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- 167) ANDEX 2023 visite ANDEX 2013
L’immense pouvoir de l’épargne. MorningStar publiait hier une mise à jour de ses graphiques ANDEX. Un rappel. Ces graphiques et calculs examinent le rendement d’un investissement arbitraire de 100 CAD, le 1 janvier 1950 jusqu’au 30 juin 2023. Plusieurs scénarios sont présentés pour un Canadien. a) Un investissement dans les petites sociétés américaines. b) Un investissement dans les grandes sociétés américaines. c) Un investissement dans les sociétés canadiennes. d) Un investissement 60% actions et 40% obligations canadiennes. e) L’évolution de l’inflation au cours de la même période. J’ai acheté les mêmes graphiques et calculs lorsque la période débutait également le 1 janvier 1950 et se terminant 10 ans plus tôt soit le 30 juin 2013. Je présente maintenant un tableau plus bas résumant les données pour vous. Je ne peux pas présenter les graphiques à cause des droits d’auteurs mais vous pouvez acheter ce produit pour 72 CAD. Pour illustrer, laissez-moi vous raconter une histoire. Imaginez que je sois né en 1950 et que mes parents aillent décider d’investir pour moi 100 CAD dans chacune des 4 stratégies a) à d). Il s’agit d’investissements « une fois » (et non pas répétitif à toutes les années). Au total, il s’agissait de 400 CAD. Je reconnais que 400 CAD à l’époque est l’équivalent de 5,140 CAD aujourd’hui. Vous pouvez le calculer à partir de e) ci-dessus. C’est tout de même raisonnable comme somme à placer pour son enfant. Imaginez qu’ils se seraient assurés qu’en aucun moment ces sommes soient utilisées pour d’autres fins que celles de placements et que, une fois adulte, j’aurais pris le relais personnellement jusqu’à la date du dernier graphique, une période d’environ 73 ans. Eh bien, j’aurais un placement total de 1,569,228 CAD! On s’entend que la seule chose que je devais faire fut de « ne rien faire ». C’est-à-dire d’avoir confiance dans la stratégie diversifiée ci-dessus. On parle d’un rendement moyen de 10% par année environ. C’est tout simplement spectaculaire pour « ne rien faire », ne trouvez-vous pas? En investissant 400 CAD au début de ma vie (une fois sans plus), mes parents m’auraient ainsi permis d’accumuler une somme que des centaines de milliers de personnes aujourd’hui (les boomers), sur le point de quitter le monde du travail, considèrent comme un pécule très raisonnable « pour la retraite ». Notez par ailleurs, combien les 10 dernières années furent fructueuses (juin 2013 versus juin 2023). C’est l'exponentiel des rendements à l’œuvre… La réalité est que le temps et la diversification sont les deux outils les plus importants pour l’épargnant. Si on combine ces deux outils avec des parents généreux, la patience de reporter la consommation et la détermination de bien administrer ses actifs, la recette est formidable, motivante et immensément gagnante. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement et mon expérience dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie. Explorez mon blog avec l’outil de recherche en insérant un mot, des mots, un chiffre dans la zone de recherche de la page d’Accueil. J’ai produit deux tables des matières, TMA et TMB, pour vous aider. Tapez TMA dans la zone de recherche!
- 164) Tournez les frais d'écarts à votre avantage. C'est payant. Promis!
Cette idée pourrait bien vous être fort profitable surtout durant toute une vie. Lorsque vous achetez des USD à partir de CAD (ou encore des CAD à partir des USD), il y a toujours un « écart » qui s’insère sans invitation « dans » le taux de change du jour. Le tableau plus bas vous donne une idée de ces frais pour deux banques. Par exemple, pour la première tranche de 0 USD jusqu’à 25,000 USD, on parle de 1.7% de la somme. Si le taux de la Banque du Canada est de 1.3000 alors il vous faudra 1.32210 CAD pour acheter 1.0000 USD. Or, dans votre compte de courtage, ces frais d’écart sont normalement des « frais pour gagner des revenus ». Aux yeux du fisc, nous avons le droit de « déduire » ou prendre en compte si vous préférez, tous les frais que nous encourons si effectivement ces frais nous permettent de gagner des gains en capital (ou pertes en capital), des dividendes, des intérêts, etc. Gardez en tête cette première idée. Un autre concept important est d’éviter ces frais en première instance. Ceci est accompli en ouvrant un compte en devises USD, en y transférant des économies, souvent d’origine en dollars canadiens, ET en conservant tous les revenus en dollars américains DANS ce compte USD afin d’éviter de convertir périodiquement des USD vers CAD et vice versa. À la longue, votre pécule en actions américaines et devises USD s’agrandit et profite par lui-même sans devoir souffrir des frais d’écarts mentionnés plus haut. Gardez en tête cette seconde idée. Si un jour vous réalisez un gain en capital (ou une perte en capital) dans votre compte USD, vous allez donc conserver les fonds en USD dans votre compte USD pour d’autres transactions. CEPENDANT, vous devrez déclarer votre gain en capital pour des fins fiscales en CAD. Inutile de convertir les liquidités en CAD. Sans convertir quoi que ce soit, vous allez simplement devoir calculer le gain en capital sur une base PRÉSUMÉE en CAD, vous forçant à utiliser les taux de change de la Banque du Canada au moment de l’achat de ces actions et au moment de la vente de ces actions. Gardez en tête cette troisième idée. La quatrième idée consiste à incorporer, pour fin de déclaration du gain en capital ou perte en capital, les deux frais d’écart dans votre calcul en CAD. Notez qu’à l’achat et qu’à la vente, ces frais (par exemple de 1.7%) ainsi incorporés dans le gain présumé en CAD et vont ainsi réduire d’autant votre gain final en CAD. On s’entend, les deux frais ne s’annulent pas! Le premier frais augmente votre coût et le deuxième réduit votre produit : résultat net beaucoup moins de gains imposables en CAD. Appliquez donc cette quatrième idée au moment opportun. En bref, vous avez selon la loi de l'impôt, à utiliser les taux de change prévalents de la Banque du Canada mais vous avez aussi le droit de réduire le produit de la vente et d’augmenter le coût de l’achat en incorporant les frais afférents d’écarts (tout autant que vos frais de courtage des transactions) Si vous suivez la politique de placement, vous allez être profitable à long terme et faire, un jour ou l’autre, plusieurs gains en capital qui devront être déclarés. Appliquez la recette ci-dessus lorsque vous partez de transactions en USD vers des déclarations en CAD. NOTE1 : si vous n’étiez pas au fait de cette façon de faire valoir vos frais d’écart dans le passé, n’oubliez pas que vous pouvez tenir compte de ces frais dans les achats des actions américaines que vous possédez présentement. En principe, vous avez noté tous les paramètres lors des achats. Incorporez également un écart en recalculant vos coûts d’achats. Si vous avez pratiqué une politique d’acheter et de conserver pour diversification, alors vous avez un potentiel important de réduction de vos impôts. Pensez-y… NOTE2 : utiliser le tableau de votre courtier pour ce qui est des écarts plutôt que celui présenté plus bas, question de garder des pièces justificatrices valides. NOTE3 : le concept développé ici s’applique sur vos placements dans un compte non-enregistré. Ces frais ne sont pas récupérables dans un compte enregistré... Effectuez des recherches au sein du Blog en tapant un chiffre, un mot, des mots dans le rectangle au haut de la page d'accueil. Consultez les tables de matières, TMA et TMB, en tapant TMA dans le rectangle et en imprimant ces tables. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie.
- 62) Le décaissement avec plusieurs titres individuels
Un second exemple de décaissement pour illustration. Le Post 60 donnait des directions générales à prendre en compte lors d’un décaissement. Le Post 61 illustrait la simplicité du décaissement avec la stratégie des 4 X. Ce qui suit est un exemple qui présume la stratégie de nombreux titres détenus individuellement plutôt qu’au sein de quatre fonds. Il est basé sur un cas réel réalisé en novembre 2023. Il fut modifié pour dépersonnaliser les quantités, question de confidentialité, sans cependant perdre l’essence de la logique. Cette personne a décaissé à partir de son compte «ordinaire» ou taxable, les comptes enregistrés étant généralement décaissés après que le compte ordinaire a été totalement vidé. Cela dit, cet exemple pourrait aussi s’appliquer dans le cas d’un FERR qui, comme on le sait, DOIT décaisser une somme minimale annuellement. Imaginons que le compte ordinaire de cette personne contiennent une cinquantaine (50) de titres pour les fins du présent exemple, entendu que 50 autres titres se trouvent dans le REER, CELI et même REEE. Dans cet exemple, la personne désire décaisser $20,000 d’un pécule total de $1,000,000 dont la moitié est dans le compte « ordinaire » soit $500,000. Des beaux chiffres ronds, pour simplifier. Avez-vous lu le livre “Thinking, Fast and Slow” de Daniel Kayneman? Je vous y invite à le faire. En résumé, nous avons deux façons de solutionner des problèmes. A) rapidement, intuitivement, même émotionnellement et B) lentement, délibérément, logiquement. C’est utile de connaitre dans quel registre nous nous situons en tout temps afin d’être conscient des limites et conséquences de nos décisions. Le livre nous amène à mieux penser, ce qui est un actif inestimable, vous l’aurez compris. Dans ce Post, la méthode « rapide » sera utilisée pour décider comment décaisser. Une somme de 20 k$ sur un million de $ représente 2%. C’est substantiel mais relativement peu sur le total. En moyenne, si le portefeuille global est de $1,000,000 et contient 100 titres différents, alors chacun des titres représente environ $10,000. Si on choisit 10 titres et liquide $2,000 par titre, cela libérera les $20,000. Chacun des titres « affectés » ainsi sera capitalisé à raison de $8,000 au lieu de $10,000. On constate qu’on continue tout de même à « participer » aux profits des sociétés en question de façon significative. Le tour est joué. Mais considérons une autre idée avant de parler de choisir les titres. Alternativement, on pourrait choisir 5 titres au lieu de 10 et liquider $4,000 par titre pour un total encore de $20,000. On mentionne cette option pour faire prendre conscience, qu’intuitivement, on ressent que l’intervention est plus « radicale » et laisse « des traces » évidentes. C’est plus rapide et génèrent moins de paperasse d’impôts, de frais et d’hésitations. Mais on participe moins aux profits avec ces 5 sociétés. Bref, il y a matière à compromis. Quels titres devrions-nous choisir? Conscient de l’importance de maintenir la diversification du portefeuille, alors on pourrait choisir les titres en considérant les « secteurs » à raison de un titre dans chacun des différents secteurs. Les secteurs typiques dans l’industrie de la finance/placement sont les suivants : financières, énergie, valeurs industrielles, soins de la santé, technologie de l’information, matériaux, consommation de base, communication, consommation discrétionnaire, services publics, immobilier, autres. Surement, vous savez qu’une pharma est dans la catégorie « soins de la santé », qu’un Walmart est dans la section « consommation de base », etc. Ce problème de décaisser est donc solutionnable avec une méthode « rapide ». Par contre, il faut être conscient que nous avons ignoré deux aspects. La fiscalité et les occasions ratées. Il se peut que parmi notre choix de 7 à 10 titres, certains entraineront des gains en capital modestes ou importants (obligation de payer les impôts un jour). Il se peut également que nous vendions une partie de notre investissement dans un titre présentant un fort potentiel de croissance et que nous « laissions sur la table » cette occasion « manquée ». Il se peut que nous ne choisissions pas un titre fortement à prime (occasion de vendre avant que le titre revienne à un prix plus en ligne avec sa juste valeur marchande MorningStar) ratant ainsi une autre occasion par omission. Vous aurez compris que dans cette méthode vous pourriez ajuster votre approche : a) plus de titres que les 5 à 10 mentionnés ci-dessus (plus de paperasse et plus de frais de courtage peut-être) b) favoriser des titres qui ont très bien faits et qui sont présents à raison de plusieurs quanta dans le portfolio, question de donner une coupe de cheveu à ces titres par rapport aux autres c) prendre le temps d’examiner les justes valeurs marchandes des titres sélectionnés et modifier les choix finaux en conséquences. Les possibilités sont nombreuses et on peut agir rapidement ou encore peaufiner ses choix. Dans tous les cas, peu de calculs et un voyage par intuition supporté par des principes bien connus par un investisseur sérieux. Bref, avec cette approche « rapide » (je dirais qu’en une heure on peut faire un bon travail), vous dégagez une solution respectable qui ne changera pas beaucoup la qualité de votre portefeuille. Effectuez des recherches au sein du Blog en tapant un chiffre, un mot, des mots dans le rectangle au haut de la page d'accueil. Consultez les tables de matières, TMA et TMB, en tapant TMA dans le rectangle et en imprimant ces tables. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie. Explorez mon blog avec l’outil de recherche en insérant un mot, des mots, un chiffre dans la zone de recherche.
- 61) Le décaissement suivant les 4 X
Un premier exemple de décaissement pour illustration. Le Post 60 donnait des directions générales à prendre en compte lors d’un décaissement. Comment procéder? La situation est relativement simple si une personne poursuit la politique de placement des 4 X, les 4 fonds négociés en bourse indiciels, XIU, XSP, XEF et XEC. En effet, dans ce cas, il suffit de vendre les quatre fonds dans les proportions similaires aux proportions lors de l’achat soit 20%/50%/15%/15% et ce pour un produit total des liquidités désirées. Ainsi, la diversification sera préservée intacte. Il se peut que cela soit un peu plus, si vous désirez "couvrir" les impôts dus éventuellement. Ce qui fait la « force » de la stratégie des 4 X en fait aussi sa faiblesse. Au niveau fiscal, le gain en capital résultant du décaissement « sera ce qu’il sera ». Il n’y a pas de flexibilité. Également, si au sein des constituants de chacun des fonds, il se trouvait des titres fortement à prime (dont le prix par action est bien supérieur à la Juste Valeur Marchande établie par MorningStar) et qu’on aurait aimé liquider ceux-ci sélectivement, cela ne sera pas possible. Malgré tout, ces faiblesses ne sont pas critiques et la simplicité du processus de décaissement fait de la politique de placements des 4 X, une stratégie fort agréable à gérer. Effectuez des recherches au sein du Blog en tapant un chiffre, un mot, des mots dans le rectangle au haut de la page d'accueil. Consultez les tables de matières, TMA et TMB, en tapant TMA dans le rectangle et en imprimant ces tables. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie. Explorez mon blog avec l’outil de recherche en insérant un mot, des mots, un chiffre dans la zone de recherche.
- 60) Le décaissement et ses rudiments.
COMMENT DÉCAISSER? Pour répondre à cette question, je vais cerner des principes généraux qui pourront inspirer les personnes qui doivent décaisser à même leurs avoirs de placements boursiers. Cela pourrait être pour soutenir leur style de vie, par exemple à la retraite, ou encore afin de dégager une certaine somme pour donner ou aider une autre personne, pour des frais médicaux importants. Le premier principe est celui de s’aligner sur la politique de placement : maintenir la plus grande diversification possible par suite du décaissement afin de bien gérer les risques et obtenir les rendements des indices boursiers de la planète. Le deuxième principe en est un fiscal. En général on décaisse le compte « taxable » ou ordinaire dans un premier temps puis s’il en manque, on décaisse son REER ou FERR et finalement, on décaisse au besoin son CELI. Entre parenthèses, il y a obligation de décaisser un certain minimum de son FERR à compter de 71 ans. Prenons donc considération de ce fait dans nos calculs sur plusieurs années. Si vous avez des actifs dans une société personnelle, une INC., je localiserais le décaissement de celle-ci juste avant le CELI dans l’ordre mentionné plus tôt. Autrement dit, on essaie de laisser les comptes qui croissent dans l’ombre de la fiscalité se développer aussi longtemps possible avant de les exposer aux affres fiscales. À l’extrême, s’il faut encore des sous, il est possible d’hypothéquer sa maison. Concrètement, j’illustre à l’aide d’un exemple. Un retraité possède $1,000,000 répartis dans les trois comptes usuels. Il désire décaisser pour une valeur de $50,000. Pour simplifier, supposons qu’il possède 100 titres et, en moyenne, la valeur marchande d’un titre en particulier est $10,000. Examinons les coins de la patinoire. Il pourrait vendre chacun des 100 titres à raison de $500 par titre. Dans ce cas, la diversification et les rendements ne seraient que peu affectés. À raison de 7$ par transaction, les frais de $700 seraient significatifs. Viendrait aussi possiblement le problème d’érosion fiscale en décaissant des titres du CELI/REER. À l’autre coin de la patinoire, il pourrait décaisser cinq titres bancaires canadiens. Il y aurait peu de frais soit 35$. Mais une brèche dans le navire de la diversification serait créée. La participation future aux généreux profits des banques canadiennes serait perdue à jamais. Entre ces extrêmes, il y a toute une panoplie de combinaisons. Par exemple, il pourrait vendre ½ banque canadienne ($5,000), ½ télécom, ½ énergie, ½ pharma, ½ techno, etc. pour en arriver à $50,000. Les frais seraient de $70 seulement. La diversification ne sera pas trop affectée. Possiblement, toutes ces ventes pourraient provenir du compte taxable, idéalement. Il y a quelques fois des occasions que notre personne pourrait saisir. Il y a peut-être un titre qui présente vraiment peu de potentiel pour une raison ou une autre. C’est un bon moment pour faire le ménage. Une autre idée différente est le cas d’un titre fortement à prime. Voici une occasion de délester un 50% de ce titre pour y retirer des liquidités tandis que le titre bénéficie d’un momentum qui pourrait disparaitre. Une autre situation : la personne envisage deux titres pour décaisser mais le premier entraine beaucoup d’impôts à payer au contraire du second. On préfère le second. Si le flot de dividendes de notre personne dépasse les déboursés de son style de vie (il est encore un épargnant net) et qu’une somme ponctuelle est requise, il pourrait emprunter sur marge pour faire ce paiement, quitte à rembourser lentement cet emprunt avec ses économies et/ou ses dividendes réguliers. Effectuer une ponction dans son patrimoine n’est pas particulièrement agréable mais quelques fois, inévitable. Si on garde en tête nos deux principes de diversification/rendement et de fiscalité afin de maintenir la solidité du patrimoine, comme on l’a vu, un grand nombre de combinaisons/solutions s’offrent à nous. L’ultime optimisation du décaissement peut requérir une planification financière complète si votre cas sort de l’ordinaire ou si vous recherchez une grande subtilité fiscale. Cela peut être utile. Cependant, une planification financière repose sur plusieurs hypothèses concernant le futur et les évènements ne se présentent pas nécessairement comme prévu. La préoccupation première d’une planification est de s’assurer d’en avoir assez jusqu’à son décès présumé. Un sous-produit de ces calculs est la façon de décaisser. J’ai vu des « planifs » qui n’arrivaient pas à éclairer la personne sur le décaissement. J’en ai vu d’autres qui m’ont beaucoup appris sur le cas précis sous considération mais surtout sur les raisons motivant une approche plutôt qu’une autre en termes de décaissement. Je suggère qu’il est fructueux de demander à un professionnel de vous aider au niveau d’une planification financière. Peut-être à l’âge de 40 ans puis à l’âge de 60 ans. C’est un bon investissement surtout s’il est fait par un/une planificateur/planificatrice qui prend soin de vos besoins et n’est pas soumis à vendre certains produits financiers. Les quelques principes présentés ici sont « bons assez » pour moi. (voir le post 109). Effectuez des recherches au sein du Blog en tapant un chiffre, un mot, des mots dans le rectangle au haut de la page d'accueil. Consultez les tables de matières, TMA et TMB, en tapant TMA dans le rectangle et en imprimant ces tables. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie.
- 163) L'intelligence artificielle: suis-je sur mon X?
L’intelligence artificielle et le positionnement de la politique de placement. Si vous lisez les articles concernant les placements à faire avec des sociétés impliquées dans le domaine de l’intelligence artificielle, vous serez inondés! Tout le monde en parle, en bien en mal, sous toutes les coutures… Tous les qualificatifs sont utilisés et je dirais probablement exagérés. Consultez YouTube pour vous faire une tête sur le fonctionnement de l'IA dans le domaine du texte comme GPT. Ce n'est pas très sorcier comme technique. Que doit-on faire côté placements? Après mûre réflexion, voici ma conclusion. Une approche est de participer à ce mouvement en investissant dans des quelques sociétés bien choisies qui développent des initiatives en matière d’intelligence artificielle SANS QUE CES SOCIÉTÉS SOIENT TOTALEMENT DÉPENDANTES DE CE DOMAINE. Autrement dit, des sociétés qui ont d’autres sources de revenus si l’IA devait décevoir terriblement et qui ne sont pas à la merci de l’IA. C’est une approche « sans regrets » si je puis emprunter une expression datant d’une autre époque. Exemples : AMAZON, ALPHABET, META, MICROSOFT et quelques autres. Ces sociétés ont les moyens de leurs initiatives d’ailleurs, elles sont motivées, elles peuvent échouer sans mourir car elles ont d’autres axes de croissance. En plus, la politique de placement inclut déjà ces titres, que cela soit via XSP qui imite l'indice SP500 pour les investisseurs 4X ou par les titres individuels. Pour identifier correctement les titres « IA », j’ai « inspecté » deux fonds axés sur le thème de l’intelligence artificielle. Il s’agit de EVOLVE et MORNINGSTAR. Ils sont disponibles pour consultation sur internet. On découvre ainsi LA liste complète de ce qui peut avoir du potentiel dans ce domaine et en plus de façon pondérée. Dans un deuxième temps, j’ai utilisé la loi de Pareto. 20% des compagnies vont amener 80% des résultats. J’ai focalisé sur celles qui représentent au moins 1% ou plus des deux fonds mentionnés plutôt comme premier tamisage. Finalement, j’ai identifié les sociétés (en jaune) déjà dans la politique de placements et donc par défaut celles qui pourraient y être légitimement additionnées suivant les critères de la politique. Examinez les deux tableaux plus bas, fruit de mon travail de recherche. Trois sociétés non participantes dans la politique de placement courante présentent de l’intérêt. Elles sont: Broadcom Inc., Qualcomm Inc. et Oracle Corp. J’élimine sans pitié Oracle pour sa mauvaise note concernant l’allocation du capital : « pauvre ». Les deux autres seraient de bonnes candidates mais elles sont réellement sur évaluées par rapport à leurs justes valeurs marchandes, selon MorningStar. C’est difficile d’accepter d’investir en payant une prime alors qu’on renonce à utiliser des fonds pour acheter d’autres titres intéressants qui en plus sont à rabais. Pour ceux qui suivent la politique des 4X, vous n’avez rien à faire car plusieurs entreprises ayant des visées concernant l’IA sont présentes dans l’indice SP500 (XSP). Pour ceux qui suivent la politique des titres individuels, je dirais que c’est au choix pour ce qui est des trois sociétés mentionnées plus haut. On peut justifier l’achat de ces trois sociétés par une diversification accrue mais c’est déplaisant de payer une prime. Quant à savoir si une des trois compagnies identifiées devienne une NVIDIA Corp. en explosant comme c’est le cas de NVDA (NVDA est entrée dans la politique de placement à l’été 2022 à environ 125 USD en septembre 2022, elle se transige à 950 USD en mai 2024), ce n’est pas très prudent de compter sur ces « phénomènes phénoménaux ». Il est peu probable de « rater une occasion en or » maintenant, en passant notre tour avec les trois sociétés plus haut. Bref, on garde un œil sur la juste valeur de nos trois candidats de même que leurs qualités respectives, tout en espérant un meilleur point d’entrée. La terre va continuer de tourner en attendant. Effectuez des recherches au sein du Blog en tapant un chiffre, un mot, des mots dans le rectangle au haut de la page d'accueil. Consultez les tables de matières, TMA et TMB, en tapant TMA dans le rectangle et en imprimant ces tables. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie.
- 162) Le transfert intergénérationnel (II)
Creusons davantage les règles d’attribution entre parents et enfants et entre époux ou conjoints. Dans le Post précédent, nous avons illustré le fonctionnement fiscal d’un don qu’un Oncle A a consenti à un neveu B. Si A est un parent ou un grand parent et que B est un enfant mineur ou petit enfant mineur, les mêmes règles s’appliqueront suivant le cas de l’oncle et du neveu. Soulignons à nouveau que le gain en capital sur les actifs de l’enfant mineur n’est pas attribué au parent. Pratiquement, cela ouvre la porte à faire des dons qui produisent des rendements surtout à titre de gains en capital. Prenons l’exemple des actions de type technologique parmi les 7 magnifiques qui paient peu de dividendes mais qui sont présumées s’apprécier davantage en terme du prix de l’action. Les placements de l’enfant attribués au parent seront pratiquement nuls (pas de dividendes) et même si l’enfant, à quelques occasions vend un titre, il n’aurait probablement pas ou peu d’impôts à payer dans SA déclaration du gain en capital. Mentionnons ici une idée qui n’est pas en soi dans le rayon des attributions mais qui est une autre stratégie souvent utilisée avec les enfants: les parents peuvent contribuer au Régime d’épargnes-études de l’enfant. C’est probablement la façon la plus rentable et performante de procéder avant tout. Le cas où A et B sont conjoints est plus délicat. Dans cette situation, les gains en capital, en plus des revenus usuels, sont attribués au donateur. C’est faisable et légal pour A de donner à B mais plus compliqué fiscalement parlant. Il y a cependant une alternative plus facile. La solution retenue typiquement par plusieurs est plutôt celle d’un prêt. A prête une somme X à B qui peut l’investir à sa guise. B déclarera alors SES revenus de toute nature dans SA déclaration et assumera le paiement des impôts sur les placements réalisés à partir du prêt. Le taux d’intérêt demandé par A sur le prêt offert à B préoccupe le fisc et ce dernier prescrit un taux minimum. Un élément intéressant est que le taux prescrit au moment du début du prêt restera le taux liant les parties durant toute la période du prêt et cela même si le taux prescrit par l’Agence du revenu du Canada est rehaussé plus tard. Au moment de la Covid, le taux prescrit était de 1%. C’était très avantageux de faire le prêt à ce moment et cela en plus, pour une longue période. Un autre élément important est que le bénéficiaire B (celui qui paie les intérêts au taux prescrit à son conjoint) peut déduire ces frais d'emprunt de son revenu. Reconnaissons tout de même qu'un prêt n'est pas de la même nature qu'un don. Un prêt devra être remis un jour par B en faveur de A. Vous pouvez consulter le site de l’Agence du Revenu pour des indications supplémentaires et à jour. Par ailleurs si B est un enfant majeur ou petit enfant majeur et que A est le parent ou grand parent, les règles d’attribution ne sont pas en vigueur. Naturellement, si un prêt est consenti à l’enfant majeur, les intérêts, s’il y a lieu, seront reçus par A et devront être déclarés par A. Sur un prêt est consenti à l’enfant majeur afin que ce prêt produise des revenus, un taux d’intérêt prescrit s’appliquera. Cependant, si le prêt sert plutôt pour l’achat d’une maison par exemple (ce qui est un prêt ne visant pas des revenus), il n’y a pas de taux prescrit qui tienne. S’il s’agit d’un don irrévocable en argent liquide plutôt qu’un prêt, le don n’est pas un évènement fiscal en soi ni pour A ni pour B. Si A donne un actif comme des actions plutôt que du liquide, alors il faut faire attention. Au moment du don, la valeur marchande de l’action est probablement différente du coût de base d’achat de ladite action. Le don en question sera "présumé" une disposition de A et A devrait acquitter les impôts sur le gain en capital ainsi « présumé ». Présentement on assiste à un transfert intergénérationnel sans précédent au Canada comme dans tous les autres pays développés. Les « baby-boomers » ont été économes et de patients investisseurs. Plusieurs veulent aider et aident effectivement leurs enfants de la génération X et Y et même de la génération suivante Z, les « Zoomers ». On parle de milliards de dollars dans les articles sur le sujet. Il est donc important d’être familier avec les règles d’attribution et de faire en sorte que cette aide soit fiscalement efficace. N'improvisez pas! Le fisc a contesté dans un grand nombre de poursuites légales dans le passé (avec succès) afin de récupérer des impôts auprès des gens "créatifs" qui visaient à la base à payer moins de taxes... Effectuez des recherches au sein du Blog en tapant un chiffre, un mot, des mots dans le rectangle au haut de la page d'accueil. Consultez les tables de matières, TMA et TMB, en tapant TMA dans le rectangle et en imprimant ces tables. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie.
- 161) Le transfert intergénérationnel et les règles d'attribution (I). Il faut connaitre...
Les règles d’attribution, un incontournable à connaitre pour tout investisseur qui se respecte. Un oncle A décide de faire un don de $100,000 à son neveu B de 16 ans avec l’accord des parents du neveu et ce, le 1er janvier de l’année 2020. Le neveu B est très sérieux, responsable et a été initié par A à la plupart des notions importantes de placements. B sait bien quoi faire avec ces sous et estime que ce don sera un placement à long terme. Il n’aura pas besoin de ces liquidités avant au moins 10-15 ans. Les parents de B ouvrent un compte de courtage pour B dont B est le titulaire. Cependant les parents de B agiront comme fiduciaires de B tant et aussi longtemps que B sera mineur. Les parents devront approuver les transactions. B décide donc d’investir et achète des actions canadiennes, américaines, il investit dans les 4 fonds X et fait également un placement garanti donnant lieu à des intérêts. De plus, durant l’année 2020, B a travaillé dans un emploi d’été rémunéré durant quelques mois. Au cours de l’année, B a par ailleurs vendu quelques actions estimant qu’il était opportun de « prendre un peu de profit » sur un titre clairement surévalué. B réalise un gain en capital de 453 CAD sur ces actions. Naturellement, B a reçu des dividendes et des intérêts durant l’année. B s’est assuré de garder le fruit de son emploi d’été dans un autre compte d’épargne afin de ne pas « contaminer » les revenus du don. B reçoit donc au début de l’année suivante, 2021, tous les feuillets d’impôts pour faire sa déclaration de revenu 2020, incluant ses revenus de placements de toutes natures en provenance du don (intérêts, dividendes canadiens, dividendes américains, gain en capital). B fait une copie de ces certains feuillets/ relevés « pour dossier » et donne ces feuillets concernant les placements du don, un total de 7,253 CAD de revenus d’intérêts, de dividendes canadiens et américains, à son Oncle A, qui reçoit les feuillets, les accepte avec bienveillance. Notez que B ne donne pas un sou à A, il ne donne que l’information. De plus, B ne donne pas le feuillet concernant le gain en capital de 453 CAD à son oncle. Bien sur il conserve son feuillet d’emploi. L’oncle A comprend très bien les règles d’attribution de la loi de l’impôt et déclare les revenus d’intérêts et de dividendes dans SA propre déclaration annuelle en utilisant les feuillets. Notez à nouveau que A n’a pas reçu de sous de B. De plus, A ne déclare pas le gain en capital de B. Cela sera B qui déclarera le gain en capital. Surpris! Vous ne devriez pas car vous êtes réputés connaitre les règles de l’impôt comme contribuable… Enfin, c’est que le fisc dit. Certains revenus de B furent « attribués » à A. Deux NOTES importantes. Premièrement, à 18 ans, en 2022, B deviendra « officiellement » majeur et localisera ses avoirs dans un compte SANS fiduciaires (ses parents). Tous les revenus devront être déclarés par B. Deuxièmement, à compter de l’année dernière, 2023, on m’a informé que les banques n’offrent plus le service de tels comptes pour mineurs. Dommage… À ce point-ci, je n’ai trouvé pas d’alternative valable autre qu’un compte d’épargne portant 0.01% d’intérêt. Le mot « attribution » veut dire que même si le donataire B possède irrévocablement le don dans cet exemple, qu’il va conserver les placements et les revenus de placements dans ses comptes pour toujours, les revenus de ces placements devront être « attribués » fiscalement à A, son donateur, et ce jusqu’à ce que B, le donataire, atteigne 18 ans et devienne ainsi majeur. C’est que le fisc sait bien que le taux marginal d’impôt de A est surement plus élevé que le taux marginal de B et n’est pas prêt à renoncer à ces impôts. À compter de 18 ans, B devrait assumer les impôts de tous ses revenus et A est « libéré ». Pour rendre les choses plus intéressantes, le 1 er janvier de l’année 2021, année suivant l’année du don, les 7,253 CAD de revenus et les 453 CAD de gain en capital à partir du don sont transférés physiquement du compte de courtage (celui des placements du don de A à B) vers un autre compte de courtage de placements de B (toujours avec fiduciaires). Ce revenu de 7,253 CAD plus 453 CAD de gain peuvent maintenant profiter « dans les mains » de B et B déclarera les « revenus de ces revenus » dans sa propre déclaration de revenus de 2021. On s’entend que B a un taux marginal très bas, sinon zéro. Alors B aura peu d’impôt à payer sur ces revenus de revenus. Dans la deuxième année soit 2021, B ayant 17 ans, de nouveaux revenus du don de 100,000$ seront obtenus du compte du don, disons 8,459 CAD de dividendes à titre d’exemple. Alors B fera les mêmes gestes avec les feuillets du compte du don. Ils seront remis à A pour déclaration par A qui les acceptera et B fera un transfert de 8,459 CAD de son compte pour le don vers son autre compte de courtage de placements. Ces nouveaux fonds profiteront « dans les mains de B » fiscalement parlant. En général et pour votre information, dans le domaine des règles d’attribution, B peut être un époux, conjoint de fait, enfant mineur, enfant majeur, petit enfant mineur, neveu, nièce, frère, sœur, père, mère. Les règles d’attribution varient cependant d’un cas à l’autre. Quant à A, il peut être une personne physique, une Fiducie ou même une Société par actions. Le don peut consister en des actifs productifs comme des actions, des obligations, de l’argent sonnant, de l’immobilier avec ou sans revenus, un prêt avec ou sans intérêts, etc. Bref, on peut donner à peu près n’importe quoi à qui on le veut bien et le fisc ne s’oppose pas. Cependant, les revenus devront être attribués (ou pas) selon ses règles permises, spécialement si le but avait été d’éviter des impôts! Maintenant que le principe est expliqué et illustré à l’aide d’un exemple, le prochain Post présentera les règles vous permettant de déterminer ce qui doit être attribué de ce qui n’a pas à l’être ainsi que les raisons de certaines subtilités. Effectuez des recherches au sein du Blog en tapant un chiffre, un mot, des mots dans le rectangle au haut de la page d'accueil. Consultez les tables de matières, TMA et TMB, en tapant TMA dans le rectangle et en imprimant ces tables. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie.
- 160) Le fractionnement de revenus de pension: plus d'information utile pour vous.
Le fractionnement du revenu de pension et autres idées. Dans le Post précédent, le sujet du fractionnement du revenu de pension a été introduit comme une méthode permettant de réduire les impôts d’un couple (époux ou conjoints de fait). On a tenté de cerner le sujet et le comparer à d’autres avenues. L’idée est simple. Comme un membre du couple, disons A, a un taux marginal d’impôt plus élevé que l’autre B, alors en répartissant certains revenus de pensions de A entre A et B, le couple paiera moins d’impôts au total. Bien que certaines situations soient évidentes, tous les articles sur le sujet recommandent fortement de tester le fractionnement à partir de votre logiciel de calcul des déclarations de revenus. Un premier cas avant le fractionnement puis un deuxième cas, avec un fractionnement. On étudie la différence, les bienfaits ou les reculs. C’est tellement plus facile qu’à « la main ». Et surtout, plus rapide et moins exténuant! De plus, il est utile de tester différents scénarios avec plus ou moins de fractionnement. En général, A peut fractionner son revenu de pension jusqu’à concurrence de 50% de celui-ci. La nécessité de tester réside dans le fait que des revenus supplémentaires pour B peuvent affecter les différents crédits d’impôts (ils sont nombreux) et dans plusieurs cas, le fractionnement peut affecter les prestations de la Sécurité de Vieillesse. Avec un revenu plus élevé, B « peut perdre » une partie de sa rente SV… Bref, ne rien présumer et tester plutôt avant d’agir à partir d’un cas réaliste, soit votre déclaration en cours de préparation avant le 30 avril de l’année sous considération. Mais prenons du recul un moment et examinons maintenant quelques idées que l’État a mis en place et reconnait sans problème pour réduire les impôts comme couple avant même la retraite. Le REER Conjoint permet à A (avec un haut marginal d’impôts, imaginer 53%) de cotiser au REER Conjoint de B profitant d’un retour d’impôt important (53 cents pour chaque dollar de cotisation par exemple). Vraisemblablement, B, lorsqu’à la retraite aura moins de revenu que A et donc un taux marginal bien inférieur, disons 23%, et devra payer bien moins d’impôt lorsque son REER Conjoint sera devenu un FERR Conjoint et que les retraits du FERR seront enclenchés. Une autre idée est celle de la cotisation de A, non seulement à son CELI, mais aussi au CELI de B. Dans un tel cas, on présume un scénario tel que la somme que B conservera ainsi dans son compte non enregistré, sera placée et que le rendement sur cette somme de B sera taxé moindrement que si A avait conservé ladite somme et que B avait contribué à son CELI. Il ne faut beaucoup de simulations pour déduire que cette stratégie CELI est gagnante. Note : je n’ai aucune information sur le cas du nouveau CELI APP. Une troisième idée consiste à faire en sorte que A assume, si cela est possible, plus de dépenses du couple. De cette façon, B conservera davantage d’économies qu’autrement (présumons que B peut tout de même économiser). Les rendements sur les sommes que B conservera dans son portefeuille et placera, seront ainsi moins taxées qu'autrement. Une quatrième idée est celle du Régime d'épargnes-études pour les enfants. A est un parent et B est un enfant. Il s'agit d'un programme parmi les plus performants fractionner le revenu d'autant plus que ce programme est subventionné par les deux paliers des pouvoirs publics. On voit par ailleurs que les quatre idées précédentes impliquent un transfert d’argent de A vers B de façon « permanente ». Dans le cas d’un fractionnement de revenu de pension entre A et B, une question monétaire persiste également. A « sauve » de l’impôt mais B « paie plus d’impôt ». Oui, il y a une économie d’impôts au total à fractionner dans cette manœuvre parfaitement légale et reconnue, mais que faire de ce débalancement monétaire et que faire de la réduction nette d’impôt? À qui revient-elle? Il n’y a pas de réponses magiques. Une bonne discussion afin d’aplanir les différences à la satisfaction de tous est la clé. Les surprises après les faits sont à éviter. Autrement, ne rien faire est probablement préférable. Dans ce dernier cas, je signale que le fisc sera bien d’accord avec vous! Dans un contexte plus général, on peut consulter le site du gouvernement du Canada sur la gestion de l’argent en couple. On apprend les différentes façons qu’un couple peut choisir de partager les dépenses. Le rapport avec le présent Post est la troisième idée précédente et l’effet à long terme de l’enrichissement du couple (grâce au jeu de la différence des taux marginaux). Il semble que le fisc ne soit pas particulièrement préoccupé par le partage de dépenses, ce qui donne ainsi une certaine marge de manœuvre fiscale au couple (pour que B économise davantage, place davantage et soit moins taxé sur ses rendements que A) Une dernière note. Assurez-vous de bien comprendre le formulaire 1032 et l’Annexe Q afin de fractionner des revenus de pension vraiment éligibles. Ceux-ci sont : Les prestations d'un RPA et d'un RPDB; Les paiements provenant d'un FERR; Les paiements de rente viagère en vertu d'un REER (excluant les simples retraits d'un REER); Certains revenus provenant d'une convention de retraite; Comme vous le voyez, un retrait d’un REER n’est pas éligible mais si vous achetez une rente viagère à même votre REER, alors les paiements de la rente sont fractionnables. Finalement, je signale que l’Annexe 2 de la déclaration fédérale des revenus sur les transferts de crédits non utilisés par B en faveur de A peut-être très lucrative dans certaines circonstances. En me relisant, je constate combien ce sujet est aride. Quelques fois les derniers sous supplémentaires sont plus ardus à gagner... (correction: les multiples dollars et non les sous). Effectuez des recherches au sein du Blog en tapant un chiffre, un mot, des mots dans le rectangle au haut de la page d'accueil. Consultez les tables de matières, TMA et TMB, en tapant TMA dans le rectangle et en imprimant ces tables. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie.
- 159) Les fameuses règles de fractionnement, d'attribution et plus encore. Payez moins d'impôts!
Démêlons les règles de fractionnement et les règles d’attribution et plus encore. La connaissance de ces règles pourraient fort bien vous aider à économiser des impôts. Cela dit, ces règles fiscales vous interpelleront en tant que personnes également, au niveau des émotions et des relations interpersonnelles. Il y a transfert de bénéfices pécuniers entre deux personnes. Je vous met donc en garde immédiatement de bien mesurer les effets de ces règles et d’anticiper les réactions de gens que vous ferez intervenir. Quelques fois, ne rien faire est la meilleure solution… De quoi parle-t-on au juste? Dans le présent Post, je vise à définir et clarifier dans un premier temps. Dans des Posts successifs, je parlerai d’utilisation concrète. La notion de fractionnement aux yeux des fiscs fédéral et provincial est enchâssée dans la Loi de l’impôt sur le revenu. Elle ne concerne que deux époux ou conjoints de fait, que je vais appeler A et B, et n’implique PAS de « transferts d’argent en soi ». Je répète, il n’y a pas lieu de donner ou de recevoir des sous directement. Le tout se passe lors de la rédaction des déclarations annuelles de revenus. On coordonne les deux déclarations afin que A fasse le « Choix conjoint visant le fractionnement du revenu de pension » et que B accepte le dit choix. C’est très précis. Il faut remplir le formulaire T1032 au fédéral et l’Annexe Q au Québec. De plus, comme l’indique le titre du formulaire, on parle de revenus de pension essentiellement. À cet égard, en général, il y a 4 pensions dans la déclaration fédérale : a) prestations de la Sécurité de la vieillesse b) prestations de la Régie des rentes du Québec ou son équivalent canadien c) prestations suite à une invalidité et finalement d) prestations de d’autres pensions (RREGOP, FERR, Régimes à prestations définies d’un employeur privé, par exemples). VEUILLEZ NOTER que a) SV et b) RRQ NE SONT PAS FRACTIONNABLES. Cependant dans le cas de RRQ, il y a une alternative dont je parle plus loin. Il y a d’autres façons de « fractionner » et je vous en parle dans le Post prochain. Mais rappelez-vous qu'il y a que A va payer moins d'impôt et que B va en payer plus. Au total A et B y gagne mais il y a un transfert fiscal résultant en des sous suite aux déclarations. La notion des règles d’attribution est un tout autre domaine. On parle ici de dons. Si vous êtes A alors B peut-être le conjoint, l’enfant mineur, l’enfant adulte, des parents comme les neveux, nièces, bru, gendre, etc. Les dons peuvent prendre différentes formes comme des liquidités, des d’actions, des prêts. Un élément important pris en compte est la nature du revenu générée par ces dons. Si le donateur donne des actions par exemple, alors le donataire aura probablement des dividendes canadiens ou étrangers, éventuellement du gain en capital. Si le donataire reçoit une somme monétaire et la place alors il obtiendra peut-être des revenus d’intérêt. Si le donateur fait un prêt alors il sera question d’intérêts sur ce prêt, intérêts payés par celui ou celle qui bénéficie du prêt en faveur du prêteur. Dans les questions d'attribution, il y a au départ un transfert de valeur réelle, que cela soit de l'argent, des actifs, prêt, etc. Dans le présent Post, je souligne les règles de la « toujours société distincte » qu’est le Québec. La première règle est qu’il n’est pas possible de pratiquer le fractionnement de revenus de pensions au Québec avant d’avoir atteint 65 ans. C’est clair! L’autre règle concerne les prestations du Régime des Rentes du Québec. Bien qu’on ne puisse pas fractionner, on peut cependant « diviser » les rentes RRQ entre conjoints. Dans ce cas précis, il faut avoir au moins 60 ans et recevoir la rente RRQ. Il faut remplir un formulaire RRQ 60 à cet effet ou on retrouve toutes les conditions préalables ainsi que les hypothèses utilisées pour le calcul du partage. Cela ressemble à du fractionnement sans en être car il y a ici un véritable transfert de sous de A vers B préalablement. Avant le prochain, je vous invite à revoir au besoin la notion de taux marginal d’impôt car celui-ci joue un rôle dans les décisions impliquant le fractionnement, l’attribution et la règle RRQ au Québec. Effectuez des recherches au sein du Blog en tapant un chiffre, un mot, des mots dans le rectangle au haut de la page d'accueil. Consultez les tables de matières, TMA et TMB, en tapant TMA dans le rectangle et en imprimant ces tables. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie.
- 157) Comme cela est facile de choisir pour investir avec une bonne politique de placement!
C’est si simple lorsqu’on comprend bien sa stratégie d’investissement. Avec les profits de la liquidation de Pépites (voir les Posts précédents), se pose la question d’investir ces sous. Les occasions sont multiples. Oubliez un instant l’idée de trouver la « perle » qui va s’apprécier dans le temps de le dire et faire de vous un « héros » de la bourse. Pensez à votre stratégie : la diversification qui, sur une longue période protège votre capital et résulte en de bons rendements. La façon simple de procéder pourrait être d’acheter les 4 X ou encore de garnir vos titres individuels déjà en votre possession avec un peu plus d’économies. Nourrir tous vos petits poussins pour qu’ils deviennent des coqs et des poules et donnent d'autres oeufs! J’ai choisi d’accroitre la diversification. Dans quels secteurs suis-je absent? En consultant la liste des 500 compagnies de l’indice S&P 500 disponible partout et la répartition dans différents secteurs, je trouvais que le secteur de la santé présentait un intérêt particulier. D’un part, la politique de placement discutée dans ce Blog présente plusieurs Pharmas mais je parle plutôt du secteur des soins de la santé, possiblement sous représenté dans le portefeuille. En anglais : « Health Care », une immense industrie en Amérique. Rapidement avec Google ou autrement, on peut déceler un des mammouths de cette industrie, soit UnitedHealth Group Inc. (UNH) avec 450 milliards de capitalisation boursière. Voici un résumé de cette société par MorningStar. UnitedHealth Group is one of the largest private health insurers, providing medical benefits to about 53 million members globally, including 5 million outside the U.S. as of mid-2023. As a leader in employer-sponsored, selfdirected, and government-backed insurance plans, UnitedHealth has obtained massive scale in managed care. Along with its insurance assets, UnitedHealth's continued investments in its Optum franchises have created a healthcare services colossus that spans everything from medical and pharmaceutical benefits to providing outpatient care and analytics to both affiliated and third-party customers. Rapidement avec les rapports MorningStar, en page 3 typiquement, on peut découvrir les concurrents de UNH, soit CVS Health Corp (CVS), Centene Corp (CNC), The Cigna Group (CI) et en consultant ces autres compagnies, Humana Inc. (HUM). L’idée est simple : acheter toutes ces compagnies dans la proportion de leurs capitalisations boursières. En effet, sur une période de 25-30 ans, qui sait aujourd’hui celle qui sera la « meilleure »? Alors, on accepte de la ramasser avec les autres et obtenir le rendement de l’industrie au complet. D'autant plus que ces sociétés ont des caractéristiques telles que les critères de sélection discutés dans les Posts précédents sont rencontrés. Par exemple, présence dans l'indice SP500, avantages concurrentiels, capitalisation boursière minimale, etc. J’ai calculé en gros les proportions suivantes : 64% pour UNH, 12% pour chacune de CVS et CI et finalement 6% pour chacune de CNC et HUM. J’ai divisé les économies en USD dans ces proportions et acheté les titres en question. Le tour est joué. Mon travail d'investisseur est essentiellement terminé. Et de temps à autre, si j’ai de nouvelles économies, je pourrai « nourrir » ces gros poussins comme les autres poussins du poulailler! J'aime bien lire sur mes placements. Alors, rien ne presse, mais on peut consulter leurs sites Web, leurs stratégies, leurs visions de l'industrie, etc. Entre temps, je dors bien pour ne pas dire mieux! Effectuez des recherches au sein du Blog en tapant un chiffre, un mot, des mots dans le rectangle au haut de la page d'accueil. Consultez les tables de matières, TMA et TMB, en tapant TMA dans le rectangle et en imprimant ces tables. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie.
- 155) Les certificats canadiens d'actions étrangères, les CCAÉ: Pour et Contre.
Les certificats canadiens d’actions étrangères, les CCAÉ. Pour ou contre? Si vous désirez acheter des actions d’une société américaine sur New-York ou NASDAQ, vous utilisez des USD et procéder directement avec votre plateforme en passant « un ordre d’achat ». Deux jours plus tard, vous êtes un détenteur réel et officiel des actions de la compagnie en question et vous êtes pleinement un actionnaire. Vous avez droit de vote, vous recevez les dividendes comme tout actionnaire américain ou pas. Si vous localisez vos titres dans un compte en devises USD et recevez les dividendes en USD sans qu’ils soient convertis en CAD, vous fonctionnerez ainsi plusieurs années sans aucun frais récurrents. Le rendement sur vos titres inclura les variations du taux de change entre le moment ou vous achetez et celui ou vous vendez. Comme c’est un « bon » titre, vous n’aurez probablement pas le goût de le vendre avant très longtemps et de ce fait, êtes moins intéressé par les variations de taux de change annuelles. Une alternative consiste à acheter des CERTIFICATS CANADIENS D’ACTIONS ÉTRANGÈRES. Il s’agit de produits mis au point par les banques canadiennes pour vous donner accès à des rendements similaires à ceux que vous auriez obtenus si vous aviez été propriétaire de véritables actions américaines. On achète un CCAÉ en CAD. On transige ces certificats sur une bourse canadienne spéciale nommée Cboe Canada (qui a acheté la BOURSE NEO INC. en 2022). Votre plateforme vous donne accès à ce certificat avec le même symbole que le titre américain. On vous offre l’action américaine comme CCAÉ en CAD ou « nature » en USD, votre choix. Une particularité des certificats est qu’ils sont immunisés des variations du taux de change entre le moment où vous les achetez et le moment où vous les vendez. (Voir le Post concernant l’immunisation de fonds négociés en bourse). Une expression que j’ai apprise récemment à cet effet est la suivante : « on détient l’entreprise américaine et non la devise ». Pour certains, cet attribut est un avantage important. Une deuxième particularité est que vous bénéficiez du « taux en gros » pour ce qui est des frais associés à la conversion de vos CAD en USD au taux de change. J’utilise souvent le mot « friction » pour décrire ce frais. Je vous en reparle plus loin. Une troisième particularité est que vous détenez une fraction de l’action américaine, ce qui peut vous intéresser si ladite action américaine se transige à un fort prix comme 500 USD tandis que son CCAÉ est plutôt dans les 30 CAD. Il est important de comprendre que vous n’êtes pas propriétaire ou actionnaire de la compagnie étrangère en soi MAIS que la banque maintient véritablement la contrepartie d’actions américaines pour faire en sorte que les CCAÉ sont bien adossés. Avec les CCAÉ, tout se passe au Canada et reste au Canada dans votre compte personnel. De plus, pour les services rendus et la convivialité de ce produit, il y a des frais et dans ce cas des frais « une fois » et de frais récurrents. Un premier frais récurrent est nécessaire pour assurer l’immunisation de la devise (rien n’est gratuit dans le monde de la finance). Ce frais est d’environ 0.5% par année selon mon banquier. Deux mots équivalents à « immunisation » sont « couvertures » ou encore en anglais « Hedge ». C’est un peu comme une assurance pour couvrir un risque. Il y a une prime annuelle incorporée dans le CCAÉ. C’est donc récurrent. Un rappel. Si vous investissez 100,000 CAD pendant 20 ans avec un rendement de 8% par année en moyenne, vous obtiendrez 466,095 CAD. Si vous investissez 100,000 CAD pendant 20 ans avec un rendement de 7.5%, vous obtiendrez 424,785 CAD. La différence de 41,310 CAD représente les frais d’immunisation de la devise. Cette somme sera donc absente de votre compte. Êtes-vous toujours intéressé? Un deuxième frais est celui impliqué dans la conversion des CAD en USD et des USD en CAD. On ne parle pas du taux de change en soi mais de la « friction » souvent « incorporée dans le taux de change de façon implicite ». Cette friction s’applique à l’achat et à la vente des Certificats mais aussi lors de distribution de dividendes. Reconnaissons qu’on doit faire face à la friction si on achète une action américaine directement à partir de CAD. Cependant, nous avons deux outils pour la minimiser : le gambit de Norbert et la détention du titre dans un sous-compte en USD afin de conserver tous les dividendes américains ou gains en capital en USD, sans jamais convertir, sauf peut-être au décès. Cela dit, un CCAÉ a un avantage : la friction (les frais pour la conversion USD/CAD et CAD/USD) est basée sur des transactions « en gros » par la banque. De ce fait, les frais en question sont considérablement moindres que les 1.7% pour une transaction typique de 0$ à 25,000$. Ce frais « en gros » n’est pas transparent mais il est peut-être de 0.3%, un chiffre que ma banque chargerait à un particulier faisant une transaction de 500,000$ à 1,000,000$. Naturellement, ce frais s’applique à l’achat et à la vente du CCAÉ. En somme, c’est un frais très respectable avec un CCAÉ mais on peut faire tout aussi bien avec un gambit. Un troisième frais regroupe les coûts de la banque canadienne qui vous vend ce produit. Hélas, rien n’est gratuit encore une fois. Elle récupère ses frais par l’entremise du « ratio » entre le titre CCAÉ et les titres américains sous-adjacents. J’avoue que je n’ai pas bien compris le prospectus détaillé à cet égard. Il faudrait comparer avec les frais équivalents d’offrir la possibilité de transiger les actions américaines directement. Bref, cela est peut-être équivalent. En somme, pour un investisseur à long terme, il est difficile de préférer les CCAÉ à moins d’avoir une aversion quant à l’effet des devises, à un tel point de vouloir payer une prime d’assurance pour s’en protéger systématiquement à tous les ans. Si cette aversion est importante pour vous, l’alternative du fond négocié en Bourse XSP (ou un équivalent) est fortement en concurrence sinon préférable. XSP procure la diversification américaine et la couverture de devises, le tout en CAD pour un frais minime par année de 0.1% par année. Pas de soucis. Effectuez des recherches au sein du Blog en tapant un chiffre, un mot, des mots dans le rectangle au haut de la page d'accueil. Consultez les tables de matières, TMA et TMB, en tapant TMA dans le rectangle et en imprimant ces tables. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie.











