263) Des obligations ou pas?
- alainferland53
- il y a 12 minutes
- 4 min de lecture

Des obligations ou pas dans votre portefeuille?
Est-ce que cette question vous intéresse ou même vous inquiète?
Dans son dernier livre Nicolas Bérubé a produit un tableau fort pertinent et que je me permets de reproduire plus bas.
Divulgation : dans mon Blogue, j’essaie de m’en tenir à ce que je connais bien. Les obligations ne sont pas ma tasse de thé. J’ai « expérimenté » avec les obligations au début du siècle pour finir par comprendre qu’il n’y avait là aucune valeur pour moi, compte tenu de ma situation.
Les 12 fonds négociés en bourse du tableau sont des « Tout-en-un » populaires.
D’ailleurs, les trois grands fabricants de fonds (Vanguard, Blackrock et BMO) se sont empressés d’offrir la même brochette, d’où la similarité des symboles boursiers.
Vous désirez simplifier vos investissements et les décisions : optez pour un seul de ces fonds!
J’ai déduit, du fait de mes lectures, que monsieur Bérubé a probablement opté pour VGRO avec 20% obligations et 80% actions de sociétés de partout sur le globe.
Ce qui m’a étonné dans ces fonds est la différence des rendements sur 5 ans (les données de 10 ans ne sont pas disponibles car tous les fonds n'ont pas 10 ans d'existence), disons, entre 100% actions (comme la politique des 5 X du présent Blogue) et 20% obligations/80% actions. Pour le VEQT (100% actions) versus le VGRO (20% obligations/80% actions), on parle de 2.38% comme « delta » des rendements, soit 12.10% moins 9.72%.
C’est énorme comme impact et je vais vous en faire la démonstration plus loin.
Quels sont les avantages de VGRO versus VEQT? Réponse : moins de volatilité dans les rendements.
Si vous examinez la fiche de VGRO, l’écart-type (une mesure de dispersion du rendement autour de la moyenne) est de 8.36% au 31 décembre 2025. L’écart-type du fonds VEQT, quant à lui, est de 9.52% donc un peu plus volatil que VGRO.
Petite leçon de probabilité. Si on suppose qu’il s’agit d’une dispersion « normale » bien connue, de « plus un écart-type à moins un écart-type autour de la moyenne », on devrait retrouver environ 70% des rendements historiques.
Si on examine plutôt la dispersion de plus deux écart-types à moins deux écart-types, on retrouve environ 95% des rendements.
Autrement dit.
Fonds | Dispersion des rendements | ||
- 2 écarts | Moyenne | + 2 écarts | |
VEQT | -6,9% | 12,1% | 31,1% |
VGRO | -7,0% | 9,7% | 26,4% |
L’argument en faveur de VGRO est d’éviter que l’investisseur ne panique et ne liquide tout lors des tempêtes.
Malheureusement à l'examen des données, cet argument tient mal la route entre ces deux fonds.
Car, le danger n’est pas lorsque les rendements dépassent un peu ou beaucoup la moyenne.
La panique est déclenchée lorsqu’on se retrouve à moins deux écarts-types par exemple, n’est-ce pas?
Mais … surprise, on est au même point en termes de rendements, soit à moins 7%.
Pour évaluer la concession à sélectionner VGRO versus VEQT, je vais utiliser un « delta » de moyennes de rendements légèrement inférieur et plus typique soit 2 %.
De plus, un rendement sur 5 ans de 12% utilisé sur une longue période est vraiment trop optimiste.
Je choisis 8%. Bref, VGRO est à des rendements moyen de 8% annuellement et VEQT est à des rendements moyens de 6% annuellement.
Pour simuler l’accumulation à long terme, je choisis le CELI, notre paradis fiscal bien aimé.
La personne cotise à toutes les années depuis le début du programme (en 2009) alors qu’elle avait 20 ans.
On examine sa situation lorsqu’elle est à l’âge de 65 ans, soit en 2054 :
Valeur du portefeuille de VEQT à 8% par année : $ 3,080,264
Valeur du portefeuille de VGRO à 6% par année : $1,745,222
Différence en défaveur de VGRO : $ 1,339,042 soit environ un manque à gagner de 43%.
Avouons-le, il s’agit d’une jolie somme pour la paix d’esprit. Il s’agit d’un coût de renoncement important.
Un commentaire primordial s’impose cependant. Il est connu que la distribution des rendements ne suit pas très bien la « cloche » de la distribution normale. La cloche est aplatie et il y aura des rendements négatifs plus extrêmes (dans les deux cas).
Dans la leçon no 8 de son livre, Monsieur Bérubé explore justement les extrêmes en détails.
L’idée est la suivante : si vous tenez le coup sans paniquer avec VGRO alors que vous auriez paniqué avec VEQT, alors VGRO reste la meilleure solution malgré le coût de renoncement.
Le présent Post vise à vous donner une idée du coût de renoncement pour une décision plus éclairée.
J'aime bien poser la question: "Avez-vous l'estomac pour ces rendements extrêmes?"
Warren Buffett soulève souvent la notion d'avoir le "tempérament adéquat" pour survivre à une chute de 50% de son portefeuille.
Qu'elle que soit la formule, c'est un pensez-y bien... Une fois que vous avez défini votre position, la décision de la question des obligations est simplifiée.
Effectuez des recherches au sein du Blog en tapant un chiffre, un mot, des mots dans le rectangle au haut de la page d'accueil. Consultez les tables de matières, TMA et TMB, en tapant TMA dans le rectangle et en imprimant ces tables.
Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie.






Commentaires