259) Comment s'adapter et se repositionner dans un monde volatil.
- alainferland53
- il y a 20 heures
- 2 min de lecture

Que faire face à un monde plus volatil?
Vous suivez peut-être l’actualité? Nul doute que vous vous sentez moins confortable depuis la « rupture ». C’est l’expression utilisée par notre Premier ministre à Davos le 20 janvier 2026 dans un discours qui a fait le tour du globe instantanément.
Mais que faire comme investisseur? Les rapports sur ce sujet sont nombreux et on peut avoir une oreille attentive à ceux qui gèrent des portefeuilles pour les autres.
Récemment, MSCI (1) rassemblait justement les commentaires et les plans de plusieurs gestionnaires à travers le monde. Voici quelques remarques qui m’interpellent. Il y a plusieurs éléments de la politique de placement du présent Blogue qui peuvent être utilisés pour s'ajuster comme le feront ces gestionnaires.
Comment les conseillers se repositionnent dans un monde volatil
Le rapport 2026 met en lumière une industrie de la gestion de patrimoine en pleine transformation. Face à une montée durable de l’incertitude géopolitique, des tensions commerciales et de la concentration des marchés, les conseillers réévaluent leurs modèles d’allocation et répondent à une demande croissante de personnalisation et d’accès aux marchés privés.
1. Un environnement défini par l’instabilité mondiale
Les conseillers signalent une inquiétude généralisée des clients : 86 % estiment que l’incertitude globale influence fortement les décisions d’investissement. Les risques liés aux tarifs, aux chaînes d’approvisionnement et à l’inflation poussent à repenser la diversification et à réduire la dépendance aux actions américaines, perçues comme trop concentrées et volatiles.
2. Recomposition stratégique des portefeuilles
Les allocations évoluent vers :
Marchés développés hors États-Unis : 61 % prévoient d’augmenter leur exposition.
Marchés émergents : 48 % anticipent une hausse.
Actifs privés et alternatifs : 71 % prévoient d’accroître leurs allocations.
Les FNB s gagnent en importance comme outils de liquidité, de personnalisation et d’expression tactique.
3. L’essor des marchés privés
Les actifs privés deviennent un pilier des portefeuilles modernes. Les conseillers privilégient :
le crédit privé.
le capital-investissement (private equity),
les infrastructures,
les véhicules semi‑liquides (ceci est une combinaison des 2 premiers articles).
83 % jugent désormais indispensable d’offrir une gamme robuste de solutions privées.
5. La personnalisation devient la norme
Près de 98 % des nouveaux portefeuilles incluent une forme de personnalisation. Les moteurs principaux sont :
les expositions thématiques,
les préférences sectorielles,
l’intégration d’actifs privés,
les valeurs personnelles.
6. Les fonds indiciels : une montée progressive
62 % des firmes s’attendent à une hausse de l’utilisation du direct indexing, porté par :
l’optimisation fiscale des pertes,
les exclusions personnalisées,
les FNB factoriels et thématiques.
Conclusion
Le secteur de la gestion de patrimoine entre dans une phase de repositionnement stratégique profond. Les conseillers ne se contentent plus de réagir à la volatilité : ils l’utilisent pour repenser la construction de portefeuille, renforcer la diversification mondiale, élargir l’accès aux marchés privés et offrir une personnalisation systématique.
(1) MSCI Wealth. Wealth Trends 2026: How Advisers Are Repositioning for a Volatile Word



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