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  • 140) La "finance", c'est simple. Adieu, Pr. Crum...

    La finance, c’est simple. En 2022, le Pr. Colyer Crum décédait par suite à des complications du cœur. Lors de mon passage à Harvard Business School à Boston en 1990, il a été mon professeur de Finance parmi une dizaine de professeurs enseignant toutes les disciplines importantes dans la conduite d’une entreprise. Il s’agissait d’un programme de formation sur les lieux pendant plus de 12 semaines intenses.  La méthode de Harvard est de travailler sur des cas réels d’entreprises, des « business cases ».  On lit un document d’environ 15 pages sur chaque cas. On lit le matin et le soir (et la nuit!) et on discute des cas en classe durant la journée, six jours sur sept. Ce n’est pas une sinécure! Pr. Crum a fait peu de recherches et de publications. Il se concentrait sur l’enseignement. Il y excellait. Il n’enseignait pas, il formait des femmes et des hommes.  Il transmettait la « clé » d’un enjeu qui ouvrait la porte de la compréhension et souvent, en quelques minutes vous saviez tout ce qui compte. Ce Blog vise à donner des outils pour développer son autonomie financière.  Dans ce cadre, je laisse parler Pr. Crum pour illustrer par des exemples, des notions qui pourraient vous être utiles. Au sujet de la « finance ». Somme toute c’est très simple, disait-il. D’un part vous avez des personnes qui tiennent dans la main gauche des sommes d’argent et qui désirent qu’il fructifie. D’autre part, vous avez des personnes qui présentent la main droite, vide, et qui ont besoin d’argent. Au centre de ces gens, vous avez la « finance » qui se place comme intermédiaire. Dans une société moderne, son rôle est nécessaire, efficace et même louable. Cela dit, aussitôt qu’un flot d’argent traverse le mur entre les gauchers et les droitiers, la « finance » perçoit une somme, dans un sens comme dans l’autre. Si les sommes restent sur place, la « finance » prélève aussi un "du" périodiquement. Les étiquettes données à ces prélèvements prennent de multiples noms (frais, commissions, etc.) et les sommes varient de quelques centièmes de pourcent à plusieurs pourcents du montant en transit (ou par année), voire plus. La « finance » a créé une légion d’explications/de raisons/ de logiques d’affaires pour accompagner les prélèvements et qui sont à la fois convaincantes, entourées de tambours et trompettes et souvent incomprises des droitiers et souvent des gauchers. En deux minutes, Pr. Crum nous fournit la clé dévoilant la réalité concrète. Face à cette compréhension, on peut selon moi : (a) comprendre qu’il est nécessaire de jouer dans ce film au risque de subir seul les affres de l’inflation sur son argent (b) jouer un rôle d’acteur intelligent et ne plus jamais jouer un rôle de victime (c) comprendre le jeu des deux autres acteurs et les enjeux tels que vus par eux (d) payer une juste rétribution proportionnelle pour la valeur que procure pour soi les services rendus (f) minimiser les services demandés et (e) protéger ses proches en leur offrant les clés pour qu’ils comprennent. Au sujet de la lecture des « journaux » et des « nouvelles », Pr. Crum nous invitait à dépasser le premier degré de la nouvelle et à prendre en compte « les deux côtés de la médaille », de sonder régulièrement le second degré des nouvelles en les reliant entre elles dans la dramatique des activités économiques mondiales et d’aller au troisième degré si des enjeux pouvaient nous affecter personnellement. Concrètement pour moi, la lecture de TheEconomist est une source de qualité pour des revues en profondeur sur un bon nombre de sujets économiques. Pr. Crum nous a appris aussi comment lire rapidement et avec pertinence des « prospectus » d’appel à l’épargne publique et à dégager les « sérieux » des « triviaux » en peu de temps, il nous a révélé le syndrome du médecin, il nous a expliqué le très important concept du retour sur le capital partout dans la vie et bien d’autres « clés » significatives. Contrairement à ses collègues qui avaient pris l’habitude en classe de diriger une question à un étudiant au hasard pour savoir s’il avait lu et analysé le « cas d’affaire » soumis la veille, Pr. Crum était gentil, humoristique et finissait par détecter les étudiants qui avaient « fait leurs devoirs » pour ensuite engager une discussion avec eux, laquelle était toujours intéressante, tant pis pour les autres qui avaient choisi la récréation au lieu de travailler.  Il avait aussi un « chien mécanique » près de lui.  Lorsqu’un étudiant lui posait une question idiote ou encore étalait sa paresse évidente à réfléchir, il demandait à son chien de répondre. Merci Pr. Crum, même si vous ne m’entendez pas. Vous pouvez acheter sous forme DVD (souvent à fort rabais) l’essentiel des cours qui me furent donnés à Havard avec TheGreatCourses et intitulé « Critical Business Skills ». Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie. Explorez mon blog avec l’outil de recherche en insérant un mot, des mots, un chiffre dans la zone de recherche de la page d’Accueil.  Je vais produire une table des matières sous peu pour vous aider.

  • 139) Monsieur profite-t-il de Madame? Oui et Non!

    Monsieur profite-t-il de Madame? Oui et Non! Monsieur célébrera son 71 ème anniversaire de naissance le 1 er mai 2024. Son épouse, de six ans sa cadette, lui offrira certainement un cadeau et un gâteau.  Ils sont ensemble depuis si longtemps... Monsieur sait qu’il devra ouvrir un fond enregistré de revenus de retraite (un FERR) avant le 31 décembre 2024 et y transférer le contenu de son régime enregistré d’épargne retraite (son RERR) avant la même date.  Il n’a pas l’intention de cotiser à son REER en 2024 ayant épuisé tous ses droits.  Durant l’été 2024, il ouvrera donc son FERR et y transfèrera le contenu de son REER « tel quel ». Ces deux gestes seront sans conséquences fiscales. Monsieur sait également qu’il aura approximativement 1 MM$ dans son FERR le 31 décembre 2024.  Il sait également qu’en 2025 et plus tard, il devra retirer, de son FERR, une « certaine somme liquide minimale » à toutes les années.  Il laissera lesdites sommes dans son compte « ordinaire ». Il n’a pas besoin des sous. Il planifie donc payer les impôts dus, suite à ces retraits et « placera » les résidus suivant la politique des 4 X avec l’expectative de faire un rendement de 7% par année entre maintenant et l’âge de 100 ans.  Il est optimiste qu’à la date de son décès, il le reconnait lui-même.  Son taux marginal d’impôt est de 53%.  Et nous allons présumer que les revenus seront taxés entièrement pour simplifier nos calculs. En remplissant les formulaires pour ouvrir son FERR, Monsieur comprend que les retraits minimaux seront suivant les deux tableaux plus bas. Plus précisément, dans son cas et en 2025, le retrait sera calculé comme le pourcentage de 5.28% de la somme au 31 décembre 2024, en gros 52,800 CAD.  Cette somme sera transférée le plus tard possible, disons le 15 décembre 2025 du FERR vers le compte ordinaire. Monsieur constate aussi que le formulaire lui offre la possibilité de choisir le pourcentage de retrait minimum suivant l’âge de Madame!  Au tableau, cela lui permet d’utiliser 4.00% au lieu de 5.28%! Monsieur sait bien que plus il minimise les paiements, plus cela sera profitable pour lui et sans conséquences sur les choix de Madame plus tard lorsqu’elle passera par les mêmes étapes.  Il coche oui. Oui, c’est profitable, mais de combien.  Pour mesurer l’avantage, il demande à gestioneffa.com de calculer ce cadeau fiscal. Avec les hypothèses mentionnées plus tôt, on compare le montant du compte FEER + le montant du compte taxable à la fin des années et ce, dans un scénario MONSIEUR À SA DATE et MONSIEUR AVEC LA DATE DE NAISSANCE DE MADAME. Il appert que Monsieur décèdera avec $4,608,729 au lieu de $4,261,991 soit un beau 8% favorable de plus en choisissant la date de Madame.  On peut visualiser le progrès à l’aide du graphique plus bas. Mesdames, si vous vous demandiez pourquoi les messieurs préfèrent des femmes plus jeunes, vous avez ici la raison secrète et inavouée !!! Mais consolez-vous. Les probabilités sont que Monsieur décèdera bien avant vous! Il vous en laissera davantage qu’autrement. Voilà pourquoi les femmes préfèrent marier des messieurs plus âgés et surtout plus fortunés.  Ce n’est pas un secret et elles sont les premières à l’avouer. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie. Explorez mon blog avec l’outil de recherche en insérant un mot, des mots, un chiffre dans la zone de recherche de la page d’Accueil.  Je vais produire une table des matières sous peu pour vous aider.

  • 138) Une précaution s'impose avec les titres négociés hors-bourse.

    Les actions négociées hors-bourse méritent une précaution.  Elle consiste à donner des ordres de vente ou des ordres d’achat avec des prix-limites (et non « au marché »). Toutes les plateformes de courtage incorporent ces fonctionnalités.  Mais pourquoi faire ainsi? Certaines actions sont négociées en Amérique et en dollars USD mais elles sont tout de même négociées « hors-bourse ».  On les reconnait généralement sur la plateforme de courtage avec une mention « OTCQX » (Over-the-counter Quality Market) ou encore « OTC PINK sheets ». Il y a deux titres dans la politique de placement de cette nature : BASFY (OTCQX) et NSRGY (OTC Pink). Il s’agit du plus grand groupe chimique au monde et du plus grand chocolatier au monde. On veut certainement participer à leurs profits. Ils irradient mondialement et sont basés en Europe. Ils sont d'ailleurs négociés sur des bourses européennes. Au cœur de la logique de négocier hors-bourse pour ces sociétés, il y a les objectifs de réduire les frais reliés aux efforts de divulgation et de conformité à de multiples règlements américains et les frais d’être listées en Bourse. Notez que dans le cas de ces deux firmes, elles sont déjà listées ailleurs en Europe dans des bourses renommées et exigeantes.  Ceci nous donne un certain confort, n’est-ce pas? L’alternative donc à être listé sur les bourses américaines est donc de prendre une voie de contournement indépendante tout en permettant le négoce du titre.  C’est ce qu’offrent les deux firmes OTC mentionnées plus haut.  Ces firmes OTC ont également des exigences minimales à l’égard des sociétés qui désirent offrir leurs actions pour fins de négociation sur le marché américain, lesquelles sont visibles sur leurs site Web respectifs. Par ailleurs, ces firmes OTC interpellent des courtiers spéciaux appelés des teneurs de marché qui agissent comme contrepartistes lorsque nous laissons un ordre d’achat ou de vente en tant que clients. Certaines qualifications minimales et règles régissent ces professionnels.  Votre courtier/banque choisit les teneurs de marché en fonction de l’action précise que vous voulez transiger ainsi que d’autres facteurs. Il peut bien y avoir plusieurs teneurs de marché pour la même action d’ailleurs. Par conséquent (a)    Votre transaction ne sera pas reflétée (visible) dans le cours acheteur ou vendeur de votre action comme cela est le cas avec la bourse.  Moins de transparence en somme. (b)    Un grand nombre de transactions sont « manuellement » traitées et il peut avoir délais pour les documents et même les transactions en soi. (c)     Les marchés peuvent devenir moins liquides engendrant des écarts entre les prix acheteur/vendeur. (d)    Ces marchés sont plus vulnérables aux manipulations n’étant pas surveillés en temps réel. (e)    L’agence du revenu du Canada exclut certains titres de cette nature pour les REER/FERR. Pour toutes ces considérations, la politique de placement contient peu des titres négociés hors bourse et lorsque le cas, seulement des titres négociés dans des bourses de bonne réputation ailleurs et seulement des grandes entreprises établies depuis des décennies comme Nestlé ou BASF, des leaders dans leurs domaines. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie. Explorez mon blog avec l’outil de recherche en insérant un mot, des mots, un chiffre dans la zone de recherche de la page d’Accueil.  Je vais produire une table des matières sous peu pour vous aider.

  • 137) META PLATFORMS défie la gravité!

    Une occasion de profiter. Ce blog détaille deux approches pour investir. La Politique de placement de « BASE » constituée d’une centaine de titres individuels ou sa version simplifiée des « 4X ». Le but est la diversification judicieuse, la protection du capital et le financement provient des économies d’un emploi, les dividendes réinvestis et exceptionnellement du gain en capital réalisé. Le Programme Pépites quant à lui saisit des « occasions » avec des titres à rabais, de façon disciplinée et dont le financement provient d’emprunts sur marge d’un compte ordinaire contenant les titres de la politique de base. JE NE MÉLANGE JAMAIS LES DEUX APPROCHES. La politique de base est le « pain et le beurre », le cheval de trait, le marathonien et est fondée sur des économies durement gagnées.  Le programme Pépites est le « petit plus occasionnel », le cheval de course, le sprinter et est supportée par l’argent de la banque. Le Programme Pépites est plus risqué car il faut rembourser l’emprunt un jour.  Les fruits (profits) du Programme Pépites, lorsque matérialisés, peuvent servir à tous les usages : réinvestir, soutenir le style de vie, projets spéciaux. Les Pépites sont faites pour être achetées puis vendues à profit. Le 2 février 2022, META était à rabais. En utilisant la Juste Valeur de l’analyste récente de 400 USD par action, le titre étant négocié à 232 USD à l'époque, il y a donc deux ans, META était une Pépite de Bronze (voir les Posts 30 à 40).  J’ai l’acquisition d’un quantum dans le cadre du Programme Pépites.  Une Bronze exige beaucoup de patience, un coup de main de la chance surtout que le financement est lancinant et pénible. Il faut "suivre" régulièrement ses pépites en utilisant les outils de la platforme de courtage pour détecter lorsqu'il faudra vendre (ou un chiffrier ou une feuille de papier et un crayon). META a publié ses résultats trimestriels jeudi le 1 er février 2024, lesquels ont surpris favorablement les analystes et investisseurs.  La réaction sur le prix de l’action a été spectaculaire comme le montre le graphique plus bas. Le marché a clôturé vendredi à 475 USD.  À ce niveau, le prix de l’action est substantiellement à PRIME lorsqu’on le comparer la Juste Valeur de 400 USD. Examinez le rapport de MorningStar plus bas. Qu’ai-je fait? Voyant une situation si peu attendue et probablement temporaire, j’en ai profité pour vendre la moitié des actions META comptabilisée sous le Programme Pépites et ce au prix de 480 USD. Ainsi, le prix doublant essentiellement par rapport au coût d’achat, les profits sur la vente de la moitié des actions sont suffisants pour rembourser la totalité de l’emprunt et l’autre moitié des actions peuvent alors migrer vers les placements de la Politique de base.  META ne fait donc plus partie du Programme Pépites, ce programme ayant terminé sa mission de générer des profits à partir d’occasions spéciales. META fait maintenant partie de la Politique de BASE et participera aux rendements pour les prochaines années et notamment aux profits émergeants de l’intelligence artificielle. Normalement, une Bronze ne procure pas autant de profits. On s’attend plutôt à 50%-65% de profits. On était là mercredi. Mais META avec 100% de profits de la mise initiale provient de l’exubérance des acheteurs spontanée et temporaire de vendredi dernier.  Pourquoi ne pas profiter « un peu » (la moitié) de cette situation anormale tout en renforcissant le portefeuille maintenant moins risqué et plus volumineux. Consultez le rapport MorningStar dont je vous donne la première page en photo pour de plus amples information. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie. Explorez mon blog avec l’outil de recherche en insérant un mot, des mots, un chiffre dans la zone de recherche de la page d’Accueil.  Je vais produire une table des matières sous peu pour vous aider.

  • 136) Paradis fiscal ou Enfer fiscal? Votre choix!

    PARADIS OU ENFER FISCAL? À VOUS DE CHOISIR! C’est en lisant l’Almanach de Charlie Munger que l’idée m’est venue de partager cette notion avec vous.  Découvrez un paradis fiscal, soit le gain en capital non-réalisé. Je prends grand soin de la sélection des titres que j’achète.  Je n’achète pas un certificat d’actions pour spéculer mais j’achète « la compagnie » pour ses attributs avantageux et pertinents et j’achète le droit à ses profits pour les années à venir.  Je conserve les actions pour longtemps, sinon pour toujours.  Il y a une conséquence fiscale heureuse dans cette approche et en voici l’illustration. Cousin Aldric hérite de son grand-père d’un montant de $100,000. Aldric a 20 ans et décide d’acheter des actions d’un titre de qualité à New York, lequel ne paie pas de dividende normalement. Il laisse « dormir » le tout pendant 55 ans et constate que son placement a eu un rendement de 7% par année en moyenne. À l’âge de 75 ans, son placement vaut $4,531,500.  Il décide de le vendre et de payer les impôts ainsi dus lors de la vente en question (son taux est de 35%). Seule la moitié du gain en capital réalisé est taxable.  Il lui reste, après impôts, un montant de $3,425,988 Cousin Samuel hérite de sa grand-mère d’un montant de $100,000 également. Samuel a 20 ans et décide d’acheter des obligations qui paient des intérêts.  Il renouvelle ses obligations lorsqu’à échéance et en achète d’autres immédiatement.  Il réalise ainsi de nombreuses transactions en chaine pendant 55 ans et constate que son placement a eu un rendement de 7% par année en moyenne. Comme il s’agit d’intérêts, il doit payer des impôts au fur et à mesure que les revenus d’intérêts se présentent au fil des ans.  Son taux d’impôt est de 35% également.  À l’âge de 75 ans, son placement vaut $1,155,639, libre d’impôts. Aldric a tout près de trois fois plus d’argent que Samuel.  Aldric était au paradis fiscal avec ses gains en capital réels mais NON-RÉALISÉS sauf à la toute fin. Samuel vivait l’enfer fiscal avec ses revenus taxés systématiquement à tous les ans en plus d’être taxés plus sévèrement en tant qu’intérêts. Il invitait le fisc à tous les 30 avril... Bref. On comprend qu’un gain en capital non réalisé est le NIRVANA fiscal au Canada.  Non seulement, ce gain n’est pas taxé tant et aussi longtemps que non réalisé mais il n’est taxé qu’à demi! lorsque réalisé. La fiscalité n’est pas un objectif en soi lors de la sélection de titres d’entreprises. On choisit de bonnes entreprises. Mais il faut considérer et prendre en compte la fiscalité. Ceci milite en faveur de (a) choisir des titres procurant des gains en capital plutôt que des obligations (b) le faire avec soin dans l’objectif de ne jamais les vendre sauf si obligé ou urgence de le faire et (c) d’être paresseux par la suite en ne « faisant absolument rien » d’autre que de le laisser croitre son placement en paix. Ces calculs présentent deux points faibles. Il est très peu probable que Samuel ait pu trouver des obligations avec un rendement équivalent à celui de Aldric.  Dans la vie, le rendement de Samuel sera inférieur. On peut montrer qu’il aura de la difficulté à atteindre même $500,000.  Je voulais simuler un cas très très optimiste pour Samuel. L’autre point est que la plupart des actions intéressantes vont déclarer des dividendes, lesquels sont taxés.  Cependant, c’est clair que le paradis fiscal des gains en capital non-réalisés reste et demeure et est très profitable. En passant, la méthode d’Aldric est celle des gens très fortunés.  La méthode de Samuel est celle des gens très frileux.  Si vous avez du temps devant vous pour « laisser mijoter » un bon actif comme des actions de la politique de placement, non seulement vous ne perdrez rien mais vous allez vous enrichir considérablement. Un période de 20,30,40,50 ans, est un outil merveilleux. Avis aux plus jeunes, surtout s'ils héritent!!! Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie. Explorez mon blog avec l’outil de recherche en insérant un mot, des mots, un chiffre dans la zone de recherche de la page d’Accueil.

  • 135) Genèse du choix d'un titre individuel: ASML Holding NV.

    COMMENT J’EN SUIS VENU À CHOISIR ASML HOLDING et comment vous pourriez l'avoir fait vous-même!  De temps à autre je révise la liste des titres individuels qui composent ma politique de placement. Je change rarement les critères de sélection, cependant, comme il y a beaucoup de possibilités et de belles et grandes sociétés profitables, j’additionne un nouveau titre de temps à autre.  C’est le cas de ASML Holding NV. C’est en lisant la chronique de Nicolas Bérubé le dimanche que l’idée m’est venue.  Je vous recommande chaleureusement cette chronique.  Le lien entre le bonheur et les placements est un sujet qui met en relation notre nature humaine et nos penchants naturels et le sujet froid de la finance.  Monsieur Bérubé utilise une plume pertinente pour décrire cette zone. La dernière chronique parlait de fonds CANADIENS négociés en bourse qui « imitent » le rendement des grands indices des marchés canadien, américain, européen, émergents ainsi que le marché obligataire. En somme, il s’agit de fonds canadiens fabriqués par les banques canadiennes et qui visent essentiellement les mêmes buts de rendement que la politique des 4 X discutée dans le présent BLOG, elle-même, fabriquée à partir de fonds de Blackrock Canada. J’ai alors décidé d’explorer un des fonds mentionnés, soit celui de la TD, un fonds négocié en bourse indiciel d’actions internationales, le TDB443 Série F.  Vous pouvez l’observer de votre plateforme de courtage et/ou avec Google. Vous allez constater que ce fonds est « composé » principalement d’un autre fonds de la TD visant le même objectif avec le même nom.  De fil en aiguille, vous serez en mesure d’obtenir un aperçu du portefeuille détaillant les 25 plus importants titres présents en %. Je vous ai copié le document en photo plus bas.  J’ai encerclé les titres de la politique de placements de titres individuels suggérés dans le présent Blog pour référence. J’ai laissé Novo Nordisk AS de côté ayant déjà une très bonne présence des Pharmas à ce point-ci dans le portefeuille et j’ai focalisé sur ASML Holding NV.  Je me souviens d’avoir déjà jeté un œil sur ASML en 2012.  ASML fabrique les machines qui permettent de fabriquer des microchips par Lithographie.  Leurs clients sont des INTEL, TSM, SAMSUNG, etc. de ce monde. La lithographie me rappelait une œuvre de l’artiste Grondin nommée « L’aigle doré, juvénile ».  La société pour laquelle je travaillais avait acheté l’original dans les années 1990 dans le cadre d’une campagne de fonds pour une œuvre de bienfaisance.  Puis, par lithographie, elle a fait fabriquer 300 copies de l’œuvre avec 7 couleurs additionnées par lithographie.  La vente des « lithos » avait donné un bon coup de pouce à œuvre de charité et enchanté les amateurs ornithologues. Bien sûr, la litho pour la peinture et la litho pour microchips sont des choses différentes mais j’aime à penser qu’il y a des ressemblances dans le procédé. ASML Holding possède des avantages concurrentiels très importants, soit ce procédé de fabrication novateur (propriété intellectuelle), les coûts prohibitifs pour ses clients de changer de fournisseur et la stratégie de bas coûts de ASML.  Couplé à sa clientèle de choix captive, ces avantages procure une bastille économique « LARGE » selon Morning Star. Il s’agit du premier critère dans mon « filtre » pour écrémer les meilleurs titres parmi une liste de titres.  Deuxièmement la capitalisation boursière de ASML avec 300+ milliards USD franchit un second critère minimal de 30 milliards haut la main.  Troisièmement, la performance de ASML à allouer son capital, ses profits vers des bons projets d’expansion ou d’innovation et de bien les exécuter lui vaut une note d’EXEMPLAIRE de MorningStar. Un quatrième critère consiste à acheter le titre à rabais ou du moins à juste valeur.  Selon Morning Star, la « juste valeur marchande » se situe à 750 USD/action.  J’ai payé 775 USD par action soit un mince 3% à prime.  Mais depuis l’achat, le titre s’est envolé à 871 USD aujourd’hui, se faisant amplement pardonner. Un cinquième critère est à savoir si ASML accroit la diversification du portefeuille.  La réponse est oui sans équivoque car je ne possède ni ASML ni ses concurrents LRCX, KLAC, AMAT illustrés dans le rapport MorningStar.  Ces concurrents d’ailleurs seront évalués un peu plus tard dans la perspective « d’acheter l’industrie » au complet en possédant des actions des 5 titres. Un sixième critère est la progression des profits et des dividendes au fil des années passées laquelle présente une fiche impressionnante, expliquant le passage du prix du titre de 50-100 USD, il y a 10 ans au prix d’aujourd’hui. L’examen du site de la société est encourageant à plusieurs égards. Il est possible d’écouter les dirigeants expliquer la techno, d’examiner les présentations aux investisseurs. Mon fidèle THEECONOMIST a publié un article intéressant récemment sur ASML Holding et qui procure une perspective complète de la société et de ses occasions. Une fois acquises, ces actions seront conservées à long terme, peut-être 20 ans, car les avantages concurrentiels de cette société des Pays-Bas la rendent immunisée si on peut dire.  On achète ASML comme une ADR sur le marché NASDAQ à New-York.  Elle est aussi négociée en Europe en EUROS. Un quantum dans le portefeuille sera parfait! En utilisant les critères mentionnés plus haut et les sources d’informations que sont MorningStar, les fiches techniques des fonds et le site d’une société, je parie que vous pourriez vous aussi enrichir la diversification de votre portefeuille aisément tout en vous amusant. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie. Explorez mon blog avec l’outil de recherche en insérant un mot, des mots, un chiffre dans la zone de recherche. Merci à TD et THE ECONOMIST

  • 134) Obtenez le maximum d'un REÉÉ!

    FAITES EN SORTE QUE LE REEE TRAVAILLE FORT! En explorant sur internet, on peut trouver énormément d’informations utiles sur les avantages d’un régime enregistré d’épargne-études. De généreuses subventions sont disponibles, les rendements sur les épargnes sont à l’abris de l’impôt et il y a beaucoup de flexibilité quant à la sortie des fonds pour le ou la futur(e) étudiant(e). Moins fréquents retrouve-t-on des scénarios visant à « maximiser » ce régime. Ce post vous donne trois idées.  Dans les trois scénarios, on obtient toutes les subventions principales.  Dans les trois scénarios, on cotise le maximum soit $50,000 au fil des années.  Dans tous les cas, on retire les fonds sur 5 ans lorsque la personne arrive aux années 19 à 23 ans. Dans le premier scénario A (voir le tableau), les fonds sont placés suivant la politique des 4 X discutée dans les Posts précédents et en plus, on prend soin d’injecter le maximum de sous en l’an 1 (sans perdre les subventions) soit $16,500. Résultats : l’enfant reçoit environ $35,000 par année pendant 5 ans avec un total de $172,222.  Le parent peut décider de « reprendre » sa mise et il restera donc $122,222 à l’enfant. Dans le scénario B (voir tableau), les fonds sont placés suivant la politique des 4 X discutée dans les Posts précédents mais on cotise à raison de $2,500 par année pendant 20 ans. Résultats : l’enfant reçoit environ $27,000 par année pendant 5 ans avec un total de $136,892.  Le parent peut décider de « reprendre » sa mise de fonds et il restera donc $86,892 à l’enfant. Dans le scénario C (voir tableau), les fonds sont placés dans un compte d’épargnes garanties rapportant un taux d’intérêt de 2.5% par année et on cotise également à raison de $2,500 par année pendant 20 ans. Résultats : l’enfant reçoit environ $16,000 par année pendant 5 ans avec un total de $80,509.  Le parent peut décider de « reprendre » sa mise de fonds et il restera donc $30,509 à l’enfant.  Ce n’est pas beaucoup… Vous conviendrez que la politique de placement des 4 X est d’un grand support au programme et le plus tôt on maximise les cotisations (sujets aux subventions), les plus grandes seront les sommes disponibles. Sur une longue période comme pratiquement 20 ans, les graphiques Andex révèlent que pour une telle période, il n’est jamais arrivé de « perdre ses fonds ».  Dans le cas des marchés canadiens et américains, dans aucune situation l’on s’est retrouvé sous les 5% de rendements annuels en moyenne. De plus, on peut attendre un peu pour sortir les sous afin de laisser les marchés se stabiliser si durant l’an 19 ceux-ci sont turbulents. Le REEE est-il le régime le plus intéressant? Chaque régime (CELI, REER, RAP, etc.) a ses attributs.  Mais je serai tenté de dire que le financement des études de votre enfant passe avant tout.  À moins de gagner à la loto, l’enfant n’aura pas tous les sous. On se met à sa place, n’est-ce pas?  Pourquoi ne pas alors investir de façon performante et bien l’aider à décrocher un diplôme pertinent? Note : si vous avez les $50,000 « en partant », vous pourriez être tenté de l’injecter dans le REEE quitte à perdre les subventions. Erreur! Il suffit de « nourrir » régulièrement le REEE tout en gardant la balance dans un compte ordinaire en suivant la stratégie des 4 X.  Le rendement sur ce compte ordinaire va fournir les cotisations (presque).  Le restant dans ce compte ordinaire permettra de donner un autre 9,500$ par année pendant 5 ans à l’étudiant. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie. Explorez mon blog avec l’outil de recherche en insérant un mot, des mots, un chiffre dans la zone de recherche.

  • 133) La stratégie gagnante avec la pièce de monnaie pipée.

    UNE STRATÉGIE OPTIMALE POUR CE PROBLÈME.  Le présent Post fait suite au Post 131 mettant en jeu une pièce de monnaie pipée à 60%/40%, 25$ de capital de départ et 300 lancées. La question était : « comment jouer pour profiter de cette occasion? »  La réponse de l’auteur consiste à miser 10% de son avoir sur Face et ce, à toutes les lancées. Par exemple, en débutant avec 25$, on mise 2.50$ sur Face.  Si on gagne, on se retrouve avec 27.50$ et on mise alors à nouveau 10% soit 2.75$.  Si on perd, on se retrouve avec 22.50$ et on mise 2.25$ et ainsi de suite. C’est simple…  Pourquoi cette approche est-elle préférable? Il s’agit d’un compromis.  D’une part, plus on « mise gros » plus on risque de gagner gros.  En effet, prenons 1$ de mise.  La personne a 60% de « chances » de gagner 1$ soit 0.60$.  Également, elle a 40% des chances de perdre 1$ soit 0.40$. Résultat net en moyenne : 0.60$ moins 0.40$ donne 0.20$.  Il s’agit d’un rendement de 20% (20 cents par dollar de mise) et avouons-le c’est très bien.  On voudrait miser beaucoup en $ pour obtenir beaucoup et répéter ad vitam aeternam.  Mais, il y un hic!  Une série de Pile en ligne et on est complètement lavé!  Allons-y carrément avec une mise de 50% plutôt que 10% et perdons 5 fois en ligne : il nous reste, $12.50, puis 6.25$, puis 3.13$, puis 1.56$ et finalement 0.78$.  Outch!  On est loin du plafond de gains de 250$ permis dans le jeu. Notez qu’il n’est pas si rare de se retrouver avec des séries de Pile. Pour en arriver à la stratégie, l’auteur utilise un ordinateur pour « jouer » 10,000 fois les 300 lancées pipées en explorant différentes stratégies de mises : montant fixe, montant en %, doubler la mise lorsqu’on perd, etc. Il fait calculer les gains attendus en moyenne, les probabilités d’atteindre le maximum de 250$ et les chances de se retrouver à zéro.  Bref, il dispose de temps et d’outils pour s’aider et analyser en détails. Pourquoi ce jeu est-il important pour nous, investisseur? Il prend un exemple.  Imaginez-vous avec un pécule de 1,000,000$ à investir durant 25 ans.  En plaçant cette somme à la bourse, il y a un parallèle avec ce jeu. Le 25$ devient 1,000,000$, les 300 lancées deviennent 25 lancées (ou années) et la pièce de monnaie serait une pièce pipée à 70%/30%.  La similarité se manifeste en termes du ratio suivant : le gain versus le risque.  Si on prend une mise de 1$, dans le cas de la pièce de monnaie pipée, le ratio est de 40% (70% moins 30%) de gain sur 96% de volatilité, soit un ratio de 0.4.  Dans le cas de la bourse, avec un portefeuille investi aux É.U. le ratio est 7.5% de gain sur 18% de volatilité soit tout près d’un ratio de 0.4 également.   Précisions concernant ces chiffres : (a) oui la variabilité de la pièce (l’écart type dirait le mathématicien) est de près de 1$ par 1$ de mise, en fait 0.96$ (b) le 7.5% est le rendement des actions à la bourse en excès du rendement des placements « sans risques » comme les T-Bills avec 1 an d’échéance et le 18% est l’écart-type des rendements à bourse, le tout, durant les 50 dernières années.  Je vous fais grâce d’un facteur dit d’aversion aux risques qui pourrait se joindre aux calculs impliquant la bourse et la préférence personnelle à cet égard. Avec seulement 25 lancées, il est assez facile de calculer complètement plusieurs scénarios et de comprendre les tenants et aboutissants de chacune des approches sans simuler des milliers de lancées sur ordinateur.  On « contrôle » les deux côtés du problème : l’importance et l’étendue de la création de richesse et les conséquences heureuses et malheureuses des risques qu’on doit assumer. Les auteurs du livre vous invitent à toutes les étapes de la vie comme investisseur avec cet outil d'exploration. Je suis agréablement surpris des présentations des auteurs et apprend des nouvelles notions. Ils se placent dans "notre situation concrète". Il s’agit de Victor Haghani et James White.  Le livre s’intitule « The Missing Billionaires : A Guide to Better Financal Decisions ».  Les auteurs visent à nous éclairer sur "combien" on doit investir dans des placements "sans risques" et "risqués". Je vous le recommande avec des bémols. Il faut avoir des notions de base en probabilité, peut-être de niveau CEGEP, et être ouvert au jargon commun de la Finance si on veut lire toutes les sections dites "ombragées", conçues pour aller plus loin.  Cependant, si vous laissez tomber les zones ombragées comme le suggèrent les auteurs pour ceux moins versés en la matière, le livre est divertissant et instructif. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie. Explorez mon blog avec l’outil de recherche en insérant un mot, des mots, un chiffre dans la zone de recherche.

  • 130) Obtenir un rendement insensible au taux de change CAD/USD

    « IMMUNISÉ DE LA DEVISE ».  Je n’aime pas du tout ce qualificatif. Il induit en erreur. Tout d’abord, la « devise » n’est pas un virus dont il faut se protéger par un « vaccin » !!!  Laissez-moi expliquer ce dont on parle et illustrer par une histoire imaginaire.  Cette expression s’applique à un fonds, comme un fonds négocié en bourse indiciel dont l’exemple par excellence de la politique de placement est le fonds XSP. Le rendement du fonds, par exemple sur période d’un an, est ce qui est sujet à ladite « immunisation ».  On cherche à immuniser le rendement par rapport à la variation du taux de change CAD/USD durant la période et non pas de la devise en soi. Concrètement, si par exemple, le taux de change CAD/USD est de 1.15 dollars CAD pour acheter un USD le 1er janvier de l’an et que le taux de change CAD/USD est de 1.28 dollars CAD pour acheter un USD le 31 décembre de l’an en question, on désire que ce changement du taux de change n’influence pas le rendement du fonds. Je préfère l’expression suivante : « un fonds étranger dont le rendement est insensible aux variations du taux de change de notre devise CAD par rapport à la devise USD ».  Prenez note de l’expression et intériorisez-la. C’est l’histoire des trois investisseuses, copines de longue date.  La première est Helen de Houston, Texas (le H est aspiré!). Helen investit 10,000 USD le 1er janvier dans le fonds IVV, un fonds indiciel qui donne le rendement de l’indice S&P500 représentant les grandes sociétés américaines mesurées par la capitalisation boursière. Helen utilise des USD et en fait, trouve que les dollars canadiens sont colorés comme le jeu Monopoly et des pièces de collection au mieux. Mais jamais elle ne risquera d’acheter un fonds canadien (Never!). Le 31 décembre de l’année, son IVV a une valeur marchande de 11,200 USD. Son rendement est donc de (11,200-10,000) /10,000 = 12% durant l’année. Fière, elle communique son rendement à ses copines via FaceBook.  Marie de Québec investit un montant de 10,000 CAD le 1 er janvier dans le fonds XSP, qui vise également à donner le rendement de l’indice S&P500, même si Marie est une canadienne avec des dollars canadiens.  Marie a consulté la fiche de XSP et sait bien que le fonds est « CAD-HEDGED ». Le fournisseur ne s’est pas donné la peine de traduire l’expression mais l’idée est celle d’un fonds dont le rendement sera insensible aux fluctuations du taux de change CAD/USD tout en procurant le rendement en soi de l’indice S&P500. Le 31 décembre, elle inspecte le compte qui contient son fonds XSP et constate qu’elle a 11,200 CAD.  Elle fait le calcul et bingo, le rendement est de 12% comme Helen (avec son H aspiré).  Marie a un petit côté Sherlock Holmes.  Elle vérifie et note que le taux de change le 1 er janvier était de 1.15 CAD par USD et le 31 décembre le taux était alors de 1.28 CAD par USD. La devise CAD est plus « faible » en fin d’année car cela prend plus de CAD pour acheter 1 USD. Mais son fonds a été insensible à cette variation du taux de change comme prévu. Elle est contente d’égaler Helen. Elle inscrit sa performance de 12% sur FaceBook pour laisser savoir son rendement à ses amies. Louise de Montréal a, quant à elle, acheté le fonds ZSP avec 10,000 CAD le 1er janvier.  Ce fonds vise aussi à procurer le rendement de l’indice S&P500 également.  Mais il n’est pas « CAD-HEDGED ». Il est sensible à des variations du taux de change de la devise CAD versus USD. Louise consulte son relevé le 31 décembre et confirme une plus-value de 2,466 CAD soit un rendement de 25% sur sa somme au départ. Triomphante, Louise informe ses copines sur FaceBook. Helen de Houston est consternée. Les États-Unis sont au centre de la planète économique. Le Texas est LE centre des USA et Houston est au centre du Texas. Elle s’attendait à être la gagnante incontestée: “What the Hell is Going On?”  Marie de Québec est un peu froissée. « Que fait Louise de la solidarité québécoise? Elle aurait dû partager son truc avec moi, quel que soit le truc? ». Louise de Montréal, pour laquelle l’amitié compte plus que les rendements, décide d’amener la discussion sur les faits plutôt que sur les émotions et compile deux chiffriers des rendements des trois copines.  Examinez le premier tableau de Louise en remorque du présent Post. Louise déclare qu’elle a été chanceuse parce que non seulement elle a profité de l’excellent rendement de 12% sur l’indice sous-jacent S&P500 comme ses copines mais elle a également bénéficié de l’affaiblissement de la devise CAD qui est passé de relativement forte à moins forte.  Son fonds n’est pas « CAD-HEDGED », rappelle-t-elle. En fait, en gros, les taux de change furent (1.28-1.15) /1.15 et en variant ainsi cela donne environ 11% de plus comme rendement. (Le calcul véritable est en fait (1.28*1.12-1.15) /1.15 pour combiner les deux effets du rendement des titres et du rendement du changement du taux de change, ce qui donne 24.7%.)  Elle déclare à ses amies que le taux de change aurait pu prendre l’autre direction et devenir plus fort à la fin de l’année. Louise explique que si les taux de change avaient été de 1.28 au début de l’an et 1.15 à la fin de l’année, son rendement global aurait été de 1% parce que la variation du taux de change aurait pratiquement annulée le rendement des titres sous-jacents (le marché américain). C’est le calcul hypothétique du second tableau de Louise. Laissez-moi, Ô lecteur, vous compliquez un peu la situation.  Imaginez Rogatien de Val d’Or qui a 10,000 CAD.  Il pourrait très bien décider de convertir ses sous CAD en USD et acheter des IVV.  Il deviendrait Helen de Houston.  Il pourrait plutôt acheter XSP pour devenir une Marie de Québec. Il pourrait aussi acheter ZSP et devenir une Marie de Montréal. Que doit faire Rogatien? Les trois options interpellent Rogatien quant aux variations futures du taux de change. Il est canadien et un jour il réclamera ses sous pour les dépenser en CAD en toute probabilité. Il ne peut prédire le taux de change et ses variations sur son horizon de placement, qui est peut-être de 40 ans. Mais il veut certainement accéder au marché américain et son potentiel.  Il a chance d’utiliser un fonds « CAD Hedged » comme XSP s’il le désire pour effectuer le travail. Ceci peut lui procurer du confort s’il se sent mal à l’aise avec le risque des variations du taux CAD/USD. Cependant, il doit accepter que les rendements sur ses placements américains ne soient pas avantagés ou désavantagés par les variations du taux de change comme dans le cas de Louise et Helen. Par exemple, si Louise a investi une très importante somme en 2012 alors que le taux était d’environ 1.0, elle a présentement en décembre 2023 environ 35% de la valeur de son placement qui bénéficie du fait que le taux de change courant est d’environ 1.35. À l’inverse, Louise aurait pu être plus pauvre de 60% si les taux l’avaient défavorisée comme cela aurait été le cas entre le 15 janvier 2002 (taux de 1.60 CAD/USD) et le 5 mai 2012 (taux de 1.00 CAD/USD). Somme toute, un fonds CAD-HEDGED n’est certainement pas une mauvaise stratégie pour Rogatien mais il doit comprendre les plus et les moins. C’est la raison pour laquelle le XSP est utilisé dans la stratégie des 4 X, puisqu’on cherche la simplicité et le minimum de complications créées par des éléments imprédictibles et hors de son contrôle. Rogatien se concentre sur son travail, son capital humain et recherche justement la simplicité quant à ses placements car il ne veut pas passer des heures à rechercher la direction des taux de change. Mon grain de sel.  Pendant plusieurs années j’ai dirigé une entreprise canadienne propriété d’une américaine.  On se retournait vers moi pour une opinion sur le taux de change, qui a une incidence immédiate dans les résultats consolidés en USD de la société mère. La devise CAD est une « commodité » comme l’or, le blé, le pétrole, etc.  Plus la demande de CAD est forte, plus forte devient la devise CAD. Si les taux d’intérêts au Canada sont beaucoup plus élevés que les taux d’intérêts au Japon, les Japonais vont acheter des CAD et investir ici.  La devise se renforcit.  Si le prix du pétrole canadien est peu cher en CAD, les Américains voudront l’acheter et pour se faire devront d’abord acheter des CAD. La devise se renforcit. Vous aurez compris que prédire les taux d’intérêts et le prix du pétrole requiert des études supplémentaires.  Prédire le taux de change est une aventure périlleuse! Rogatien devrait s’abstenir. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie. Explorez mon blog avec l’outil de recherche en insérant un mot, des mots, un chiffre dans la zone de recherche.

  • 129) Réflexions d'un investisseur

    INVESTIR EST TRÈS FACILE MAIS LA NATURE HUMAINE, C’EST AUTRE CHOSE… Avec toutes ces années de lecture sur les sujets de la finance /de l’épargne / de l’investissement, mes discussions avec un grand nombre de personnes, l’observation des gens de cette industrie, les services offerts de même que les participants comme les épargnants, mes erreurs et mes bons coups, j’en suis arrivé à deux conclusions principales. UNO. La recette du succès pour épargner et investir est bien connue et éprouvée : épargner 20% de ses revenus systématiquement au cours de sa vie professionnelle et ce, avant toutes choses, investir ces sous suivant la politique des 4 X (ou un équivalent visant les mêmes objectifs) dans les bonnes proportions pour diversifier ce qui permet conséquemment de gérer les risques et de protéger le capital, réinvestir les dividendes et les gains en capital s’il y a lieu, laisser mijoter sans broncher face aux crises, peupler son REER et son CELI en premiers lieux et finalement, attendre jusqu’au moment où vous arrêtez de travailler pour ensuite décaisser lentement, progressivement et intelligemment. J’ajouterais : profiter de la vie tout en prenant soin de votre « capital humain » pendant que vous travaillez car il est la source première de création de richesse. C’est simple, c’est routinier, c’est même « plate ». Cela ne prend aucun talent spécial sauf un peu de concentration et d’efforts pour mettre en place ses comptes de courtage et faire diligence une fois par mois pour revoir ceux-ci pour les erreurs et le réinvestissement prompt.  Il faut être familier avec les recettes mentionnées plus tôt sans plus. Bingo! C’est tout.  Vous obtenez des rendements dignes des pros. Au lieu d’engager un chauffeur (conseiller financier) pour conduire « votre » véhicule (votre portefeuille) le tout à même vos revenus et économies, vous suivez quelques cours de sécurité routière, obtenez un peu de coaching d’un conducteur (investisseur) chevronné et vous vous lancez comme des millions de personnes l’ont fait dans le passé (autonomie financière).  Par la suite, c’est une routine comme se brosser les dents à tous les jours.  Si on ne le fait pas, on finit avec des caries mais si on suit la consigne on conserve un beau sourire naturel. Je vous le concède : on peut utiliser Crest ou Colgate, une brosse électrique ou en bambou.  À la fin, cela ne sera pas très différent. Vous conserverez vos dents. Passons à d’autres choses!  Investir n’est pas le but de la vie. DUO. La légèreté de l’être vient tout compliquer. L’appât démesuré du gain, la procrastination, la peur face à la volatilité, l’ambition déplacée, l’intuition comme substitut à la raison, l’ennui et le désir d’agir, la myopie et la presbytie quant à la vision de son futur financier (le plan financier), la jalousie des plus fortunés, les rumeurs captées ici et là, les « formules toutes faites », l’actualité et ses nouvelles pressantes, l’ignorance, la paralysie intellectuelle, la paresse, les « influenceurs » des médias, les préjugés nombreux et impossibles à déloger, le goût excessif du risque pour certains et l’aversion démesurée du risque pour d’autres, l’entêtement à ignorer son propre intérêt malgré la logique évidente. Vous serez peut-être surpris qu’on puisse quantifier pratiquement tous les dommages en dollars et ou en rendements perdus associés à chacune des complications humaines mentionnées plus tôt.  Un exemple est illustré au Post no 7 ou notre investisseur bien qu’assidu et bon épargnant laisse 47.5% de son pécule  à son conseiller en frais au cours de sa vie à compter de 20 ans jusqu’à 75 ans. Un autre exemple est la présence d’un fort pourcentage d’obligations dans le portefeuille alors que l’horizon de placement de l’épargnant est de 25/35/45 ans. Par exemple, si la proportion « inutile » d’obligations est de 40% du portfolio et que le rendement sur ce segment est 2.4 % inférieur au rendement sur la portion des actions sur une longue période (Tableau MorningStar Andex 2013 pour le Canada) alors il manque 1% de rendement annuel au portefeuille. Sur 30-40 ans, cela est dévastateur.  Un autre exemple est le succès du programme Pépites d’or expliqué dans un Post précédent, pour ceux qui y ont participé, qui est une fonction de la peur et de la panique des investisseurs frileux qui n’ont pas eu l’estomac de conserver leurs actions intactes durant une crise. L’échec d’un devient le succès de l’autre… Dans une entrevue, Charlie Munger expliquait en toute modestie, comment, lui et Buffett, avait bien fait. « Nous avons tenté d’être un petit peu moins stupides que la moyenne des autres et de ne prendre des décisions que basées sur la raison». Bref, en restant focalisé sur une simple stratégie d’investissement et en faisant l’entretien routinier de son portefeuille, ce dernier va « travailler fort » pour soi continuellement et avec performance.  Si en plus, on évite de commettre des erreurs en se méfiant de la légèreté de l’être, on devient de fiers investisseurs gagnants. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie. Explorez mon blog avec l’outil de recherche en insérant un mot, des mots, un chiffre dans la zone de recherche.

  • 128) Réflexions de Charlie Munger

    Réflexions de Charlie Munger. Cette célèbre personne est décédée récemment à l’âge de 99 ans. Il était le partenaire professionnel du non moins célèbre investisseur Warren Buffett. De l’aveu même de ce dernier, Charlie était beaucoup plus cultivé. Il s’intéressait à de nombreux domaines bien au-delà de la finance et de l’investissement. Il était généreux de ses explications et ses analyses de la condition humaine étaient pénétrantes et inspirantes. Le secret d’une vie heureuse et longue de Charlie? « Vous ne vivez pas avec l’envie. Vous ne vivez pas avec le ressentiment. Vous ne dépensez pas tous vos revenus. Vous restez positif et heureux malgré vos soucis. Vous vous entourez de personnes fiables et vous faites ce que vous êtes supposé de faire. Voilà des règles simples qui fonctionnement bien et rendent votre vie meilleure. Et ces règles sont tellement banales. » Charlie's secret to a long and happy life: “You don’t have a lot of envy, you don’t have a lot of resentment, you don’t overspend your income, you stay cheerful in spite of your troubles. You deal with reliable people and you do what you’re supposed to do. And all these simple rules work so well to make your life better. And they’re so trite." Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie. Explorez mon blog avec l’outil de recherche en insérant un mot, des mots, un chiffre dans la zone de recherche.

  • 127) Le plus grand biais de l'investisseur novice

    QUEL EST LE PLUS GRAND BIAIS DE L’INVESTISSEUR NOVICE? LE COÛT D’ACHAT DE SES TITRES. Le novice achètent 100 actions de la compagnie ABC au coût de 50 CAD par action en 2022. L’histoire ne dit pas pourquoi. Il se peut qu’il ait utilisé cinq critères financiers pertinents pour une telle décision ou qu’il ait acheté le titre sur un coup de tête inspiré ou encore qu’il ait acheté sous la pression de ses trois meilleurs copains dans un souper bien arrosé, lesquels ont plaidé le « deal du siècle ». Un an plus tard en 2023, il ne sait plus si cela a été une bonne idée ni même pourquoi cela « était » une bonne idée en première instance. Il voit le prix « poiroter » dans les eaux de 35 CAD depuis des mois. Cela lui ferait mal au cœur de vendre et d'admettre d’avoir pris une décision « mauvaise » en plus de « perdre de l’argent » soit 50 CAD moins 35 CAD égal -15 CAD fois 100 actions donnent 1,500 CAD dans le rouge. Il ne sait pas quoi faire. IL DÉCIDE D’ATTENDRE QUE LE PRIX « REMONTE » ET SE PROMET DE VENDRE LORSQUE LE PRIX FLIRTRA LES 50 CAD. IL NE VEUT QUE SE REFAIRE. Pour beaucoup, le prix payé agit comme un aimant. Ce nombre intervient systématiquement dans les pensées en rapport avec leurs investissements. Certains neurones du cerveau du novice n’oublient pas et n’oublieront jamais. Essayez de ne pas penser à un éléphant sans penser à un éléphant. L’investisseur expérimenté sait très bien que le coût d’achat d’un titre n’a aucune valeur dans ses décisions (hormis la fiscalité si ce titre est dans un compte « taxable » ou ordinaire si vous voulez). Si vous avez ce biais depuis l'âge de Stonehenge (photo) et cherchez à vous en débarrasser alors faire vous fabriquer une petite plaque que vous placerez sur votre bureau et qui dira : « Rappelles-toi d’oublier les coûts d’achat ». Qu’est-ce qui est important alors? Réponses : a) le prix du titre aujourd’hui et b) la valeur du titre plus tard, disons par exemple, à long terme. Dans le mot « valeur », j’inclus les caractéristiques importantes et désirables de la société et son titre et l’estimé de sa Juste Valeur Marchande anticipée. Si la compagnie ABC est négociée à 35 CAD présentement et que la JVM est de 87 CAD alors expliquez-moi pourquoi cela est une bonne idée de liquider votre placement à 50 CAD? Votre vieil oncle sentant ses jours finir, vous fait un don sans condition et irrévocable de 1,000 actions de LLY. Étant donné les caractéristiques du don en question, vous n’êtes pas tenu déclarer ce don comme un revenu. C’est définitivement un gros cadeau car le prix du titre tourne autour de 600 USD présentement. Un de ses proches vous laisse entendre que l’oncle a acheté ces actions au prix de 58 USD, « il y a bien longtemps en 2013 ». Un autre proche vous dit qu’il venait d’acheter ces actions, il y a deux mois et les a payées environ 612 USD. Est-ce que ces prix sont pertinents? Non, aucunement. Cela dit, le coût de vos LLY correspond à la valeur marchande de LLY le jour ou vous avez reçu le don. Mais cela n’a pas d’importance non plus (sauf la question fiscale en cas de vente éventuelle). Vous réalisez que : a) ces actions LLY constitueront 80% de votre portefeuille b) la compagnie a de très belles caractéristiques dans l’ensemble mais la Juste Valeur estimative n’est que de 368 USD et c) vous n’avez aucune indication pour expliquer la perception super optimiste du marché ni la connaissance qu’un super médicament secret sera révélé tôt ou tard. Vous contactez votre oncle pour le remercier et lui demandez s’il connait quelque chose que vous ne connaissez pas sur Eli Lilly. Il vous répond que non. Vous l’informez que vous allez vendre 980 actions LLY et racheter des unités de quatre différents fonds indiciels négociés en bourse ayant des frais annuels minimes pour des raisons de diversification et basé sur le fait que LLY est fortement à prime présentement, une prime qui pourrait s'estomper dans les mois qui viennent. Que votre oncle ait payé zéro dollars ou 1 milliard de dollars pour acheter ses actions, il y a longtemps ou presque maintenant, que vous ayez reçu ces actions gratuitement ou pas, rien de ces transactions personnelles ne comptent dans la balance quant à la question de vendre et à quel prix. Pour vous, ce qui importe : c’est là ou vous êtes (portefeuille concentré énormément et avec un titre fortement à prime) et là vous désirez aller (portefeuille diversifié, beaucoup moins risqué et justement évalué). Lorsqu’on est à Montréal et qu’on désire aller à Québec, ce n’est pas très important de savoir si on arrive de Toronto ou de Val d’Or. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie. Explorez mon blog avec l’outil de recherche en insérant un mot, des mots, un chiffre dans la zone de recherche.

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