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  • 201) La sirène LION ÉLECTRIQUE sera-t-elle graciée?

    Ce fut un moment de faiblesse.  Profitez de mon erreur pour éviter de la répéter. Lion Électrique Co. est au bord du gouffre et est en défaut de payer une dette.   En aucun moment, vous avez pu voir ce titre dans la politique de placement au fil des années passées et dans le présent Blogue.   Et cela est pour de bonnes raisons.   LEV ne rencontre pratiquement aucun des critères de sélection des titres articulés dans les différents Posts du présent Blog.  LEV n’a pas d’avantages concurrentiels. On peut douter maintenant de sa capacité à investir les fonds dans les bons créneaux de son domaine, les véhicules électriques commerciaux et dans son choix d’investir dans de multiples usines et dans des plusieurs catégories de commerce comme les batteries.  LEV n’est pas profitable.  Belles usines mais pas assez de ventes pour des clients trop peu nombreux. LEV a dilué ses premiers actionnaires et a emprunté constamment.  LEV a fait des promesses de bonne foi mais qu’elle n’a pas pu tenir. Je l’ai peut-être écrit quelque part dans un Post : si vous vous éloignez de la politique de placement, considérez cela comme une aventure et présumez que vous allez perdre vos sous.  Si tout va bien, vous serez heureux de la manne qui en ressortira.  Si tout va mal, vous ne serez pas trop déçu, vous saviez que vous risquiez gros. Il y a plusieurs années, j’ai été attiré par le chant de la « sirène électrique » et j’y ai investi quelques dollars.  L’avenir était aux véhicules électriques.  Protégeons l’environnement de façon collective. Même le Québec interdira la vente de véhicules à essence à partir d’une certaine date, pas si éloignée. Je me disais qu’une entreprise comme LEV voyait clair en s’éloignant du véhicule pour monsieur/madame tout le monde, ou elle n’avait aucune chance de réussir face à Tesla et Byd, et en se concentrant sur les autobus. Des programmes généreux de subventions gouvernementales allaient attiser l’intérêt et la demande.  C’est une entreprise locale et nos chers gouvernements avaient décidé de participer en les aidant directement. J’ai oublié un instant les critères de sélection de la politique de placement et ai laissé parler mes émotions plutôt que ma raison. Je voulais "prendre l'autobus" comme plusieurs le font dans une aventure d'investissement risqué (très risqué). Sur le graphique "rendement" versus "risque", LEV va complètement à l'extrême de l'axe des risques dans l'espoir d'un fabuleux rendement extrême. On sort carrément du point optimal risque-rendement de la politique de placement. Mais depuis, l’aventure électrique mondiale en prend pour son rhume.  Tout à coup, l’engouement a disparu. Je ne vois plus la Tesla dans la cour de mes voisins.  Certaines de mes connaissances ont même vendu leur auto électrique suite à un voyage vers le sud des États-Unis, la filière NorthVolt en arrache (et je suis gentil avec mon qualificatif).  Les fabricants automobiles abandonnent des projets de nouvelles usines pour construire des véhicules électriques (Volkswagen en Allemagne). Il y a suffisamment de capacité de production maintenant au regard de la demande « révisée à la baisse ».  Ce n’est pas par manque de connaissances ou d’expérience que je me déclare coupable.  Je sais bien que dans le domaine des « start-up », on en compte 1 ou 2 sur 20 qui réussissent finalement. Quelques-unes s’en tirent tout juste pour être rachetées par d’autres entreprises profitables et la balance des prétendantes meurent littéralement de financement insuffisant.  Je souhaite à LEV de ne pas se retrouver dans le cimetière. J’ai vendu mes quelques actions LEV récemment afin de « profiter » de la perte en capital.  Voir le fabuleux graphique à la fin de ce Post. Cela permet de réduire d’autres gains en capital réalisés durant l’année, avec des Pépites profitables, et minimiser la facture fiscale pour l’année courante.  C’est une maigre consolation mais c’est ce qui est raisonnable à faire. La leçon est la suivante.  On ne vote pas avec son argent. On n’écoute pas la sirène avec son cœur et ses sous.  On ne spécule pas. On l’investit à long terme dans des entreprises solides et on oublie le tout pour laisser le temps faire son œuvre. Investir est un acte froid, méthodique, cérébral, sans excitation, bref, plate.   Si on s’éloigne de sa politique, pour l’excitation, l’encouragement local, une cause comme l’environnement, on obtiendra le rendement qu’on mérite…  Et en ces jours récents de l’Action de grâces en Amérique, avec un mauvais placement, on ne peut pas compter d’être gracié par un président, comme dans l’image de ce Post avec les deux dindes fières. Si vous lisez ce Blogue, prenez des notes et évitez-vous l’erreur d’investir pour d’autres raisons que les bonnes.  Considérez l’alternative suivante si vous recherchez de l’excitation:  acheter plusieurs billets de loterie et rêver pendant quelques jours de devenir millionnaire instantané.  Même en « misant » 100$ ou même 500$ au casino, vous allez faire une bien meilleure affaire que d’écouter les sirènes.   Fort heureusement, je n’ai eu qu’un moment de faiblesse au cours des dernières décennies et je n’ai répondu à aucune autre sirène, même les sirènes habillées et maquillées de tous les charmes. Le dommage à l’orgueil a été plus beaucoup plus grand que le dommage au portefeuille car j’avais investi peu.  J’imagine qu’il faudra un bon vingt ans avant d’oublier la leçon car on ne change pas la nature humaine.  Les sirènes ou les lions électriques (ou autre animal comme les licornes) ne se lassent pas.   Effectuez des recherches au sein du Blog en tapant un chiffre, un mot, des mots dans le rectangle au haut de la page d'accueil. Consultez les tables de matières, TMA et TMB, en tapant TMA dans le rectangle et en imprimant ces tables. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie.

  • 190) Rééquilibrer ou ne pas rééquilibrer.

    Faut-il rééquilibrer le portefeuille de temps à autre?  Voulez-vous la réponse immédiatement? La réponse est non. Surpris? Si vous faites affaire avec un conseiller, il pourrait vous expliquer que rééquilibrer le portefeuille est une exigence. Typiquement, c’est l’économiste en chef de la banque qui dirige ce travail avec ses pairs et collaborateurs.  Sa vision macroéconomique, sa compréhension des enjeux locaux et mondiaux, des politiques fiscales et monétaires des pouvoirs publiques le place dans un siège privilégié pour implanter un changement dans le portefeuille des fonds vendus et gérés par son institution.   Je donne deux exemples.  Dans un fonds, il se peut qu’un secteur d’investissement parmi plusieurs secteurs soit de nature « cyclique ». L’automobile et les produits luxueux en sont deux exemples.  L’économiste pourra juger que le temps est venu de réduire la proportion du fonds dans un domaine car le secteur pourrait bien terminer sa période haussière.   Un autre exemple est celui de la proportion des obligations versus des actions dans un portefeuille « diversifié » ainsi. Sachant que les obligations sont un refuge face à la volatilité du rendement des actions (quitte à souffrir de rendements moins bons) et que les participants aux fonds sont frileux, il pourrait corriger le tir en augmentant la proportion des obligations. À l’expérience et à l’étude du sujet, j’en suis arrivé à quelques conclusions.  La première est que l’ajustement initié est suprenamment petit.  Je dirais minuscule.  Lorsqu’il croit anticiper correctement, l’économiste devrait agir avec conviction. Mais il semble agir avec beaucoup de retenue. La deuxième est que l’effet sur le rendement reste donc mineur.   On le sait, battre le rendement des indices sur plusieurs années est le lot d’une très faible proportion de gestionnaires.  Relisez le Post 117 avec SPIVA qui compare la performance des fonds gérés par des conseillers avec les fonds indiciels comme les 4 X.  Les fonds gérés tirent de la patte en général. Alors si le rééquilibrage est un outil, sa performance ne se fait pas sentir en termes de « faire mieux que les indices ». L’économiste a de bonnes intentions et agit avec prudence.  Il s’agit plutôt d’une tactique défensive pour réduire la volatilité, je dirais. Est-ce que les économistes sont des gens riches avec leurs boules de crystal?  À la question, Warren Buffet répondait qu’il n’en connaissait pas…  Il est impossible de prédire les marchés, on l’a dit souvent. Avec un rééquilibrage dans un compte taxable, il y a fatalement érosion fiscale parce qu’on doit vendre un peu et payer inmédiatement des impôts sur un éventuel gain en capital.  On s’appauvrit. C’est un vent contraire supplémentaire. On doit l’éviter ou du moins minimiser son impact. Bref, perso, je ne rééquilibre jamais et n’ai pas l’intention de le faire.  Ceci dit, pour les nouveaux épargnants, une idée intéressante est de débuter avec les premiers $100,000 d’économie en suivant la politique des 4X.  Cela procure une diversification instantanée et crée une bonne fondation pour, par la suite, opter pour les titres individuels. Les 4 X sont robustes et franchissent les hauts et les bas sans nécessiter de rééquilibrage. Par ailleurs, lorsqu’un titre atteint 5% du portefeuille, on dit que la diversification est un peu fragilisée.  La recette simple consiste à vendre ce qui dépasse le 5% en question.  Mais j’avoue qu’il faut être prêt à renoncer aux bénéfices à conserver toutes les actions de ce titre.  Présentement, MSFT est à 6% de mon portefeuille. Basé sur le mérite et le futur de cette société, je ne vois pas de nuages noirs pour ce titre. À l’examen de la photo du prix de MSFT plus bas, on aurait pu regretter de ne pas avoir corrigé la situation à 250 USD l’action à la mi-2022.  Mais examinez la suite en octobre 2024, le prix est de 415 USD …  Choisir, c’est sacrifier.  Je suis content de ne rien avoir fait. Un truc :  si vous désirez donner une coupe de cheveu à un titre qui a pris une place trop importante dans le portefeuille, alors considérez réduire le nombre d’actions à partir du REER, si par chance ce titre est présent au sein de votre REER.  Il n’y aura pas d’évènement fiscal et on peut ensuite acheter un autre titre avec les liquidités. En somme, si nous restons disciplinés avec une vision à long terme, avec des habitudes d’économies systématiques et périodiques, des placements diversifiés à raison d’un quantum à l’achat par titre de belles et de bonnes sociétés profitables, prenons-nous de sérieux risques en ne rééquilibrant pas? Il semble bien que non. Effectuez des recherches au sein du Blog en tapant un chiffre, un mot, des mots dans le rectangle au haut de la page d'accueil. Consultez les tables de matières, TMA et TMB, en tapant TMA dans le rectangle et en imprimant ces tables. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie.

  • 184) Perfectionnez votre savoir!

    Pourquoi ne pas vous perfectionner comme investisseur?   Charlie Munger disait (traduction libre) : « Si vous visez la sagesse, préparez-vous à passer une bonne partie de votre vie assis sur votre derrière en lisant! ».  La photo d’introduction montre deux volumes de la CSI intitulé COURS SUR LE COMMERCE DES VALEURS MOBILIÈRES AU CANADA et destinés aux investisseurs comme vous et moi. La CSI est l’Institut canadien des valeurs mobilières.  La version en vert est mon édition de 1988, qui trahit un peu mon âge…. Plus bas, je vous donne la Table des matières de ces manuels.   Un chapitre par semaine est parfaitement abordable.  Le tout est en français.  Ceci fait partie des choses simples mais difficiles car il faut tout de même un peu de discipline. Les bénéfices sont multiples.  Le premier est de nous placer dans le contexte du domaine de l’épargne et des différents véhicules disponibles sur le marché pour bien garnir notre patrimoine. On parle de la règlementation et de l'encadrement de l'industrie. Ceci fera de vous un investisseur averti et plus compétent.  Le chapitre 4 sur l’économie est un superbe résumé et le chapitre 5 sur les politiques budgétaire et monétaire de notre pays est éclairant en plus d’être accessible.  On acquiert de la profondeur dans ce domaine. Commencez par ces chapitres. Je crois qu’un bénéfice important se manifeste du côté « risque » de l’équation « rendement vs risques ».  N’espérez pas augmenter de façon extraordinaire votre rendement en lisant ce livre.  Vous allez déjà très bien faire en suivant la politique du présent Blogue.  Cependant, vous comprendrez ou vous en êtes sur l’échelle des risques et peut-être serez-vous plus confortable, quitte à vous ajuster un peu. Vous désirez un aperçu d’un chapitre en particulier? Faites-moi signe par courriel.  Je ne peux pas vous donner ces livres.  Cependant, je peux encourager en examinant un échantillon. Effectuez des recherches au sein du Blog en tapant un chiffre, un mot, des mots dans le rectangle au haut de la page d'accueil. Consultez les tables de matières, TMA et TMB, en tapant TMA dans le rectangle et en imprimant ces tables. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie.

  • 181) Kellanova: qu'arrive-t-il avec mes Special K et mes Pringles!

    Qui vient manger mes Special K et mes Pringles?  Ces marques bien connues sont celles de Kellanova (anciennement Kellogg), une société de la politique de placement discutée dans ce Blogue.  Mais voilà que la célèbre société Mars (barre de chocolat Mars, Snickers, JuicyFruit et j’en passe) courtise Kellanova en offrant 83.50 USD par action de K. Depuis que l’offre est publique, le prix de l’action de K tourne autour de 80 USD. Bien que le mariage ait de bonnes chances d’avoir lieu, il y a des gens qui pourraient se lever avant la cérémonie lorsque le prêtre demandera « y-a-t-il quelqu’un qui s’objecte? », comme dans les films d’Hollywood.  Sauf qu’ici, ce sont des organismes et pouvoirs publiques qui pourraient imposer des conditions, notamment dans le domaine de la bonne concurrence. Les actionnaires doivent aussi dire « oui ». Bref, il semble que le mariage aura lieu dans la première moitié de 2025. Étant donné l’incertitude, tout de même, soit qu’on vende maintenant à 80 USD car ce prix inclut une belle prime (le prix du titre pataugeait dans le 60 USD auparavant) qui pourrait s’évanouir si la transaction échoue, soit qu’on attende et obtienne 83.50 USD plus les deux-trois dividendes trimestriels de 0.57 USD.  En somme, en agissant maintenant on renonce à 84-85USD mais on sécurise 80 USD face à une déception possible. C’est au choix.   Fiscalement, il faudra enregistrer un gain en capital car MARS n’est pas publique et nous recevrons le produit en comptant plutot qu'en action.  Maintenant ou plus tard, le taux d’inclusion pour le gain en capital est de 66 2/3% si le titre est dans un compte ordinaire. Si vous avez acheté en suivant la politique, vous avez probablement un gain en capital latent (non réalisé).  Bref, c’est l’angoisse du profit à nouveau. À vous d’y réfléchir. Quelques fois, nous désirons acheter un nouveau titre (peut-être est-il à rabais en plus) mais nous n’avons pas de sous économisés à cet effet.  Une transaction de vente de K pour libérer des sous et d’achat de la belle occasion serait peut-être de mise, dès maintenant.  N’oubliez pas qu’il faudra payer des impôts sur le gain avec K. Des transactions visant à diversifier davantage sont toujours bienvenues.   Effectuez des recherches au sein du Blog en tapant un chiffre, un mot, des mots dans le rectangle au haut de la page d'accueil. Consultez les tables de matières, TMA et TMB, en tapant TMA dans le rectangle et en imprimant ces tables. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie.

  • 180) Localiser ACCENTURE PLC à l'extérieur du REER est préférable.

    ACCENTURE PLC m’a joué un petit tour! ACN est une belle société présentant de nombreux attributs pour se qualifier dans la politique de placement.  Mais sa véritable identité m’a échappé.  Il y a donc possibilité de corriger le tir.  Il est préférable de localiser ACN dans le portefeuille ordinaire afin de ne pas perdre les « retenues fiscales » à la source de 15% sur les dividendes de ACN.  Dans un REER, ces retenues sont perdues à jamais mais dans un compte ordinaire vous les récupérez lors de votre déclaration annuelle comme un crédit aux impôts dus. Le PLC dans le nom de ACN est l’abréviation de Public Limited Company.  Voici quelques caractéristiques clés d’une PLC. (a) Responsabilité limitée : Les actionnaires ne sont responsables qu’à hauteur de leurs apports. (b) Capital minimum : Un capital minimum de 50 000 livres sterling est requis. (c) Actions : Les actions peuvent être vendues et négociées publiquement, souvent cotées en bourse. Cela ressemble beaucoup aux sociétés anonymes (SA) dans le système juridique français. Ma première réaction a été de la considérer comme une Britannique.  En vertu du traité fiscal entre notre pays et la Grande Bretagne, aucune retenue fiscale n’est pratiquée lors du paiement d’un dividende en faveur d’un actionnaire canadien. Toutes les britanniques arborent le « PLC » dans leurs noms.  Il est donc intéressant de les localiser dans un REER en premier lieu, si cela est possible. Mais ACN n’est pas britannique!  Elle est basée à Dublin (et non Belfast), soit dans la République d’Irlande (et non en l’Irlande du Nord).  Pour compliquer la situation, elle est transigée sur New-York en USD.  Elle est par ailleurs partie prenante de l’Union Européenne et sa monnaie est l’Euro et non la livre sterling. Dans un REER, la retenue fiscale américaine de 15% d’un dividende d’une société américaine ou britannique n’est pas prélevée et on s’en réjouit.  Mais la retenue irlandaise de 15%, quant à elle, est sans pitié!  Elle vient réduire le maigre dividende annuel d’environ 1.5% de la valeur de l’action de ACN. Bon 15% de 1.5% c’est peu, soit 0.2%.  Mais pourquoi ne pas garder ces sous pour nous. Pour corriger, on vend ACN localisé dans son REER et on achète d’autres titres avec le produit (toujours dans son REER). Lorsque possible on rachète ACN dans un compte ordinaire.  Naturellement, il faut de nouvelles économies pour cet achat.   Effectuez des recherches au sein du Blog en tapant un chiffre, un mot, des mots dans le rectangle au haut de la page d'accueil. Consultez les tables de matières, TMA et TMB, en tapant TMA dans le rectangle et en imprimant ces tables. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie. P.S. La Grande Bretagne inclut l'Angleterre, l'Écosse et le Pays de Galles. Le Royaume Uni de la Grande Bretagne inclut la Grande Bretagne et l'Irlande du Nord. Question. Connaissez-vous les capitales de ces pays?

  • 175) L'angoisse du profit

    Mon cœur voudrait te garder mais ma tête me dit de te quitter… Dans ce Post, un beau problème mais « angoissant ». Il s’agit de « prendre profit » ou « pas ». Dans certaines circonstances, il est opportun et avantageux de vendre les actions d’un titre particulier de la politique de placement.  Cette situation est rare mais existe présentement avec la compagnie pharma, ELI LILLY and Co.  (LLY). On prononce « i-laille-lilaille ».  Cela fait très féminin, ne trouvez-vous pas? Surtout à côté du robuste MERCK de la même industrie. Soyons clair, comme épargnant, je suis réticent à vendre « en partant » voire « allergique à vendre ». Pourquoi? Je prends un grand soin à sélectionner les entreprises du portefeuille de sorte que je peux les oublier pour plusieurs années. Elles vont bien se comporter. LLY est une pharma qui a été achetée dans le cadre d’une diversification au sein d’un groupe de pharmas où se trouve une douzaine de sociétés de cette industrie dans la politique de placement. LLY a tous les attributs d’une belle compagnie avec ses avantages concurrentiels, sa gestion exemplaire du capital, ses produits, ses brevets, ses activités mondiales, sa vaste expérience, etc. Mais sa situation m’angoisse!  Présentement, LLY est surévaluée par les marchés boursiers.  Des gens paient plus de 900 USD pour acheter une action de LLY alors que sa Juste Valeur Marchande est estimée par MorningStar à 580 USD.  Au cœur de cette évolution se trouvent les médicaments Mounjaro (pour le diabète) et Zepbound (pour l’obésité et l’équivalent du très annoncé Ozempic de NOVO, commanditaire des Olympiques). Lisez le rapport, c’est révélateur. Le ratio Cours / Bénéfices des derniers douze mois de la compagnie quant à lui est de115.  C’est-à-dire qu’il faut payer 115 USD pour acheter 1 USD de profits annuels.  C’est un peu comme un placement qui rapporte moins de 1% par année… sauf que, en plus, vous pourriez voir votre « principal » se dégonfler à tous moments. La bourse entière opère typiquement dans une fourchette de Cours/Bénéfices entre 10 et 20 (ce qui revient des placements de 10%-5% par année, l’inverse arithmétique de 10 et de 20). MorningStar donne 1 étoile à LLY.  Selon le filtre de recherche de mon courtier, il n’y a que 26 compagnies dans cette situation parmi l’univers de MorningStar.  LLY est parmi les plus sociétés les plus « surévaluées » de la planète. Qu’est-ce qui explique la situation? Les personnes qui achètent des actions LLY présentement sont très très optimistes quant à l’avenir de LLY et de ses médicaments phares.  On parle d’un effet de horde, d’entrainement des investisseurs par les autres investisseurs dans une course ou ils craignent de rater l’avion.  C’est le « momentum ». Si tout le monde achète des tulipes, le prix des tulipes va monter. Pour justifier un prix si élevé (par rapport aux alternatives en termes de placements ailleurs), il faudra que les profits annuels de LLY se multiplient rapidement par 6 à 8 fois :  tout un mandat!  Voici des éléments qui sont ignorés présentement concernant LLY : le prix des médicaments qui vont fatalement baisser, le coût trop élevé et inacceptable pour plusieurs clients qui finalement ne les achèteront pas, la concurrence éventuelle au-delà de celle de NOVO, la capacité de tolérer un médicament qui donne la nausée entre autres et les enjeux de sécurité à long terme. Que faire dans les circonstances? Voici trois options : (A) tout vendre pour encaisser ce gain en capital quelque peu « fictif », quitte à racheter plus tard lorsque les choses concernant l’avenir se seront précisées et notamment lorsque les profits auront augmentés ou (B) vendre une partie (la demie peut-être) afin de prendre une partie des profits tout en reconnaissant que la présente analyse de la situation peut être faillible et mal prévoir l’avenir ou (C) ne rien faire. J’ai opté pour (B) et ai placé LLY sous observation.  Je reste cependant anxieux… MON RAISONNEMENT : (a) en aucun moment le coût d’achat PASSÉ de LLY ne doit être un facteur décisionnel (sauf pour calculer ses impôts) (b) c’est à cause du moment PRÉSENT ou le prix du titre sur le marché est surévalué que s’enclenchent une réflexion et une révision, un signal d’alarme (c) c’est surtout le FUTUR des profits de LLY et indirectement le prix de l’action dans l’avenir qui justifie la décision de conserver ou vendre, dans ce cas-ci, vendre. Par ailleurs, voici une autre technique de réflexion qui est utile : l’inversion.  Que se passe-t-il si on ne vend pas et que le prix de l’action chute? Alors on doit comprendre que nous n’avons rien perdu.  Nous avons peut-être renoncé à une occasion de profiter mais nous n’avons rien perdu.  De plus, en ne faisant rien, dans le cas d’un compte imposable (ordinaire) nous évitons le paiement immédiatement de l’impôt sur le gain en capital et ces sous qui autrement sortiraient de notre compte, restent alors disponibles pour d’autres occasions intéressantes.  Notons, qu’un jour ou l’autre, il nous faudra payer les impôts sur les éventuels gains en capital de LLY mais en attendant, en ne faisant rien, on diffère cet évènement coûteux. Grande conclusion : en vendant une partie des actions de LLY, nous épousons la thèse que les profits futurs de LLY ne justifieront pas entièrement le prix de l’action donné par le marché aujourd’hui.  Nous voyons ainsi LLY moins pour ses vertus de diversification du portefeuille et plus comme une occasion de s’enrichir à cause d’évènements et de circonstances particulières, la surévaluation. À ce sujet, je vous invite à relire le Post 149 ou je discutais de l’inverse : des circonstances entrainant une sous-évaluation.  Les concepts sont similaires même si l'angle d'attaque est diamétralement opposé.   Note : à compter du 25 juin 2024, le taux d’inclusion du gain en capital n’est plus 50% mais 66 2/3%. Effectuez des recherches au sein du Blog en tapant un chiffre, un mot, des mots dans le rectangle au haut de la page d'accueil. Consultez les tables de matières, TMA et TMB, en tapant TMA dans le rectangle et en imprimant ces tables. Je vous rappelle que je suis un investisseur. 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  • 174) Introduction d'une nouvelle industrie au portefeuille.

    Voici comment je procède pour introduire une nouvelle industrie.  Dans ce Post, j’explique les étapes d’analyses qui conduisent à introduire (ou refuser) une nouvelle industrie dans le Portfolio.  À la base, n’oublions pas que la diversification est la pierre angulaire de la stratégie d’investissement . Donc une nouvelle industrie solide dont les sociétés satisfont les critères de la politique de placement est bienvenue de facto. De plus, comme tactique, la politique accueille par design les deux-trois-quatre plus grands joueurs de cette industrie comme moyen de réduire les risques qui surviendraient autrement en ne choisissant qu’une seule compagnie de ladite industrie. L’industrie de présent Post est celle des contracteurs de la défense des pays/gouvernements. C’est un choix qui pourrait soulever controverses.  Comme investisseur, on peut s’abstenir.  À l’inverse, on peut admettre que la défense d’un pays est nécessaire et que l’armement est souvent un outil de dissuasion tout autant que de défense physique.  Il y a beaucoup de profits dans ce domaine et le secteur n’est pas près de s’évaporer de sitôt. L’idée originelle d’examiner ce domaine me provient d’un article dans la revue TheEconomist sur cette industrie et de la lecture du nouveau livre « Why War » de Richard Overy. En première étape, il est facile de lister les principaux joueurs à partir de l’article de la célèbre revue.  En photos plus bas, retrouvez le nom des principaux participants, leurs ventes en 2023 et leurs capitalisations boursières. En bref, on comprend que les contrats d’entretien à long terme (pensez aux avions F-35 dont la fourniture et l’entretien s’échelonne jusqu’à 2060), le lien de confiance avec les pouvoirs publiques et le haut savoir requis sont de grandes sources de revenus stables pour ces firmes.  Il est difficile d’entrer dans cette industrie pour un nouveau joueur. Elles participent bien sûr à différentes activités d’armement et crucialement, à de la recherche et développement.  Au fil des dernières années, de nouvelles tactiques se sont développer comme l’usage de drones, de technologies à distance, sur le terrain, etc. et ces joueurs entendent bien y participer. Cependant, de petites sociétés, plus agiles et rapides se taillent une place. Je n’ai pas analysé ces petites sociétés. Acheter des actions des sociétés de cette industrie, c’est également acheter les aléas de la politique des gouvernements, des budgets de la défense, de la bureaucratie, du lobbyisme, des évènements mondiaux (la géopolitique).  Bref, on retrouve des risques nombreux et imprévisibles. Ces sociétés opèrent dans un marché de type monopsone (un seul acheteur). En deuxième étape, la lecture des rapports MorningStar est nécessaire.  Elle permet d’évaluer ces sociétés au regard des critères comme leurs avantages concurrentiels, la qualité de l’allocation du capital de la gestion des dirigeants, la capitalisation boursière, les catégories de commerce et leurs façons de gérer leurs activités, etc.  Tous ces attributs (voir les Posts précédents) sont quantifiés et sont aisément disponibles pour un lecteur patient dans les rapports. En général, les joueurs de cette industrie se qualifient aisément aux critères choisis par le présent Blogue.  Je retiens ici quelques commentaires de cette lecture. Lockheed Martin (LMT) passe haut la main tous les critères de sélection et sert le plus grand client au monde. Northrop Grumman (NOC) se qualifie également et est à rabais en plus. BAE Systems (BAESY comme ADR sur New-York) est britannique et a le vent dans les voiles. RTX Corp (RTX) est le proprio de Pratt Whitney et, de ce fait, diversifiée avec la défense et des clients commerciaux civils également. Boeing (BA) bien connue de tous et rencontre des difficultés présentement. L’avenir est incertain mais un nouveau dirigeant est aux commandes. La question est à savoir si la société souffre d’un cancer ou d’une infection.  Bien que j’aimerais voir BA au portefeuille, je vais suspendre la décision quelques temps.  La française Thales (THLLY comme ADR) est également diversifiée civil/défense. Un point d’intérêt est la possibilité qu’Airbus en fasse l’acquisition. Finalement, Rheinmetall (RNMBY comme ADR) est le principal fournisseur de défense allemand. Présentement, fortement à rabais. La société est bien positionnée pour jouer un rôle critique en Europe compte tenu des menaces de l’Est. En bref, ces six sociétés (excluant Boeing) prises collectivement sont de belles additions au portefeuille, bien qu’optionnelles. Elles font partie des principaux indices comme SP500, FTSE100, CAC et le DAX.  Si vous suivez la politique des « 4X », vous en êtes déjà propriétaire. La question importante est la proportion à prendre au sein du portefeuille. En général, le « sweet spot » est d’un quantum par société.  Néanmoins, on doit reconnaitre que LMT, NOC, BAESY et RTX s’accaparent de la part du lion en termes de revenus.  Par simplification, on peut donc ignorer THLLY et RNMBY.  Ceci ramène les achats à 4 quanta, une proportion qui me plait davantage intuitivement. Bien sûr, la capacité d’épargne annuelle d’un épargnant peut être déterminante.  Notamment, une personne peut ne pas posséder déjà toutes les actions des sociétés listées dans la politique de placement. En effet, investir dans ces 4 sociétés, c’est également renoncer à investir dans d’autres sociétés différentes qu’on ne possède pas.  Il y a matière à jugement.  Par exemple, on pourrait investir deux quanta au lieu de quatre.  Ou encore prendre quelques années pour acheter les 4 titres au moment où vous tentez d’acheter d’autres titres absents de votre portefeuille. L’important est que toutes les économies présentes ou futures trouvent refuge vers de bons placements diversifiés avec jugement et soient « au travail » le plus tôt possible. Lorsque la décision est prise d’aller de l’avant et qu’on a les sous, on se rappelle que le « timing » est « maintenant », on passe à l’action.  Il n’y a pas lieu d’attendre un moment favorable au regard des évènements/marchés/géopolitique. Cela serait peine perdue.  J’ai procédé immédiatement.   Effectuez des recherches au sein du Blog en tapant un chiffre, un mot, des mots dans le rectangle au haut de la page d'accueil. Consultez les tables de matières, TMA et TMB, en tapant TMA dans le rectangle et en imprimant ces tables. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie.

  • 166) Fractionnement des actions de NVIDIA et de CANADIAN NATURAL RESOURCES.

    NVDA et CNQ fractionnent leurs actions.   Dans le cas de NVIDIA, il s’agit d’un ratio de 10 nouvelles actions pour une « ancienne » action.  Dans le cas de Canadian Natural Resources, il s’agit d’un ratio de 2. Pour ceux qui ont adopté la politique de placement des titres individuels, il faut réviser ses tableaux de calculs pour modifier le nombre d’actions détenues et le coût par action. Le montant investi, bien sûr, ne change pas. Je prends l’occasion d’insérer ici le texte de mon courtier concernant ce sujet en général et qui répond à cinq questions pertinentes.  Je cite.   1.  Qu’est-ce qu’un fractionnement d’actions? Un fractionnement d’actions est un moyen pour les sociétés de réduire ou d’augmenter leur nombre d’actions en circulation et de les rendre plus attrayantes pour les nouveaux investisseurs. Un fractionnement d’actions ne change rien à la valeur totale d’une société, il change uniquement le nombre d’actions en circulation. Réduire ou augmenter le nombre d’actions en circulation permet à une société d’accroître ou de diminuer le cours de son action pour atteindre le résultat voulu. 2.  Comment le fractionnement d’actions fonctionne-t-il? Il existe deux types de fractionnement d’actions : le fractionnement d’actions et le regroupement d’actions (qui est l’opération inverse). Le fractionnement d’actions se produit lorsqu’une société augmente le nombre d’actions en circulation détenues par ses actionnaires actuels. Disons que vous êtes actionnaire de la société X. Vous détenez 100 actions valant chacune 50 $, pour un total de 5 000 $. Si la société X décide de procéder à un fractionnement à raison de deux actions pour une, vous aurez désormais deux actions pour chaque action que vous possédez, soit 200 actions, et chaque action vaudra maintenant 25 $. Même si vous détenez désormais deux fois plus d’actions, la valeur de votre placement dans la société reste identique, soit 5 000 $. Le regroupement d’actions se produit lorsqu’une société réduit le nombre d’actions en circulation. Par exemple, un regroupement à raison d’une action pour deux signifie que vous recevrez une action pour chaque tranche de deux actions que vous détenez actuellement. Selon l’exemple ci-dessus, vous obtiendriez 50 actions d’une valeur de 100 $ chacune. Encore une fois, la valeur totale de votre placement demeure identique. 3.  Pourquoi une société voudrait-elle fractionner ses actions? À mesure que le prix unitaire des actions en circulation d’une société augmente, le bassin d’investisseurs disposés à y investir risque de diminuer graduellement. Afin de rendre l’action plus abordable pour les investisseurs (et d’accroître la liquidité), la société peut procéder à un fractionnement d’actions, réduisant de ce fait le prix par action. En revanche, si le cours de l’action d’une société est trop bas, les investisseurs pourraient y noter un signal d’alerte. Une société peut vouloir regrouper ses actions pour augmenter le prix par action afin de rassurer les investisseurs quant à sa valeur. Une telle opération se fait souvent par nécessité, afin de répondre à une exigence de cours de l’action et d’éviter que le titre soit radié d’une bourse. 4.  Les fractionnements d’actions sont-ils bons ou mauvais? Les fractionnements et regroupements d’actions n’ont aucune incidence sur la valeur de vos placements dans une société donnée. Toutefois, en général, les fractionnements d’actions sont perçus comme une mesure positive de la part d’une société qui cherche à investir dans la croissance et l’expansion de ses activités, tandis que les regroupements peuvent signaler des préoccupations quant à la valeur future d’une société. 5.  En cas de fractionnement d’actions, quand et comment le nombre réel d’actions que je détiens figurera-t-il dans mon compte? Lorsqu’une société procède à un fractionnement d’actions, votre compte n’est pas mis à jour immédiatement, et vous pourriez même constater la valeur de votre placement augmenter ou diminuer temporairement. Mais ne vous en faites pas, il n’est pas nécessaire de communiquer avec votre courtier à cet égard. Votre plateforme mettra à jour vos placements et votre cours pour tenir compte des fractionnements d’actions, habituellement de deux à quatre jours après que le cours du marché a changé par suite du fractionnement, bien que les délais de traitement puissent varier. Conclusions: Lorsqu’une société annonce un fractionnement ou un regroupement d’actions, le nombre d’actions et le cours de l’action changent, mais la valeur totale de votre placement demeure la même. En cas de fractionnement d’actions portant sur les actions que vous détenez, assurez-vous de comprendre l’incidence qu’aura l’opération sur le nombre d’actions dans votre compte et gardez à l’esprit que quelques jours s’écouleront avant que la position soit rajustée dans votre compte.   Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement et mon expérience dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie. Explorez mon blog avec l’outil de recherche en insérant un mot, des mots, un chiffre dans la zone de recherche de la page d’Accueil.  J’ai produit deux tables des matières, TMA et TMB, pour vous aider. Tapez TMA dans la zone de recherche!

  • 165) Récolte de deux Pépites bancaires et suivi du Post 149, Les évènements...

    C’est le moment de récolter deux pépites « mûres ».  Au Post 149, on y discutait de l’importance des circonstances et des évènements pour s’enrichir.  Cet exposé débouchait vers un exemple concret mettant en jeu les six grandes banques canadiennes qui offraient à l’époque de belles occasions d’acheter sur marge, c’est-à-dire en utilisant les sous de son courtier à escompte (moyennant intérêts) pour investir et saisir une occasion.  C’est l’exemple typique du programme Pépites d’Or. Un rappel : en aucun moment durant la période de temps relatée ici, les actions de banques canadiennes de la politique de base de placement furent transigées (achat ou vente).  La politique de placement est le pain et le beurre journalier et on y touche rarement … Ceci ne nous empêche pas de saisir des Pépites lorsqu’elles se présentent! Le tableau plus bas donne le progrès des 6 banques (achetées à titre de Pépites en 2023) en date du 5 juin 2024.  Les justes valeurs marchandes de MorningStar furent mises à jour ainsi que les prix des valeurs marchandes.  Deux graphiques plus bas donnent le prix de NA et de RY depuis un an. Immédiatement, on constate au tableau que RY et NA ont très bien fait PAR RAPPORT à ce qu’on s’attendait d’elles avec 203% et 168% de « progrès vs l’objectif ».  Elles sont même à prime présentement!   De ce fait, il y a tout de même le danger que le prix de ces titres reviennent vers leurs justes valeurs.  Dans ce cas, on regretterait de ne pas avoir saisi le gain en capital.  À l’inverse, qui sait, le prix des actions de ces titres pourraient continuer de performer extraordinairement et on regretterait de ne pas les avoir conservées. Voici comment résoudre le dilemme.  Au sein de la politique de base, nous possédons déjà toutes ces actions avec au moins un quantum chacune, sinon plus.  Donc si les prix montent (et ils monteront à long terme) nous nous réjouirons de cette éventualité et profiteront de ces hausses via la politique de base de diversification, même si nous vendons quelques actions de type « pépites ». Mais plus important encore, nous avons dû emprunter pour accéder aux Pépites.  En réalisant le produit de ces actions et en remboursant l’emprunt sous-adjacent (on conserve le gain), nous aurons ainsi éliminer un risque, celui de dépendre de cet emprunt et de se retrouver le « bec à l’eau » avec une chute dramatique du prix de NA et RY pour une autre circonstance imprévue, cette fois, triste. De plus, la remise de la somme empruntée redonne ainsi une capacité d’emprunt plus grande pour d’autres pépites, si elles survenaient. Qu’en est-il des autres banques de ce mini programme Pépites bancaires? Revenons à la base :  des circonstances (les prêts hypothécaires douteux) ont provoqué la baisse des prix des actions à l’origine et maintenant la divulgation récente des résultats trimestriels a « récompensé » les banques qui ont surpris agréablement les investisseurs par leurs résultats.  Voir les graphiques plus bas. Attendons donc la prochaine circonstance : la divulgation des résultats après la fin du prochain trimestre.  Qui sait, peut-être, serons-nous surpris à nouveau, agréablement… Nul doute que nos banques et tous nos employés travaillent fort pour se positionner favorablement à l’égard de leurs portefeuilles de prêts.  De plus les taux de la Banque du Canada commencent leur trajet vers le bas. Une leçon s’impose. La PEUR des investisseurs face à l’incertitude de l’importance des prêts et à ses effets a provoqué une réaction excessive en 2023. Le TEMPS a fait son œuvre au cours des mois qui suivirent. On s’habitue à presque tout… Le SOULAGEMENT en 2024, peut-être un peu exagéré a provoqué l’enthousiasme et certains prix d’actions sont devenus à prime, récemment.  La PSYCHOLOGIE de l’être humain est un élément important à prendre en compte et à comprendre.  En regardant à nouveau les deux graphiques, vous pouvez constater la séquence de la PEUR , du TEMP S et du SOULAGEMENT. Effectuez des recherches au sein du Blog en tapant un chiffre, un mot, des mots dans le rectangle au haut de la page d'accueil. Consultez les tables de matières, TMA et TMB, en tapant TMA dans le rectangle et en imprimant ces tables. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie.

  • 158) La nouvelle taxe sur le gain en capital s'invite... PUIS S'ÉVAPORE!

    Désolé mais nos très chers gouvernements sont toujours alerte à nous demander de contribuer encore plus. Avec le budget fédéral 2024 (et le provincial a suivi immédiatement), le taux d’inclusion pour le gain en capital aurait passé de 50% à 66 2/3% sur la tranche excédant 250,000$ pour les particuliers. MA IS DEPUIS LA VENUE DE MARK CARNEY, CE CHANGEMENT A ÉTÉ ANNULÉ. OCCASION D'APPRENDRE POUR LE FUTUR... Un rappel avec un exemple. Si vous avez acheté des actions pour une valeur de 10,000 CAD et que plus tard, vous vendez ces actions et obtenez un « produit » de 16,000 CAD, vous avez réalisé un « gain en capital » de 6,000$.  Vous êtes « invité » à inclure (d’où le mot inclusion) seulement 50% de ladite somme, soit $3,000$ dans vos revenus de l’année, à la ligne 12700 de la déclaration fédérale pour être précis. La nouveauté aurait consisté en la notion que pour tout excédent dépassant $250,000 de gains en capital durant une année donnée, alors le taux d’inclusion pour cette tranche sera de 66 2/3% et non de 50%. La première réaction de toute personne sensée est de se dire qu’avec cette limite de $250,000, il n’aura pas beaucoup d’impact pour bien des gens.  En effet, dans l’éventualité peu probable ou vous auriez de grands gains en capital, vous pourrez éviter de vendre certaines de vos actions dans une année donnée pour « étaler » le tout sur 2 ou 3 ans. Le tour est joué.  Minute, papillon. Il y a de nombreuses personnes qui ont acheté une seconde résidence (disons un chalet) il y a plusieurs années. Celle-ci s’est peut-être appréciée considérablement en valeur, bien au-delà du montant de $250,000.   Malheureusement, voilà un exemple incontournable.  Lors de la vente, cette surtaxe affectera possiblement le calcul des impôts payables.  (Notez qu’il y a cependant la possibilité d’étaler le paiement sur plusieurs années afin d’étaler le gain en capital mais les paiements devront réellement être étalés…c'est donc plus risqué). Un autre exemple plus subtil demeure pour le moment obscur.  Il semblerait que la tranche de $250,000 avec le taux d’inclusion de 50% ne serait pas disponible pour le propriétaire d’une entreprise ayant typiquement ségrégé ses placements dans un Holding/Portefeuille.  En d’autres termes le taux d’inclusion serait de 66 2/3% pour tout gain en capital en rapport avec ce portefeuille en partant de zéro. Ceci est plus sérieux. À ce point-ci, pour préserver le concept d’intégration faisant en sorte qu’un propriétaire d’un holding ne devrait pas payer plus ou encore moins d’impôts qu’à titre de particulier, une mesure devrait être prise par le gouvernement.  Normalement, ces mesures se manifestent par l’ajustement des crédits d’impôts lors du paiement d’un dividende de la société vers l’actionnaire.   Il faudra donc suivre ce dossier lors de l’élaboration des détails. Il est clair que depuis plusieurs années le gouvernement fédéral ne voit pas d’un bon œil l’accumulation de richesse au sein d’un holding dans une entreprise.  Il ne se gêne pas pour le dire.  On se demande s’il s’agit d’une autre manifestation de cette approche.   À suivre. Au Canada, en 2021, il y a eu 292,560 personnes représentant 1% des contribuables qui ont payé 22.5% de tout l’impôt.  Par ailleurs, toujours en 2021, 10% des contribuables ont payé 54.4% de tout l’impôt.  Vous avez bien lu.  Lorsque les pouvoirs publics instaurent des mesures exagérées, faut-il se surprendre que les personnes cherchent des moyens de limiter les dommages tout en restant en loi?  Nos services gouvernementaux sont nombreux et coûteux. Les plus fortunés supportent lourdement toutes ces dépenses incluant les déficits. En plus, plus de 30% des contribuables de 25 ans plus ne paient pas d’impôts au Québec. Est-il raisonnable pour nos chers gouvernements de cumuler déficit par-dessus déficit, entrainant ainsi une dette toujours grandissante que nous refilerons à nos enfants? Voilà matière à votre réflexion. Effectuez des recherches au sein du Blog en tapant un chiffre, un mot, des mots dans le rectangle au haut de la page d'accueil. Consultez les tables de matières, TMA et TMB, en tapant TMA dans le rectangle et en imprimant ces tables. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie.

  • 156) Qu'allez-vous faire de tout cet argent?

    QU’ALLEZ-VOUS FAIRE DE TOUT CET ARGENT?  C’est le titre d’un livre, celui de Fabien Major au Éditions du Journal en 2022. J’aime bien cet auteur pour son réalisme et sa capacité à répondre à nos interrogations et nos inquiétudes. Je vous invite à le lire principalement parce qu’il vous invitera à réfléchir à ce sujet. Si vous avez épargné 20% de vos revenus durant votre vie et que vous avez appliqué de façon disciplinée une politique de placement solide, vous êtes ou vous serez bientôt là, en face de cette question. Je retiens que (i) c’est primordial de s’occuper de ses affaires « financières », (ii) ce n’est pas très compliqué et possible pour pratiquement tous et chacun et (iii) on en retire ainsi des bénéfices « non financiers » et personnels considérables. Par exemple, on peut accéder au vrai luxe tel que pointé par Alexandra Eidens dans la photo plus bas... et bien davantage. Effectuez des recherches au sein du Blog en tapant un chiffre, un mot, des mots dans le rectangle au haut de la page d'accueil. Consultez les tables de matières, TMA et TMB, en tapant TMA dans le rectangle et en imprimant ces tables. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie.

  • 154) Les marchés émergents (ME) sont-ils en bonne proportion dans votre portefeuille.

    Une meilleure connaissance des marchés émergents pourrait bien vous interpeller et changer votre approche.  Ce Post fait un survol des marchés émergents et vous invite à revoir la proportion de votre portefeuille accordée à vos investissements dans cette catégorie.  De quoi parle-t-on? Il s’agit du fonds négocié en bourse XEC dans la politique des 4 X.  Certains utilisent le fonds IEMG dans sa version en devises américaines.  Pour ceux qui ont reçu des communications de ma part avant la mise en place du présent Blog, vous avez peut-être des titres individuels comme des titres chinois, taiwanais, etc. La proportion de votre portefeuille est peut-être de 10% ou 15% pour cette catégorie. Ces pourcentages sont calculés sur la base de ce que vous avez acheté (et non la valeur marchande courante à tout moment). Comme investisseur autonome, vous voudrez peut-être réviser cette proportion à la lumière des informations qui suivent. Voici le lien de l’article qui a capté mon attention. Actions internationales : Marchés émergents | Pro-Investisseurs CIBC Je vous invite à le lire pour sa pertinence et votre considération.   Merci à CIBC pour cette compilation et analyse. Je résume ici ce que je retiens. 1)      Les marchés émergents comprennent de grandes économies comme le Brésil, la Chine et l’Inde, ainsi que de nombreux pays et régions plus petits. Ce sont des lieux très différents des marchés industrialisés à plusieurs égards. 2)      Le premier graphique 1 illustre la proportion des bourses dans les 4 grandes divisions.  On pourrait simplifier et comprendre qu’avec XIU+XSP (Canada et États-Unis) vous participez à la zone rouge vin, avec XEF (Europe et Asie modernes), vous participez aux zones bleue et verte et finalement avec XEC, les marchés émergent, vous participez à la zone rouge clair. 3)      Le second graphique 2 vous donne les marchés boursiers en fonction des pays. Reconnaissez la dominance des États-Unis et la petitesse du Canada. 4)      LES MARCHÉS ÉCONOMIQUES NE SONT PAS DANS LES PROPORTIONS DES MARCHÉS BOURSIERS.  Il est très important de réaliser que les États-Unis représentent 25% du Produit intérieur brut mondial alors que les émergents, pris collectivement, représentent 40% du PIB mondial, donc beaucoup plus. 5)      Les marchés boursiers valorisent certains facteurs de façon plus prononcée que le PIB soit l’innovation, la productivité, la profondeur des marchés financiers et la règle de droit. 6)      Le tableau 3 suivant décrit les rendements des différents marchés dans le passé et souligne l’importance de participer à tous les marchés. 7)      Un tableau 4 montre combien la volatilité des rendements annuels est plus grande avec les marchés émergents qu’ailleurs.  Une grande volatilité réclame de votre part de rester magnanimes et d’être patients dans une perspective de long terme. 8)      Le tableau 5 suivant vous informe de l’étendue des reculs durant différents Krachs boursiers et met en lumière les différences entre marchés boursiers. Les marchés émergents subissent de plus importants reculs.   C’est plus difficile « à accepter » cependant cela ouvre la voie à des occasions à rabais. 9)      Finalement, un tableau 6 donne une idée des corrélations, c’est-à-dire la tendance de deux marchés différents de fonctionner en tandem (corrélation de 1.00) ou d’opérer sans influence l’un sur l’autre (corrélation de 0.00). La diversification idéale serait zéro partout… Réflexions : la politique de placement discutée dans le présent Blogue a suggéré un pourcentage d’investissement dans les ME entre 10% et 15%, quelque part entre le pourcentage des marchés boursiers et le pourcentage du marché économique.  Dans tous les cas, la politique de placement participe à ce marché.  Puisque l’objectif premier est la diversification et que l’objectif deuxième est d’obtenir des rendements cohérents avec les indices mondiaux, cette proportion apparait appropriée.  Il y a place à la discrétion.     Effectuez des recherches au sein du Blog en tapant un chiffre, un mot, des mots dans le rectangle au haut de la page d'accueil. Consultez les tables de matières, TMA et TMB, en tapant TMA dans le rectangle et en imprimant ces tables.   Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie.

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