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- 147) Devenez planificateur autonome!
Investisseur autonome et planificateur autonome, pourquoi pas? Cela m’a frappé soudainement. Le présent blog permet à un épargnant de devenir un investisseur autonome, sûr de lui ou d’elle, sans complexes, performant et en prenant juste assez de risques pour se mériter d’excellents rendements tout en protégeant son capital. Depuis le début de l’année, j’ai exploré différentes solutions visant à planifier son avenir financier incluant la possibilité de faire des scénarios. Je pensais aux lecteurs du présent Blog. Je recherchais une solution peu dispendieuse, facile à utiliser par monsieur madame « tout le monde », robuste, bien documentée, disponible sur Windows et Mac, qui peut intégrer les proprios d’une petite INC et les portefeuilles « Holding », qui se base sur un chiffrier du type Excell ou Numbers, qui reconnait le caractère distinct du Québec (non, aucune allusion à un quelconque parti politique!) et qui est bilingue. Après plusieurs détours et à ma grande surprise, je l’ai trouvé la semaine dernière! Il s’agit de PlanifRetraite que vous pouvez visiter au site suivant : https://planifretraite.ca/ Bravo à l’équipe Julie Trottier et Marc-André Martel pour leur solution. Vous pouvez en faire l’essai gratuitement. Si vous êtes confortable avec l’expérience, vous pouvez acheter le tout pour une somme très raisonnable au regard de la valeur que vous obtenez. Les données à fournir vous sont déjà familières : rapports de votre courtier concernant vos placements, talons de chèque de paie, droits de cotisation inutilisés, relevés annuels de votre régime de retraite (comme RREGOP), vos placements immobiliers, votre ou vos INC. Un seul nombre pour les dépenses. J’ai fait l’essai de la solution « Individuelle avancée » et en trente minutes, j’étais « opérationnel » et capable d’explorer deux scénarios. Le manuel se lit bien et nous accompagne pas à pas. En fait, cela nous permet de se former à des notions importantes. Au cas où vous vous demanderiez : je ne reçois aucune redevance ou ristourne ou quelconque somme pour vous parler de cet outil. Je suis tout simplement heureux que les lecteurs / investisseurs du présent Blog puissent avoir une alternative viable pour planifier leur avenir et le faire par eux-mêmes. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement et mon expérience dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie. Explorez mon blog avec l’outil de recherche en insérant un mot, des mots, un chiffre dans la zone de recherche de la page d’Accueil. J’ai produit deux tables des matières, TMA et TMB, pour vous aider. Tapez TMA dans la zone de recherche!
- 67) Décaissement à la retraite et profiter de la vie. Oui, mais comment? (IV)
D’autres bases utiles avant tout. Dans ce projet de bien profiter de la vie, nous avons revu CINQ des sept piliers financiers typiques sur lesquels reposent le succès. Typiquement, ils sont (a) la rente du Québec (RRQ) (b) la Sécurité de la Vieillesse (SV) (c) la ou les rentes de vos employeurs si cela est le cas (d) votre REER qui deviendra un FERR (e) votre CELI (f) les épargnes dans votre compte non-enregistré et (g) les placements dans votre société de portefeuille (votre INC.) Continuons donc avec quelques éléments intéressants concernant (f) et (g). Je plaide en premier lieu pour vous inciter à bien connaitre ces piliers. Si vous ne connaissez pas les morceaux du « puzzle » comment allez-vous terminer le casse-tête? Prenez le temps de les examiner! Le compte non-enregistré est celui qui sera le plus actif en général. Il fournit les sous, s’ils en manquent, après avoir utilisées les différentes rentes annuelles pour assurer la subsistance et les besoins de base et discrétionnaires. Naturellement, on utilise les dividendes et distributions liquides de ce compte en premier lieu et, au besoin, s’il le faut, on vend des actions. Dans ce cas, on garde en tête de préserver autant que faire se peut la diversification du portefeuille. Il est possible de minimiser les impôts sur le gain en capital! C’est « un vieux truc » qui consiste à vendre un titre présentant un gain en capital en coïncidence avec la vente d’un titre présentant une perte en capital. La perte annule le gain en dollars. Ensuite, puisqu’en général on veut racheter le titre à perte (présumons qu’il est important de le conserver dans sa politique de diversification et que c’est une « bonne » compagnie), on attend 30 jours avant de le faire afin de garder le fisc en dehors de cette stratégie. Avouons-le : si vous êtes un épargnant de longue date et à long terme, la vaste majorité de vos titres seront en position de gain en capital non-réalisé. Vous n’aurez pas beaucoup de titres à pertes en capital non-réalisé. Un jour, il faut bien payer un peu d’impôts. Appelons cela « un beau problème ». Le portefeuille de votre société, souvent appelé votre « holding » pour le distinguer de la compagnie « opérante » est également utile pour votre retraite. Rappelons que la valeur de ce holding réside principalement dans le fait que vous différez de l’impôt autrement payable si vous aviez été un travailleur autonome. Ainsi, depuis plusieurs années, les impôts moindres dans une INC. permettent de cumuler des sommes plus importantes au sein du holding et celles-ci produisent des rendements jusqu’au moment des retraits (idéalement jamais, au décès). Voici 5 façons de retirer des sous d’une INC. vers l’actionnaire. (a) rembourser des dépenses (permises) de l’actionnaire comme celles d’un bureau à domicile (b) payer un dividende en capital (c) payer un dividende déterminé (d) payer un dividende non-déterminé (e) payer un salaire. En prenant le point de vue de l’actionnaire, j’ai classé ces 5 revenus de aucun impôt (A) à plein impôt en (E). Du point de vue de la INC. les choses sont plus nuancées. Dépendant de la nature des revenus (gain en capital, dividendes des placements dans le portefeuille, revenus étrangers, intérêts) et de la dépense comme un salaire ou rembours de dépenses, la INC. se voit imposée et plus tard remboursée (ou encore évite carrément des impôts). Vous aurez compris qu’il faut prendre en considération l’ensemble INC/perso. J’ai inclus un tableau montrant les calculs pour 1000$ sous les différents scénarios. Il a été mis au point par moi en 2019 en incorporant la réforme fiscale envisagée par le gouvernement (la loi n’était pas encore adoptée formellement). Ces tableaux vous permettront d’apprécier les différences fiscales et les résultats finaux pour le tandem Corpo/Perso. Tout est matière à compromis si vous me permettez l’expression. Le cas de rembours de dépenses à l’actionnaire est en quelque sorte neutre pour l’actionnaire. Je suis à réviser ce tableau en suivant à nouveau un cours (à jour) de fiscalité et je modifierai les tableaux si je vois des changements pour le cas de 2023/2024. En général avec une compagnie opérante, il est astucieux de se payer un salaire justifiant la pleine cotisation au REER et CELI suivi d’un dividende au besoin. Ce scénario ne fait pas l’unanimité. Lorsque je montre mes calculs pour supporter les avantages et demande ceux de la personne rébarbative, je lui dis qu’elle finira par comprendre parce qu’elle est intelligente et parce que j’ai raison… Si on est rendu à l’étape d’un FERR, le salaire fait moins de sens naturellement. En général, un choix stratégique doit être fait sur la composition du portefeuille d’un holding. On recherche la diversification d’une part mais on doit aussi reconnaitre que certains revenus sont plus imposés que d’autre. Par exemple, on peut donner plus de poids aux canadiennes dans Corpo car les dividendes de ces placements sont taxés selon la section IV et les impôts de 38 1/3 % sont entièrement récupérables par Corpo lors du paiement d’un dividende déterminé en faveur de l’actionnaire. Pour compenser une surpondération en canadiennes dans Corpo, on localise davantage d’américaines du côté Perso et moins dans Corpo. À l’autre bout du spectre, un dividende américain dans Corpo est considéré comme un revenu étranger par le fisc, imposable à la hauteur de 50.17% (38.67% au fédéral et 11.5% au provincial) et n’est récupérable qu’à la hauteur de 30.67%. On peut donc rechercher des titres pour le portefeuille Corpo procurant une plus-value surtout dans l’appréciation du titre (gain en capital) et moins par de hauts dividendes car seulement la moitié du gain en capital est imposée. Pensez à l'exemple de BRK.B. Dans les prochains Posts sur l’objectif de profiter de la vie à la retraite, je vais discuter de solutions pour résoudre le « puzzle » enfin! Laissez-moi garder le suspense un peu et titiller vos neurones entre temps! Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement et mon expérience dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie. Explorez mon blog avec l’outil de recherche en insérant un mot, des mots, un chiffre dans la zone de recherche de la page d’Accueil. J’ai produit deux tables des matières, TMA et TMB, pour vous aider. Tapez TMA dans la zone de recherche!
- 66) Décaissement à la retraite et profiter de la vie. Oui, mais comment? (III)
D’autres bases utiles avant tout. Dans ce projet de bien profiter de la vie, nous avons revu trois des sept piliers financiers typiques sur lesquels reposent le succès. Typiquement, ils sont a) la rente du Québec (RRQ) (b) la Sécurité de la Vieillesse (SV) (c) la ou les rentes de vos employeurs, si cela est le cas (d) votre REER qui deviendra un FERR (e) votre CELI (f) les épargnes dans votre compte non-enregistré et (g) les placements dans votre société de portefeuille (votre INC.) Continuons donc avec quelques éléments intéressants concernant (d) et (e). Je plaide en premier lieu pour vous inciter à bien connaitre ces piliers. Si vous ne connaissez pas les morceaux du « puzzle » comment allez-vous terminer le casse-tête? Prenez le temps de les examiner! Un avertissement ou deux. Cotiser au REER ou CELI n’est pas investir en soi. Ce sont deux coquilles fiscales intéressantes certes. MAIS il vous faut « placer » les fonds correctement et ne pas les laisser dormir! Par exemple, choisissez la politique des 4 X et/ou la politique de placement des titres individuels comme véhicules. Votre REER deviendra éventuellement un FERR. Durant la phase REER, vous cotisez autant que faire se peut en considérant votre taux marginal d’impôt (voir le Post à ce sujet). Si votre taux marginal est élevé, disons 53%, il ne fait aucun doute que vous cotisez au REER « ardemment » car pour tout 1$ cotisé, on vous retourne 53 cents que vous pourrez diriger vers votre CELI par exemple. À l’inverse, si vous avez peu de revenus et que votre taux marginal d’impôt est dérisoire, disons zéro, alors choisissez le CELI. Entre les deux? Il y a matière à jugement. On lit souvent que si votre taux marginal est de 30% ou plus (revenus de 50,000$ par année) alors c’est le moment de cotiser au REER. Ultimement, c’est votre taux marginal au moment de cotiser (idéalement élevé) versus le taux marginal au moment de décaisser (idéalement bas) qui compte. Avouons-le, il est difficile de prédire ce que sera votre taux marginal à la retraite. Même si la différence vous est moins favorable, il demeure que, tout de même, cela est avantageux parce que vous différez. Votre REER deviendra un FERR à 71 ans au plus tard. Dans ce cas, on est obligé de décaisser un certain minimum par année basé sur un certain pourcentage de la valeur marchande au 31 décembre de l’année précédente. Vous pouvez décaisser davantage que le minimum mais je vous suggère de débuter sur la base de faire votre possible pour ne « sortir que les minima » année après année. Un truc de plus : programmez le décaissement obligatoire en décembre afin de profiter d’une année de plus à l’abri de l’impôt. J’ai reproduit sur deux tableaux, les pourcentages minima des retraits d’un FERR car je trouve qu’ils sont remplis de sagesse! Oui, on dit que c’est le moment ou le Fisc désire se faire payer son dû. « Mais notez la progression des retraits conçue pour en avoir suffisamment sans toutefois en manquer ». Relisez ce que j’ai mis entre guillemets. Ceci est un indice à une recette de retrait très pertinente lorsque vous êtes à la retraite : retirez un juste pourcentage de ce que vous aviez l’an précédent au 31 décembre. Tout est dans les pourcentages choisis. J’y reviendrai mais en général les plans financiers vont converger vers des pourcentages de retraits variant entre 4% et 6% par année de vos placements (excluant la maison). Que faire avec son CELI à la retraite? À ce sujet, j’ai inclus un raisonnement et un calcul provenant de mon observation de plans financiers typiques. En résumé, si vous générez des liquidités depuis les dividendes de vos placements non-enregistrés, depuis les retraits obligatoires minima de votre FERR ou encore de certains retraits de votre corporation ET que ceux-ci dépassent vos besoins, alors cotiser au CELI afin de placer ces surplus « à l’abri de l’impôts » pour l’avenir. Vous pourrez toujours retirer du CELI ce qui pourrait être nécessaire plus tard. Un deuxième scénario concernant les cotisations au CELI à la retraite est celui ou sciemment, vous vendez des actions depuis votre compte non-enregistré dans le but express de cotiser au CELI. Le tableau indique que vous pourriez être « neutre » à cet égard fiscalement parlant. Autrement dit, si vous en êtes à vendre des actions dans votre compte ordinaire, c’est au choix de cotiser ou pas au CELI. Ceci me fait dire, en bout de piste, de continuer à cotiser au CELI durant la retraite. Au décès, le contenu du compte ira à vos héritiers désignés dans votre testament et ce, « libre d’impôts », une façon progressive de « donner sans donner ». En général, les retraits du CELI sont justifiés pour combler des besoins seulement après avoir utilisés les autres outils comme le compte non-enregistré. Dans la plupart des cas que j’ai lu sur les plans financiers, les gens décèdent avec leurs CELIs sans jamais retirer les sous de ce magnifique compte. Dans les prochains Posts sur l’objectif de profiter de la vie à la retraite, je vais discuter des autres éléments du « puzzle » et, éventuellement, en venir avec une solution simple! Laissez-moi garder le suspense un peu et titiller vos neurones entre temps! Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement et mon expérience dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie. Explorez mon blog avec l’outil de recherche en insérant un mot, des mots, un chiffre dans la zone de recherche de la page d’Accueil. J’ai produit deux tables des matières, TMA et TMB, pour vous aider. Tapez TMA dans la zone de recherche!
- 65) Décaisser à la retraite et profiter de la vie. Oui, mais comment? (II)
Quelques bases utiles tout d’abord. Dans ce projet de bien profiter de la vie, il est opportun de revoir les sept piliers financiers typiques sur lesquels reposent le succès. Typiquement, ils sont a) la rente du Québec (RRQ) (b) la Sécurité de la Vieillesse (SV) (c) la ou les rentes de vos employeurs si cela est le cas (d) votre REER qui deviendra un FERR (e) votre CELI (f) les épargnes dans votre compte non-enregistré et (g) les placements dans votre société de portefeuille (votre INC.) Je plaide en premier lieu pour vous inciter à bien connaitre ces piliers. Si vous ne connaissez pas les morceaux du « puzzle » comment allez-vous terminer le casse-tête? Prenez le temps de les examiner! En 2022, la rente du Québec donnait 15,048$ par année si vous aviez cotisé au maximum du régime auparavant. Pour savoir ou vous en êtes personnellement consultez votre dossier et relevé en ligne ou par la poste. Le site du gouvernement est très instructif. Le régime a été amélioré récemment et cela est sans doute d’un grand intérêt pour les plus jeunes travailleurs car ils vont cotiser davantage et recevoir davantage. Je nomme cela : de l’épargne forcée! Plus tard, au moment de la retraite, une option sera à votre disposition : décider à quel âge vous débuterez les prestations de cette rente. Mes conversations avec plusieurs d’entre vous m’indiquent qu’une personne sur cinq, peut-être, vont prendre ou ont pris la décision correctement à cet égard. J’entends les sceptiques! Je leur réponds : montrez-moi vos calculs… et le pourquoi de votre décision. La rente annuelle de la SV se situe aux environs de $8,500 en 2023 pour une personne de 65 ans participante et éligible. Mais il y a un problème sournois : la rente pourrait être moindre sinon nulle! Dépendant de vos revenus, la fameuse mâchoire « claw-back » se referme progressivement au fur et à mesure que les revenus, pour fins de calcul du régime, augmentent. Consolez-vous si vous ne pouvez pas toucher cette rente : vos revenus sont peut-être « trop » élevés mais vous avez déjà gagné la partie parce que vous êtes parmi les plus fortunés de la société. Pour plusieurs, la partie consiste à « retarder » certains autres revenus afin de « maximiser » la Sécurité de la Vieillesse, pour un temps du moins, en gardant la « mâchoire » le plus ouverte que possible. C’est bien mais gardez-vous, dans vos calculs, de donner à Pierre tout en volant à Jacques pour finir moins fortunés! Certains vont placer leurs économies dans des dépôts garantis avec des rendements minables pour ne pas perdre la SV. Discutable, n’est-ce pas? Les régimes à prestations déterminées de vos employeurs (si c’est le cas) sont malheureusement complexes à décoder et à anticiper. Les relevés aident énormément si on prend le soin de les analyser en détails et les comprendre complètement. Il ne faut pas hésiter à s’informer auprès des personnes responsables de l’administration des régimes. Je donne un exemple, qui, je le sais, va à l’encontre des conclusions toutes faites d’avance et rapides. Si en milieu de carrière, vous avez le choix de prendre la valeur actuarielle de votre rente et la « placer » en investissant suivant une politique d’investissement décrite dans le présent Blog, il est probable que cela soit énormément avantageux pour vous. Tous les régimes que j’ai analysés ont des rendements inférieurs intrinsèquement parce qu’il est énormément difficile pour les gestionnaires d’assurer simultanément les prestations aux participants passés et futurs tout en obtenant les rendements des placements des indices en bourse. Résultat : les participants doivent cotiser « énormément » pour obtenir une rente décente. Dans les prochains Posts sur l’objectif de profiter de la vie à la retraite, je vais discuter des autres éléments du « puzzle » et, éventuellement, en venir avec une solution simple! Laissez-moi garder le suspense un peu et titiller vos neurones entre temps! Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement et mon expérience dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie. Explorez mon blog avec l’outil de recherche en insérant un mot, des mots, un chiffre dans la zone de recherche de la page d’Accueil. J’ai produit deux tables des matières, TMA et TMB, pour vous aider. Tapez TMA dans la zone de recherche!
- 143) Le gambit de Norbert: une solution intéressante à un de vos problèmes (I)
LE GAMBIT DE NORBERT. UNE SOLUTION INTÉRESSANTE À UN DE VOS PROBLÈMES! Vous voulez convertir des CAD en USD ou l’inverse? Lorsque vous effectuez de telles opérations, par exemple convertir des nouvelles économies CAD en USD dans l’anticipation d’acheter des titres américains, il y a toujours des frais. Comprenons-nous bien. Il y a le taux de change en soi mais incorporés aux taux offerts par votre banquier, il y a aussi des frais qui peuvent varier de 0.5% à 2.5%. Ces frais ne sont pas visibles si vous voulez mais ils sont réels. Ces frais, je vais les appeler de la « friction ». Pour vous en convaincre, consultez le tableau ci-dessous émis par la BNC le 23 février 2024 à 8h00. Si la BNC achète vos USD pour vous redonner des CAD, elle vous offrira un taux de 1.3120 CAD par USD. Si la BNC vous vend des USD, vous devrez payer 1.3815 CAD pour acheter un USD. Vous constatez que 1.3120 n’est pas égal à 1.3815 !!! Pour se faire une tête, imaginons que le taux de change « en soi » sans frais est à mi-chemin de ces deux offres de taux de change, soit (1.3120+1.3815) /2 = 1.34675. On pourrait par ailleurs consulter le marché SPOT des devises durant la journée ou le site de la Banque du Canada le lendemain et confirmer qu’on n’est pas loin avec ce calcul rapide et immédiat. Quels sont les frais? On peut les calculer à partir de ces données, par exemple la différence entre le taux de la transaction et le taux « en soi », (1.3815 – 1.34675) = 0.03476 soit l’écart supplémentaire requis pour acheter un USD. En pourcentage, ceci donne 0.03476 /1.34675 soit un frais de 2.6% par rapport au taux de change « en soi ». À l’inverse, on pourrait calculer l’autre écart pour la vente de vos USD et trouver également 2.6% comme frais du genre « friction ». Spectaculaire, n’est-ce pas? Lorsque vous convertissez vos CAD en USD ou l’inverse dans vos comptes de courtage à escompte, il y a également de la friction. En général, elle est moins douloureuse mais peut très bien se monter à 0.5% à 1.5% dépendant du montant en question. Y a-t-il une façon d’éviter ces frais ou du moins les minimiser? Oui, il s’agit du Gambit de Norbert. Norbert travaillait aux États-Unis et était payé en USD. Il habitait le Canada. Il devait donc convertir ses revenus de USD à CAD. Il souffrait périodiquement de la friction associée aux taux de change que sa banque lui demandait. Il a trouvé une solution simple et élégante. Il utilisa, à la bourse, un titre comme RY qui est à la fois listé sur la bourse de Toronto en CAD et à la fois sur New York en USD. Il savait bien que la même action de la même compagnie devait se transiger au même prix en tout temps dans les deux bourses, sinon les « Day-traders » allaient saisir un quelconque écart entre les deux prix pour profiter de toute anomalie à cet égard. Donc, se dit-il, s’il y a une différence de prix entre le prix USD et le prix CAD, le seul effet qui reste est celui du taux de change et non seulement un taux de change quelconque mais le taux de change le plus concurrentiel des marchés (car tout écart sera saisi par les « day-traders ») Dans un prochain Post, on expliquera le Gambit de Norbert en détails avec des procédures et des exemples et on montrera son efficacité. On utilisera un autre outil que RY afin de ne pas perturber votre coût de base de RY par une opération effectuée en quelques minutes. Restez à l'écoute! Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement et mon expérience dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie. Explorez mon blog avec l’outil de recherche en insérant un mot, des mots, un chiffre dans la zone de recherche de la page d’Accueil. J’ai produit deux tables des matières, TMA et TMB, pour vous aider. Tapez TMA dans la zone de recherche!
- 142) Walmart fractionne ses actions, 3 pour 1! Quoi?
Fractionnement d’actions. WMT annonce que la société va fractionner ses actions, le 26 février 2024. Si vous avez 1 WMT alors vous en aurez 3 WMT bientôt. « Cool ». Cependant prenez note que le prix sur la bourse s’ajustera en conséquence, c’est-à-dire qu’il sera trois fois moindre qu’autrement, de sorte que la valeur marchande de vos avoirs en WMT sera la même qu’avant. Le dividende par action sera également ajusté. Comment en aurait-il pu être autrement… Il n'y a pas de "free lunch" dans la vie! Si vous faites la comptabilité de vos actions afin de calculer le coût de base moyen de votre placement en WMT, il y aura lieu de réviser le nombre d’actions et le coût par action pour refléter le fractionnement tout en gardant le coût total en dollars sans changement. Je prends l’occasion d’insérer ici le texte de mon courtier concernant ce sujet en général et qui répond à cinq questions pertinentes. Je cite. 1. Qu’est-ce qu’un fractionnement d’actions? Un fractionnement d’actions est un moyen pour les sociétés de réduire ou d’augmenter leur nombre d’actions en circulation et de les rendre plus attrayantes pour les nouveaux investisseurs. Un fractionnement d’actions ne change rien à la valeur totale d’une société, il change uniquement le nombre d’actions en circulation. Réduire ou augmenter le nombre d’actions en circulation permet à une société d’accroître ou de diminuer le cours de son action pour atteindre le résultat voulu. 2. Comment le fractionnement d’actions fonctionne-t-il? Il existe deux types de fractionnement d’actions : le fractionnement d’actions et le regroupement d’actions (qui est l’opération inverse). Le fractionnement d’actions se produit lorsqu’une société augmente le nombre d’actions en circulation détenues par ses actionnaires actuels. Disons que vous êtes actionnaire de la société X. Vous détenez 100 actions valant chacune 50 $, pour un total de 5 000 $. Si la société X décide de procéder à un fractionnement à raison de deux actions pour une, vous aurez désormais deux actions pour chaque action que vous possédez, soit 200 actions, et chaque action vaudra maintenant 25 $. Même si vous détenez désormais deux fois plus d’actions, la valeur de votre placement dans la société reste identique, soit 5 000 $. Le regroupement d’actions se produit lorsqu’une société réduit le nombre d’actions en circulation. Par exemple, un regroupement à raison d’une action pour deux signifie que vous recevrez une action pour chaque tranche de deux actions que vous détenez actuellement. Selon l’exemple ci-dessus, vous obtiendriez 50 actions d’une valeur de 100 $ chacune. Encore une fois, la valeur totale de votre placement demeure identique. 3. Pourquoi une société voudrait-elle fractionner ses actions? À mesure que le prix unitaire des actions en circulation d’une société augmente, le bassin d’investisseurs disposés à y investir risque de diminuer graduellement. Afin de rendre l’action plus abordable pour les investisseurs (et d’accroître la liquidité), la société peut procéder à un fractionnement d’actions, réduisant de ce fait le prix par action. En revanche, si le cours de l’action d’une société est trop bas, les investisseurs pourraient y noter un signal d’alerte. Une société peut vouloir regrouper ses actions pour augmenter le prix par action afin de rassurer les investisseurs quant à sa valeur. Une telle opération se fait souvent par nécessité, afin de répondre à une exigence de cours de l’action et d’éviter que le titre soit radié d’une bourse. 4. Les fractionnements d’actions sont-ils bons ou mauvais? Les fractionnements et regroupements d’actions n’ont aucune incidence sur la valeur de vos placements dans une société donnée. Toutefois, en général, les fractionnements d’actions sont perçus comme une mesure positive de la part d’une société qui cherche à investir dans la croissance et l’expansion de ses activités, tandis que les regroupements peuvent signaler des préoccupations quant à la valeur future d’une société. 5. En cas de fractionnement d’actions, quand et comment le nombre réel d’actions que je détiens figurera-t-il dans mon compte? Lorsqu’une société procède à un fractionnement d’actions, votre compte n’est pas mis à jour immédiatement, et vous pourriez même constater la valeur de votre placement augmenter ou diminuer temporairement. Mais ne vous en faites pas, il n’est pas nécessaire de communiquer avec votre courtier à cet égard. Votre plateforme mettra à jour vos placements et votre cours pour tenir compte des fractionnements d’actions, habituellement de deux à quatre jours après que le cours du marché a changé par suite du fractionnement, bien que les délais de traitement puissent varier. Conclusion: Lorsqu’une société annonce un fractionnement ou un regroupement d’actions, le nombre d’actions et le cours de l’action changent, mais la valeur totale de votre placement demeure la même. En cas de fractionnement d’actions portant sur les actions que vous détenez, assurez-vous de comprendre l’incidence qu’aura l’opération sur le nombre d’actions dans votre compte et gardez à l’esprit que quelques jours s’écouleront avant que la position soit rajustée dans votre compte. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement et mon expérience dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie. Explorez mon blog avec l’outil de recherche en insérant un mot, des mots, un chiffre dans la zone de recherche de la page d’Accueil. J’ai produit deux tables des matières, TMA et TMB, pour vous aider. Tapez TMA dans la zone de recherche!
- 141) Aimeriez-vous travailler à $1000 de l'heure? P.S. Après impôts.
Aimeriez-vous travailler à 1000 $ par heure? J’ai bien dit de l’heure et non par jour. Et après impôts. Je parlais récemment avec un couple dans un café du coin. On discutait du passage de gestion privée (avec des conseillers pour les placements) à gestion autonome (avec un très bon conseiller, soit même). Soudainement, cela m’a frappé : c’était bien la cinquième personne qui jouait « dans ce film » avec le même script. Beaucoup d’entre vous, qui lisez ce Blog, sont à l’aube de la retraite ou déjà retraités. Même pour des gens en milieu de carrière, mes propos vont vous intéresser je crois. Ces gens (pensez aux baby-boomers) ont travaillé 35 à 40 ans, ont gardé leurs styles de vie sous contrôle, ont épargné raisonnablement, ont investi aux meilleures de leurs connaissances et se retrouvent typiquement avec 1MM$ à 2MM$ de placements et actifs immobiliers en plus de la maison. Souvent, ils furent sollicités et ont accepté de laisser leurs avoirs sous la gouverne de « gestion privée » d’une banque ou caisse. Ceci est présenté sur la base qu’ils sont pris intensément par leurs professions, n’ont pas le temps de gérer leurs portefeuilles et peuvent aspirés à des rendements meilleurs que ceux de la gestion « passive » (basée sur le rendement des indices boursiers comme la gestion avec les 4X du présent blog). Typiquement, des frais annuels de 1.5% à 2.5% de la valeur de leurs actifs sont nécessaires pour obtenir ces services prestigieux qui comprennent la conduite des portefeuilles mais aussi des plans financiers, conseils, des réunions, commentaires personnels, etc. Même un petit cadeau à l’occasion de Noël. Or, on l’a vu avec le Post 117, « Connaissez-vous SPIVA? », toute cette générosité de rendements supérieurs, dans les faits et mesurée par cette firme indépendante depuis 20 ans, est plutôt rare. Une ou deux chances sur dix pendant quelques temps. C’est à prévoir car si le portefeuille est handicapé de 2% en partant, il faut être des super héros pour dépasser le rendement des indices boursiers, lesquels sont les points de référence. Or, 2% de 1.5MM$, c’est $30,000 par année en partant et davantage plus tard. Sur 25 ans, on parle de ¾ MM$. « Ça fait beaucoup de pâte » (It makes a lot of dough!) Si on se « contente » d’obtenir, au minimum, les rendements des indices, huit fois sur dix, la gestion passive n’est-elle pas une alternative sérieuse? Est-ce dangereux ou difficile? Modestement, mon idée personnelle est que cela n’est ni dangereux ni difficile. Toutes les étapes sont dans le présent Blog et dans d’innombrables livres, revues, articles financiers, etc. Selon Warren Buffett lui-même, la gestion indicielle est la meilleure chose à faire à moins de passer ses journées à titre d’investisseurs professionnels et de rechercher les cinq ou six « perles rares » qui conduiront à des fortunes. Les efforts requis avec la gestion passive sont plutôt d’ordre administratif : bien lire ses relevés mensuels pour rester au fait, réinjecter les liquidités, classer ses rapports, avis d’exécution, autres documents, fournir les bonnes données à son comptable si on ne fait pas soi-même ses déclarations avec un logiciel. Si on veut, on a l’option mais pas l’obligation de lire dans le domaine des sociétés, ce qu’elles essaient de faire pour améliorer les profits, leurs stratégies, etc. Mais de combien de temps parle-t-on? Une fois les comptes en place et les titres de la politique et/ou fonds 4 X achetés et bien en selle dans son REER, CELI, compte ordinaire (et même holding de compagnie si on est proprio), on peut s’en tirer avec 3-4 heures par mois maximum. Si on s’améliore avec des bonnes pratiques et un peu d’expérience, on parle de deux heures par mois. Disons 30 heures par année. Bref, $30,000 par année d’économie dans ses poches pour 30 heures de travail routinier pour un an, on parle de $1000 de l’heure, pas d’impôt à payer! On travaille sans patron et on travaille à la maison aux heures qui font notre affaire. De plus, si vous vous sentez insécures un brin, vous pouvez engager un planificateur financier pour quelques heures à tous les 5 ans pour vous assurer de rester sur le cap jusqu’au décès et répondre à des questions personnelles. Vous avez une question ou deux en fiscalité : on peut trouver beaucoup d’information pertinente sur internet et au besoin rencontrer un spécialiste. Tous ceux que j’ai rencontrés étaient des « gentils » et polis. Surtout, ils savaient des choses que je ne savais pas et comme je suis un éternel étudiant, j’ai été content de les écouter. Bref, leurs services peuvent requérir deux ou trois milles dollars aux cinq ans. Finalement, avec les sous restants, disons $25,000 par année, la règle du présent Blog est d’économiser 20% de ses revenus. Donc il reste $20,000 pour vérifier avec sa tablette depuis la plage d’une destination ensoleillée, si les actifs sont toujours dans les comptes. De toute manière, il n’y a rien à faire avec les dits actifs car le but est de gérer « passivement ». Moins on s'excite avec ses placements, meilleurs sont nos rendements! Deux Pina Colada, « serveur », « svp ». Comme il fait beau aujourd’hui! Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement et mon expérience dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie. Explorez mon blog avec l’outil de recherche en insérant un mot, des mots, un chiffre dans la zone de recherche de la page d’Accueil. J’ai produit deux tables des matières, TMA et TMB, pour vous aider. Tapez TMA dans la zone de recherche!
- 140) La "finance", c'est simple. Adieu, Pr. Crum...
La finance, c’est simple. En 2022, le Pr. Colyer Crum décédait par suite à des complications du cœur. Lors de mon passage à Harvard Business School à Boston en 1990, il a été mon professeur de Finance parmi une dizaine de professeurs enseignant toutes les disciplines importantes dans la conduite d’une entreprise. Il s’agissait d’un programme de formation sur les lieux pendant plus de 12 semaines intenses. La méthode de Harvard est de travailler sur des cas réels d’entreprises, des « business cases ». On lit un document d’environ 15 pages sur chaque cas. On lit le matin et le soir (et la nuit!) et on discute des cas en classe durant la journée, six jours sur sept. Ce n’est pas une sinécure! Pr. Crum a fait peu de recherches et de publications. Il se concentrait sur l’enseignement. Il y excellait. Il n’enseignait pas, il formait des femmes et des hommes. Il transmettait la « clé » d’un enjeu qui ouvrait la porte de la compréhension et souvent, en quelques minutes vous saviez tout ce qui compte. Ce Blog vise à donner des outils pour développer son autonomie financière. Dans ce cadre, je laisse parler Pr. Crum pour illustrer par des exemples, des notions qui pourraient vous être utiles. Au sujet de la « finance ». Somme toute c’est très simple, disait-il. D’un part vous avez des personnes qui tiennent dans la main gauche des sommes d’argent et qui désirent qu’il fructifie. D’autre part, vous avez des personnes qui présentent la main droite, vide, et qui ont besoin d’argent. Au centre de ces gens, vous avez la « finance » qui se place comme intermédiaire. Dans une société moderne, son rôle est nécessaire, efficace et même louable. Cela dit, aussitôt qu’un flot d’argent traverse le mur entre les gauchers et les droitiers, la « finance » perçoit une somme, dans un sens comme dans l’autre. Si les sommes restent sur place, la « finance » prélève aussi un "du" périodiquement. Les étiquettes données à ces prélèvements prennent de multiples noms (frais, commissions, etc.) et les sommes varient de quelques centièmes de pourcent à plusieurs pourcents du montant en transit (ou par année), voire plus. La « finance » a créé une légion d’explications/de raisons/ de logiques d’affaires pour accompagner les prélèvements et qui sont à la fois convaincantes, entourées de tambours et trompettes et souvent incomprises des droitiers et souvent des gauchers. En deux minutes, Pr. Crum nous fournit la clé dévoilant la réalité concrète. Face à cette compréhension, on peut selon moi : (a) comprendre qu’il est nécessaire de jouer dans ce film au risque de subir seul les affres de l’inflation sur son argent (b) jouer un rôle d’acteur intelligent et ne plus jamais jouer un rôle de victime (c) comprendre le jeu des deux autres acteurs et les enjeux tels que vus par eux (d) payer une juste rétribution proportionnelle pour la valeur que procure pour soi les services rendus (f) minimiser les services demandés et (e) protéger ses proches en leur offrant les clés pour qu’ils comprennent. Au sujet de la lecture des « journaux » et des « nouvelles », Pr. Crum nous invitait à dépasser le premier degré de la nouvelle et à prendre en compte « les deux côtés de la médaille », de sonder régulièrement le second degré des nouvelles en les reliant entre elles dans la dramatique des activités économiques mondiales et d’aller au troisième degré si des enjeux pouvaient nous affecter personnellement. Concrètement pour moi, la lecture de TheEconomist est une source de qualité pour des revues en profondeur sur un bon nombre de sujets économiques. Pr. Crum nous a appris aussi comment lire rapidement et avec pertinence des « prospectus » d’appel à l’épargne publique et à dégager les « sérieux » des « triviaux » en peu de temps, il nous a révélé le syndrome du médecin, il nous a expliqué le très important concept du retour sur le capital partout dans la vie et bien d’autres « clés » significatives. Contrairement à ses collègues qui avaient pris l’habitude en classe de diriger une question à un étudiant au hasard pour savoir s’il avait lu et analysé le « cas d’affaire » soumis la veille, Pr. Crum était gentil, humoristique et finissait par détecter les étudiants qui avaient « fait leurs devoirs » pour ensuite engager une discussion avec eux, laquelle était toujours intéressante, tant pis pour les autres qui avaient choisi la récréation au lieu de travailler. Il avait aussi un « chien mécanique » près de lui. Lorsqu’un étudiant lui posait une question idiote ou encore étalait sa paresse évidente à réfléchir, il demandait à son chien de répondre. Merci Pr. Crum, même si vous ne m’entendez pas. Vous pouvez acheter sous forme DVD (souvent à fort rabais) l’essentiel des cours qui me furent donnés à Havard avec TheGreatCourses et intitulé « Critical Business Skills ». Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie. Explorez mon blog avec l’outil de recherche en insérant un mot, des mots, un chiffre dans la zone de recherche de la page d’Accueil. Je vais produire une table des matières sous peu pour vous aider.
- 139) Monsieur profite-t-il de Madame? Oui et Non!
Monsieur profite-t-il de Madame? Oui et Non! Monsieur célébrera son 71 ème anniversaire de naissance le 1 er mai 2024. Son épouse, de six ans sa cadette, lui offrira certainement un cadeau et un gâteau. Ils sont ensemble depuis si longtemps... Monsieur sait qu’il devra ouvrir un fond enregistré de revenus de retraite (un FERR) avant le 31 décembre 2024 et y transférer le contenu de son régime enregistré d’épargne retraite (son RERR) avant la même date. Il n’a pas l’intention de cotiser à son REER en 2024 ayant épuisé tous ses droits. Durant l’été 2024, il ouvrera donc son FERR et y transfèrera le contenu de son REER « tel quel ». Ces deux gestes seront sans conséquences fiscales. Monsieur sait également qu’il aura approximativement 1 MM$ dans son FERR le 31 décembre 2024. Il sait également qu’en 2025 et plus tard, il devra retirer, de son FERR, une « certaine somme liquide minimale » à toutes les années. Il laissera lesdites sommes dans son compte « ordinaire ». Il n’a pas besoin des sous. Il planifie donc payer les impôts dus, suite à ces retraits et « placera » les résidus suivant la politique des 4 X avec l’expectative de faire un rendement de 7% par année entre maintenant et l’âge de 100 ans. Il est optimiste qu’à la date de son décès, il le reconnait lui-même. Son taux marginal d’impôt est de 53%. Et nous allons présumer que les revenus seront taxés entièrement pour simplifier nos calculs. En remplissant les formulaires pour ouvrir son FERR, Monsieur comprend que les retraits minimaux seront suivant les deux tableaux plus bas. Plus précisément, dans son cas et en 2025, le retrait sera calculé comme le pourcentage de 5.28% de la somme au 31 décembre 2024, en gros 52,800 CAD. Cette somme sera transférée le plus tard possible, disons le 15 décembre 2025 du FERR vers le compte ordinaire. Monsieur constate aussi que le formulaire lui offre la possibilité de choisir le pourcentage de retrait minimum suivant l’âge de Madame! Au tableau, cela lui permet d’utiliser 4.00% au lieu de 5.28%! Monsieur sait bien que plus il minimise les paiements, plus cela sera profitable pour lui et sans conséquences sur les choix de Madame plus tard lorsqu’elle passera par les mêmes étapes. Il coche oui. Oui, c’est profitable, mais de combien. Pour mesurer l’avantage, il demande à gestioneffa.com de calculer ce cadeau fiscal. Avec les hypothèses mentionnées plus tôt, on compare le montant du compte FEER + le montant du compte taxable à la fin des années et ce, dans un scénario MONSIEUR À SA DATE et MONSIEUR AVEC LA DATE DE NAISSANCE DE MADAME. Il appert que Monsieur décèdera avec $4,608,729 au lieu de $4,261,991 soit un beau 8% favorable de plus en choisissant la date de Madame. On peut visualiser le progrès à l’aide du graphique plus bas. Mesdames, si vous vous demandiez pourquoi les messieurs préfèrent des femmes plus jeunes, vous avez ici la raison secrète et inavouée !!! Mais consolez-vous. Les probabilités sont que Monsieur décèdera bien avant vous! Il vous en laissera davantage qu’autrement. Voilà pourquoi les femmes préfèrent marier des messieurs plus âgés et surtout plus fortunés. Ce n’est pas un secret et elles sont les premières à l’avouer. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie. Explorez mon blog avec l’outil de recherche en insérant un mot, des mots, un chiffre dans la zone de recherche de la page d’Accueil. Je vais produire une table des matières sous peu pour vous aider.
- 138) Une précaution s'impose avec les titres négociés hors-bourse.
Les actions négociées hors-bourse méritent une précaution. Elle consiste à donner des ordres de vente ou des ordres d’achat avec des prix-limites (et non « au marché »). Toutes les plateformes de courtage incorporent ces fonctionnalités. Mais pourquoi faire ainsi? Certaines actions sont négociées en Amérique et en dollars USD mais elles sont tout de même négociées « hors-bourse ». On les reconnait généralement sur la plateforme de courtage avec une mention « OTCQX » (Over-the-counter Quality Market) ou encore « OTC PINK sheets ». Il y a deux titres dans la politique de placement de cette nature : BASFY (OTCQX) et NSRGY (OTC Pink). Il s’agit du plus grand groupe chimique au monde et du plus grand chocolatier au monde. On veut certainement participer à leurs profits. Ils irradient mondialement et sont basés en Europe. Ils sont d'ailleurs négociés sur des bourses européennes. Au cœur de la logique de négocier hors-bourse pour ces sociétés, il y a les objectifs de réduire les frais reliés aux efforts de divulgation et de conformité à de multiples règlements américains et les frais d’être listées en Bourse. Notez que dans le cas de ces deux firmes, elles sont déjà listées ailleurs en Europe dans des bourses renommées et exigeantes. Ceci nous donne un certain confort, n’est-ce pas? L’alternative donc à être listé sur les bourses américaines est donc de prendre une voie de contournement indépendante tout en permettant le négoce du titre. C’est ce qu’offrent les deux firmes OTC mentionnées plus haut. Ces firmes OTC ont également des exigences minimales à l’égard des sociétés qui désirent offrir leurs actions pour fins de négociation sur le marché américain, lesquelles sont visibles sur leurs site Web respectifs. Par ailleurs, ces firmes OTC interpellent des courtiers spéciaux appelés des teneurs de marché qui agissent comme contrepartistes lorsque nous laissons un ordre d’achat ou de vente en tant que clients. Certaines qualifications minimales et règles régissent ces professionnels. Votre courtier/banque choisit les teneurs de marché en fonction de l’action précise que vous voulez transiger ainsi que d’autres facteurs. Il peut bien y avoir plusieurs teneurs de marché pour la même action d’ailleurs. Par conséquent (a) Votre transaction ne sera pas reflétée (visible) dans le cours acheteur ou vendeur de votre action comme cela est le cas avec la bourse. Moins de transparence en somme. (b) Un grand nombre de transactions sont « manuellement » traitées et il peut avoir délais pour les documents et même les transactions en soi. (c) Les marchés peuvent devenir moins liquides engendrant des écarts entre les prix acheteur/vendeur. (d) Ces marchés sont plus vulnérables aux manipulations n’étant pas surveillés en temps réel. (e) L’agence du revenu du Canada exclut certains titres de cette nature pour les REER/FERR. Pour toutes ces considérations, la politique de placement contient peu des titres négociés hors bourse et lorsque le cas, seulement des titres négociés dans des bourses de bonne réputation ailleurs et seulement des grandes entreprises établies depuis des décennies comme Nestlé ou BASF, des leaders dans leurs domaines. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie. Explorez mon blog avec l’outil de recherche en insérant un mot, des mots, un chiffre dans la zone de recherche de la page d’Accueil. Je vais produire une table des matières sous peu pour vous aider.
- 137) META PLATFORMS défie la gravité!
Une occasion de profiter. Ce blog détaille deux approches pour investir. La Politique de placement de « BASE » constituée d’une centaine de titres individuels ou sa version simplifiée des « 4X ». Le but est la diversification judicieuse, la protection du capital et le financement provient des économies d’un emploi, les dividendes réinvestis et exceptionnellement du gain en capital réalisé. Le Programme Pépites quant à lui saisit des « occasions » avec des titres à rabais, de façon disciplinée et dont le financement provient d’emprunts sur marge d’un compte ordinaire contenant les titres de la politique de base. JE NE MÉLANGE JAMAIS LES DEUX APPROCHES. La politique de base est le « pain et le beurre », le cheval de trait, le marathonien et est fondée sur des économies durement gagnées. Le programme Pépites est le « petit plus occasionnel », le cheval de course, le sprinter et est supportée par l’argent de la banque. Le Programme Pépites est plus risqué car il faut rembourser l’emprunt un jour. Les fruits (profits) du Programme Pépites, lorsque matérialisés, peuvent servir à tous les usages : réinvestir, soutenir le style de vie, projets spéciaux. Les Pépites sont faites pour être achetées puis vendues à profit. Le 2 février 2022, META était à rabais. En utilisant la Juste Valeur de l’analyste récente de 400 USD par action, le titre étant négocié à 232 USD à l'époque, il y a donc deux ans, META était une Pépite de Bronze (voir les Posts 30 à 40). J’ai l’acquisition d’un quantum dans le cadre du Programme Pépites. Une Bronze exige beaucoup de patience, un coup de main de la chance surtout que le financement est lancinant et pénible. Il faut "suivre" régulièrement ses pépites en utilisant les outils de la platforme de courtage pour détecter lorsqu'il faudra vendre (ou un chiffrier ou une feuille de papier et un crayon). META a publié ses résultats trimestriels jeudi le 1 er février 2024, lesquels ont surpris favorablement les analystes et investisseurs. La réaction sur le prix de l’action a été spectaculaire comme le montre le graphique plus bas. Le marché a clôturé vendredi à 475 USD. À ce niveau, le prix de l’action est substantiellement à PRIME lorsqu’on le comparer la Juste Valeur de 400 USD. Examinez le rapport de MorningStar plus bas. Qu’ai-je fait? Voyant une situation si peu attendue et probablement temporaire, j’en ai profité pour vendre la moitié des actions META comptabilisée sous le Programme Pépites et ce au prix de 480 USD. Ainsi, le prix doublant essentiellement par rapport au coût d’achat, les profits sur la vente de la moitié des actions sont suffisants pour rembourser la totalité de l’emprunt et l’autre moitié des actions peuvent alors migrer vers les placements de la Politique de base. META ne fait donc plus partie du Programme Pépites, ce programme ayant terminé sa mission de générer des profits à partir d’occasions spéciales. META fait maintenant partie de la Politique de BASE et participera aux rendements pour les prochaines années et notamment aux profits émergeants de l’intelligence artificielle. Normalement, une Bronze ne procure pas autant de profits. On s’attend plutôt à 50%-65% de profits. On était là mercredi. Mais META avec 100% de profits de la mise initiale provient de l’exubérance des acheteurs spontanée et temporaire de vendredi dernier. Pourquoi ne pas profiter « un peu » (la moitié) de cette situation anormale tout en renforcissant le portefeuille maintenant moins risqué et plus volumineux. Consultez le rapport MorningStar dont je vous donne la première page en photo pour de plus amples information. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie. Explorez mon blog avec l’outil de recherche en insérant un mot, des mots, un chiffre dans la zone de recherche de la page d’Accueil. Je vais produire une table des matières sous peu pour vous aider.
- 136) Paradis fiscal ou Enfer fiscal? Votre choix!
PARADIS OU ENFER FISCAL? À VOUS DE CHOISIR! C’est en lisant l’Almanach de Charlie Munger que l’idée m’est venue de partager cette notion avec vous. Découvrez un paradis fiscal, soit le gain en capital non-réalisé. Je prends grand soin de la sélection des titres que j’achète. Je n’achète pas un certificat d’actions pour spéculer mais j’achète « la compagnie » pour ses attributs avantageux et pertinents et j’achète le droit à ses profits pour les années à venir. Je conserve les actions pour longtemps, sinon pour toujours. Il y a une conséquence fiscale heureuse dans cette approche et en voici l’illustration. Cousin Aldric hérite de son grand-père d’un montant de $100,000. Aldric a 20 ans et décide d’acheter des actions d’un titre de qualité à New York, lequel ne paie pas de dividende normalement. Il laisse « dormir » le tout pendant 55 ans et constate que son placement a eu un rendement de 7% par année en moyenne. À l’âge de 75 ans, son placement vaut $4,531,500. Il décide de le vendre et de payer les impôts ainsi dus lors de la vente en question (son taux est de 35%). Seule la moitié du gain en capital réalisé est taxable. Il lui reste, après impôts, un montant de $3,425,988 Cousin Samuel hérite de sa grand-mère d’un montant de $100,000 également. Samuel a 20 ans et décide d’acheter des obligations qui paient des intérêts. Il renouvelle ses obligations lorsqu’à échéance et en achète d’autres immédiatement. Il réalise ainsi de nombreuses transactions en chaine pendant 55 ans et constate que son placement a eu un rendement de 7% par année en moyenne. Comme il s’agit d’intérêts, il doit payer des impôts au fur et à mesure que les revenus d’intérêts se présentent au fil des ans. Son taux d’impôt est de 35% également. À l’âge de 75 ans, son placement vaut $1,155,639, libre d’impôts. Aldric a tout près de trois fois plus d’argent que Samuel. Aldric était au paradis fiscal avec ses gains en capital réels mais NON-RÉALISÉS sauf à la toute fin. Samuel vivait l’enfer fiscal avec ses revenus taxés systématiquement à tous les ans en plus d’être taxés plus sévèrement en tant qu’intérêts. Il invitait le fisc à tous les 30 avril... Bref. On comprend qu’un gain en capital non réalisé est le NIRVANA fiscal au Canada. Non seulement, ce gain n’est pas taxé tant et aussi longtemps que non réalisé mais il n’est taxé qu’à demi! lorsque réalisé. La fiscalité n’est pas un objectif en soi lors de la sélection de titres d’entreprises. On choisit de bonnes entreprises. Mais il faut considérer et prendre en compte la fiscalité. Ceci milite en faveur de (a) choisir des titres procurant des gains en capital plutôt que des obligations (b) le faire avec soin dans l’objectif de ne jamais les vendre sauf si obligé ou urgence de le faire et (c) d’être paresseux par la suite en ne « faisant absolument rien » d’autre que de le laisser croitre son placement en paix. Ces calculs présentent deux points faibles. Il est très peu probable que Samuel ait pu trouver des obligations avec un rendement équivalent à celui de Aldric. Dans la vie, le rendement de Samuel sera inférieur. On peut montrer qu’il aura de la difficulté à atteindre même $500,000. Je voulais simuler un cas très très optimiste pour Samuel. L’autre point est que la plupart des actions intéressantes vont déclarer des dividendes, lesquels sont taxés. Cependant, c’est clair que le paradis fiscal des gains en capital non-réalisés reste et demeure et est très profitable. En passant, la méthode d’Aldric est celle des gens très fortunés. La méthode de Samuel est celle des gens très frileux. Si vous avez du temps devant vous pour « laisser mijoter » un bon actif comme des actions de la politique de placement, non seulement vous ne perdrez rien mais vous allez vous enrichir considérablement. Un période de 20,30,40,50 ans, est un outil merveilleux. Avis aux plus jeunes, surtout s'ils héritent!!! Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie. Explorez mon blog avec l’outil de recherche en insérant un mot, des mots, un chiffre dans la zone de recherche de la page d’Accueil.











