant ces tables. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie.

  • 171) Ce que procure l'argent: le luxe sous examen.

    QUE PROCURE L’ARGENT? Bien sûr, l’argent n’achète pas le bonheur.  Mais que procure-t-il au juste?  Ce Blogue est surtout orienté sur l’épargne et les stratégies de placement visant à faire fructifier les économies de façon aussi efficace que possible.  De l’autre côté du miroir de l’argent, et au-delà de l’économiser, que fait-on de l’argent discrétionnaire? C’est-à-dire qu’une fois les besoins de base satisfaits et une fois les économies régulières bien sécures et performantes, que fait-on avec le surplus s’il y a lieu? Une notion répandue est le luxe. Cela prend la forme de biens matériels, de services ou encore d’expériences extraordinaires. Moins bien connue de monsieur et madame tout le monde est la notion « d’utilité », une mesure de la satisfaction et du bien-être qu’on retire d’un bien ou d’un service ou encore d’une expérience personnelle. Cette notion est bien connue des économistes et je la traduirais par le mot « valeur » dans le présent Post.  Les économistes utilisent le mot « utility » pour étiqueter cette notion. La valeur se réfère au ressenti face à l’acquisition d’un bien, d’un service ou d’une expérience. C’est ce que cela « vaut » pour soi. La valeur n’est pas le prix payé.   Une croisière en Alaska a un prix bien déterminé à un moment donné.  Cependant, dix personnes y participant vont accueillir cette expérience de façon unique.  Une personne verra là la « plus belle expérience » de sa vie alors qu’une autre, qui tente l’expérience pour la première fois, « s’ennuiera à mort ». Dans ce sens, il est avantageux de réfléchir à ce sujet si on désire « maximiser » la valeur de ses choix et d’agir en pleine conscience.  S’il y a un concept à retenir du présent Post, c’est bien celui de la valeur. Avant d’acheter, comme on le dit communément, on se pose la question « est-ce que ça vaut ça? ».   Mettez à l’épreuve cette notion en considérant quelques idées sur le sujet pour votre réflexion, lesquelles je tire de mes lectures et de conversation avec certains(es) d’entre vous. Le temps.   On ne peut pas acheter du temps disait Warren Buffett même si on est riche.  Mais tous s’entendent pour dire que le temps « discrétionnaire » est parmi les luxes les plus appréciés. On est alors en contrôle du contenu de ses activités et de son agenda. L’argent peut aider. Pensons à des tâches nécessaires qu’on peut « déléguer à d’autres » moyennant rémunération, libérant ainsi un temps précieux pour soi. Voici une question : combien vaut une heure de temps discrétionnaire pour vous en dollars si vous avez effectivement l’option de la monnayer? Par exemple, on peut faire une réparation soi-même à sa demeure pour économiser 300$ mais cela prendra l’avant midi. Dans ce cas, la réponse est 100$ par heure discrétionnaire. La santé. Elle aussi n’est pas achetable.  Mais les études montrent que les gens fortunés sont plus en santé.  Ils « travaillent » dans le préventif plutôt que dans le curatif et s’évitent ainsi bien des soucis.  Ceci débute avec une alimentation plus équilibrée. Ils lésinent moins à l’épicerie pour les fruits et légumes. Ils sont plus informés des enjeux alimentaires et restent plus motivés. Ces personnes font plus d’exercices afin de conserver la forme. Il s’agit d’un investissement et non d’une tâche. Elles ont le temps et l’argent pour demeurer motivées. La tranquillité d’esprit.  Débuter sa journée avec un rappel qu’on « a bien des problèmes d’argent » devant soi et à résoudre urgemment, constitue une préoccupation corrosive et lancinante.  Si on travaille et si on économise comme suggéré dans ce Blogue, il est possible d’être en paix en ce qui concerne ses finances. Entre autres, avec un coussin d’urgence dans son portefeuille, on n’est plus à la merci de la perte d’un emploi ou d’une dépense nécessaire et urgente. Lorsque son portefeuille de placement grandit normalement, on a peu de soucis concernant le financement de sa retraite, soit-elle plus ou moins tôt dans la vie.  Voilà un second luxe inestimable en termes de valeur… La possibilité de voyager.  Les voyages forment la jeunesse, dit-on.  Très bien.  Mais les voyages ont plusieurs mérites également : repos, découvertes, divertissements, aventures.  Voyager à pied avec son « sac à dos » et une mini-tente, c’est bien.  Mais il y a bien d’autres façons de voyager qui soient très agréables également et plusieurs troquent volontiers le sac à dos pour des croisières, des destinations éloignées, des aventures uniques, etc. s’ils le peuvent.  L’argent donne ce luxe. En fait, l’enjeu est de décider d’un voyage tôt dans sa vie contre deux/trois voyages vingt ans plus tard.  Faites le calcul avec moi.  (1+rendement de la politique de placement - inflation) puissance 20 ans = 2.6 voyages. Les plus futés feront un voyage modeste à moindre coût lorsque jeune et 2.6 voyages plus tard!  Pour plusieurs, les voyages sont importants mais encore faut-il les choisir pour obtenir un effet maximal « par dollar » discrétionnaire. Pensez "valeur"! Les passions. L’argent ouvre les portes à de nombreuses passions. Est bien malheureux celui qui n’a pas encore trouvé « sa » ou « ses » passions. Il est vrai que certaines passions sont peu dispendieuses mais encore faut-il avoir le temps.  En général, il faut débourser pour sa passion : difficile de faire de la musique sans instruments, s’améliorer sans suivre quelques cours, peindre une œuvre sans matériel et quelques livres d’apprentissage, faire de la photo sans appareil, etc. Professor Patrick Allitt enseigne l’histoire.  Depuis l’âge de 12 ans, il est passionné par les chemins de fer et les trains.  Il a fait le tour de la planète pour visiter les musées et des installations. Si vous l’écoutez parler de ce sujet, il est évident que chaque voyage avait beaucoup de valeur même s’il visitait le n ème musée et y voyait une autre locomotive ancienne. Les dons. Voilà une avenue qui se révèle possible avec de l’argent au-delà du don de soi. Mais plus encore, le donateur peut mettre l’accent sur une cause qui lui tient à cœur, qui lui procure une grande satisfaction, une cause que le donateur « valorise ».  Le concept de valeur peut être poussé un peu plus loin.  Car on peut s’interroger dans quelle mesure le donataire utilise bien les fonds du donateur.  L’organisme par exemple présente-t-il des frais d’administration excessifs, l’organisation paie-t-elle des frais de gestion élevés pour faire fructifier le patrimoine en utilisant des gestionnaires dont le but est justement d’extraire des frais de gestion, les projets sont-ils sélectionnés savamment, etc. Avoir des options. Rien de plus déconcertant que « de ne pas avoir le choix » face aux évènements de la vie. Songez à l’idée de devoir quitter l’école après la « septième année scolaire » pour aller travailler comme cela fut le cas de mon père. Songez à l’idée d’avoir l’option de poursuivre des études universitaires avant même d’avoir « travaillé » comme cela fut mon cas. L’argent procure définitivement des options sur de multiples plans.  Finalement, le concept de « valeur » s’applique au présent Blogue.  Et ce Blogue! B ien que gratuit, je m’interroge régulièrement sur la valeur procurée par ce Blogue à ses lecteurs et je fais beaucoup d’efforts pour bien sélectionner les sujets, les notions dans l’optique de procurer le maximum de revenus, le plus de simplicité dans les deux politiques de placements discutées et dans l’optique d’offrir des idées concrètes pour améliorer son existence.  J’espère que je livre un minimum de performance et vos commentaires sont pris avec soin. Effectuez des recherches au sein du Blog en tapant un chiffre, un mot, des mots dans le rectangle au haut de la page d'accueil. Consultez les tables de matières, TMA et TMB, en tapant TMA dans le rectangle et en imprimant ces tables. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement et mon expérience dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie.

  • 105) Fierté et regrets

    LA FIERTÉ ET LES REGRETS NE SONT PAS PRODUCTIFS POUR L’INVESTISSEUR. Avouons-le : il est difficile d’admettre une erreur comme un « mauvais » placement, surtout si nous sommes à l’origine de la décision d’investir dans cette compagnie. Personne d’autres à blâmer que soi-même… Si nous avons eu, en plus, le courage de le dire à des proches alors les regrets s’installent. On aimerait revenir en arrière ou se réveiller comme si cela était un mauvais rêve. Avouer un mauvais placement, c’est comme confesser un péché à ses amis. C’est doublement pénible parce que la pénitence est dispendieuse et déjà en place avant d’entrer dans le confessionnal et le confesseur peut vous rappeler votre bourde périodiquement! (Je pense à un conjoint!) À l’opposé, nous sommes immédiatement fiers lorsque nos choix produisent de larges gains sur un placement et ce, rapidement. Nous donnons à la chance une petite place dans l’histoire pour mettre en valeur notre flair. Dans une étude, des chercheurs ont examinés les comptes de courtage à escompte de 10,000 clients. Ils ont noté deux tendances claires : (a) la disposition à vendre les titres gagnants et (b) la disposition à conserver les titres perdants. En soi, cela est illogique. En vendant les titres gagnants (dans les comptes ordinaires) apparait alors immédiatement un passif fiscal sur les gains en capital. Le montant net d’impôts est donc inférieur à l’alternative de conserver ce titre et ces impôts handicapent le rendement futur du placement original. À l’inverse, les titres perdants pourraient être vendus afin d’accuser une perte en capital laquelle peut être utilisée pour réduire les impôts. Malgré tout, les deux dispositions mentionnées plutôt persistent, en dépit de la logique. Que pouvons-nous faire? Bien sûr, il faut rester alerte à ses sentiments et ses impulsions. On éviter les achats intempestifs basés sur l’intuition et/ou les dernières modes. On s’en tient à sa politique de placement, laquelle a été testée et a démontré sa performance. Les titres devraient être achetés dans l’optique d’accroitre la diversification du portfolio et aider à faire en sorte que le rendement de son portefeuille imite le plus fidèlement possible le rendement des indices choisis . Et si le prix du titre s’envole vers le haut : tant mieux. Dans le cas d’un perdant, (ai-je besoin de mentionner de les éviter en ne les achetant pas en première instance?) il est courant de vendre les perdants un peu avant la fin de l’année afin d’utiliser les pertes en capital pour réduire des gains en capital de l’année ou même des gains des années passées ou futures. Puis, si on croit que ledit titre a malgré tout vraiment un bon potentiel de récupération (i.e. analyse de MorningStar) alors il y a deux avenues (a) attendre 30 jours ouvrables et racheter ce titre en question, bien qu’on risque que le prix soit différent ou (b) acheter immédiatement après la vente du perdant, le titre d’une autre société de l’industrie du perdant. Explorez mon blog avec l’outil de recherche en insérant un mot, des mots, un chiffre dans la zone de recherche de la page d’Accueil.  J’ai produit deux tables des matières, TMA et TMB, pour vous aider. Tapez TMA dans la zone de recherche! Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie.

  • 104) L'excès de confiance et soi

    L'excès de confiance n'est pas productif. Saviez-vous qu’entre 80% et 90% des conducteurs automobiles considèrent qu’ils sont plus prudents et plus habiles que la moyenne! On a demandé à des adultes mâles choisis au hasard s’ils considéraient qu’ils étaient capables de bien s’entendre avec les autres. 100% de ces personnes ont dit qu’ils se situaient dans le groupe des 50% de la population les plus capables dans cette capacité. Qui plus est, 25% d’entre eux ont même dit qu’il faisait partie du groupe des 1% les plus capables de bien s’entendre. Appelés à décrire leurs futurs personnels, de jeunes adultes ont pour la vaste majorité entrevu une carrière avec succès, un mariage heureux et la santé. Cependant en décrivant les autres, les mots alcoolisme, divorce, maladie, etc. sont plus nombreux et fréquents pour qualifier l’avenir. En général, ces études et expériences conduisent à l’optimisme un peu ou trop excessif. Celui-ci concerne les habiletés et les convictions personnelles. Dans le domaine de l’investissement, Daniel Kahneman a montré combien l’investisseur pratique le déni du rôle de la chance, la surestimation de ses talents personnels en la matière et la sous-estimation des risques de ses placements. Une forme particulière de la nature humaine est celle prétendant être capable de «battre le marché». Ceci conduit à prendre des risques inutiles, à spéculer trop et à trop négocier. À cet égard, les femmes obtiennent de meilleurs rendements que les hommes, environ 1% de plus annuellement. La raison est qu’elles négocient moins et laissent le temps faire son œuvre. Une autre forme d’excès est la mémoire sélective : on retient davantage nos bons coups confirmant notre soi-disant bon flair ou stratégie. Donc, soyons sur nos gardes. Tenons-nous en à une politique de placement visant la diversification, la gestion appropriée des risques et l’anticipation de rendements en synchronisme avec les rendements des marchés. Testons notre capacité et nos croyances avec une analyse basée sur la réalité et idéalement sur les chiffres et des conclusions vérifiables. Explorez mon blog avec l’outil de recherche en insérant un mot, des mots, un chiffre dans la zone de recherche de la page d’Accueil.  J’ai produit deux tables des matières, TMA et TMB, pour vous aider. Tapez TMA dans la zone de recherche! Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie.

  • 103) L'effet de horde.

    L’EFFET DE LA MEUTE, DE LA HORDE : DU BON ET DU MOINS BON! Nous sommes tous familiers avec l’idée. Une brebis voit les membres du troupeau partir rapidement en courant vers la droite. Sans avoir vu le loup, elle sait qu’il y a danger et s’enfuit dans la bonne direction. Elle aura ainsi la chance de survivre, de se reproduire et ses descendants auront ce réflexe salvateur inné. Vers la fin des années 1990, l’Internet était la « romance » par excellence. Les fameuses dot.com faisaient rage. Des revenus en croissance, des « clics » sur pages Web, des promesses folles, pas de profits mais des pertes financières faramineuses et récurrentes étaient le lot de leurs histoires. Les investisseurs petits, grands, sérieux, débiles ou ignorants n’y voyaient que le saint graal. Tout le monde achetait sans vergogne n’importe quoi, en autant que cela se terminait par dot.com. Il n’y a pas plus fâchant que de voir son voisin s’enrichir rapidement alors qu’on sèche avec ses actions pépères. Avec la demande grandissante sur les actions dot.com, les prix de celles-ci ont explosé. Voir le graphique à cet égard plus loin. Après un certain temps, les gens ont réalisé qu’il n’y avait pas de loup ou de saint graal. Cela ressemblait à une nouvelle version de Ponzi : certains débarquaient du train enrichis fortement alors que les nouvelles personnes montant dans le train finançaient l’excursion à grands frais (achetaient à prime). La débâcle des prix a été brutale et un grand nombre d’investisseurs échaudés ont fait serment de ne jamais plus investir à la bourse. Il n’y a pas de free lunch dans la vie. Plus subtil couramment est la notion de « Momentum ». Il s’agit d’une poussée du prix vers le haut raisonnablement basée sur des raisons apparemment logiques, légitimes et sérieuses. Une belle histoire convainc plusieurs investisseurs que les profits futurs seront en croissance de façon plus rapide qu’on pourrait le croire et que maintenant est le moment d’embarquer. L’attrait de l’approche est que l’investisseur prévoit débarquer au bon moment. Cela peut ou peut ne pas fonctionner. Bonne chance. Il y a des investisseurs qui achètent les titres lorsqu’ils sont à rabais. Il y a aussi des investisseurs qui achètent les titres de croissance. Il y a aussi les investisseurs Momentum qui ont bien compris le concept de la meute, de la horde et surtout, qui surveillent avec attention et avec les outils de l’analyse technique, le bon moment pour se retirer du troupeau. Bref, il y a le momentum et le moment. Qui voulez-vous être? Perso, je me méfie de la horde, surtout parce que je n’ai pas l’estomac pour supporter cette stratégie. Il faut être bien futé et avoir le temps pour analyser et découvrir les bonnes occasions. Il faut surtout savoir «timer» le marché. Pas ma tasse de thé! Explorez mon blog avec l’outil de recherche en insérant un mot, des mots, un chiffre dans la zone de recherche de la page d’Accueil.  J’ai produit deux tables des matières, TMA et TMB, pour vous aider. Tapez TMA dans la zone de recherche! Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie.

  • 102) L'aversion à la perte: que faire?

    MÉFIEZ-VOUS DE VOUS! Avez-vous déjà joué au tennis, comme apprenti/amateur? Vous avez peut-être remarqué que pour gagner, vous aviez intérêt à adopter une stratégie visant à ne pas commettre des erreurs tout en ne forçant pas trop la note pour vos coups extraordinaires. Il vous suffisait d’attendre les erreurs de l’adversaire pour gagner. En matière d’épargne et de placements, fort de votre politique de placement (discutée précédemment), vous voulez ne pas faire « d’erreurs humaines comportementales ». Charlie Munger, le compère de Warren Buffett en parle d’ailleurs sur YouTube : on doit notre succès surtout à éviter les erreurs et s’en tenir à notre cercle de compétence. De quoi parle-t-on? En voici quelques-unes : une confiance excessive, des jugements biaisés, l’attrait de la meute et l’aversion aux pertes. Elles sont documentées. Je donne ici l’exemple de l’aversion aux pertes. Des chercheurs (Kahneman et Tversky) proposent aux participants de jouer à pile ou face. Si le résultat est pile, le participant reçoit 100$. Si le résultat est face, il donne 100$ aux chercheurs. Pour simplifier, on ne joue qu’une fois par participant. Les participants ont refusé. Perdre 100$ est trop difficile à accepter comme résultat malgré un gain potentiel de 100$ vite fait avec l’alternative. Les chercheurs ont changé la donne. Dans plusieurs étapes, ils ont trouvé que le gain devait être 250$ contre 100$ de perte pour intéresser un bon nombre de participants. Les chercheurs ont conclu que l’aversion d’une perte nous « affecte négativement deux/trois plus » que le désir ou la satisfaction d’un gain. L’aversion de la perte est une explication à pourquoi des salariés fortement encouragés à contribuer à leur REER par l’employeur, lequel contribue « 1$ dollar additionnel pour 1$ dollar cotisé par l’employé à son régime », est surprenamment peu populaire. Logiquement, il s’agit d’une occasion à ne pas refuser. Mais l’anticipation de se priver de 1$ à dépenser immédiatement versus obtenir une gratification plus tard (par exemple l’année suivante) et qui ressemble à au moins 2$ sinon plus, n’est pas suffisante. C’est aussi une explication au peu d’engouement à l’épargne en général surtout si une personne a une perception non réaliste du potentiel de différer des dépenses. L’aversion aux pertes engendre également des portefeuilles trop conservateurs. Le cas typique est celui d’une personne avec un horizon de placement de 25-30 ans et qui laisse son conseiller inclure une proportion exagérée d’obligations dans ses placements. Un autre cas classique est celui de cette personne qui a vendu en panique au plus bas du marché durant la pandémie pour éviter d’autres pertes ratant ainsi toute la récupération subséquente des marchés. C’est aussi une raison qui explique la tendance d’un investisseur à conserver un titre trop longtemps. Quelque part, son analyse MorningStar et sa politique de diversification prend moins d’importance… et la peur de perdre se substitue dans sa logique. Que doit-on faire? Restez froid. Puis, revoir la situation plus en détails afin de comprendre si une raison explique le changement. S’il y a maintenant un sérieux problème irrécupérable (pensons à une fraude majeure ou perte des avantages concurrentiels) dans l’avenir de cette compagnie, il faut accepter les faits et vendre le titre. D’ailleurs, économiquement, si le titre est dans un compte ordinaire, il est ainsi possible de récupérer la perte pour réduire des gains ailleurs. Mais si les conditions intrinsèques n’ont pas véritablement changé et qu’il s’agit d’une baisse due à des conditions économiques générales défavorables, par exemple, susceptibles de revenir à la normale, alors on conserve. Il y a deux idées qui m’inspire personnellement dans le cas où un titre n’a pas perdu sa valeur intrinsèque (telle qu’établie par MorningStar) et que son prix a chuté: (a) ne pas vendre et conserver le titre est en soi l’équivalent d’acheter ce titre à ce moment-là et cela, à fort rabais, une situation recherchée, n’est-ce pas et (b) ne pas vendre évite d’être énormément déçu d’avoir vendu lorsque les conditions redeviennent normales et que le prix du titre se rétablit, comme ce fut le cas lorsque les marchés ont réagi à la COVID. En bref, face à l’aversion aux pertes : on reste alerte pour la reconnaitre dans son état d’esprit et on base ses décisions sur les faits et les critères discutés dans les Post précédents. Explorez mon blog avec l’outil de recherche en insérant un mot, des mots, un chiffre dans la zone de recherche de la page d’Accueil.  J’ai produit deux tables des matières, TMA et TMB, pour vous aider. Tapez TMA dans la zone de recherche! Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie.

  • 68) Décaissement à la retraite et profiter de la vie. Oui, voici comment? V

    Deux solutions utiles pour décaisser à la retraite.   Dans ce projet de bien profiter de la vie, nous avons revu SEPT des sept piliers financiers typiques sur lesquels reposent le succès. Typiquement, ils sont (a) la rente du Québec (RRQ) (b) la Sécurité de la Vieillesse (SV) (c) la ou les rentes de vos employeurs si cela est le cas (d) votre REER qui deviendra un FERR (e) votre CELI (f) les épargnes dans votre compte non-enregistré et (g) les placements dans votre société de portefeuille (votre INC.) Alors comment décaisser tout en profitant au maximum de la vie, sans manquer de sous? Dans son livre, Thinking : Fast and Slow, (Système 1 et Système 2 en français, Daniel Kahneman analyse en détail comment nous pensons et prenons nos décisions. En bref, dans le Système 1, nous utilisons notre intuition et expérience de vie. C’est rapide et consomme peu d’énergie et demande peu de concentration.  Cela nous a bien servi dans l’évolution de l’espèce humaine. Dans le Système 2, nous devenons analytiques, nous réfléchissons en prenant notre temps, nous soupesons les pour et les contre, nous choisissons la meilleure option parmi plusieurs.  Cette approche est nécessaire dans plusieurs domaines, dont ce qui vous concerne en matière de finances personnelles. Voici donc deux approches pour décaisser correctement lorsqu’à la retraite. Système 1 d’abord. Elle est appelée la règle du 4% et son auteur l’a révisée plus tard à la règle du 5%.  Au début de l’année, vous faites le compte de vos avoirs nets liquidables (tout sauf votre demeure que, présumément, vous désirez conserver pour vivre) au 31 décembre de l’année précédente. Par exemple, tous vos comptes Réer/Ferr, Celi, Ordinaire, Holding, Immobiliers, etc.  Moins les dettes dont l’hypothèque, s’il y a lieu.  Vous multipliez le total par 4%.  Voilà, c’est le montant « à dépenser cette année » en plus de vos rentes viagères comme RRQ, SV, RRGOP, etc. Une variante : vous voulez laisser une certaine somme en héritage, alors soustrayez-la au départ du total.  Une autre variante : au début de la retraite, vous désirez vous « payez la traite » avec trois ans de beaux voyages annuels.  Alors, excluez ces sommes du total.  Dans ce cas, vous en avez plus au début de la retraite et moins plus tard.  La règle du 4% est vieille mais fonctionne. L’économiste l’a révisée avec des hypothèses plus contemporaines et suggère 5% au lieu de 4%. L’avantage de cette méthode simple et rapide est que vous révisez la situation une fois par année pour vous ajuster. Un point important : anticipez les sommes pour deux/trois ans à l’avance afin d’extraire celles-ci des investissements volatils de la bourse et pour les « stationner » en toute sécurité dans des obligations ou placements garantis. Système 2 vous place en contrôle de votre vie.   Consultez le Post 147 et apprenez à utiliser le chiffrier PlanifRetraite décrit dans ce Post. C’est facile et n’exige qu’une ou deux heures au plus. Oui, dépensez quelques dollars pour garder l’outil à jour fiscalement parlant (peut-être aux deux ans).  Explorez l’avenir une fois l’an, avec vos données les plus récentes et différents scénarios pour découvrir les limites de la patinoire.  Prenez soin d’anticiper de liquider une fraction de votre portefeuille volatil en actions afin de stationner sécuritairement les sommes pour deux ans d’avance. Puis dépenser les sommes calculées ainsi, en plus de vos rentes! Surprenamment, cela prend de l’estomac pour dépenser systématiquement, surtout si vous avez passé votre vie à économiser et « avez peur d’en manquer », une réaction bien humaine… Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement et mon expérience dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie. Explorez mon blog avec l’outil de recherche en insérant un mot, des mots, un chiffre dans la zone de recherche de la page d’Accueil.  J’ai produit deux tables des matières, TMA et TMB, pour vous aider. Tapez TMA dans la zone de recherche!

  • 64) Décaisser à la retraite et profiter de la vie. Oui, mais comment? (I)

    Comment bien profiter de la vie à retraite avec le pécule qu’on a amassé?   Voilà un objectif bien ambitieux! Il occupe ma pensée depuis près de deux mois.  Vous seriez étonnés par l’ensemble des livres, études, calculs, options, plans, commentaires, blogs, podcasts, etc. sur le sujet.  C’est étourdissant, pour le moins. Je vous propose mon grain de sel en la matière en visant la simplicité.  Je vous invite en fait à réfléchir à cet enjeu et cela, sans trop angoisser j’espère.  Évidemment, le présent Post s’adresse plutôt aux gens qui s’approchent de cette étape de la vie.  Les plus jeunes et ou les travailleurs sont en mode épargne et ces décisions/actions seront plus tard dans la vie. Tout d’abord de quoi parle-t-on? J’illustre avec un exemple. Celui d’un couple de 60 ans ayant accumulé un portefeuille de $1million et une demeure de 500,000$.  Pour simplifier, supposons que la probabilité de survie de 25% est de 95 ans. La question est simple : comment « maximiser » le bien-être durant cette période en faisant le meilleur usage des sous? Certains utilisent le mot bonheur. En économie, l'utilité (« utility ») représente la satisfaction ou le bien-être qu'un individu retire de la consommation d'un bien ou d'un service. On veut donc maximiser l’utilité. Voici des points qui en rallient plusieurs quant à la politique de placement et la politique de dépenses des personnes dans une situation similaire. a)      Dépenser plus est mieux que de dépenser moins. b)      Il y a marginalement un bien-être qui devient moins intense au fur et à mesure qu’on dépense davantage.  Un dollar de plus ne produit pas le même effet. c)      Les dépenses devraient être aussi bien réparties que possible au fil des années. d)      Les dépenses devraient être ajustées en fonction des changements dans la valeur et la qualité des investissements que l’on possède et ce, sur une base après impôts et sujettes à l’inflation. e)      Les dépenses et les investissements devraient dépendre de l’expectative de longévité bien que celle-ci soit incertaine. Par ailleurs, les catégories suivantes décrivent la plupart des besoins ou obligations de ces personnes ainsi que les désirs qui les animent durant cette période. Ils cherchent donc à bien utiliser leurs actifs à ces égards. 1)      Consommation personnelle : pour la subsistance mais aussi discrétionnaire. 2)      Dons entre-vifs : intergénérationnels et philanthropiques. 3)      Legs à la succession : intergénérationnels et philanthropiques. 4)      Impôts : durant l’existence, au décès et pour la succession. J’ai souvent rencontré des gens qui ont des réponses spontanées à ces questions.  J’ai rarement vu des personnes qui y ont bien réfléchi et ont adapté leurs plans financiers en conséquence. Dans un prochain Post, je me propose de vous donner quelques répliques en guise de « solutions » concernant ces sujets.  Soyons clairs : les points no 1, 2 et 3 relèvent de vous directement et, comme on dit, il n’y a pas de « bonnes » réponses, sauf peut-être d’éviter de se retrouver sans le sou à 95 ans! Effectuez des recherches au sein du Blog en tapant un chiffre, un mot, des mots dans le rectangle au haut de la page d'accueil. Consultez les tables de matières, TMA et TMB, en tapant TMA dans le rectangle et en imprimant ces tables. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement et mon expérience dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie. Explorez mon blog avec l’outil de recherche en insérant un mot, des mots, un chiffre dans la zone de recherche de la page d’Accueil.  J’ai produit deux tables des matières, TMA et TMB, pour vous aider. Tapez TMA dans la zone de recherche!

  • 63) Le décaissement avec plusieurs titres et avec analyses plus poussées.

    Le second exemple de décaissement 62) est repris.   Le Post 60 donnait des directions générales à prendre en compte lors d’un décaissement.  Le Post 61 illustrait la simplicité du décaissement avec la stratégie des 4 X. Le Post 62 illustrait un décaissement à partir d’un portefeuille peuplé d’une centaine de titres individuels avec une approche « rapide » et intuitive. Le présent Post 63 combine l’intuition avec des analyses plus poussées et cela pour le même portfolio qu’au Post 62. Rappelons que lors d’un décaissement, on désire garder en tête la diversification, la fiscalité et les occasions ratées. On ne veut pas vendre un titre très prometteur pour décaisser et on veut vendre un titre fortement à prime qui risque de retourner à un prix plus en ligne avec sa juste valeur MorningStar. Un premier outil d’analyse typiquement disponible à partir des plateformes de courtage est un classeur de titres selon des critères décidés par l’investisseur. Par exemple, chez RBC Courtage en direct, cet outil est nommé « FILTRE ».  Dans une première analyse, notre investisseur a répondu à la question : « Y a-t-il des titres dans mon portfolio qui sont fortement à prime et que je pourrais décaisser en partie, compte tenu que ces titres pourraient perdre leur air d’allée? ».  Afin de trouver la réponse, la recherche a visé les titres classés avec 1 étoile et 2 étoiles MorningStar, un critère qui pointe vers les titres à prime (surévalué par le marché) et généralement qualifiés comme « vente ». Dans trois clics, un total de 120 titres des marchés nord américains furent relevés. Parmi cette liste, 8 titres sont présents dans le portfolio de l’investisseur, dont 2 sont dans son REER donc non pertinents.   Le premier tableau fait état de la situation. On retrouve donc 6 titres avec le prix du titre en novembre 2023 et la Juste Valeur Marchande établie par MorningStar. À l’examen de son portefeuille, l’investisseur constate de plus que tous ces six titres sont présents dans ses investissements à raison d’environ 1 quantum par titre (ou si vous préférez 1% du portfolio), sauf LLY (4 quanta) et PG (2.5 quanta).  Clairement, LLY et PG sont à décaisser (s’il faut décaisser!). En fait, puisqu’un quantum représente $10,000 pour cet investisseur (1/100 de $1,000,000), il pourrait être tentant de liquider 1 quantum de LLY et 1 quantum de PG pour libérer $20,000 de liquidités, ce qui est le but.  Après quoi, il resterait tout de même quelques quanta de LLY et PG. Cela dit, il y a deux éléments au moins pour réflexion avant d’agir. Attention, dirais Charlie Munger : « raisonne en inversant ». En lisant le rapport MorningStar sur LLY, on comprend que la poussée du prix vers le haut est due à un médicament déjà fonctionnel et sur le marché mais à qui on ouvre maintenant d’autres applications importantes dont l’obésité et le diabète. L’analyste a d’ailleurs corrigé la juste valeur de LLY à la hausse récemment de 368 USD à 450 USD.  De plus, avec LLY à 4 quanta, il est fort à parier que la vente de LLY engendra beaucoup de gain en capital imposable (en principe l’investisseur a investi environ $10,000 pour ses actions (1 quantum) et ce placement vaut $40,000. Je vous épargne les détails mais la situation de PG présente des similitudes à LLY mais avec une amplitude bien plus modeste. Bref, en vendant LLY et PG, une occasion de profiter davantage pourrait être perdue.  Réaction :  vendre oui mais raisonnablement et en partie. Le « filtre » d’actions peut explorer également l’inverse : les titres fortement à rabais présentement et qu’on hésiterait à vendre si on n’avait pas à décaisser (en fait, lorsque le titre est à rabais, on désire en acheter). Une recherche est lancée avec 4 étoiles et 5 étoiles. Un total de 254 titres ressortent.  Parmi eux, 36 titres de la politique de placement (dont je vous fait grâce de lister ici) qu’on voudra éviter de vendre si possible.  Tous les autres titres du compte ordinaire qui ne sont ni surévalués ni sous évalués sont donc candidats à la vente pour créer des liquidités. Il s’agit d’un couple investisseur et seulement un des deux comptes ordinaires du couple doit être utilisé pour créer des liquidités.  Ceci réduit davantage le nombre de titres sous considération. Il est assez facile d’en venir à une liste « courte » potentielle. On reviendra bientôt avec cette liste. Une autre étape a été entreprise. Elle concerne la diversification. Dans le tableau suivant, on retrouve la composition du portfolio au regard des « secteurs » typiques versus la composition des secteurs des indices d’un portefeuille des 4 X construit avec les proportions typiques de la politique des 4 X.  L’idée est de vérifier si le portefeuille de l’investisseur pourrait être ajusté pour un secteur donné compte tenu de la liquidation. Une pierre deux coups, si on veut. Le portfolio de l’investisseur existe depuis longtemps et les débalancements résultent de multiples raisons et beaucoup pourrait être dit. Pour simplifier, on note que trois secteurs pour décaissement (Énergie, Consommation de base et Services publics).  Parmi les titres au compte de l’investisseur, 13 sociétés tombent dans ces secteurs. Cela dit, il y a encore lieu à filtrer.  En effet, vous verrez dans le prochain tableau un calcul des impôts et surtout le prix courant des titres versus la Juste Valeur Marchande MorningStar. Filtrez avec les critères « nombre d’étoiles » est utile mais à la fin il est nécessaire d’aller chercher la JVM et le prix du jour des titres. Les 6 titres retenus sont en jaune. Les sept autres furent analysés puis rejetés pour décaissement parce trop sous-évalués.  Avec le chiffrier, le nombre d’actions vendues par titre furent explorés afin de produire $25,000 de liquidités (colonne PRODUITS) afin de provisionner les quelques $5,000 dollars d’impôt sur le gain en capital. On notera qu’on a mis l’accent sur LLY et PG. Techniquement, il existe une solution « optimale » à cet exercice. Il s’agit d’un problème d’optimisation linéaire et des logiciels existent pour aider à trouver la « meilleure » solution.  Avouons-le, ceci est trop sophistiqué. L’intuition et la réflexion sont les deux outils qu’ils nous restent.  On peut faire une sélection de titres en gardant un œil sur les trois points : diversification/fiscalité/occasions ratées.  On essaie de ne pas faire d'erreurs graves dans nos choix plutôt que de viser la perfection ultime. Un chiffrier aide beaucoup. Effectuez des recherches au sein du Blog en tapant un chiffre, un mot, des mots dans le rectangle au haut de la page d'accueil. Consultez les tables de matières, TMA et TMB, en tapant TMA dans le rectangle et en imprimant ces tables.   Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie. Explorez mon blog avec l’outil de recherche en insérant un mot, des mots, un chiffre dans la zone de recherche.

  • 170) Un produit structuré sur le banc d'essai. Le billet expliqué.

    Vous envisagez l’achat d’un billet?  Ce Post est le troisième sur le sujet d’un produit structuré. Vous devriez lire les précédents, no 168 et 169, avant tout. Ils présentaient le point de vue du détenteur du billet et celui de la banque. Dans le présent Post, je commente quelque peu le billet lui-même. Il s’agit d’un exemple typique. Je crois que la meilleure approche serait de lire les 5 photos jointes au présent Post. Ce document est l’outil de communication « marketing » de la banque.  Il se distingue d’un autre document qui est le prospectus détaillé règlementaire.  Cela serait bien, si vous achetez un billet de lire les deux documents.   Je ne commente ici que le premier.  Si vous en êtes à votre premier billet, vous ne comprendrez pas toutes les finesses d’un tel produit sans investir un bon 30-40 minutes et peut-être aurez-vous besoin d’aide. En première approche, ce résumé est pour le moins « sérieux » et difficile d’accès.  Mais si vous devenez un adepte, vous vous y retrouverez facilement.  En fait, les 4 rectangles de la page 1 résume bien le billet.  D’un billet à l’autre, les mêmes notions reviennent régulièrement. En général, on fait référence à un indice pour déclencher des évènements.  Dans ce cas-ci, l’indice a été mis au point par un fournisseur spécialisé dans le domaine de la fabrication d’indices et nommé Solactive. L’indice vise à reproduire le rendement des banques canadiennes MAIS une fois dépouillé du rendement autrement créé par les dividendes réinvestis régulièrement. Au fond cet indice témoigne du prix en soi des actions des banques canadiennes sans égard aux dividendes. La valeur de l’indice sera comparée à chaque année avec la valeur de l’indice le jour de l’émission du billet, soit 730 le 5 juin 2023. Si celui-là dépasse celui-ci, alors le billet est remboursé par anticipation avec le capital et le rendement « promis ».  Ce fut le cas le 5 juin 2024 avec une valeur de l’indice de 773. Le billet explique que des rendements sont « fixés » pour chaque période annuelle. Par exemple à la fin de l’an 1, si la valeur de l’indice dépasse la valeur originale, le rendement est de 13.5% de la somme investie.  Pour l’an 2, le rendement est de 27% et ainsi de suite. Il y a également possibilité d’un rendement « excédentaire ».  Par exemple, si le rendement de l’indice après l’an 1 s’avérait dépasser le 13.5% « fixé » alors un 5% de plus sur l’excédent de 13.5% serait calculé et serait au bénéfice du détenteur. Cela ne fut pas le cas car (773-730) /730 =  5.9 % qui est bien inférieur à 13.5%. Le billet présente une protection importante concernant le capital souscrit. En effet si le rendement de l’indice à la septième année (présumant que le billet n’a pas encore été remboursé) est sous la barre de 730 sans être sous 70% de 730 = 511 alors la banque remet le capital au détenteur mais sans rendement toutefois. S ous la barre de 511, le détenteur est complètement à la merci du rendement négatif de l’indice et aucune protection n’entre en scène.  Ultimement, le détenteur peut tout perdre ou du moins une grande proportion de sa mise. Il y a une mise en garde : ce billet n’est pas assuré en vertu de la Loi sur la Société d’assurance-dépôts du Canada. Il ne doit pas être vu comme un placement garanti. Le billet présente plus loin quatre scénarios avec les calculs afférant, ce qui permet au détenteur d’explorer les limites de la patinoire, si vous me permettez l’expression, du scénario céleste jusqu’au scénario funeste.  Estomacs sensibles, s’abstenir. En résumé, les billets permettent à l’investisseur de s’éloigner de sa politique de placement de base en prenant un risque différent et en espérant faire mieux en termes de rendement.  Il connait alors les règles du jeu, le pour et le contre, ses engagements et le potentiel. Il accepte de mobiliser des fonds pendant une longue période possiblement. Perso, il me semble que le handicap majeur est la vie limitée du billet.  Si l’investisseur détient les actions des banques « pour très longtemps » au lieu de détenir un billet sur les banques, il a un atout : il peut les vendre que lorsqu’il le juge approprié et même seulement au décès ultimement.  Il n'est pas à la merci d'une crise bancaire au jour J. Dans le cas du billet, le jour J est la date de révision de l’an 7 et joue un rôle immense. Dans le cas de cette personne qui m’a introduit le billet, souvenons-nous que le billet était localisé dans un Régime d’épargnes études dont la vie est quand même assez limitée, d’où l’idée de se dépêcher à faire mieux avant que l’étudiant ait besoin des sous. Note1 : je vous ai épargné des deux décimales après le point des valeurs de l’indice pour simplifier la présentation. Effectuez des recherches au sein du Blog en tapant un chiffre, un mot, des mots dans le rectangle au haut de la page d'accueil. Consultez les tables de matières, TMA et TMB, en tapant TMA dans le rectangle et en imprimant ces tables. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie.

  • 169) Un produit structuré sur le banc d'essai. Le point de vue de la banque.

    Vous envisagez l’achat d’un billet?  Ce Post est le deuxième sur le sujet d’un produit structuré. Vous devriez lire le précédent, no 168, avant tout. Il présentait le point de vue du détenteur du billet. Dans le présent Post, je prends en considération le point de vue de la Banque et de sa stratégie. Avant tout, j’aimerais préciser que je suis bien content que nous ayons de nombreuses et de solides banques au Canada. Elles sont bien capitalisées et bien encadrées par les pouvoirs publics.  Il y a suffisamment d’entre elles pour assurer un minimum de concurrence.  Les banques permettent à ceux qui ont besoin d’argent de connecter avec ceux qui en ont. De plus, comme épargnants, nous avons l’option de placer une partie de nos économies à TITRE D’INVESTISSEURS « dans les banques » en achetant des actions de celles-ci et en participant aux profits de celles-ci.  Elles offrent de nombreux produits également. En général, je préfère participer aux profits des banques plutôt que de participer aux produits des banques (pour votre réflexion…). C'est au choix. Retour aux produits structurés (les billets).  Je vais droit au but : les banques commercialisent des billets essentiellement pour des profits additionnels et ces profits s’expriment clairement par le biais de la commission typique de 2.5% que les banques retiennent de l’émission des billets. On parle de gros sous.  En explorant les billets de la CIBC (qui me sont plus familiers que ceux de la BMO), je constate que des dizaines de billets sont couramment offerts à l’achat à tout moment.  À ceux-ci s’ajoutent des billets déjà vendus et qui ont des « vies » de quelques années à plusieurs années. Bref, cela fait beaucoup de billets. En examinant un billet typique, on peut constater qu’un « maximum » de 500,000,000$ peut être vendu pour un seul billet. Avec une commission de 2.5% on parle donc 12.5 millions de revenus pour la banque. Je soupçonne que les billets ne sont pas vendus « au maximum » de leur potentiel.  Mais, même s’il s’agissait de ventes de billets à la hauteur de 25%-30% du maximum, avec la panoplie de billets en circulation, cela représente de belles recettes pour la banque. Un conseiller me disait, il y a fort longtemps, que lorsque l’émission d’un nouveau billet est complétée, au jour 1 de la vie du billet, la banque a déjà totalement encaissé sa commission et elle a totalement transféré les risques résiduels du billet à une tierce partie.  Les prospectus ne sont pas bavards en ce qui concernent les tierces parties. Les risques dont on parle, sont les risques que le client n’a pas déjà assumés.   Je crois qu’une façon de voir le rôle de la tierce partie est de l’associer à celui d’un assureur.  Il y aura peut-être quelques billets qui auront « des accidents » mais pour l’ensemble de tous les billets bien conçus, tout se déroulera comme prévu. En complément d’information, on peut lire dans le prospectus que les fonds récoltés vont dans « les fonds généraux » de la banque et peuvent être utilisés pour couvrir les obligations de la banque reliées aux billets.   Soyez assurés qu’une banque a plus d’un tour dans son sac pour profiter de cette occasion pendant qu’elle détient les fonds. Avec cette commission, la banque soutient le marketing du billet (à l’interne et via d’autres courtiers), le suivi diligent et les étapes administratives.  Elle paie aussi pour le transfert des risques. Je dirais que le défi important pour la banque consiste à concevoir des billets attractifs qui sont à l’écoute des clients et qui de surcroit, sont conçus pour n’engendrer que des risques transférables ou du moins tolérables par la banque. Les profits nets vont suivre. Une fois le produit bien conçu, la stratégie de la banque en est une de « volume » : en vendre le plus possible via le réseau afin de maximiser les revenus de commissions et répartir ses coûts fixes sur une plus grande assiette. CIBC, m’a-t-on dit, a été la première banque à commercialiser ces produits.  Les autres comme BMO ont suivi.  Il y a définitivement de l’appétit pour ses produits et je connais quelques investisseurs qui les utilisent en grande quantité.  Cela répond donc à un besoin. Même si le client ne paie directement la commission pour ce produit, des profits sont réalisés par la banque et ses partenaires.  Ultimement, c’est le client qui paie de façon indirecte ces profits et coûts de production en choisissant de se déplacer d’un point « a » vers un point « b » sur sa courbe du rendement versus risque.  Il n’y a pas de « free lunch » dans la vie. Dans le prochain Post, je vais partager un document de la banque sur son produit en question, soit le billet discuté dans le Post précédent. Il s'agit d'illustrer par un exemple afin de vous donner une idée de quoi on parle.   Effectuez des recherches au sein du Blog en tapant un chiffre, un mot, des mots dans le rectangle au haut de la page d'accueil. Consultez les tables de matières, TMA et TMB, en tapant TMA dans le rectangle et en imprimant ces tables. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie.

  • 168) Un produit structuré (billet) sur le banc d’essai. Le point de vue du détenteur.

    Vous envisagez d’acheter un billet?  Une personne lectrice de ce Blogue me mentionnait avoir acheté récemment un « produit structuré » souvent appelé un « billet ». Cette personne a en quelque sorte deux portefeuilles : un premier compte de placements avec support et assistance d’un conseiller financier et un deuxième compte de courtage à escompte que la personne gère elle-même. Elle aime comparer la performance des deux approches et à l’occasion mettre au défi son conseiller.  Qui l’en blâmerait… Je place son idée originelle dans le contexte. Au sein d’un régime d’épargne-étude, la personne sait qu’elle peut compter sur une longue période de temps avant le décaissement.  C’est un « atout ». De plus, les revenus d’un billet, qui se présentent comme des intérêts aux yeux du fisc, ont une place de choix dans un REEE. Les revenus dans ce régime ne sont pas taxés tant et aussi longtemps que les sous ne sont pas retirés par l’étudiant qui, en général, aura un taux marginal d’imposition faible, sinon nul. C’est un deuxième « atout ». Présentement, les épargnes sont investies dans des fonds communs.  La personne a demandé l’an dernier au conseiller de lui suggérer des avenues visant à augmenter le rendement d’une certaine portion du portefeuille total, quitte à prendre un peu plus de risques, compte tenu de ses « atouts ». Dans le passé, pour donner suite à des demandes similaires, le conseiller lui était revenu avec des « billets » qui se sont soldés avec succès à l’échéance. Et à nouveau, le conseiller lui propose un « billet remboursable par anticipation lié à l’indice Solactive Canada Bank 40AR avec protection de 30% » de la BMO et cela en CAD.  Le rendement du billet de 7 ans en question dépend de différents facteurs et l’expectative heureuse se résume à des rendements entre 9.96% et 13.46% par année sur cette fraction du portefeuille que la personne a décidé d’investir dans ce billet. Avouons-le, ce sont des rendements enviables lorsqu’on les compare avec des rendements typiques de 7%-8%-9% par année avec la politique de placements discutée dans le présent Blogue ou mieux encore, lorsqu’on les compare avec ceux de fonds communs souvent handicapés d’un frais de 1% à 2% par année. Dans le présent Post, je débute en parlant de « l’expérience-client ».  J’insiste parce que ces billets « ne sont pas pour tout le monde ».  Dans le cas de cette personne, c’est le conseiller qui a fait les efforts de localiser des billets acceptables pour son client, de les analyser, de les évaluer au regard de la tolérance aux risques du client. Il est possible d’accéder à des billets depuis sa plateforme de courtage à escompte, mais encore faut-il être capable de comprendre et de choisir en toute connaissance de cause. Pour cette personne, il a fallu également accepter de « mobiliser » la somme impliquée pour une longue période de temps contrairement à investir dans des actions dont on peut disposer à tout moment. Le billet sera expliqué plus en détail dans un Post suivant. Il est basé sur un indice regroupant le prix des actions des banques canadiennes (avec modifications au niveau de l’indice, soit la raison du « 40AR » dans le billet). Pour le propriétaire du billet, je résume sa situation comme un enjeu de probabilités.  Il y a 4 scénarios possibles pour cette personne. a)      Une perte de son capital.  Ce cas est très peu probable.  En effet, il faudrait une performance désastreuse des six banques simultanément (il est avantageux d’avoir un indice diversifié dans plusieurs banques plutôt que le prix de l’action d’une seule banque) ET EN PLUS, un « timing » catastrophique ou cette performance coïnciderait avec la date d’échéance, soit le 5 juin 2030.  Imaginez une autre épidémie.  Même dans ce cas, une solution du côté perso serait d’acheter les banques sur marge ailleurs pour « compenser » avec le programme Pépites d’Or. b)      Un rendement paradisiaque. Dans ce cas, suivant le billet, un « rendement spécial et additionnel » s’ajoute au rendement « fixé ». Ce cas est peu probable également.  Comme le rendement de cet indice modifié est dépouillé des dividendes des banques (l’effet du 40AR), il faudrait des conditions spectaculaires pour que ledit indice dépasse l’expectative des 13.5% par année avant de se mettre en scène pour procurer un « rendement spécial » au client. c)      Un scénario ou le capital est conservé mais ou il n’y a pas de rendement. Ce scénario est peu probable également.  S’il se produisait, au moins, le capital n’est pas perdu. Ce qui serait perdu serait le coût de renoncement à un autre placement plus payant. Analysons en détails. Le billet est évalué à sept occasions, soit après un an, deux ans, trois ans, etc. jusqu’à la septième année. Si l’indice aux jours précis de ces sept évènements dépasse sa valeur au départ lors de l’achat, le billet est racheté automatiquement par la BMO et le rendement promis est payé en sus. Il faudrait donc être énormément « malchanceux » pour qu’à sept reprises sur une si longue période de temps, l’indice, qui lui-même est un mix de plusieurs banques soit resté « sous l’eau ».  Examinez les graphiques du prix de chacune des banques sur des périodes de 7 ans dans le passé.  Oui, il y a des excursions significatives dans les prix des actions.  Mais tenez compte aussi de l’effet du regroupement de plusieurs banques dans l’indice : une banque peut vivre une mauvaise passe mais une autre aura des succès coïncidemment.   Bref, le scénario est possible mais peu probable. d)      Ceci laisse un scénario qui se révèle probable : l’indice va tôt ou tard dépasser la valeur de l’indice au départ, ce qui enclenchera le rachat du billet par la BMO et le paiement du capital ainsi que le rendement promis.  Notez que ce scénario n’est pas un « coup sûr ».  En effet, l’indice ne bénéficie pas des généreux dividendes des banques dans son calcul, soit l’effet du 40AR qui réduit l’indice de 40 « points » à toutes les années.  Une façon simple d’envisager cet indice est que le prix des actions des banques en soi (ignorant l’avantage des dividendes) doit être performant au fil des années si on veut voir cet indice excéder sa valeur au départ. Par ailleurs, au sein de ce scénario, il faut envisager sérieusement que la vie du billet risque de ne jamais se rendre à sept ans avec un rembours du capital PLUS un rendement de 94.5% du capital à la fin.  C’est qu’au cours des sept évaluations, il faudrait que pendant les six premières années, l’indice sous performe pour triompher finalement le jour de l’échéance ultime après sept ans. Possible mais peu probable. En résumé, on s’attend que le scénario probable d) se produise et cela, avec rachat plus tôt que tard dans la vie du billet.  Oui, on aura un bon rendement mais probablement sur un moins grand nombre d’années que désiré. Dans les faits, c’est exactement ce qui s’est produit en juin 2024 lors de l’évaluation à la fin de l’an 1. L’indice a été quelques 5.9% meilleur que sa valeur au départ en juin 2023 et cette personne s’est vu remettre le capital plus 13.5% du capital.  C’est un évènement heureux parce que la promesse s’est matérialisée.  Avouons-le cependant, c’est moins excitant que si le billet avait payé un 40.5% après trois ans par exemple ou même un 94.5% après sept ans…  Mais c’est la nature du billet.  Il est « rachetable » par la BMO. Qu’en est-il du coût de renoncement? Voici deux exemples. Je crois comprendre de cette personne que son conseiller lui propose des fonds « équilibrés » soit une proportion d’actions typiquement de 60% et une proportion de revenu fixe ou obligations typiquement de 40%. Le fonds « équilibré » XBAL de Blackrock, entre le 5 juin 2023 et le 5 juin 2024 a montré un rendement de 11.5% plus dividendes de 2.5% pour un total de 14%. Une alternative plus typique au présent Blog serait le fonds XSP en CAD.  Pour la même période, le rendement de XSP a été de 23.7% plus dividendes de 1.0% pour un total de 24.7%. Que penser de tout cela?  Les atouts (le temps et la fiscalité) sont des attributs qui ont une très grande valeur à mes yeux d’investisseur. Avec une paire d’as dans ma manche, toutes les options me sont permises. Dans le prochain Post, je vais tenter de donner le point de vue de la BMO, tentative périlleuse! Effectuez des recherches au sein du Blog en tapant un chiffre, un mot, des mots dans le rectangle au haut de la page d'accueil. Consultez les tables de matières, TMA et TMB, en tapant TMA dans le rectangle et en imprimant ces tables. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie.

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