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- 192) Comment je stationne de l'argent "en attendant..."
Comment décaisser en toute prudence? Il arrive des situations qui combinent deux enjeux : (a) une obligation de décaisser un certain montant « cash » déterminé précisément pour une certaine date et (b) un portefeuille de placements volatils comme celui du présent Blogue. Deux exemples : un REEE et un FERR. Un rentier possède un FERR à partir de 71 ans car il a dû migrer un portefeuille depuis son REER vers un FERR à cet âge obligatoirement. De plus, le FERR exige d’extraire un certain pourcentage de la valeur du portefeuille au 31 décembre de l’année précédente et ce, durant l’année suivante. Disons 5% minimum par exemple. Ceci peut représenter une jolie somme et le montant est déterminé et fixe en dollars CAD. Même, s’il a un an pour faire le geste, son portefeuille est sujet à tous moments à une correction importante et il serait mal coincé de liquider une partie du portefeuille au creux d’une correction. Un parent a investi d’importantes sommes dans un REEE pour son enfant en suivant la politique des 4X. Bientôt des fonds seront requis, disons dans deux ans, pour aider la grande fille a étudié dans un CEGEP éloigné. Que faire pour éviter « de se faire prendre tout nu alors que la marée est au baissant et qu’on n’a pas de maillots de bain? » (L’expression est de Warren Buffett et signifie si on assiste à une correction boursière et qu’on doive décaisser). Mon outil pour résoudre ce dilemme est une action privilégiée dont le ticker est LBS.PR .A (à ne pas confondre avec LBS tout court) en provenance d’un fonds du Brompton Group. Son nom en entier est Life&Banc Split Corp. C’est un fonds composé de toutes les grandes banques canadiennes et qui fut divisé en deux, d’où l’adjectif SPLIT. La partie qui nous intéresse est celle de l’action privilégiée, d’où le PR après le symbole LBS. Il n’y a qu’une seule action privilégiée créée, d’où le « A » à la fin de « LBS.PR .A ». Allez sur votre plateforme et obtenez les informations en tapant ce ticker comme toutes autres actions de la politique de placement. Explorez et découvrez le comportement du prix au fil des mois voire des années et relevez les dividendes payés 4 fois par année. Vous constaterez que le Yield en dividendes est de plus de 5% (en fait près de 7% au moment d’écrire ce Post, soit 4 * 0.1813 $/ action, ce qui donne 0.72525 CAD par année alors que le prix est de $10.50 CAD). Si vous examinez les fluctuations du prix, vous constaterez que le prix se situe typiquement aux alentours de $10 plus ou moins $0.50. C’est l’apanage d’une action privilégiée. Elle est conçue pour un investisseur frileux (pas trop de variance sur le prix mais de bons rendements en dividendes). Il est vrai qu’à l’horizon de la COVID-19, le prix a bronché parce que la panique s’est emparée des frileux. Ce fut temporaire. Mais en temps normal, le prix de LBS.PR .A est plutôt stable et quelque peu fonction inverse des taux d’intérêt en général. Côté risque, vous êtes déjà investi dans les grandes banques canadiennes et savez combien, pris collectivement, elles sont solides. Ce fonds est constitué des banques canadiennes entièrement, alors vous êtes en terrain connu. Bref, si vous envisagez un retrait en liquidités dans l’avenir, vous vendez une partie de vos placements (que cela soit les 4X ou des titres individuels) lorsque le marché est normal et rachetez des LBS.PR .A et le résultat sera (a) un bon placement (b) avec un Yield avantageux et (c) un titre dont le prix est confiné à plus ou moins 50 cents sur $10.00, sauf dans les cas extrêmes. Vous vendez plus tard vos LBS.PR .A lorsque les liquidités sont requises. Attention : surveillez bien les dates « ex-dividendes » pour ne pas rater le dernier dividende lorsque vous, finalement, vendrez ces actions pour obtenir les liquidités tant désirées. Dans la photo, on parle du 27 septembre 2024. Examinez le site de Brampton Group et étudiez ce fonds et les autres fonds. Comprenez ce dans quoi vous investissez avec une certaine profondeur. Cet outil vous sera utile pendant de nombreuses années comme ce fut le cas pour moi. Vous deviendrez confortable à l’usage. Effectuez des recherches au sein du Blog en tapant un chiffre, un mot, des mots dans le rectangle au haut de la page d'accueil. Consultez les tables de matières, TMA et TMB, en tapant TMA dans le rectangle et en imprimant ces tables. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie. P.S. Bonus! Le prochain commentaire n’est pas relié au sujet principal de ce Post. Mais notez le prix de LBS.PR .A durant la Covid et surtout son prompt retour à une valeur de 10 CAD. Comme beaucoup d’actions privilégiées, LBS.PR .A représentent une excellente occasion du type « Pépites » si vous êtes alerte et que vous vous positionnez pour les acheter sur marge dans la zone $7 à $8.
- 191) La politique de placements sur un banc d'essai passe l'examen avec brio!
Voici une étude solide avec des conclusions réconfortantes! L’étude a été publiée en novembre 2023. Trois chercheurs universitaires américains se sont penchés sur la question suivante : parmi 8 différentes façons d’investir (celles proposées typiquement aux épargnants par l’industrie financière), qu’elle est celle la plus appropriée ? L’étude prend en compte de multiples objectifs légitimes pour les épargnants et elle considère le plein cycle de vie depuis le début sur le marché du travail à l’âge de 25 ans jusqu’au décès, incluant la valeur de l’héritage. La personne économise jusqu’à 65 ans, puis décaisse jusqu’au décès. L’épargnant profite des différents programmes sociaux. Les 8 différentes stratégies sont analysées dans la capacité d'obtenir quatre résultats espérés: la richesse à la retraite , le revenu durant la retraite , la protection du capital et les legs au décès. Typiquement, ces 8 stratégies font appel à des placements dans des obligations et dans des actions de sociétés dans des proportions variables souvent fonction de l’âge. Un tableau des différents scénarios est disponible en remorque du présent Post permettant de constater que l’étude ratisse large. Probablement, la vaste majorité des épargnants suivent une formule ou une autre. De plus, l’étude prend en considération les principaux marchés du globe et de longues périodes. Les chercheurs utilisent d’excellents outils de travail statistiques et autres. Voici la conclusion qui est, en premier lieu, une remise en question des principales méthodes d’usage courant et, en deuxième lieu, la sélection de la meilleure approche. La traduction est de Copilote. « Nous remettons en question deux principes centraux de l’investissement au cours du cycle de vie : (i) que les investisseurs devraient diversifier leurs placements entre des actions et des obligations et (ii) que les jeunes investisseurs devraient détenir plus d’actions dans leurs portefeuilles que les personnes âgées. Nous concluons qu’un portefeuille comportant 50% d’actions américaines et 50% d’actions internationales détenues tout au long de la vie surpasse largement les stratégies basées sur l’âge et sur un mélange obligations/actions. Ce dépassement se manifeste dans la constitution de la richesse au cours de la vie active, dans la capacité à soutenir la consommation à la retraite et dans l’importance des legs au décès. Ces résultats sont basés sur un modèle de cycle de vie qui intègre des processus dynamiques pour ce qui est des revenus du travail, des prestations de sécurité sociale et de la mortalité et qui, de plus, capture les propriétés temporelles et transversales des rendements des différentes classes d’actifs à long terme. » Vous aurez compris que la politique des 4X ou celle des titres individuels est un portefeuille qui se conforme en plein dans le mille de la recommandation et de la conclusion de l’étude. On est sur la bonne route!!! Il y a bémol cependant. Nous sommes au Canada et non en Amérique. De ce fait, nous intégrons dans les 4 X le biais de la nationalité avec 20% des investissements au Canada (et non 3%) sachant l’importance de la devise CAD pour un Canadien tout autant que les avantages fiscaux des placements canadiens (comme le crédit pour dividende canadien). Vous pouvez consulter l’étude ici : https://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=4590406 J’aime beaucoup cette étude et je suis content d’être sur le bon chemin de la prospérité! Effectuez des recherches au sein du Blog en tapant un chiffre, un mot, des mots dans le rectangle au haut de la page d'accueil. Consultez les tables de matières, TMA et TMB, en tapant TMA dans le rectangle et en imprimant ces tables. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie.
- 189) Ou en sommes-nous avec nos 4 éléphants?
Ou en sommes-nous avec nos 4 éléphants? Que vous soyez un participant à la présente politique de placement (version des 4 fonds ou version des titres individuels), vous aimerez probablement les deux petits tableaux ci-dessous. Depuis le 1 er janvier 2024 jusqu’au 30 septembre 2024, le rendement des 4 X, dans les proportions mentionnées, fut de 18.9% (donc pour 9 mois). Depuis le 1 er octobre 2023 jusqu’au 30 septembre 2024, donc depuis les derniers 12 mois, le rendement des 4 X dans les mêmes proportions fut de 29.7%. Pour ceux qui, comme moi, participent en détenant les titres individuels, j’aimerais vous mentionner que, perso, j’ai obtenu un rendement sur 9 mois de 18.5% (avant dividendes) en utilisant Quicken. Je devrais rajouter environ 2% de plus pour refléter les dividendes non capturés par le logiciel. Ce qui nous amène à 20.5%. Pour la période de 1 an, j’arrive pile avec les 4 X avec 29.7%, dividendes inclus. Quelques commentaires pour votre réflexion. 1) Il y a évidemment de quoi se réjouir, nous vivons une belle période boursière et nous devrions en être très heureux. Nos placements PERFORMENT! 2) Nous avons fait bien mieux que les rendements historiques, lesquels je résume souvent avec les 7-8-9 % par année. En quelque sorte, nous prenons « un peu d’avance » sachant que les marchés sont volatils. Grand bien nous fasse ainsi! 3) La version des 4 X ou titres individuels est très similaires côté rendements. La version des titres individuels offre plus de flexibilité côté fiscal et c’est pour cela, qu’une fois établie une bonne fondation avec les 4 X, il est opportun d’adopter la politique des titres dans un second temps. 4) Si vous faites affaire avec un conseiller, demandez-lui de calculer vos rendements pour les deux mêmes périodes et comparez. N’oubliez pas de comparer les rendements après les frais de gestion… Bon, j’ai pensé vous annoncer ces bonnes nouvelles avec le Post présent, question de vous titiller un peu en cette arrivée des temps automnaux gris et des ouragans mouillants. La photo : les 4 X me font penser aux 4 éléphants, dans les proportions. Ils travaillent « fort » pour nous. Avec les 4 X, des milliers de sociétés travaillent pour vous, jour et nuit, et cela veut dire probablement des millions d'employés et dirigeants. Effectuez des recherches au sein du Blog en tapant un chiffre, un mot, des mots dans le rectangle au haut de la page d'accueil. Consultez les tables de matières, TMA et TMB, en tapant TMA dans le rectangle et en imprimant ces tables. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie.
- 187) South Bow se retrouve dans nos portefeuille.
Naissance de South Bow. Si vous êtes propriétaire d’actions de TC Corp (suivant la politique de placement discutée dans le présent Blogue), vous avez reçu des actions de la compagnie South Bow, à raison de une action SOBO pour 5 actions TRP. Il s’agit donc d’une Spin-Off de TRP, une compagnie dérivée. SOBO est une société d’infrastructure dans le domaine du transport des liquides pétroliers. Cette réorganisation de TRP et SOBO permettra à chacune des deux entités de mieux se concentrer sur leurs missions respectives. Notez que vous possédiez l’essentiel de SOBO dans vos actions TRP avant la dérivation. Si vous étiez contents de vos actions TRP, vous devriez l’être encore davantage maintenant car la valeur séparée de TRP et SOBO devrait être supérieure à celle avant la dérivation. Fiscalement, la dérivation n’entrainera pas d’évènement. En bref, une partie des coûts d’acquisition de TRP pourra être assignée à SOBO. Nous en saurons davantage plus tard. Je mettrais ce Post à jour lorsque j'aurai les détails. Nous sommes invités à examiner la présentation de la direction de SOBO à la section INVESTISSEUR. Le dividende devrait se situer dans les eaux de 2.50 CAD par année. SOBO se transige aux alentours de 30 CAD au moment d’écrire ces lignes, ce qui donnerait un beau 8% en dividendes. C'est un dividende déterminé et donc avantageux. SOBO est plus dans le secteur « utilities » qui procure de la valeur aux actionnaires via le dividende plutôt que l’appréciation du titre. Effectuez des recherches au sein du Blog en tapant un chiffre, un mot, des mots dans le rectangle au haut de la page d'accueil. Consultez les tables de matières, TMA et TMB, en tapant TMA dans le rectangle et en imprimant ces tables. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie. La photo est la lune « Europe » de la planète Jupiter. Une nouvelle sonde sera lancée sous peu pour explorer cette fascinante lune parmi les 95 lunes de notre plus grande planète. La température à la surface est de - 160 degrés Celsius. Amenez vos parkas!
- 185) La fiscalité des Fonds négociés en bourse et surtout, quoi en faire!
Ne laissez pas de sous sur la table! Ce post m’a donné beaucoup de fils à retordre! Mais j’ai finalement trouvé une façon de simplifier un peu le paysage fiscal et vous donner quelques règles avantageuses concernant les Fonds Négociés en Bourse. Merci au Rasoir d’Ockham. Tout d’abord, ce Post s’adresse à ceux qui pratiquent la politique des 4 X avec les 4 fonds négociés en Bourse, XIU, XSP, XEF et XEC. Le XSP a son cousin IVV négocié en USD plutôt qu’en CAD et certains le préfèrent. Le XEC a également son cousin IEMG négocié en USD. Allons-y! La règle no 1 est que la diversification prime avant tout. Autrement dit, la fiscalité est secondaire et vous devez éviter de brimer la diversification sous prétexte de la fiscalité. Bref, on s’en tient aux 4 X dans les proportions 20%, 50%, 15% et 15% de XIU, XSP, XEF et XEC dans l’ ENSEMBLE de vos placements via vos différents comptes, pris collectivement. La règle no 2 est de placer toutes vos économies à long terme en utilisant au maximum vos droits de cotisation au REER et au CELI. La règle no 3 est de placer le plus d’unités XSP dans le REER. Au sein de la mécanique fiscale de XSP, nous sommes sujets à des « retenues fiscales à la source » de 15% sur les dividendes (mais ceci ne s’applique pas sur les gains en capital). En localisant votre XSP dans le compte REER, vous profitez du traité fiscal entre les É.U. et le Canada en vertu duquel la dite retenue n’est pas prélevée du tout. Ceci est valide pour un REER ou un FERR. De quoi parle-t-on? Les distributions sous forme de dividendes de XSP sont d’environ 1.8% du prix de l’unité. On parle donc de 15% de 1.8%, soit 0.3% annuellement de « retenues à la source » qu’on peut ainsi éviter immédiatement dans un REER. Donc XSP en priorité dans le REER, c'est gagnant. La règle no 4 s’applique si vous n’arrivez pas à localiser toutes vos unités XSP dans le REER. Dans tel cas, vous êtes nécessairement dans une des deux situations suivantes. (a) Vous réussissez à localiser toutes vos économies dans le REER et le CELI à l’abri de l’impôt. Alors dans ce cas, les XSP qui « débordent » de votre REER seront placés dans le CELI. Même si vous allez perdre les retenues de 15% sur les dividendes à jamais, le rendement de base de vos XSP, dont le gain en capital et le 85% des dividendes, ne seront pas imposés. (b) Si vous êtes de ceux qui ont un compte ordinaire (parce qu’ils ont déjà maximisés leur REER et CELI avec leurs économies et doivent investir le surplus dans un compte ordinaire), alors placez vos XSP « de trop » dans le compte taxable. Les retenues de 15% en question seront récupérables lors de votre déclaration fiscale annuelle. La règle no 5 concerne les unités XIU. Si vous êtes dans la situation (a) précédente, alors naturellement vos unités XIU seront localisées prioritairement dans le REER ou le CELI, là où il y aura de l’espace à l’abri de l’impôt. Si vous êtes dans la situation (b) et avez été obligé de placer une partie de vos économies dans un compte « taxable » parce les REER/CELI sont maximisés, alors placer vos XIU dans ce compte ordinaire en premier lieu afin de bénéficier des crédits d’impôts sur les dividendes canadiens. Je vous explique les calculs plus en détails à la fin, si vous désirez comprendre les raisons en termes de rendements. La règle no 6 concerne les unités XEF et XEC . Ces unités devraient peupler en premier votre REER et CELI s’il y a de l’espace dans ces comptes afin de protéger les rendements de base des impôts. Toutes unités en surplus, s’il y a lieu, seront donc localisées dans le compte ordinaire et, dans ce dernier cas, les retenues fiscales à la source par les nombreux pays ou ces fonds investissent, vous serez remboursées lors de votre déclaration. Pour vous donner des exemples concernant XEF et XEC, voici la situation en 2023. En 2023, le XEF a procédé à des distributions pour environ 3% de la valeur marchande du fonds et cela fut surtout des dividendes. Les retenues fiscales ont totalisé environ 10% de ce 3%. Donc on parle encore de 0.3%, qui réduit le rendement par ce pourcentage. Malheureusement, que le XEF soit dans le REER ou le CELI, ces retenues sont irrécupérables. Mais dans un compte taxable, ces retenues sont récupérables lors de votre déclaration de revenus annuelle. En 2023, le XEC a procédé des distributions pour environ 2.5% de la valeur marchande du fonds. Là aussi les retenues fiscales furent d’environ 10% des distributions. Donc, un manque à gagner de rendement de 0.25% car ces retenues ne sont pas récupérables dans un REER ou CELI. Cependant elles sont récupérables lorsque dans un compte taxable au moment de la déclaration de revenus. En résumé, (1) la diversification prime, (2) on maximise les REER et CELI pour l’abri fiscal (3) on utilise les règles précédentes pour fignoler la fiscalité à notre avantage en plaçant les XSP et XIU judicieusement aux bons endroits. On localise les XEF et XEC dans les espaces restants. Avant de terminer et pour ceux qui voudraient comprendre à fonds la fiscalité de XIU, je vous laisse avec ces commentaires. Le XIU permet d’obtenir des crédits d’impôts pour dividendes canadiens lors de la déclaration fiscale. Ceci nous oblige à calculer le mérite de placer XIU dans le compte taxable au regard de le placer dans le CELI (ou REER) entendu que les XEC et XEF vont remplir les espaces restants, une fois que le XIU sera bien localisé. En 2024, le XIU a procuré des dividendes dans l’ordre de 2.8% de la valeur marchande du fonds en question. Je vous donne maintenant un « truc » rapide pour fins de calcul fiscal. En tenant compte des crédits d’impôts pour dividendes canadiens (on présume que la personne a un revenu raisonnable comme un salaire), le rendement des dividendes est rehaussé d’un bon 30% supplémentaires à cause de ces crédits. Rendement du XIU est donc 130% de 2.8% soit 3.6% équivalent. Donc par différence, le dividende du XIU se mérite un coup de pouce de 0.8% par année de plus parce qu’il est éligible aux crédits d’impôts pour dividendes canadiens. On se souvient que les XEC et XEF souffraient d’un handicap de 0.3% sur leurs rendements à cause des retenues irrécupérables. Entre renoncer à 0.3% avec XEC/XEF et renoncer aux 0.8% de crédits avec le XIU, la décision est évidente. Bref, XIU dans le compte ordinaire pour les crédits et les XEC/XEF dans le CELI malgré l’érosion des retenues. Effectuez des recherches au sein du Blog en tapant un chiffre, un mot, des mots dans le rectangle au haut de la page d'accueil. Consultez les tables de matières, TMA et TMB, en tapant TMA dans le rectangle et en imprimant ces tables. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie.
- 183) La validation avec l'Intelligence Naturelle et l'Intelligence Artificielle.
Pourquoi ne pas combiner votre IN à l'IA? Une activité à laquelle je me livre régulièrement est la « validation ». J’entends par ce processus à consulter des fonds gérés activement afin de « confirmer » que plusieurs titres de ces fonds reconnus parmi les meilleurs se retrouvent effectivement dans la liste des titres de la politique de placement discutée dans ce Blogue et qui sait, découvrir de nouvelles idées. Par exemple, récemment André Asselin paraissait à Zone Économie de Radio-Canada afin de parler de son nouveau livre mettant en valeur 12 gestionnaires de fonds au Québec qui ont bien réussi. Entre autres, Nadim Rizk de PineStone Inc. a été cité durant l’émission. Au même moment, paraissait un article chez MorningStar faisant éloge de trois fonds globaux se méritant les médailles Or, Argent et Bronze. Le fonds NBI Global Equity Fund a la médaille de bronze et est effectivement sous la gouverne de Nadim Rizk. Le fond est vendu par Banque Nationale, NBC767. Rapidement, vous pouvez vérifier la fiche du fonds sur Internet et constater que le fonds détient environ 30 titres dont les 10 premiers sont : NVDA, AAPL, AMZN, META, MSFT, AVGO, MU, DELL, ANET et TSLA. La politique de placement contient six de ces titres. Certains titres comme MU et CELL n’ont pas de bastilles économiques et sont donc exclus « par design » de la politique de placement. Pourquoi investir dans des compagnies sans bastille alors que nous avons un grand choix parmi des compagnies avec des avantages concurrentiels puissants? AVGO et ANET sont deux sociétés qui passent plusieurs critères : allocation du capital exemplaire, bastille économique large, capitalisation boursière importante et membre de l’indice SP500. Ce sont deux sociétés dans le domaine des technologies des réseaux internet/centre de données/microchips/équipements. Ces sociétés pourraient bien un jour se retrouver dans la politique de placement sous réserve de ne pas créer une trop grande concentration dans ce domaine général (ce secteur) et que le titre ne soit pas trop à prime au moment où des économies sont disponibles. Il est possible de fouiller davantage et obtenir les 20 et quelques autres titres du fonds avec IA. On obtient le rapport annuel 2023 avec une section sur les détails de ce fonds en fin d’année. On y retrouve CSCO, GOOG, LLY, C. Je retire de cette mini recherche une certaine satisfaction de retrouver des confirmations et des validations. C’est rapide, simple et on peut répéter avec plusieurs fonds. Par exemple, le fonds Mawer Global Equity Fund (series A) s’est mérité la médaille Or de MorningStar dans le même article. J’aime bien Mawer car les gestionnaires pratiquent la diversification à moins qu’ils ne soient assurés de posséder une information exclusive sur une compagnie. Vous pourriez pratiquer la « validation » vous-mêmes en consultant les 25 titres les plus importants de ce fonds et qui sait, y découvrir une perle (satisfaisant tous les critères plus haut) que vous ne détenez pas déjà. Un dernier mot sur la validation. Un titre du fonds NBI a retenu mon attention parce que je l’avais déjà étudié via MorningStar. Il s’agit de AVGO, la compagnie Broadcom. Dans la publication TheEconomist, édition du 7 septembre 2024, un article a paru sur Broadcom. La société a beaucoup de mérites et elle a bien fait en termes de rendement sur le titre. Elle surfe pour ainsi dire sur l’effet de l’intelligence artificielle. Cependant, sa stratégie d'acquisition la métamorphose en toutes sortes d’activités et de secteurs sans trop de relations, sans trop de synergies sauf celles résultant de la consolidation du personnel. Bref, bien que je regrette de ne pas avoir acheté quelques actions de AVGO, il y a 5 ans, je pense bien que je les aurais vendues suite à la lecture de cet article. Une autre leçon de la validation : affermissez votre opinion en recoupant vos informations avec au moins trois sources si vous achetez un nouveau titre comme AVGO ou ANET: MorningStar, la présentation aux investisseurs de la compagnie et un bon article d’une source indépendante. Oui, un gestionnaire célèbre est une bonne référence mais n’en restez pas. La « validation » a ses limites. On l’a étudiée en psychologie appliquée. On doit se méfier de la nature humaine qui est toujours à la recherche de satisfactions, entre autres, celle disant « qu’on avait bien raison ». Effectuez des recherches au sein du Blog en tapant un chiffre, un mot, des mots dans le rectangle au haut de la page d'accueil. Consultez les tables de matières, TMA et TMB, en tapant TMA dans le rectangle et en imprimant ces tables. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie.
- 182) Le mot en "R".
Les Riches paient-ils leur juste part d’impôt au Canada? Concernant cette question, je ne répondrai pas personnellement et vous laisserez juger par vous-mêmes à la lecture du présent Post. Cette question est revenue dans l’actualité avec le présent gouvernement fédéral et la hausse du taux d’inclusion de 1/2 à 2/3 lors d’un gain en capital. Rappelons qu’on peut réaliser un gain en capital à la vente de ses actions, lors de la vente d’une résidence secondaire comme un chalet, lors du décès, etc. Beaucoup, beaucoup de gens seront touchés en dépit des mots apaisant de notre cher gouvernement fédéral. C’est tellement majeur comme impact que même le parti au pouvoir prend bien soin de communiquer avec une stratégie digne d’une firme de publicité commerciale. Au-delà de la question du taux d’inclusion, quels impôts paient les riches au juste et est-ce assez? Les données suivantes proviennent de Statistiques Canada pour l’année 2021. Il y a eu 29.6 millions de canadiens qui ont fait une déclaration fiscale. La population était de 38.2 millions de personnes à la fin de 2021. Donc, il y a eu environ 8.6 millions de canadiens qui n’ont rien déclaré, présumément des enfants, des personnes qui n’avaient pas de revenus et qui pensaient ne pas devoir déclarer leur situation, des non-résidents, des personnes de l’économie clandestine (estimée à 2%) comme celles qui font du travail au noir et d’autres situations exceptionnelles. Parmi ceux qui ont déclaré leurs revenus, 50% d’entre eux, soit 14.6 millions de personnes ont payé 93.8% de tous les impôts fédéraux et provinciaux du Canada. Le revenu moyen de ce groupe est de 90,700$ par année par personne. En résumé, 50% des contribuables paient pratiquement tout. Merci! L’autre 50% soit 14.6 millions de personnes, s’en sont bien tirés en ne payant que 6.2% de tous les impôts canadiens et ont profité essentiellement des mêmes services publics que le premier 50% payeur comme les soins de santé, l’éducation, la société de droit, les infrastructures de tous genres, etc. N’oublions pas que les 8.6 millions de citoyens mentionnés plus tôt aussi bénéficient de tous ces services sans payer. Soyons réalistes, une grande partie des citoyens canadiens sont bien traités alors qu’ils déboursent peu ou pas, souvent parce qu’ils ont des revenus faibles mais aussi à cause de nombreuses déductions autorisées et pertinentes à leurs situations. Focalisons maintenant sur le 10% des citoyens contribuables qui paient le plus d’impôt au Canada. Il s’agit de 2.9 millions de personnes. Le revenu moyen de ce « top-10 » est d’environ 190,000 $ par année. Ils contribuent à la hauteur de 54.4% de tous les impôts collectés par les pouvoirs publics. Dit autrement, le 10% des contribuables paie plus de la moitié des impôts au Canada. On leur doit un « gros merci » et on espère que leur nombre absolu s’agrandisses! Voici les statistiques pour les 5% de la population les plus imposés. On compte 1.5 millions de contribuables et à eux seuls, ils s’acquittent de 41.7 % de tous les impôts fédéraux/provinciaux. Leur revenu moyen est de 259,600 $ par année. Maintenant, 1% des contribuables, soit 292,560 personnes paient à elles seules 22.5% de tous les impôts et le revenu moyen annuel dans ce « top-1% » est de 579,100$. En bref, ce 1% paie ¼ de la tarte. Lourd fardeau. Svp restez au Canada! (même si vous auriez mieux "aux States") La prochaine tranche est le 0.1% (un dixième de 1%). Ils sont 29,260 personnes. On pourrait presque tous les asseoir dans le Stade Percival de Montréal pour regarder les Alouettes. Le revenu moyen est de 2,086,100$ par année et la contribution de ce groupe est de 8.9% du total des impôts. Finalement, la tranche des 0.01% compte 2,930 personnes et on pourrait les asseoir à la Salle Wilfrid Pelletier de la Place des arts. Le revenu moyen est de 7,731,400$ par année. Leur contribution est de 3% du total de l’assiette fiscale des particuliers du Canada. Si vous n’êtes pas impressionné par ce 3%, vous devriez y réfléchir deux fois. Le taux marginal des impôts au Canada est de plus de 50%. C’est-à-dire qu’on leur demande de laisser la moitié de leurs revenus pour le bien être des Canadiens, année après année. Les plus fortunés consultent les fiscalistes. Contrairement aux légendes urbaines, ils recherchent auprès de ces experts la confirmation qu’ils paient leur juste part (ni plus ni moins) au travers d’une législation fiscale complexe ou une erreur sera probablement interprétée comme une fraude. Ils ne recherchent pas des plans de contournement ou d’évasion fiscale car ceci est illégal et explicitement illégal, en fait. En plus, ils sont captifs. Car avant de quitter le Canada ils devront faire un « Mark to Market » de tous leurs avoirs et payer tous les impôts sur une disposition présumée à la valeur marchande à la date du départ. Dans une démocratie saine, les minorités sont protégées face au vote de la majorité sans pitié pour toute mesure qui n’est pas dans l’intérêt immédiat de cette dernière. C’est la raison pour laquelle le Canada protège les plus démunis et est inclusif. À l’inverse, il faudrait peut-être éviter d’ostraciser « la minorité qui paient beaucoup » et éviter que celle-ci n'envisage sérieusement de quitter le pays. Elle en a les moyens… On voudrait plutôt que le nombre de personnes dans la tranche 0.1% remplissent et le stade olympique et le stade Percival en travaillant tous à l’enrichissement collectif. L’enrichissement d’un pays passe entre autres par l’innovation, l’amélioration de la productivité, la participation de tous (universités, entreprises, fonction publique, etc.) pour le bien commun. Plus un pays est riche, plus les citoyens peuvent payer de dollars d’impôts et s'offrir des services. Effectuez des recherches au sein du Blog en tapant un chiffre, un mot, des mots dans le rectangle au haut de la page d'accueil. Consultez les tables de matières, TMA et TMB, en tapant TMA dans le rectangle et en imprimant ces tables. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie.
- 179) L'extraordinaire Amérique.
Quand toute l’Amérique travaille fort pour vous! Je recevais par la poste la revue de performance du Fond iShares Core S&P500 ETF, lequel fond, nous pouvons tous acheter sous l’étiquette « IVV » avec des USD. C’est le frère jumeau de « XSP » qui lui s’achète avec des CAD. Avec IVV, vous obtenez les rendements comme si vous étiez un Américain avec vos USD. Avec XSP, vous obtenez les rendements similaires mais avec vos CAD. C’est au choix. Avec XSP vous êtes immunisé des variations du taux de change CAD/USD. Avec IVV vous y êtes exposé, ce qui s’est révélé particulièrement rentable pour ceux qui ont investi en 2012 par exemple. Pourquoi pas les deux dans votre politique de placement! Un fond qui imite les rendements de l’Amérique est au cœur de la politique d’investissement discutée dans ce Blogue. Le tableau plus bas donne les rendements historiques par année. J’y ai rajouté sur le graphique, le rendement au 30 juin 2024. C’est réjouissant! N’est-ce pas? Étant un investisseur à long terme (horizon de placement de 100 ans), je suis particulièrement intéressé par le rendement annuel à la fin 2023 depuis 10 ans, soit 11.99% par année en moyenne. Disons 12% par année pour arrondir. Avec mon iPhone, je calcule 1$ * (1+0.12) puissance 10 donne 3.10$. Ces américains m’ont enrichi par un facteur de 3 depuis 10 ans alors que mon rôle s’est borné à ne rien faire autre que de fournir le capital. Toute l’Amérique se lève le matin et va travailler pour tous les investisseurs (incluant nous!) qui font confiance en la destinée des nombreuses sociétés composant cet admirable pays. C’est d’autant plus admirable que le pays semble opérer dans un désordre total : on y voit tous les excès imaginables et inimaginables dans tous les secteurs politique, économique, social, artistique, juridique, etc. Un élément important du tableau est le rendement après impôt, soit 9.84%. Pour calculer ce rendement, des hypothèses furent utilisées simulant la taxation. Il s’agit d’une personne au haut de l’échelle de taxation américaine et qui vendrait ses unités IVV au 31 décembre (pour les racheter le lendemain). Suivant la même formule de calcul, cette personne se serait enrichie par un facteur de 2.5 plutôt que 3.0 Ceci illustre l’importance de « ne rien faire », de ne pas transiger inutilement, de « rester mort ». Aussi, cela vante les mérites de comprendre un peu les éléments critiques de la fiscalité avec sa politique de placement. Par exemple, répartir ses placements entre REER, CELI et compte ordinaire en favorisant REER et CELI. Effectuez des recherches au sein du Blog en tapant un chiffre, un mot, des mots dans le rectangle au haut de la page d'accueil. Consultez les tables de matières, TMA et TMB, en tapant TMA dans le rectangle et en imprimant ces tables. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie.
- 178) L'or et les marchandises (Commodities). Faut-il y investir?
FAUT-IL INVESTIR DANS LES MARCHANDISES (COMMODITIES)? Si vous le désirez, tenez pour acquis que la réponse à la question est NON et retournez à vos occupations. Si vous ne comprenez pas la question alors prenez quelques minutes pour au moins saisir l’enjeu. Une marchandise, mieux connue en anglais par « commodities », est typiquement un produit plus ou moins raffiné. Voici des exemples. L’or est une marchandise qu’on peut facilement acheter sur les marchés et célèbre pour la diversification d’un portefeuille. Par extension, vous pourriez investir dans le Platine, le Rhénium, les métaux précieux comme on dit. Ou encore vous pourriez investir dans le pétrole, le blé, le café, le jus d’orange, le maïs et même dans le porc! Il n’y a pas de « commodities » dans la politique de placement et je crois bien, qu’il n’y en aura jamais. Au cœur de cette exclusion, la raison est qu’il s’agit d’actifs non-productifs. Les commodities ne paient pas de dividendes à partir de profits obtenus sur des services rendus ou des biens fabriqués pour les besoins des consommateurs. Si vous désirez profiter avec une marchandise comme l’or, vous devez attendre que (1) les autres y voient un prix supérieur à celui que vous avez payé et (2) qu’ils soient prêts à vendre, c’est-à-dire qu’ils anticipent que le prix va baisser. Relisez la dernière phrase… Anticiper les milliers de variables en jeu, l’humeur des millions de participants, est-ce bien raisonnable? Les actifs productifs, quant à eux, sont le domaine des sociétés comme un banque, un commerce. Si vous désirez participer aux succès des actifs productifs, vous achetez la compagnie pour son mérite. Oui, vous achetez la compagnie tout entière même si vous n’achetez que quelques actions de celle-ci sur les marchés boursiers. Tous les actionnaires ont les mêmes droits toute proportion gardée. Des milliers d’employés et une équipe de direction travaillent pour vous! À tous les jours! Dans une vie précédente, j’ai déjà été responsable de projets dans le domaine des commodities, notamment les produits pétroliers. Je prends la liberté d’en parler en vous précisant de surveiller le côté « gestion de risques » dans le texte qui suit. De quoi s’agissait-il? Dans ce domaine, il y a une notion appelée « crack spread » c’est-à-dire l’écart entre le prix des produits raffinés comme l’essence et le diesel et le prix de la matière première, soit le pétrole brut. Cet écart est la force motrice des profits d’un raffineur. Vous pouvez faire des sous en étant proprio de raffineries comme Valero (VLO à New York). VLO achète le pétrole brut, le raffine en produits finis et les vend, idéalement, alors que le crack spread est grand. Ceci engendre de grands profits. L’idée (la stratégie) dans ce domaine est de raffiner de grands volumes à tous les jours et de trouver le moyen d’acheter des bruts peu dispendieux et difficiles à valoriser. Vous les valorisez avec des équipements sophistiqués et une équipe intelligente et expérimentée. Vous pouvez aussi faire des profits avec les contrats à terme qui imitent le « crack-spread » virtuellement. En fait, en novembre de l’année présente, vous pouvez prendre des positions crack-spread pour le futur comme les mois de janvier, février et mars de l’année qui suit. Avec ces contrats, vous pouvez « verrouiller » vos profits durant ces trois mois. C’est un peu comme l’agriculteur qui sécurise la vente de son blé à l’automne à prix raisonnable alors qu’il vient de débuter la saison estivale. Avec cette approche, beaucoup de profits furent réalisés lorsque la saison froide n’a pas été finalement aussi froide qu’elle aurait pu l’être et parce que des profits furent verrouillés à l’avance en novembre grâce aux contrats à terme. (Les traders de New-York, qui prennent le train pour aller travailler en novembre ressentent le froid qui se saisit de la ville et "voit" venir le prochain hiver comme très froid. Les contracts à terme de janvier reflètent leurs opinions collectives. C'est le moment de verouiller...). Gestion de risques. Premièrement, il s’agissait des sous de la société et non de mes propres sous. Bien sûr, en prenant des positions pour l’avenir afin de profiter davantage qu’autrement, je mettais en jeu ma réputation personnelle avec ces projets « profit improvements ». Mais pour limiter les risques, deuxièmement, j’utilisais les probabilités. Je me permettais de prendre des positions seulement lorsque la stratégie avait d’excellentes chances de réussir. En fait, cette stratégie ne pouvait échouer que dans une fois sur 20. J’avais bien évaluer tous les tenants et aboutissants de cette approche historiquement. Troisièmement, si je ne pouvais pas « verrouiller » des profits avec une approche pratiquement garantie, je m’abstenais. Beaucoup de profits additionnels furent obtenus avec cette tactique. Mais prenez note combien la gestion du risque était au cœur de la stratégie. Celle-ci était combinée avec une connaissance du domaine sur plus de 20 ans. Effectuez des recherches au sein de Blogue en tapant un chiffre, un mot, des mots dans le rectangle au haut de la page d'accueil. Consultez les tables des matières TMA et TMB, en tapant TMA dans le rectangle et en imprimant ces tables. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissment dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie. Cette approche vous rappelle peut-être celle des Pépites d’or du présent Blogue. J’y obéis aux mêmes précautions de gestion de risque. Alors si vous décidez de « prendre des positions » avec l’or par exemple, je serais tenté de m’informer sur votre expérience dans le domaine et surtout sur votre gestion de risques. Une statistique au sujet de l’or vient de Jeremy Siegel, auteur du livre Stocks for the Long Run. Selon ses calculs, 1$ investi dans l’or en 1801 vaut 127$ aujourd’hui. Mais 1 $ investi dans les actions américaines vaut aujourd'hui 42 millions $.
- 177) Apprenez de la génération Z, les Zoomers. Ils sont "cool".
S’adapter et surtout apprendre constamment. Divulgation oblige : je suis un Boomer… Et même si ma génération a tout inventé et se fait narguer de temps à autre par les X, Y, Milléniaux (OK Boomer), nous sommes toujours ouverts et disposés à apprendre. Bon, disons que nous sommes un peu prétentieux… Oui, on se souvient du temps où obtenir une bonne affaire signifiait s’inscrire sur Groupon, trouver un code promo secret, ou mieux encore : découper un coupon réel ? Ou lorsque trouver des moyens innovants pour augmenter vos économies était juste un code pour “être riche et avoir un bon courtier” ? Les Boomers ne sont pas de la dernière cuvée! Le monde d’aujourd’hui avance plus vite que jamais et il est facile de se sentir dépassé. Mais nous n’avons pas besoin de maîtriser l’IA et les algorithmes pour suivre le rythme. C’est plus simple que cela. Il suffit de copier la génération Z – qui sait déjà et fait les choses à sa façon! Faites comme Z..elle! 1. Utilisez des sites et applications de cashback . Si vous pouvez être diligent pour découper des coupons, devinez quoi : prendre des photos de vos reçus peut être encore plus facile. C’est l’idée derrière Checkout 51, une application qui vous donne des points lorsque vous partagez des photos de vos reçus que vous pouvez ensuite échanger contre des cartes-cadeaux.Voici quelques apps au Canada : (a) Rakuten Canada : Anciennement connu sous le nom d’Ebates, Rakuten vous permet de gagner du cashback sur vos achats en ligne dans de nombreux magasins partenaires. (b) Checkout 51 : Cette application vous permet de gagner de l’argent en prenant des photos de vos reçus d’épicerie et en achetant des produits spécifiques. (c) Great Canadian Rebates : Un autre site de cashback qui offre des remises en argent sur une variété de détaillants en ligne. (d) Ampli : Une application de cashback développée par la Banque Royale du Canada (RBC) qui vous permet de gagner de l’argent en faisant des achats chez des détaillants partenaires. Vous pouvez même obtenir du cashback sur l’essence ! Conseil : essayez-en quelques-unes pour voir ce qui fonctionne pour vous. Ensuite, restez fidèle à quelques favorites. Vous accumulerez des récompenses plus rapidement. 2. Recherche d’image inversée. Non, la recherche d’image inversée n’est pas nouvelle, mais les acheteurs avisés ont découvert qu’ils peuvent utiliser cet outil merveilleux de Google pour exposer des articles vendus par des détaillants comme Crate & Barrel ou West Elm qui sont en fait fabriqués par un autre fabricant et vendus par d’autres détaillants à des prix différents - souvent meilleurs. Il suffit de prendre une capture d’écran, de la télécharger sur Google, et voilà ! Ce canapé “Elizabeth” pourrait s’appeler “Trudy” sur un autre site pour 300 $ de moins. 3. Chasse aux dupes. Saviez-vous que vous pouvez recréer des sprays fixateurs de maquillage coûteux avec des produits de pharmacie bon marché ? La chasse aux dupes est un peu comme la recherche d’image inversée. Même concept, mais étendu pour inclure de nombreux produits de beauté et de soins de la peau. Les créateurs de TikTok comme Nina Pool ont accumulé des millions de vues et de followers en étudiant méticuleusement les ingrédients pour “exposer” les marques qui reconditionnent des produits avec des noms, des emballages et un marketing plus tape-à-l’œil pour augmenter les prix. Et ensuite, ils vous informent sur le meilleur dupe abordable. Comment trouver des dupes ? Allez sur TikTok, Instagram Reels ou YouTube ; tapez le nom d’un produit de soin de la peau coûteux, puis “dupe”. Vous pourriez avoir de la chance ! 4. Suivi des prix pour pirater les prix . Dans un monde où la connaissance est le pouvoir, des outils vous aident à reprendre le pouvoir d’achat. Les grands détaillants en ligne adorent jouer avec les prix, les augmentant avant une vente pour ensuite les “réduire”. Ces suiveurs de prix vous permettent de garder un œil sur vos produits préférés, afin que vous puissiez voir quel a été le prix le plus bas et quand. Maintenant, vous n’avez plus à vous sentir comme s’ils vous exploitaient - vous saurez quand une affaire est vraiment une affaire. Voici des applications : (a) Honey : Cette extension de navigateur trouve et applique automatiquement des codes promo lors de vos achats en ligne. Elle suit également les prix pour vous aider à obtenir les meilleures offres. (b) Keepa : Un outil de suivi des prix pour Amazon qui vous permet de voir l’historique des prix et de définir des alertes pour les baisses de prix. Keepa est disponible pour plusieurs marchés, y compris le Canada. (c) CamelCamelCamel : Un autre excellent outil pour suivre les prix sur Amazon. Il offre des graphiques d’historique des prix et des alertes de baisse de prix. (d) PriceSpy : Cette application compare les prix de divers détaillants en ligne et locaux, vous aidant à trouver les meilleures offres. (e) PriceGrabber : Un site et une application qui comparent les prix de nombreux magasins en ligne et appliquent des coupons à la caisse123. 5. Pratiquez le budget bruyant ! Affichez cette frugalité ! C’est l’approche du budget bruyant - un terme inventé par le TikToker Lukas Battle pour décrire un mouvement visant à embrasser fièrement et bruyamment le fait de dire non aux dépenses excessives. C’était une réponse à une tendance opposée appelée le luxe discret. Mais ce que cela signifie vraiment, c’est adhérer à de bonnes habitudes financières, prendre des décisions réfléchies et ne pas se sentir tenté par le rythme toujours plus rapide du renouvellement des tendances de la mode. 6. L’esthétique de la déconsommation . Ceci peut aussi être appelé désinfluence. C’est une réponse directe à la culture des médias sociaux, des influenceurs et des achats sans friction (coucou, TikTok Shop) qui entraîne l’achat de trop de choses dont nous n’avons pas besoin ou que nous n’utilisons pas, pour ensuite les jeter lorsque la prochaine tendance arrive. L’accent est mis sur la réduction et la réutilisation de ce que vous avez, et l’achat d’occasion lorsque vous en voulez plus. C’est une réponse spécifique à un climat actuel. Vous pourriez apprendre si vous avez oublié les temps plus simples où vous n’aviez besoin que de beaucoup moins d’objets. 7. Sites de shopping de seconde main. En parlant de consommation, les montagnes russes de la mode rapide, de la durabilité et de l’impact environnemental ont donné naissance à une toute nouvelle façon de faire du shopping de seconde main via des boutiques en ligne tendance comme Depop, Poshmark, The RealReal et Grailed. (a) Poshmark : Poshmark a étendu ses opérations au Canada en 2019. Vous pouvez acheter et vendre des articles de mode, des accessoires et plus encore via leur plateforme1. (b) The RealReal : Bien que principalement basée aux États-Unis, The RealReal permet aux clients canadiens d’acheter des articles de luxe authentifiés. Ils offrent également des options de livraison internationale1. (c) Grailed : Grailed est disponible au Canada et permet aux utilisateurs d’acheter et de vendre des vêtements de marque, vintage et streetwear23. 8. La bonne vieille méthode amusante de chasser une trouvaille dans une boutique vintage n’a pas disparu, mais si vous savez ce que vous voulez, vous pouvez probablement le trouver quelque part en ligne, que ce soit une paire de 501 de 20 ans ou un sac Chanel de 50 ans. 9. Gamification : rendre l’épargne amusante à nouveau Il y a deux façons de penser à la gamification de l’épargne : l’ancienne méthode, qui inclut souvent l’utilisation d’argent liquide dans des enveloppes physiques, et la nouvelle méthode, qui implique souvent une application. La génération Z a adopté les deux méthodes, apprenant de ceux qui les ont précédés avec des idées comme les “Mercredis Météo”, où vous économisez simplement un montant égal à la température maximale du jour. Mais aussi en adoptant les nouvelles technologies. Des applications comme Dub gamifient l’investissement, vous permettant de copier les portefeuilles de politiciens éminents, tandis que les Achievements de Quicken Simplifi vous donnent des badges pour atteindre des jalons, célébrant vos progrès et vous motivant à aller plus loin. Les équivalent de Dub (si vous n’arrivez pas à souscrire du Canada) sont Wealthsimple Invest : Un robo-conseiller qui offre des portefeuilles diversifiés et personnalisés, automatiquement rééquilibrés selon vos besoins. Idéal pour les investisseurs débutants. Questrade : Parfait pour les investisseurs autonomes, Questrade permet d’acheter et de vendre des actions, des ETF, et d’autres instruments financiers avec des frais de commission réduits. Moka : Anciennement connue sous le nom de Mylo, cette application investit automatiquement votre petite monnaie dans un portefeuille diversifié. Wealthica : Une plateforme de suivi de portefeuille qui vous permet de voir tous vos investissements en un seul endroit. Passiv : Un outil de rééquilibrage de portefeuille qui automatise la gestion de vos investissements selon vos objectifs financiers. Qtrade : Une plateforme de courtage en ligne offrant une interface conviviale et une gamme complète de services pour les investisseurs actifs. 10. Acheter en dehors du Canada et des États-unis . Les boutiques en ligne internationales comme Temu, AliExpress et Shein sont capables d’offrir ce qui semble être à peu près tout - à des prix inférieurs à ceux de tout détaillant américain. Tout cela revient à l’étiquetage blanc, aux dupes, à la mode rapide et à la technologie. Mais tout ce que vous devez vraiment savoir, c’est qu’ils peuvent vous faire économiser de l’argent. Vous voulez une chambre qui ressemble à celle pour laquelle vous pourriez dépenser tout un salaire chez Anthropologie ? Vous pouvez l’obtenir pour beaucoup moins cher chez Temu, si vous êtes prêt à sacrifier un peu sur les détails. Conseil : adoptez l’approche du “slow shopping” pour ces boutiques. Ajoutez des articles à votre panier, faites une pause, laissez-les là pendant un moment, et réfléchissez bien avant de revenir et de finaliser votre achat. Être attentif fait toute la différence. Les jeunes vont bien. S’il y a une chose que nous apprenons en avançant dans la vie, c’est que nous pouvons tirer beaucoup de leçons des générations qui nous ont précédées. Mais c’est en apprenant des générations qui viennent après nous et de la façon dont elles adoptent de nouvelles choses que nous tirons le meilleur parti de la vie, nous rappelant que nous ne sommes jamais “trop vieux pour ça”. La génération Z a quelques secrets amusants dans sa manche en ce qui concerne les moyens innovants d’économiser. Essayez-les. Vous pourriez adorer les résultats que vous obtenez. Ce Post a été mis au point avec l’aide de Copilote de Microsoft. Plus je l’utilise, plus je l’aime parce qu’elle me rend service. Particulièrement important : Copilote se souvient de l’échange entre elle et moi durant la conversation. Elle répond dans le contexte. Effectuez des recherches au sein du Blog en tapant un chiffre, un mot, des mots dans le rectangle au haut de la page d'accueil. Consultez les tables de matières, TMA et TMB, en tapant TMA dans le rectangle et en imprimant ces tables. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie.
- 176) Voici une douzaine de choses à faire pour devenir un excellent perdant!
Devenir stupides en copiant les « loosers ». L’idée m’est venue de Charlie Munger avec sa fameuse technique d’inversion. Il s’agit de se demander comment on peut faire (tout à l’inverse des bonnes choses) afin d’être un perdant ET s’assurer par la suite d’éviter ces erreurs. Il disait régulièrement que son succès était moins relié à des décisions spectaculaires/ plus intelligentes que la normale et plus fonction d’essayer « d’être le moins stupide possible ». Voici une liste d’approches, qui assurément, ont fait leurs preuves pour se qualifier de « stupidités ». Vous les retrouverez dans la littérature financière. 1) Prétendre qu’on peut être meilleur que le marché. Oublier la diversification, aller avec l’intuition et un don de prévoyance. C’est bien mieux que les millions d’autres d’investisseurs avisés et expérimentés parce que, soi, on est dans les ligues majeures. 2) Entrer et sortir du marché constamment. Grace à des outils perfectionnés, vendre juste avant que les marchés reculent pour racheter plus tard au bon moment avant qu’ils ne remontent. Oublier qu’il faudra payer des impôts sur les gains. Lors d’un échec de cette approche, utiliser les milliers de raisons externes pour s’expliquer. 3) Poursuivre les performants. Dans le marché, il y a des titres « hots » et les pourchasser constamment en suivant les gagnants, est très sensé. Être un gagnant et être fier de se classer dans ce groupe sélect grâce à cette stratégie unique. Ignorer ainsi la gestion des risques. 4) Prendre l’avis des milliardaires sur la direction des marchés comme s’ils nous parlaient. Ils connaissent bien la situation et la tolérance aux risques de ceux qui écoutent. Être ainsi entre bonnes mains est réconfortant et sécurisant. 5) « Avoir raison » est plus important que de faire des profits en suivant les recettes usuelles . La supériorité intellectuelle prévaut! Le rendement et les risques seront ce qu’il seront car l’avenir appartient à ceux qui ont raison et ont confiance en eux comme le montre la situation financière des gagnants. 6) Pourchasser la « catégorie de placements » qui performe le mieux en rebalançant le portefeuille systématiquement. C’est la clé des grands gestionnaires de fonds ou des conseillers en placement donc c’est bon. 7) Blâmer la Banque du Canada ou blâmer des politiciens pour ses résultats puisqu’ils auraient dû prendre des décisions apparaissant évidentes pour tous, incluant soi, ce qu’ils n’ont pas faits au grand dam de la logique. 8) Focaliser sur le court-terme car c’est LA façon de devenir fortuné. Étudier sans arrêt l’économie, la divulgation des résultats des sociétés, les nouvelles. Écouter les médias sociaux. C’est une recette gagnante car on agit ainsi en se basant sur de la bonne information. 9) Réagir sans mesure lors que les marchés sont volatils . Au besoin, passer en mode panique et oublier les bonnes règles de diversification. Être versatile et agile. 10) Maintenir la vision pessimiste en tout temps. Le monde s’écroule. C’est que les autres ne l’ont pas encore compris. Investir dans des placements garantis seulement. Pourquoi investir dans des sociétés commerciales qui vont péricliter? On s’en va vers la perte. 11) Investir patiemment est plate et improductif. Spéculer est LA voie vers le succès. 12) Devenir riche rapidement en prenant autant de risques que nécessaire. Économiser est fatigant et décourageant. Prendre les raccourcis est plus payant, d’autant plus qu’on a le temps de se rattraper au besoin. Il y a sans doute d’autres « tactiques » merveilleusement stupides au-delà de cette douzaine. Le message est le suivant : il faut s’interroger sur nos comportements humains en relation avec l’argent. L’occasion nous sera donnée, d’au moins, éviter les erreurs stupides bien connues et laissera place à une politique de placement murement réfléchie basée sur ses limites et sur un minimum de sagesse financière. La finance personnelle est un peu comme la conduite automobile. La plupart des gens peuvent suivre des notions de base de conduite, obtenir un permis et conduire en sécurité. Pas besoin d'un chauffeur (un conseiller financier). Mais être un coureur de Formule 1, c'est plus compliqué et surtout c'est drôlement dangereux. Effectuez des recherches au sein du Blog en tapant un chiffre, un mot, des mots dans le rectangle au haut de la page d'accueil. Consultez les tables de matières, TMA et TMB, en tapant TMA dans le rectangle et en imprimant ces tables. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie. P.S. Image au début du texte. Tous ces alpinistes de bonne fortune montent vers un sommet comme des moutons. Ils sont définitevement courageux mais mettent en danger ce qu'ils ont de plus précieux, la vie. Vraiment, doit-on les admirer?
- 173) L'inflation est immensément corrosive. Que faire personnellement?
L’inflation est immensément corrosive. Dans le Post 101, je décrivais comment l’inflation affecte les différentes classes d’actifs. Dans le présent Post, je reprends ce sujet d’un autre angle, plus personnel. Depuis ma naissance, la valeur du dollar (américain) s’est dépréciée de 1$ à 13 cents (à la fin je vous montre le calcul). Ce fut pire au Canada. C’est extrêmement corrosif pour le pouvoir d’achat d'une personne. L’inflation s’invite d’elle-même et sans répit véritable. Nous avons tous l’impression de travailler à contre-courant avec ce monstre. Que faire? J’aime m’inspirer des meilleurs penseurs, surtout pour la qualité de leurs réflexions que leurs réputations. Voici donc deux idées maitresses incontournables. Le meilleur navire pour voguer dans la tempête de l’inflation est son capital humain : ses connaissances, son expérience, ses qualifications et ses initiatives. Et ce qui compte vraiment est plutôt l’accroissement de son capital humain. Pour ce faire, il faut y travailler constamment. Par exemple, comme employé, il faut que l’employeur reconnaisse votre valeur... pas de votre point de vue mais du sien. Offrez-lui des raisons pour vous aider et ce fréquemment. Il y a tellement de problèmes qui n’attendent que des solutions! Vous avez vos ressources personnelles pour aider. Les augmentations salariales font dépasser l’inflation. Si vous êtes votre propre employeur et êtes un entrepreneur, vous empochez directement le fruit de vos bonnes idées « qui marchent ». Bref, vous avez le contrôle dans une bonne mesure sur votre capital humain et pouvez en profiter davantage au fil du temps. La deuxième idée est faire fructifier ses économies correctement car autrement l’inflation viendra éroder son patrimoine. Dans LaPresse d’aujourd’hui, un article sur les CELI ou on apprend que beaucoup de canadiens y versent leurs économies sans les "placer". Incroyable! Le comptant disparait indirectement sous l'influence de l’inflation parce qu’elle fait en sorte qu’on peut acheter aujourd’hui moins qu’avec le dollar de l’an passé. Pourtant avec une stratégie simplifiée comme celle des 4 X du présent Blogue, il est facile de rectifier la situation à son avantage. Charlie Munger nous offre de bonnes idées concernant les investissements. Pourquoi se priver de son avis? 1) Demeurez rationnel et acceptez avec équanimité la volatilité d’un bon portefeuille de placements en bourse. À long terme, vous serez gagnants. Si vous agissez autrement vous obtiendrez alors les rendements que vous mériterez… disait-il. 2) Gardez les choses simples en investissant dans d’excellentes entreprises ayant fait leurs preuves et ayant des avantages concurrentiels et des équipes de gestion sérieuses. À défaut de sélectionner des entreprises spécifiques, investir dans des fonds indiciels avec peu de frais de gestion, disait son collègue Warren Buffett. Le présent Blogue vous donne accès à ces deux grandes avenues possibles en détails. Ces stratégies ont fait leurs preuves. 3) Restez dans votre cercle de compétence et de connaissances en matière d’investissement et évitez ainsi les erreurs, les impulsions et la démesure. Munger disait qu'il essayait d'être moins stupide que les autres. 4) Du côté personnel, continuez de vous spécialiser dans votre secteur. Savoir beaucoup dans un petit domaine plutôt que savoir un petit peu dans de nombreux domaines. C’est plus payant. (Et on l’a vu plutôt, c’est une réponse directe et efficace face à l’inflation). Que diriez-vous de votre cardiologue, si elle était surtout une spécialiste de Marcel Proust en premier lieu? 5) Lisez beaucoup afin d’apprendre sur la conduite de la vie en comparant la vôtre avec celles de personnes qui ont définitivement fait beaucoup mieux que vous et cela dans tous les sujets qui méritent des leçons. Vous découvrirez de nouvelles perspectives. Pourquoi réinventer la roue lorsqu’elle existe. On disait de Munger qu’il était un livre sur deux jambes. Effectuez des recherches au sein du Blog en tapant un chiffre, un mot, des mots dans le rectangle au haut de la page d'accueil. Consultez les tables de matières, TMA et TMB, en tapant TMA dans le rectangle et en imprimant ces tables. Je vous rappelle que je suis un investisseur. Je partage ma stratégie d'investissement dans le but de vous aider à réfléchir et développer votre propre stratégie. Calcul : la moyenne de l’inflation en Amérique fut de près de 3.0% par année depuis près de 100 ans avec d’importantes écarts par rapport à la moyenne. Valeur future de 1$ qui s’apprécie de 3.0% par année pendant 70 ans donne (1.0+0.03) puissance 70 soit 7.9$. La réciproque qui est la dépréciation du dollar est 1/7.9 soit 12.6 cents. Vos devoirs: au moment d'écrire ce Post, tous les marchés boursiers voyaient le prix des actions de toutes les grandes sociétés chuter dramatiquement. C'est le moment de ne pas paniquer et de conserver ses actions. Pour les plus futés, c'est le moment de rechercher les aubaines et de les acheter.











