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280) À quoi reconce-t-on?

  • il y a 1 jour
  • 2 min de lecture

Le coût de renoncement, toujours le coût de renoncement!


À l’émission Zone Économie récemment, le journaliste Nicolas Bérubé discutait de la question suivante :  doit-on écouter ses parents pour ce qui est de conseils financiers?


Avec une telle question, on a bien envie t’entendre la réponse qu’on soit parent ou enfant! 


Sa réplique est un bijou de diplomatie.  Mais sa réponse est surtout d’une pertinence implacable.


« N’oubliez jamais d’évaluer le coût de renoncement face à une proposition ».


Pour illustrer son propos, M. Bérubé cite le cas typique d’un parent qui est d’opinion que la demeure est le meilleur placement qui soit. 


Conséquemment, les loyers qu’on devrait payer autrement et les économies régulières seront « maximisées » pour rembourser l’hypothèque le plus rapidement possible.


Tout d’abord, il suggère une « règle du pouce » pour amener maison et loyer sur même pied, soit un 5% du prix de la maison à titre de frais annuel pour prendre en compte l’entretien, les taxes et les autres frais qui auraient autrement inclus dans les loyers. 


Cette approche donne un peu plus de profondeur dans l’analyse loyer vs maison au-delà de l'équation: paiements pour hypothèques versus paiements des loyers.


Si vous arrivez par exemple à la conclusion loyers = maison, alors c’est que vous choisissez d’investir dans l’immobilier (la maison), ce qui revient à la suggestion du parent.



Mais, minute papillon.


Il mentionne qu’il faut aussi prendre en compte ce à quoi on renonce.  En effet, dans le graphique suivant, investir dans l’immobilier n’est pas nécessairement une panacée.




 

 

Pour renchérir, cette semaine je lisais la revue TheEconomist qui reprenais un graphique similaire mais cette fois sur une période plus longue soit 1963 à 2025. 


Dans cette étude, on obtient un rendement de 2,155% pour les maisons versus 9,445% pour un portefeuille d’actions diversifiés du genre SP500.  (Deux milles pourcents versus neuf milles pourcents).

 

En somme, M. Bérubé nous invite à faire nos devoirs en considérant les différentes options et surtout de bien comprendre ce à quoi on renonce.


Après tout, si on s’enrichit beaucoup moins rapidement, nos parents ne seront peut-être plus là pour prendre le blâme…


Divulgation oblige: mes parents ont investi dans les obligations du Québec toute leur vie. Et lorsque trop âgés, ils m'ont demandé de m'occuper de leurs finances, mon père a été explicite: ne prend pas de risques. J'ai évidemment écouté mon père... pour ce qui est de ses affaires.


 

 

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Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et à développer votre propre stratégie. 


Je ne suis pas un conseiller et les titres que je choisis s’inscrivent dans une politique de placements très diversifiés.  Mes choix ne constituent donc pas des « tuyaux » au sens que pourrait donner un spéculateur.

 

 

 

 

 

 
 
 

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